À ces mots, tous me firent place, en tête du char, près du timon, et
jetèrent sur mes genoux, les uns du gâteau de maïs parsemé d'anis et
des grappes de raisin, les autres des poires et des oranges. Je fis
semblant de manger par reconnaissance et par égard, mais les morceaux
s'arrêtaient entre mes dents, et le vin des grappes, en me
rafraîchissant les lèvres, ne me réjouissait pas le coeur; cependant,
je faisais comme celui qui a faim et contentement pour ne pas
contrister la noce.