XVIII

La Bête noire du roi Ferdinand.

C'était ce fameux marquis dont je vous ai parlé comme de la bête noire

du roi Ferdinand, et qui, tout protégé qu'il avait été par la reine

Caroline, n'avait jamais pu entrer au palais que par la porte de

derrière.

En partant de France, j'avais pris quelques lettres de recommandation

pour les plus grands seigneurs de Naples, les San-Teodore, les Noja et

les San-Antimo. De plus, je connaissais de longue date le marquis de

Gargallo et les princes de Coppola.

Parmi ces lettres, il s'en était, je ne sais comment, glissé une pour

le marquis.

Étant à Rome, je n'avais pu obtenir de l'ambassade des Deux-Siciles

l'autorisation d'aller à Naples. Afin d'éluder ce refus, j'avais,

comme je l'ai raconté ailleurs, passé la frontière napolitaine grâce

au passeport d'un de mes amis. Pour tout le monde je m'appelais donc

du nom de cet ami, c'est-à-dire monsieur Guichard, et pour quelques

personnes seulement j'étais Alexandre Dumas.

Mais comme, en arrivant à Naples, j'ignorais à qui je pouvais me fier,

j'avais, avec un homme que j'appellerais mon ami, si ce n'était pas un

très haut personnage, j'avais, dis-je, passé une revue des adresses de

mes lettres, afin de savoir de lui quelles étaient les personnes à

qui il n'y avait aucun inconvénient que monsieur Guichard remît les

recommandations données à monsieur Dumas.

Or, à toutes les adresses, ce haut personnage, que je n'ose appeler

mon ami, mais à qui j'espère prouver un jour que je suis le sien,

avait fait un signe d'assentiment, lorsque, arrivé à la lettre

destinée au marquis, il prit cette lettre par un coin de l'enveloppe,

et la jetant, sans même regarder où elle allait tomber, de l'autre

côté de la table sur laquelle nous faisions notre choix:

--Qui vous a donc donné une lettre pour cet homme? me demanda-t-il.

--Pourquoi cela? répondis-je, ripostant à sa question par une autre

question.

--Mais, parce que ... parce que ... ce n'est pas un de ces hommes à

qui on recommande un homme comme vous.

--Mais, n'est-il pas quelque peu homme de lettres lui-même?

demandai-je.

--Oh! oui, me répondit mon interlocuteur; oui, il a une correspondance

très active avec le ministre de la police. Cela s'appelle-t-il être un

homme de lettres en France? En ce cas, c'est un homme de lettres.

--Diable! fis-je; mais il me semble que j'ai rencontré ce gaillard-là

dans les meilleurs salons de Paris.

--Cela ne m'étonnerait pas: c'est un drôle qui se fourre partout. Et

moi-même, tenez, je ne serais pas surpris en rentrant de le trouver

dans mon antichambre. Mais vous voilà prévenu. Assez sur cette

matière; parlons d'autre chose.

C'est un garçon fort aristocrate que cet ami que je n'ose pas appeler

mon ami. Je ne m'en tins pas moins pour averti, et bien averti, car il

était en position d'être parfaitement renseigné sur toutes ces petites

choses-là, et, à partir de ce jour, je me donnai de garde d'aller en

aucun endroit où je pusse rencontrer mon marquis.

Or, j'avais parfaitement réussi à l'éviter depuis trois semaines que

j'étais à Naples, lorsque, pour mon malheur, comme je l'ai dit, je me

trouvai face à face avec lui en sortant du musée Bourbon.

On devine donc quelle figure je fis lorsque, avec ce charmant sourire

qui lui est habituel et avec ce ton protecteur qu'il affecte, il me

dit:

--Eh! bonjour, mon cher Alexandre; comment êtes-vous à Naples sans que

j'en sois averti? Ne savez-vous donc pas que je suis le protecteur-né

des artistes et des gens de lettres? Puis, voyant que je ne répondais

rien et que je le regardais des pieds à la tête, il ajouta:

Comptez-vous rester encore long-temps avec nous?

--D'abord, monsieur, lui répondis-je, je ne suis pas le moins du monde

votre cher Alexandre, attendu que c'est la troisième fois, je crois,

que je vous parle, et que, les deux premières, je ne savais pas à qui

je parlais. Ensuite, vous n'avez pas été averti de mon arrivée parce

que mon véritable nom n'a pas été déposé à la police. Enfin, et pour

répondre à votre dernière question, oui, je comptais rester huit jours

encore, mais j'ai bien peur d'être forcé de partir demain.

Après quoi je pris le bras de Jadin et laissai le protecteur-né des

artistes et des gens de lettres fort abasourdi du compliment qu'il

venait de recevoir.

A Chiaja, je quittai Jadin; il s'achemina du côté de l'hôtel, et moi

j'allai droit à l'ambassade française.

A cette époque, nous avions pour chargé d'affaires à Naples un noble

et excellent jeune homme ayant nom le comte de Béarn. En arrivant, il

y avait quatre mois, j'avais été lui faire ma visite, et je lui avais

tout raconté. Il m'avait écouté gravement et avec une légère teinte

de mécontentement; mais presque aussitôt ce nuage passager s'était

effacé, et me tendant la main:

--Vous avez eu tort, me dit-il, d'agir ainsi à votre façon, et vous

pouvez cruellement nous compromettre. Si la chose était à faire,

je vous dirais: Ne la faites point; mais elle est faite, soyez

tranquille, nous ne vous laisserons pas dans l'embarras.

J'étais peu habitué à ces façons de faire de nos ambassadeurs; aussi

j'avais gardé au comte de Béarn une grande reconnaissance de sa

réception, tout en me promettant, le moment venu, d'avoir recours à

lui.

Or, je pensai que le moment était venu, et j'allai le trouver.

--Eh bien! me demanda-t-il, avons-nous quelque chose de nouveau?

--Non, pas pour le moment, répondis-je, mais cela pourrait bien ne pas

tarder.

--Qu'est-il donc arrivé?

Je lui dis la rencontre que je venais de faire, et je lui racontai le

court dialogue qui en avait été la suite.

--Eh bien! me dit-il, vous avez eu tort cette fois-ci comme l'autre:

il fallait faire semblant de ne pas le voir, et, si vous ne pouviez

pas faire autrement que de le voir, il fallait au moins faire semblant

de ne pas le reconnaître.

--Que voulez-vous, mon cher comte, lui répondis-je, je suis l'homme du

premier mouvement.

--Vous savez cependant ce qu'a dit un de nos plus illustre diplomates?

--Celui dont vous parlez a dit tant de choses, que je ne puis savoir

tout ce qu'il a dit.

--Il a dit qu'il fallait se défier du premier mouvement, attendu qu'il

était toujours bon.

--C'est une maxime à l'usage des têtes couronnées, et il y aurait

par conséquent de l'impertinence à moi de la suivre. Je ne suis

heureusement ni roi ni empereur.

--Vous êtes mieux que cela, mon cher poète.

--Oui, mais en attendant nous ne sommes pas au temps du bon roi

Robert; et je doute que, si son successeur Ferdinand daigne s'occuper

de moi, ce soit pour me couronner comme Pétrarque avec le laurier de

Virgile. D'ailleurs, vous le savez bien, Virgile n'a plus de laurier,

et celui qu'a repiqué sur sa tombe mon illustre confrère et ami

Casimir Delavigne lui a fait la mauvaise plaisanterie de ne pas

reprendre de bouture.

--Bref, que désirez-vous?

--Je désire savoir si vous êtes toujours dans les mêmes dispositions à

mon égard.

--Lesquelles?

--De venir à mon secours si je vous appelle.

--Je vous l'ai promis et je n'ai qu'une parole; mais savez-vous ce que

je ferais si j'étais à votre place?

--Que feriez-vous?

--Vous allez bondir!

--Dites toujours.

--Eh bien! je ferais viser mon passeport ce soir, et je partirais

cette nuit.

--Ah! pour cela, non, par exemple.

--Très bien; n'en parlons plus.

--Ainsi je compte sur vous?

--Comptez sur moi.

Le comte de Béarn me tendit la main, et nous nous séparâmes.

--Faites-moi un plaisir, dis-je à Jadin en rentrant à l'hôtel.

--Lequel?

--Dites au garçon de vous dresser pour cette nuit un lit de sangle

dans ma chambre.

--Pour quoi faire?

--Vous le verrez probablement.

--Avez-vous besoin de Milord aussi?

--Eh! eh! il ne sera peut-être pas de trop.

--Vous croyez donc qu'ils vont venir vous arrêter?

--J'en ai peur.

--Sacré fat que vous faites, de vous figurer que les gouvernement

s'occupent de vous!

--Celui-ci a daigné s'occuper de mon père au point de l'empoisonner,

et je vous avoue que ce précédent ne me donne pas de confiance.

--Eh bien! on couchera dans votre chambre, puisqu'il faut vous garder.

Et Jadin donna ordre qu'on lui dressât son lit en face du mien.

Cette précaution prise, nous nous couchâmes et nous nous endormîmes

comme si nous n'avions pas rencontré le moindre marquis dans notre

journée.

Le lendemain, vers les quatre heures du matin, j'entendis qu'on

ouvrait ma porte.

Si profondément que je dorme et si légèrement qu'on ouvre la porte de

ma chambre quand je dors, je m'éveille à l'instant même. Cette fois,

ma vigilance habituelle ne me fit pas défaut; j'ouvris les yeux tout

grands, et j'aperçus le valet de chambre.

--Eh bien! Peppino, demandai-je, qu'y a-t-il, que vous me faites le

plaisir d'entrer si matin chez moi?

--J'en demande un million de pardons à son excellence, répondit le

pauvre garçon; ce sont deux messieurs qui veulent absolument vous

parler.

--Deux messieurs de la police, n'est-ce pas?

--Ma foi! s'il faut vous le dire, j'en ai peur.

--Allons, allons, alerte, Jadin!

--Quoi? dit Jadin, en se frottant les yeux.

--Deux sbires qui nous font l'honneur de nous faire visite, mon

garçon.

--C'est-à-dire qu'il faut que je me lève et que je coure chez M. de

Béarn.

--Vous parlez comme saint Jean-Bouche-d'Or, cher ami; levez-vous et

courez.

--Vous n'aimez pas mieux que je les fasse manger par Milord? Cela

serait plus tôt fait, et cela ne nous dérangerait pas.

--Non, il en reviendrait d'autres, et ce serait à recommencer.

--Ces messieurs peuvent-ils entrer? demanda Peppino.

--Parfaitement, qu'ils entrent. Ces messieurs entrèrent.

Cela ressemblait beaucoup aux gardes du commerce que nous voyons au

théâtre.

--Monsu Guissard? dit l'un d'eux.

--C'est moi, répondis-je.

--Eh bien! monsu Guissard, il faut nous suivre tout de suite.

--Où cela, s'il vous plaît?

--A la polize.

Je jetai un coup d'oeil triomphant à Jadin.

--Il faut, murmura-t-il, que le gouvernement ait bien du temps de

reste pour se déranger ainsi!

--Que dit monsu? demanda le sbire.

--Moi! Rien, dit Jadin.

--Monsu a parlé du gouvernement!

--Ah! j'ai dit que le gouvernement était plein de tendresse pour les

étrangers qui viennent ici; et je le répète! attendu que c'est mon

opinion, monsieur. Est-il défendu d'avoir une opinion?

--Oui, dit le sbire.

--En ce cas, je n'en ai pas, monsieur, prenons que je n'ai rien dit.

Je me hâtai de m'habiller; j'avais une peur de tous les diables que

les sbires, peu habitués au dialogue de Jadin, ne l'emmenassent avec

moi. Je passai donc lestement mon gilet et ma redingote, et leur

déclarai que j'étais prêt à les suivre.

Cette promptitude à me rendre à l'invitation du gouvernement parut

donner à nos deux sbires une excellente idée de moi; aussi, lorsque,

arrivé à la porte de la rue, je leur demandai la permission de prendre

un fiacre, ils ne firent aucune difficulté, et l'un d'eux poussa même

la complaisance jusqu'à courir en chercher un qui stationnait devant

la grille encore fermée de la villa Reale.

Comme je montais en voiture, je vis apparaître Jadin à la fenêtre; il

était tiré à quatre épingles et tout prêt à se rendre à l'ambassade.

Seulement, pour ne pas donner de soupçons sur sa connivence avec moi,

il attendait pour sortir que nous eussions tourné le coin, et fumait

innocemment la plus colossale de ses trois pipes.

Cinq minutes après j'étais à la police. Un monsieur, tout vêtu de

noir et de fort mauvaise humeur d'avoir été réveillé si matin, m'y

attendait.

--C'est à vous ce passeport? me demanda-t-il aussitôt qu'il m'aperçut

et en me montrant mon passeport au nom de Guichard.

--Oui, monsieur.

--Et cependant Guichard n'est pas votre nom?

--Non, monsieur.

--Et pourquoi voyagez-vous sous un autre nom que le vôtre?

--Parce que votre ambassadeur n'a pas voulu me laisser voyager sous le

mien.

--Quel est votre nom?

--Alexandre Dumas.

--Avez-vous un titre?

--Mon aïeul a reçu de Louis XIV le titre de marquis, et mon père a

refusé de Napoléon le titre de comte.

--Et pourquoi ne portez-vous pas votre titre?

--Parce que je crois pouvoir m'en passer.

--Vous méprisez donc ceux qui ont des titres?

--Pas le moins du monde; mais je préfère ceux qu'on se fait soi-même à

ceux qu'on a reçus de ses aïeux.

--Vous êtes donc un jacobin?

Je me mis à rire, et je haussai les épaules.

--Il ne s'agit pas de rire ici! me dit le monsieur en noir, d'un air

on ne peut plus irrité.

--Vous ne pouvez pas m'empêcher de trouver la question ridicule.

--Non, mais je veux vous faire passer l'envie de rire.

--Oh! cela, je vous en défie tant que j'aurai le plaisir de vous voir.

--Monsieur!

--Monsieur!

--Savez-vous qu'en attendant je vais vous envoyer en prison?

--Vous n'oserez pas.

--Comment! je n'oserai pas? s'écria l'homme noir en se levant et en

frappant la table du poing.

--Non.

--Eh! qui m'en empêchera?

--Vous réfléchirez.

--A quoi?

--A ceci.

Je tirai de ma poche trois lettres.

Le monsieur noir jeta un coup d'oeil rapide sur les papiers que je lui

présentais, et reconnut des cachets ministériels.

--Qu'est-ce que c'est que ces lettres?

--Oh! mon Dieu, presque rien. Celle-ci, c'est une lettre du ministre

de l'instruction publique, qui me charge d'une mission littéraire

en Italie, et particulièrement dans le royaume des Deux-Siciles: il

désire savoir quels sont les progrès que l'instruction a faits depuis

les vice-rois jusqu'à nos jours. Celle-ci, c'est une lettre du

ministre des affaires étrangères, qui me recommande particulièrement

à nos ambassadeurs, et qui les prie de me donner _en toute

circonstance_, voyez: _en toute circonstance_ est même souligné;--de

me donner, dis-je, _en toute circonstance_, aide et protection. Quant

à cette troisième, n'y touchez pas, monsieur, et permettez-moi de

vous la montrer à distance. Quant à cette troisième, voyez, elle est

signée: «Marie-Amélie,» c'est-à-dire d'un des plus nobles et des plus

saints noms qui existent sur la terre. C'est de la tante de votre roi.

J'aurais pu m'en servir, mais je ne l'ai pas fait, il aurait fallu la

remettre à la personne à qui elle était adressée; et quand on a un

autographe comme celui-là, lequel, comme vous pouvez le voir, ne dit

pas trop de mal du porteur, on le garde, au risque que quelque valet

de police vous menace de vous envoyer en prison.

--Mais, me dit le monsieur un peu abasourdi, qui me dira que ces

lettres sont bien des personnes dont elles portent les signatures?

Je me retournai vers la porte qui s'ouvrait en ce moment, et j'aperçus

le comte de Béarn.

--Qui vous le dira? Pardieu, repris-je, monsieur l'ambassadeur de

France, qui se dérange tout exprès pour cela. N'est-ce pas, mon cher

comte, continuai-je, que vous direz à monsieur que ces lettres ne sont

pas de fausses lettres?

--Non seulement je le lui dirai, mais encore je demanderai en vertu de

quel ordre on vous arrête, et il me sera fait raison de l'insulte que

vous avez reçue. Je réclame monsieur, ajouta le comte de Béarn en

étendant la main vers moi, d'abord comme sujet du roi de France,

et ensuite comme envoyé du ministère. Si monsieur a commis quelque

infraction aux lois de la police et de la santé[1], j'en répondrai à

plus haut que vous. Venez, mon cher Dumas, je suis désolé qu'on vous

ait réveillé si matin, et j'espère que c'est par un malentendu.

[1] On était alors dans le plus fort du choléra, et je n'avais pas

fait à Rome la quarantaine de vingt-cinq jours obligée.

Et à ces mots, nous sortîmes de la police bras dessus bras dessous,

laissant le monsieur en noir dans un état de stupéfaction des plus

difficiles à décrire.

Jadin nous attendait à la porte.

--Ah ça! maintenant, me dit le comte de Béarn, maintenant que nous

sommes entre nous, il ne s'agit plus de faire les fanfarons; je vous

ai tiré de là avec les honneurs de la guerre, mais je vais avoir sur

les bras tout le ministère de la police. Il s'agit pour vous de songer

au départ.

--Diable!

--N'avez-vous pas tout vu?

--Si fait. J'ai visité hier la dernière chose qui me restai à voir.

--Eh bien!

--Eh bien! nous tâcherons d'être prêts quand il le faudra, voilà tout.

--A la bonne heure! Maintenant, rentrez à l'hôtel, et attendez-moi

dans la journée. J'aurai une réponse.

Je suivis le conseil que me donnait M. Béarn, et je le vis

effectivement revenir vers les cinq heures.

--Eh bien! me dit-il, tout est arrangé de la façon la plus

convenable. On savait votre présence ici; et comme vous n'y avez

commis aucun scandale patriotique, on la tolérait. Mais vous avez été

officiellement dénoncé hier soir, et l'on s'est cru alors dans la

nécessité d'agir.

--Et combien de temps me laisse-t-on pour quitter Naples?

--On s'en est rapporté à moi, et j'ai dit que dans trois jours vous

seriez parti.

--Vous êtes un excellent mandataire, mon cher comte, et non seulement

vous représentez admirablement l'honneur de la France, mais encore

vous sauvez à merveille celui des Français. Recevez tous mes

remerciemens. Dans trois jours j'aurai acquitté votre parole envers le

gouvernement napolitain.

Voilà comment je fus obligé de quitter la très fidèle ville de Naples,

qui n'en est encore qu'à sa trente-septième révolte; et cela pour

avoir eu le malheur de rencontrer la bête noire de Sa Majesté le roi

Ferdinand.

Cela prouve qu'il y a à Naples quelque chose de pire encore que les

jettateurs:

Ce sont les mouchards.

Le corricolo · 第 49 / 61 题