En notre palais royal de Milan, le 20 décembre 1807.
_Lettres-patentes._
Napoléon, par la grâce de Dieu et les constitutions, empereur des
Français, roi d'Italie, protecteur de la confédération du Rhin, à tous
ceux qui les présentes verront; salut:
Voulant reconnaître les services que le sieur Melzi, chancelier
garde-des-sceaux de notre royaume d'Italie, nous a rendus dans toutes
les circonstances, dans l'administration publique, où il a déployé, pour
le bien de nos peuples et de notre couronne, les plus hauts talens et la
plus sévère intégrité;
Nous souvenant qu'il fut le premier Italien qui nous porta, sur le champ
de bataille de Lodi, les clefs et les voeux de notre bonne ville de
Milan, nous avons résolu de lui conférer le titre de _duc de Lodi_, pour
être possédé par lui ou par ses héritiers masculins, soit naturels, soit
adoptifs, par ordre de primogéniture; entendant que le cas d'adoption
ayant lieu par le titulaire et ses descendans, elle sera soumise à notre
approbation ou à celle de nos successeurs.
Nous mandons et ordonnons que l'état des biens que nous avons annexés
au duché de Lodi, soit envoyé par notre grand-juge aux cours d'appel du
lieu où ils sont situés, pour être inscrit au greffe, afin que personne
n'en puisse prétexter cause d'ignorance; notre intention étant que ces
biens soient exceptés des dispositions du Code Napoléon, et possédés
toujours et en entier par les titulaires du duché, comme en faisant
partie intégrante.
Les présentes lettres-patentes seront enregistrées à la consulte-d'état,
imprimées au bulletin des lois, et transcrites sur les registres du
sénat, à sa première session, et sur le grand livre qu'ouvrira à cet
effet notre chancelier garde-des-sceaux.