Mais la voilà qui rentre et qui va finir elle-même le récit.
Fior d'Aliza reprit la place qu'elle avait laissée, et continua en
regardant sa tante:
--Je partis à pied avec cette lettre, et en promettant à mon père et à
ma tante de revenir ainsi de Livourne tous les samedis pour leur
rapporter tout ce qui serait nécessaire à leur vie, et pour passer
avec eux le dimanche à la cabane, seul jour de la semaine où les
galériens ne sortent pas pour travailler dans le port ou pour balayer
les grandes rues de Livourne.
Ah! que de larmes nous versâmes en nous séparant au pied de la
montagne! N'est-ce pas, ma tante et mon père? Mais enfin ce n'étaient
plus des larmes mortelles, et nous avions l'espoir de nous revoir
toutes les semaines, et de ramener enfin Hyeronimo libre et heureux
auprès de nous.