LA S. T. C. Un médecin allemand, le docteur
Hammer, de Stuttgart, assure qu'il obtient couramment les meilleurs
résultats curatifs en pansant les plaies suppurantes et les lésions
ulcérées avec une poudre de son invention, à laquelle il a donné le nom
de S. T. C. Ces trois lettres dont l'assemblage a quelque chose de
mystérieux sont les initiales de trois mots latins, _scobis tosta
cribrata_ qui signifient «sciure de bois grillée passée au crible». Il
s'agit, en effet, tout simplement de sciure de bois dur, asséchée au
four, puis finement tamisée et qui possède, paraît-il, des propriétés
absorbantes tout à fait remarquables. Après avoir employé
systématiquement ce produit pendant plusieurs années, M. Hammer publie à
son sujet des observations de malades tout à fait concluantes et des
statistiques de guérisons devant lesquelles on ne peut moins faire que
s'incliner. La S. T. C. détrônera-t-elle la poudre de charbon de bois et
la cendre de paille de riz dont les médecins japonais ont fait usage
pendant la guerre contre les Russes? Fera-t-elle une concurrence
heureuse au sucre en poudre que préconisent certains chirurgiens
d'Amérique? Arrivera-t-elle à supplanter le pansement à la tourbe séchée
qui eut naguère des défenseurs enthousiastes? On ne saurait se prononcer
sur ce point, mais la S. T. C. de Hammer a pour elle l'originalité de
son nom de baptême: il n'en faut pas davantage pour l'imposer à
l'attention.