PRÉFACE AUX LETTRES PERSANES

Le recueil délicieux des _Lettres Persanes_ jette moins dans les songes

que dans les pensées. Il est peut-être permis à des réflexions qui ont

eu Montesquieu pour prétexte, qu’elles s’étendent un peu loin, et

recherchent le fond de sa fantaisie. Je vais divaguer sérieusement.

A

Une société s’élève de la brutalité jusqu’à l’ordre. Comme la barbarie

est l’ère du _fait_, il est donc nécessaire que l’ère de l’ordre soit

l’empire des _fictions_,--car il n’y a point de puissance capable de

fonder l’ordre sur la seule contrainte des corps par les corps. Il y

faut des forces fictives.

B

L’ordre exige donc l’_action de présence de choses absentes_, et résulte

de l’équilibre des instincts par les idéaux.

Un système fiduciaire ou conventionnel se développe, qui introduit entre

les hommes des liaisons et des obstacles imaginaires dont les effets

sont bien réels. Ils sont essentiels à la société.

Peu à peu le _sacré_, le _juste_, le _légal_, le _décent_, le _louable_

et leurs contraires se dessinent dans les esprits et se cristallisent.

Le Temple, le Trône, le Tribunal, la Tribune, le Théâtre, monuments de

la coordination, et comme les signaux géodésiques de l’ordre, émergent

tour à tour. Le Temps lui-même s’orne: les sacrifices, les audiences,

les spectacles fixent des heures et des dates collectives. Les rites,

les formes, les coutumes, accomplissent le dressage des animaux humains,

répriment ou mesurent leurs mouvements immédiats. Les reprises de leurs

instincts farouches ou irréductibles se font peu à peu singulières et

négligeables. Mais le tout ne subsiste que par la puissance des images

et des mots. Il est indispensable à l’ordre qu’un homme se sente sur le

point même d’être pendu quand il est sur le point de mériter de l’être.

S’il n’accorde un grand crédit à cette image, bientôt tout s’écroule.

C

Le règne de l’ordre, qui est celui des symboles et des signes, en arrive

toujours à un désarmement presque général, qui commence par l’abandon

des armes visibles, et gagne peu à peu les volontés. Les épées

s’amenuisent et disparaissent, les caractères s’arrondissent. L’on

s’éloigne insensiblement de l’âge où le fait dominait. Sous les noms de

_prévision_ et de _tradition_, l’avenir et le passé, qui sont des

perspectives imaginaires, dominent et restreignent le présent.

Le monde social nous semble alors aussi naturel que la nature, lui qui

ne tient que par magie. N’est-ce pas, en vérité, un édifice

d’enchantements, que ce système qui repose sur des écritures, sur des

paroles obéies, des promesses tenues, des images efficaces, des

habitudes et des conventions observées,--fictions pures?

D

Ce monde de rapports nous paraît par l’accoutumance aussi stable, aussi

spontané que le monde physique; et quoique l’œuvre des hommes, étant

leur œuvre indivise et immémoriale, il ne semble pas moins complexe et

moins mystérieux que celui-ci. J’ôte mon chapeau, je prête serment, je

fais mille étrangetés dont l’origine est aussi cachée que celle de la

matière. Si l’on veut naître, mourir, faire l’amour, il s’y mêle une

quantité de choses abstraites et impénétrables.

Il arrive à la longue que le mécanisme d’une société s’embarrasse de

ressorts si indirects, de souvenirs si confus et de relais si nombreux

que l’on se perd dans une trame de prescriptions et de relations

inextricables. La vie du peuple organisé est tissue de liens multipliés

dont la plupart passent dans l’histoire et ne se nouent que dans les

temps les plus antiques par des circonstances qui ne se reverront

jamais. Personne n’en sait plus les parcours et n’en peut suivre les

commandes.

E

L’ordre enfin bien assis,--c’est-à-dire la réalité assez déguisée et la

bête assez affaiblie,--la liberté de l’esprit devient possible.

Dans l’ordre peu à peu les têtes s’enhardissent. A la faveur des sûretés

établies, et grâce à l’évanouissement des raisons de ce qui se fait, les

esprits qui se relèvent et qui s’ébrouent ne perçoivent que les gênes ou

la bizarrerie des façons de la société. L’oubli des conditions et des

prémisses de l’ordre social est accompli; et cet effacement est presque

toujours le plus rapide dans les mêmes que cet ordre a le plus servis ou

favorisés.

F

L’esprit, d’autant plus délié des exigences profondes de l’ordre

qu’elles furent mieux appliquées à le dispenser d’y songer, s’enivre de

ses aises relatives, se joue dans ses lumières propres et dans ses pures

combinaisons.

Il ose spéculer sans égard au système infiniment complexe qui le fait si

indépendant des choses et si détaché des nécessités primitives.

L’évidence lui cache le fond. Alors les raisonnements se déchaînent;

l’homme se croit esprit. De toutes parts naissent les questions, les

railleries et les théories; les unes et les autres, usages du possible

et exercices illimités de la parole séparée des actes. Partout étincelle

et agit la critique des idéaux qui ont fait à l’intelligence le loisir

et les occasions de les critiquer.

Cependant, les instincts de conservation et de perpétuation s’exténuent

ou se pervertissent.

G

C’est ainsi, par le détour des idées et dans le tourbillon de leur

mouvement, que le désordre et l’_état de fait_ doivent reparaître et

renaître aux dépens de l’ordre.

Ce retour à l’état de fait peut s’opérer quelquefois par une voie que

l’on n’eût point prévue, et l’homme redevenir un barbare de nouvelle

espèce par conséquence inattendue de ses plus fortes pensées.

Certains trouvent aujourd’hui que la conquête des choses par la science

positive nous va conduisant ou reconduisant à une barbarie, quoique de

forme laborieuse et rigoureuse; mais qui n’est que plus redoutable que

les anciennes barbaries pour être plus exacte, plus uniforme et

infiniment plus puissante. Nous reviendrions à l’ère du fait,--mais du

_fait scientifique_.

Or les sociétés reposent au contraire sur les _Choses Vagues_; du moins

se sont-elles reposées jusqu’ici sur des notions et des entités assez

mystérieuses pour que l’âme rebelle ne soit jamais bien assurée de s’en

être défaite, et hésite à ne redouter que ce qu’elle voit. Un tyran

d’Athènes, qui fut homme profond, disait que les dieux ont été inventés

pour punir les crimes secrets.

Une société qui aurait éliminé tout ce qui est vague ou irrationnel pour

s’en remettre au mesurable et au vérifiable, pourrait-elle

subsister?--Le problème existe et nous presse. Toute l’ère moderne

montre un accroissement continu de la précision. Tout ce qui n’est pas

sensible ne peut pas devenir précis, et retarde en quelque sorte sur le

reste. On le considérera nécessairement de plus en plus comme vain et

insignifiant par contraste.

H

L’ordre pèse toujours à l’individu. Le désordre lui fait désirer la

police ou la mort. Ce sont deux circonstances extrêmes où la nature

humaine n’est pas à l’aise. L’individu recherche une époque tout

agréable, où il soit le plus libre et le plus aidé. Il la trouve vers le

commencement de la fin d’un système social.

Alors, entre l’ordre et le désordre, règne un moment délicieux. Tout le

bien possible que procure l’arrangement des pouvoirs et des devoirs

étant acquis, c’est maintenant que l’on peut jouir des premiers

relâchements de ce système. Les institutions tiennent encore. Elles sont

grandes et imposantes. Mais sans que rien de visible soit altéré en

elles, elles n’ont guère plus que cette belle présence; leurs vertus se

sont toutes produites; leur avenir est secrètement épuisé; leur

caractère n’est plus sacré, ou bien il n’est plus que sacré; la critique

et le mépris les exténuent et les vident de toute valeur prochaine. Le

corps social perd doucement son lendemain. C’est l’heure de la

jouissance et de la consommation générale.

I

La fin presque toujours somptueuse et voluptueuse d’un édifice politique

se célèbre par une illumination où se dépense tout ce qu’on avait craint

de consumer jusque-là.

Les secrets de l’État, les pudeurs particulières, les pensées inavouées,

les songes longtemps réprimés, tout le fond des êtres surexcités et

joyeusement désespérants sont produits et jetés à l’esprit public.

Une flamme encore féerique, qui se développera en incendie, s’élève et

court sur la face du monde. Elle éclaire bizarrement la danse des

principes et des ressources. Les mœurs, les patrimoines fondent. Les

mystères et les trésors se font vapeurs. Le respect se dissipe et toutes

les chaînes s’amollissent dans cette ardeur de vie et de mort qui va

croître jusqu’au délire.

J

Que si les Parques eussent donné à quelque homme libre de choisir entre

tous les siècles connus celui de ses préférences, pour y faire son temps

de vie, je m’assure que cet heureux homme eût nommé le temps même de

Montesquieu. Je ne suis pas sans faiblesses; je ferais comme lui.

L’Europe était alors le meilleur des mondes possibles; l’autorité, les

facilités s’y composaient; la vérité gardait quelque mesure; la matière

et l’énergie ne gouvernaient pas directement; elles ne régnaient pas

encore. La science était déjà assez belle, et les arts très délicats; il

restait de la religion. Il y avait assez de caprice et suffisamment de

rigueur. Les Tartufes, les stupides Orgons, les sinistres «Messieurs»,

les Alcestes absurdes étaient heureusement enterrés; les Émile, les

René, les ignobles Rolla étaient encore à naître. On avait des manières

même dans la rue. Les marchands savaient former une phrase. Jusqu’aux

traitants, aux filles, aux espions et aux mouches qui s’exprimaient

comme personne aujourd’hui. Le fisc exigeait avec grâce.

La terre n’était pas encore tout explorée; les peuples tenaient à l’aise

dans le monde dont la carte n’était pas sans vides immenses et montrait

encore sur l’Afrique, sur l’Amérique et dans l’Océanie, des parties

claires qui faisaient rêver. Ni même les journées n’étaient point

pleines et pressées, mais lentes et libres; les horaires ne hachaient

point les pensées et ne faisaient point des individus des esclaves du

temps moyen et les uns des autres.

On criait contre le gouvernement; on croyait encore qu’il y avait mieux

à faire. Mais les soucis n’étaient point démesurés.

Il y avait une quantité d’hommes vifs et sensuels dont l’intelligence

agitait l’Europe et tourmentait étourdiment toutes choses, divines et

autres. Les dames s’inquiétaient des différentielles naissantes, des

animalcules presque essentiels à l’amour qui frétillent sous l’œil dans

le microscope; elles se penchaient comme des fées sur le berceau de

verre et de cuivre de la jeune Électricité.

La poésie elle-même essayait d’être nette et sans sottises; mais c’est

une impossibilité: elle ne parvint qu’à s’amaigrir.

K

Il apparut alors un esprit si svelte et si pur que tous les libertinages

de toute espèce lui semblaient les exercices sans conséquences d’une

créature subtile qui ne se laisse prendre à rien, pas même au pire. Même

l’obscène ne l’engluait pas. On était si spirituels, si incrédules, si

amoureux de lumières que l’on se sentait ne pouvoir être souillés, ni

dégradés, ni affaiblis par les idées, par les propos les plus hardis, ni

par les expériences les plus chaudes. Ils allèrent jusqu’au suprême

artifice, qui est d’inventer la nature et de prétendre à la simplicité.

Ce genre de fantaisie marque toujours la fin du spectacle et le dernier

moment du goût.

L

Telle quelle, cette société se connaissait soi-même aussi bien, et

peut-être mieux, que jamais société ne s’est connue.

Les miroirs ne lui manquaient pas. Elle s’y regardait aussi souvent,

aussi tendrement et cruellement que toute personne périssable. Les

Montesquieu, les Diderot, les Voltaire et une infinité de moindres

témoins lui représentaient son visage et ses attitudes. Elle s’y voyait

encore plus libre, plus hardie, plus inquiète, plus sensuelle que sans

doute elle n’était; et parfois, bien plus malheureuse.

Mais malheureuse même, et même moribonde, une société ne peut pas se

regarder sans rire. Comment supporter de se voir?

M

--_Comment peut-on être Persan?_

La réponse est une question nouvelle: _Comment peut-on être ce que l’on

est?_

A peine celle-ci venue à l’esprit, elle nous fait sortir de nous-mêmes;

et nous nous voyons sur le moment à l’état d’impossibilités.

L’étonnement d’être quelqu’un, le ridicule de toute figure et existence

particulière, l’effet critique du doublement de nos actes, de nos

croyances, de nos personnes se reproduisent aussitôt; tout ce qui est

social devient carnavalesque; tout ce qui est humain devient trop

humain, devient singularité, démence, mécanisme, niaiserie.

Le système de conventions dont je parlais tout à l’heure se fait

comique, sinistre, insupportable à considérer, presque incroyable! Les

lois, la religion, la coutume, les accoutrements, la perruque, l’épée,

les croyances,--tout semble curiosités, mascarade,--choses de foire ou

de musée...

Mais pour obtenir cet écart et ce puissant émerveillement, et le rire,

et puis le sourire, qui viennent aux lèvres du modèle devant son image,

il existe un artifice très simple, presque infaillible, presque toujours

heureux. La plupart des auteurs qui ont réfléchi les images de leur

époque vers elle-même, et vers nous autres, en ont usé. Rien de plus

ingénieux, de plus aisé à concevoir, quoique délicat dans l’exécution.

Prendre dans un monde, et plonger tout à coup dans un autre, quelque

être bien choisi, qui ressente fortement tout l’absurde qui nous est

imperceptible, l’étrangeté des coutumes, la bizarrerie des lois, la

particularité des mœurs, des sentiments, des croyances dont

s’accommodent tous ces hommes parmi lesquels le dieu tout-puissant qui

tient la plume l’envoie brusquement vivre et ne cesser de

s’étonner,--voilà le moyen littéraire.

L’on créa donc assez souvent, pour instrument de la satire, un Turc, un

Persan, quelquefois un Polynésien; et quelquefois encore, pour changer

le jeu et prendre sa référence jusqu’à mi-chemin de l’infini,--un

habitant de Saturne ou de Sirius, un Micromégas; parfois un ange. Et

tantôt c’était la seule ignorance ou la seule étrangeté de ce visiteur

inventé qui formait le ressort de ses étonnements et le rendait

ultra-sensible à ce que l’habitude nous dérobe; et d’autres fois, on le

douait d’une sagacité, d’une science ou d’une pénétration surhumaines

que ce fantoche faisait peu à peu paraître par des questions et des

remarques d’une simplicité écrasante et narquoise.

Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la

surprise d’être surpris de ce qu’ils font, de ce qu’ils pensent, et

qu’ils n’ont jamais conçu différent, c’est, au moyen de l’ingénuité

feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d’une

civilisation, d’une confiance habituelle dans l’Ordre établi... C’est

aussi prophétiser le retour à quelque désordre; et même faire un peu

plus que de le prédire.

N

Je n’ai pas jusqu’ici parlé nommément des Lettres Persanes; je n’ai fait

que supposer leur époque et comme elles se placent dans leur temps.

Elles parlent d’ailleurs assez bien d’elles-mêmes. Rien de plus élégant

ne fut écrit. Le changement du goût, l’invention de moyens violents

n’ont pas de prise sur ce livre parfait, qui a cependant tout à craindre

d’un certain retour à l’état barbare dont il se voit beaucoup d’indices,

même littéraires. L’_état de fait_, qu’on sent revenir, ramène doucement

les hommes à ne plus même savoir lire; j’entends lire en profondeur. Il

commence à se trouver bien des personnes à qui de demander le plus petit

effort de leur esprit on inflige une sorte d’offense. Voilà le fruit

dans l’ordre des Lettres de ce développement de la facilité dans tous

les genres qui est la grande affaire de ce monde depuis je ne sais

quand. La nature de la clarté que l’on met dans un ouvrage est dans une

relation inévitable et presque involontaire avec l’idée que l’on se fait

du lecteur que l’on entrevoit. Montesquieu n’a pas entrevu les lecteurs

que nous sommes. Il n’écrit pas pour nous, qu’il ne prévoyait pas si

primitifs. Il aime l’ellipse, et, dans nombre de ses maximes, il calcule

sa phrase, la renoue finement à elle-même, il prévoit des esprits un peu

plus déliés que les nôtres; il leur offre les plaisirs de l’intelligence

élégante et leur prête ce qu’il leur faut pour en jouir.

O

Ce livre est incroyable de hardiesse. On admire que l’auteur pour tout

ennui n’ait eu que la crainte passagère de manquer son fauteuil à

l’Académie; et ce ne fut qu’un léger nuage. Il eut la gloire, le

fauteuil et une vente prodigieuse. La liberté de l’esprit était si

grande, en ce temps-là, que ces lettres si frivoles et si célèbres ne

gênèrent pas le moins du monde la carrière du président et du

philosophe. L’hypocrisie est une nécessité des époques où il faut de la

simplicité dans les apparences, où la complexité humaine n’est pas

admise, où la jalousie du pouvoir ou bien la stupidité de l’opinion

impose un modèle aux personnes. Le modèle est promptement pris pour

masque.

Il n’y a d’hypocrisie que dans les moments où l’état des choses exige

fortement que tous les citoyens soient conformes à un type simple et

facile à définir, donc à manier.

Vers 1720, cette nécessité se reposait un peu, entre deux grands

siècles.

P

Entre un Orient de fantaisie et un Paris réduit à ses facettes,

instituer un commerce de lettres par quoi le sérail, les salons, les

intrigues des sultanes et les caprices des danseuses, les Guèbres, le

Pape, les muftis, les propos de café, les rêves du harem, les

constitutions imaginaires, les observations politiques s’entre-croisent,

c’était donner le spectacle d’un esprit dans sa pleine vivacité, quand

il n’a d’autre loi que d’étinceler, de rompre ce qu’il vient d’être, de

se montrer à soi-même sa justesse, sa vitesse et son ressort. C’est un

conte, c’est une comédie, c’est presque un drame, et le sang coule; mais

il coule fort loin, et même les fureurs et les exécutions secrètes sont

ici autant littéraires qu’il est souhaitable.

Q

Je termine par une remarque d’importance. Dans presque toutes les œuvres

de ce style vif et un peu diabolique qui s’écrivirent au dix-huitième

siècle, paraissent très régulièrement, et comme de par une loi du genre,

les représentants de deux espèces humaines à la vérité fort

dissemblables: les jésuites et les eunuques. Les jésuites s’expliquent

assez. Ils avaient fort bien élevé la plupart des bons auteurs, qui

rendaient en pointes et en caricatures à leurs maîtres ce qu’ils avaient

reçu en férules et en exercices spirituels et rhétoriques.

Mais qui m’expliquera tous ces eunuques? Je ne doute pas qu’il n’y ait

une secrète et profonde raison de la présence presque obligée de ces

personnages si cruellement séparés de bien des choses, et en quelque

sorte d’eux-mêmes.

Variété II · 第 8 / 22 题