vocation première du web, créé pour être un réseau de communication et de
diffusion à l’échelon mondial. De ce fait les adeptes du copyleft sont donc de
plus en plus nombreux. Conçu à l’origine pour les logiciels, formalisé par la
GNU General Public License (GPL) et étendu ensuite à toute œuvre de création, le
copyleft contient la déclaration normale du copyright affirmant la propriété et
l’identification de l’auteur. Son originalité est de donner au lecteur le droit
de librement redistribuer le document et de le modifier. Le lecteur s’engage
toutefois à ne revendiquer ni le travail original, ni les changements effectués
par d’autres. De plus, tous les travaux dérivés de l’oeuvre originale sont
eux-mêmes soumis au copyleft.
= La nouvelle économie
Facteur inquiétant lié à la nouvelle économie, les conditions de travail
laissent parfois fort à désirer. Pour ne prendre que l’exemple le plus connu, en
2000, la librairie en ligne Amazon.com ne fait plus seulement la Une pour son
modèle économique, mais aussi pour les conditions de travail de son personnel.
Malgré la discrétion d’Amazon.com sur le sujet et les courriers internes
adressés aux salariés sur l’inutilité des syndicats au sein de l’entreprise, les
problèmes commencent à filtrer. Ils attirent l’attention de l’organisation
internationale Prewitt Organizing Fund et du syndicat français SUD PTT Loire
Atlantique (SUD signifiant: solidaires unitaires démocratiques, et PTT
signifiant à l’origine: poste, télégraphe et téléphone, et couvrant maintenant
la Poste et France Télécom). En novembre 2000, les deux organismes débutent une
action de sensibilisation commune auprès du personnel d’Amazon France pour les
inciter à demander de meilleures conditions de travail et des salaires plus
élevés. Des représentants des deux organisations rencontrent une cinquantaine de
salariés du centre de distribution de Boigny-sur-Bionne, situé dans la banlieue
d’Orléans (au sud de Paris). Dans le communiqué qui suit cette rencontre, SUD
PTT dénonce chez Amazon France "des conditions de travail dégradées, la
flexibilité des horaires, le recours aux contrats précaires dans les périodes de
flux, des salaires au rabais, et des garanties sociales minimales". Le Prewitt
Organizing Fund mène ensuite une action similaire dans les filiales d’Amazon en
Allemagne et en Grande-Bretagne.
Les problèmes auxquels la nouvelle économie est confrontée depuis la fin 2000
n’arrangent rien. On assiste à l’effondrement des valeurs internet en bourse. De
plus, alors qu’elles représentent souvent la principale source de revenus des
sociétés internet, les recettes publicitaires sont moins importantes que prévu.
Dans tous les secteurs, y compris l’industrie du livre, le ralentissement de
l’économie entraîne la fermeture d’entreprises ou bien le licenciement d’une
partie de leur personnel. C’est le cas par exemple de Britannica.com en 2000,
d’Amazon.com et BOL.fr en 2001, de Cytale, Vivendi et Bertelsmann en 2002, et de
Gemstar en 2003.
En novembre 2000, la société Britannica.com, qui gère la version web de
l’Encyclopaedia Britannica, annonce sa restructuration dans l’optique d’une
meilleure rentabilité. 75 personnes sont licenciées, soit 25% du personnel.
L’équipe qui travaille à la version imprimée n’est pas affectée.
En janvier 2001, la librairie Amazon.com, qui emploie 1.800 personnes en Europe,
annonce une réduction de 15% de ses effectifs et la restructuration du service
clientèle européen, qui était basé à La Haye (Pays-Bas). Les 240 personnes
qu’emploie ce service sont transférées dans les centres de Slough (Royaume-Uni)
et Regensberg (Allemagne). Aux Etats-Unis, dans la maison-mère, suite à un
quatrième trimestre 2000 déficitaire, les effectifs sont eux aussi réduits de
15%, ce qui entraîne 1.300 licenciements.
En juillet 2001, après deux ans d’activité, la librairie en ligne française
BOL.fr ferme définitivement ses portes. Créée par deux géants des médias,
l’allemand Bertelsmann et le français Vivendi, BOL.fr faisait partie du réseau
de librairies BOL.com (BOL: Bertelsmann on line).
En avril 2002, la société française Cytale, qui avait lancé en janvier 2001 le
Cybook, premier livre électronique européen, doit se déclarer en cessation de
paiement, le nombre d’appareils vendu étant très inférieur aux pronostics.
L’administrateur ne parvenant pas à trouver un repreneur, Cytale est mis en
liquidation judiciaire en juillet 2002 et cesse ses activités.
En juillet 2002, la démission forcée de Jean-Marie Messier, président-directeur
général de Vivendi Universal, multinationale basée à Paris et à New York, marque
l’arrêt des activités fortement déficitaires de Vivendi liées à l’internet et au
multimédia, et la restructuration de la société vers des activités plus
traditionnelles.
En août 2002, la multinationale allemande Bertelsmann décide de mettre un frein
à ses activités internet et multimédias afin de réduire son endettement.
Bertelsmann se recentre lui aussi sur le développement de ses activités
traditionnelles, notamment sa maison d’édition Random House et l’opérateur
européen de télévision RTL.
En juin 2003, Gemstar, société américaine spécialisée dans les produits et
services numériques pour les médias, décide de cesser son activité eBook.
L’arrêt de la vente des appareils de lecture, les Gemstar eBook, est suivi de
l’arrêt de la vente de livres numériques en juillet 2003. Cette cessation
d'activité sonne également le glas des éditions 00h00, pionnier français de
l’édition numérique, créé en mai 1998 et racheté par Gemstar en septembre 2000.
Francfort et Paris sont eux aussi atteints par le pessimisme ambiant. Si, en
octobre 2000, le livre électronique est l'une des vedettes de la Foire
internationale du livre de Francfort, il se fait beaucoup plus modeste lors de
la Foire de 2001. La même remarque vaut pour le Salon du livre de Paris, qui en
mars 2000 a son Village eBook, en mars 2001 héberge le premier sommet européen
de l’édition numérique (eBook Europe 2001), et en 2002 et 2003 n’a pas de
manifestation ebook particulière.
Toutefois, pendant la même période, les ventes d’assistants personnels (PDA)
sont en forte progression, tout comme le nombre de titres lisibles au moyen de
logiciels de lecture conçus pour PDA. Un beau démenti au scepticisme de certains
professionnels du livre qui jugent leur écran beaucoup trop petit et voient mal
l’activité noble qu’est la lecture voisiner avec l’utilisation d’un agenda, d’un
dictaphone ou d’un lecteur de MP3.
= La progression du livre numérique
Après avoir sonné un peu vite le glas du papier, on ne parle plus du "tout
numérique" pour le proche avenir, mais plutôt de la juxtaposition papier et
pixel, et de la publication simultanée d’un livre en deux versions. Il reste au
livre numérique à faire ses preuves face au livre imprimé, un modèle économique
qui a plus de cinq cents ans et qui est donc parfaitement rôdé. Le travail est
gigantesque et comprend entre autres la constitution des collections, la mise en
place d’un réseau de distribution, l’amélioration des supports de lecture et la
baisse de leur prix.
Plus important encore, les lecteurs doivent s’habituer à lire des livres à
l’écran. Si elle offre des avantages certains (recherche textuelle, sommaire
affiché en permanence, etc.), l’utilisation d’une machine (ordinateur, assistant
personnel ou livre électronique) est pour le moment loin d’égaler le confort
procuré par le livre imprimé. Cependant, malgré les difficultés rencontrées, les
adeptes de la lecture numérique sont de plus en plus nombreux. Ils attendent
patiemment des appareils de lecture plus satisfaisants, puis des livres et
journaux électroniques sur support souple.
Contrairement aux déclarations pessimistes ayant suivi l’enthousiasme des
débuts, si la progression du livre numérique est lente, elle est constante,
comme en témoigne le marché du livre numérique sur assistant personnel (PDA).
Tous éditeurs confondus, les ventes de 2001 se chiffrent par milliers pour le
New World College Dictionary de Webster, les romans de Stephen King et de Lisa
Scottolini, les livres d’économie et les manuels pratiques. La librairie
numérique Palm Digital Media annonce 180.000 titres vendus en 2001, lisibles sur
le Palm Reader et le Microsoft Reader, soit 40% de plus qu’en 2000.
PerfectBound, le service électronique de l’éditeur HarperCollins, propose 10% du
catalogue imprimé sous forme numérique. Le nombre de titres vendus pendant le
premier semestre 2002 dépasse largement celui des ventes de 2001. Chez le grand
éditeur Random House, le nombre de livres numériques vendus en 2001 double par
rapport à celui de 2000. En 2002, Random House décide d’assurer simultanément
pour le même titre la fabrication du livre imprimé et celle du livre numérique.
= Livre numérique et livre imprimé
Nous vivons une période transitoire quelque peu inconfortable, marquée par la
généralisation des documents numériques et la numérisation à grande échelle des
documents imprimés, mais qui reste fidèle au papier. Une enquête menée en 2000
et 2001 montre que, pour des raisons aussi bien pratiques que sentimentales,
pratiquement personne ne peut se passer du livre imprimé et de ce matériau
qu’est le papier, dont certains nous prédisaient la mort prochaine mais dont la
longévité risque de nous surprendre (pour lire l’ensemble des réponses, lancer
les requêtes "papier" ou "imprimé" dans la base interactive des Entretiens).
Contrairement aux idées reçues, il ne semble pas opportun d’opposer livre
numérique et livre imprimé, comme le rappelle Olivier Pujol, promoteur du
Cybook, premier livre électronique européen. Interviewé en décembre 2000, il
écrit: "Le livre électronique, permettant la lecture numérique, ne concurrence
pas le papier. C’est un complément de lecture, qui ouvre de nouvelles
perspectives pour la diffusion de l’écrit et des oeuvres mêlant le mot et
d’autres médias (image, son, image animée...). Les projections montrent une
stabilité de l’usage du papier pour la lecture, mais une croissance de
l’industrie de l’édition, tirée par la lecture numérique, et le livre
électronique. De la même façon que la musique numérique a permis aux mélomanes
d’accéder plus facilement à la musique, la lecture numérique supprime, pour les
jeunes générations comme pour les autres, beaucoup de freins à l’accès à
l’écrit."
Certains s’inquiètent cependant de la multiplication des formats, logiciels et
machines de lecture. "Il a fallu inventer la hache de pierre avant de construire
la Tour Eiffel, écrit à la même date Jean-Paul, explorateur d’hypertexte. Le but
des dinosaures industriels qui s’entretuent pour imposer leur format de livre
électronique est de détourner vers eux la partie rentable du contenu des
bibliothèques (rebaptisé "information"). Ils travaillent aussi pour nous, en
contribuant à banaliser l’usage de l’hyperlien."
Ces appareils de lecture ne sont probablement qu’une étape transitoire. Après
être passé du papier au numérique entre 2000 et 2005, avec lecture par le biais
d’une machine, il est probable que le livre retourne au papier entre 2005 et
2010. Ce papier serait cette fois électronique, à savoir un support permettant
de concilier les avantages du numérique et le plaisir d’un matériau souple
s’apparentant au papier.
= La littérature numérique
De l’avis de Jean-Pierre Balpe, directeur du département hypermédias de
l’Université Paris 8, interviewé en février 2002, "les technologies numériques
sont une chance extraordinaire du renouvellement du littéraire". Depuis 1998, de
nombreux genres ont vu le jour: sites d’écriture hypermédia, oeuvres de fiction
hypertexte, romans multimédias, hyper-romans, mail-romans, etc. On peut
désormais parler d’une véritable littérature numérique, qui est elle-même un
sous-ensemble de l’art numérique puisque, de plus en plus, le texte fusionne
avec l’image et le son en intégrant dessins, graphiques, photos, chansons,
musique ou vidéo.
Lucie Boutiny, qui participe à ce vaste mouvement, relate en juin 2000: "Depuis
l’archaïque minitel si décevant en matière de création télématique, c’est bien
la première fois que, via le web, dans une civilisation de l’image, l’on voit de
l’écrit partout présent 24 h / 24, 7 jours / 7. Je suis d’avis que si l’on
réconcilie le texte avec l’image, l’écrit avec l’écran, le verbe se fera plus
éloquent, le goût pour la langue plus raffiné et communément partagé." Un beau
pari pour les écrivains des années 2000.
Cet avis est partagé par Nicolas Pewny, consultant en édition électronique, qui
écrit en février 2003: "Je vois le livre numérique du futur comme un 'ouvrage
total' réunissant textes, sons, images, vidéo, interactivité: une nouvelle
manière de concevoir et d’écrire et de lire, peut-être sur un livre unique, sans
cesse renouvelable, qui contiendrait tout ce que l’on a lu, unique et multiple
compagnon."
= L’édition électronique
De même que la littérature numérique contribue au renouvellement du littéraire,
l’édition électronique contribue au renouvellement de l’édition. De nombreux
auteurs mettent leurs espoirs dans l’édition électronique, commerciale ou non,
pour bousculer une édition traditionnelle qui aurait fort besoin d’une cure de
rajeunissement et d’une redéfinition de ses objectifs. Quelque peu oubliée,
semble-t-il, la tâche d’un éditeur n’est-elle pas d’abord de découvrir des
auteurs et de promouvoir leurs oeuvres?
Anne-Bénédicte Joly, écrivain auto-éditant ses oeuvres, se réjouit du mouvement
qui se dessine dans ce sens. En mai 2001, elle écrit: "Certains éditeurs on line
tendent à se comporter comme de véritables éditeurs en intégrant des risques
éditoriaux comme le faisaient au début du siècle dernier certains éditeurs
classiques. Il est à ma connaissance absolument inimaginable de demander à des
éditeurs traditionnels d’éditer un livre en cinquante exemplaires. L’édition
numérique offre cette possibilité, avec en plus réédition à la demande, presque
à l’unité. (...) Je suis ravie que des techniques (internet, édition numérique,
ebook...) offrent à des auteurs des moyens de communication leur permettant
d’avoir accès à de plus en plus de lecteurs."
De plus, l’existence de livres numériques braille et audio permet pour la
première fois aux personnes handicapées visuelles d’accéder à l’ensemble du
patrimoine scientifique et littéraire. Toutefois, dans de nombreux pays,
l’édition spécialisée est toujours confidentielle sinon clandestine, le problème
du droit d’auteur sur les transcriptions n’étant toujours pas résolu.
= La diffusion libre du savoir
Fait qui vaut aussi pour les voyants, certains préfèrent la rentabilité
économique à la diffusion gratuite du savoir, y compris pour les oeuvres tombées
dans le domaine public. On a d’un côté des éditeurs électroniques qui vendent
notre patrimoine littéraire en version numérique, de l’autre des bibliothèques
numériques qui le scannent en mode texte pour le diffuser gratuitement à
l’échelle de la planète. De même, on a d’une part des organismes publics et
privés qui monnaient leurs bases de données au prix fort, d’autre part des
éditeurs et des universités qui mettent leurs publications et leurs cours en
accès libre sur le web. Reste à savoir si, pour les premiers, les profits
dégagés en valent vraiment la peine. Dans de nombreux cas, il semblerait que la
somme nécessaire à la gestion interne soit au moins équivalente aux gains
réalisés. Est-il vraiment utile de mettre un pareil frein à la diffusion de
l’information pour un profit finalement nul? Comme l’explique en février 2001
Russon Wooldridge, professeur au département d’études françaises de l’Université
de Toronto, "il est crucial que ceux qui croient à la libre diffusion des
connaissances veillent à ce que le savoir ne soit pas bouffé, pour être vendu,
par les intérêts commerciaux."
La diffusion gratuite du savoir n’est toutefois possible que parce qu’il existe
en amont des organismes financeurs, par exemple des universités ou des
laboratoires de recherche. Ou alors parce qu’une petite équipe en place
(rémunérée) est relayée par un vaste réseau de volontaires (bénévoles) gagnant
leur vie par ailleurs et décidant de consacrer une partie de leur temps à une
activité qu’ils estiment importante pour le bien de la collectivité. C’est le
cas du Projet Gutenberg, pionnier des bibliothèques numériques, ou encore de
Bookshare.org, bibliothèque numérique à destination des aveugles et malvoyants
résidant aux Etats-Unis.
= De nombreuses questions
"L’internet pose une foule de questions et il faudra des années pour organiser
des réponses, imaginer des solutions, écrit en janvier 2001 Pierre Schweitzer,
concepteur du baladeur de textes @folio. L’état d’excitation et les soubresauts
autour de la dite 'nouvelle' économie sont sans importance, c’est l’époque qui
est passionnante."
En effet, nombreuses sont les zones vierges à explorer, et nombreux sont les
modèles - économiques ou non - à créer. Des choix politiques et culturels
s’imposent puisque, aussi sophistiquées soient-elles, les technologies
numériques ne sont jamais que des moyens permettant de véhiculer un contenu. On
dispose maintenant des techniques permettant une très large diffusion des livres
par-delà les frontières, les langues et les handicaps, et ceci à moindres frais.
Reste à créer ou renforcer la volonté politique et culturelle dans ce sens, à
tous les échelons.
Il importe aussi de ne pas oublier la formation des professionnels du livre,
comme le précise Emilie Devriendt, élève professeure à l'Ecole nationale
supérieure (ENS) de Paris et responsable du site Translatio. "Tous les cursus
'littéraires' sont loin de comprendre une formation obligatoire aux nouvelles
technologies (qu'il s'agisse d'ailleurs de bureautique, de recherche
documentaire ou d'analyse textuelle), explique-t-elle en février 2003. Or sans
un apprentissage sérieux de ce type risque paradoxalement de se constituer une
nouvelle forme d'analphabétisme au sein même d'une population intellectuelle,
les étudiants, les enseignants, les chercheurs; ou, à tout le moins, une
informatisation 'à deux vitesses' de cette population."
De plus, pour les oeuvres contemporaines, comment concilier respect du droit
d’auteur et diffusion auprès d’un large public? L’activité des auteurs
numériques et des éditeurs électroniques, commerciaux ou non, leur
permettra-t-elle un jour de gagner leur vie? Ou devront-ils continuer d’être
informaticiens, enseignants, traducteurs, etc., et exercer cette activité sur
leur temps libre?
Il semblerait aussi que le système en place oublie trop souvent que ce sont les
auteurs qui font les livres. Nombre d’entre eux se plaignent à juste titre
d’être les parents pauvres de l’édition, ce qui est tout de même un comble. Il
serait donc grand temps que les auteurs prennent leur destin en main, sans plus
se laisser impressionner par tous ceux pour lesquels le livre ne sera jamais
qu’un produit dégageant un profit, l’auteur étant le dernier servi. L’internet
et les technologies numériques offrent de nouveaux outils, et des possibilités
de diffusion sans précédent. Reste à créer de nouvelles structures pour
l’édition et la distribution, en évitant de copier les anciennes.
# [ANNEXE] REPERTOIRES
[Répertoires généralistes / Répertoires de bibliothèques / Répertoires de
bibliothèques numériques / Répertoires d'éditeurs / Répertoires de librairies /
Répertoires de presse / Répertoires en sciences de l'information]
Sur la gigantesque encyclopédie qu'est le web, tous les secteurs du livre sont
représentés. On y trouve les auteurs, les libraires, les éditeurs, les
bibliothèques, la presse (secteur connexe du livre), sans parler des dizaines de
milliers de livres du domaine public en accès libre. Voici vingt-cinq
répertoires de qualité, francophones, anglophones et multilingues.
#Répertoires généralistes
= Bibliothèque nationale de France (BnF) - Signets (Les)
Une sélection commentée de 2.000 sites et pages web choisis par les
bibliothécaires de la BnF.
= Ministère de la Culture (France) - L'internet culturel
Un annuaire qui comporte entre autres des rubriques sur les langues, le livre
et la lecture, les médias, le multimédia, les régions de France et les sciences
humaines et sociales.
= Zazieweb - Annuaire des sites
Plus de 5.000 sites littéraires sont recensés dans l'annuaire de Zazieweb.
Créé en juin 1996 par Isabelle Aveline, Zazieweb est un espace de documentation,
d'orientation et de ressources internet suivant de près l'actualité du livre et
du réseau.
= Librarians - Index to the Internet
Créé en 1990 par Carole Leita, bibliothécaire de référence à la Berkeley
Public Library (Californie), ce répertoire rejoint en mars 1997 le site de la
Berkeley Digital Library. Poursuivi en octobre 2001 par Karen Schneider (qui
remplace Carole Leita, partie à la retraite), il recense 10.000 ressources
internet sélectionnées par plus de cent bibliothécaires.
= WWW Virtual Library (VL)
La WWW Virtual Library est le plus ancien annuaire du web. Ce catalogue par
sujets est débuté par Tim Berners-Lee comme outil d'analyse du développement du
World Wide Web (WWW) qu'il venait de créer en 1990. Le travail est ensuite
poursuivi pendant plusieurs années par Arthur Secret, avant que chaque section
ne soit prise en main par des spécialistes d'un sujet donné. Réputée pour sa
qualité, la WWW Virtual Library est désormais un annuaire coopératif constitué
de très nombreux répertoires situés sur des centaines de serveurs. Les pages
centrales sont gérées par Gerard Manning.
#Répertoires de bibliothèques
= Catalogue collectif de France (CCFr)
Le CCFr répertorie 4.000 bibliothèques et 1.200 fonds documentaires. Il offre
aussi une interface unique à trois grands catalogues: le catalogue des fonds des
bibliothèques municipales rétroconvertis (BMR), le catalogue des imprimés de la
Bibliothèque nationale de France (BN-Opale Plus) et le catalogue des
bibliothèques universitaires (SUDOC: Système universitaire de documentation), le
tout représentant près de 15 millions de notices. En novembre 2002, le CCFr
débute la gestion via l'internet d'un service de prêt entre bibliothèques.
= Oriente-Express (L')
Géré par la Bibliothèque du Centre Pompidou (Paris), l'Oriente-Express est un
répertoire de bibliothèques et centres de documentation privés ou publics,
situés à Paris ou en région parisienne, ouverts à un large public ou faisant
référence dans leur domaine.
= Gabriel (Gateway to Europe's National Libraries)
Trilingue (français, anglais, allemand), Gabriel est le serveur web de 41
bibliothèques nationales européennes. Il permet d'offrir un point d'accès unique
à leurs services, leurs collections et leurs catalogues.
= Libweb: Library Servers via WWW
Géré par Thomas Dowling dans le cadre de la Digital Berkeley Library
(Californie), ce répertoire recense les sites web de 6.600 bibliothèques dans
115 pays différents, avec mise à jour quotidienne.
= UNESCO Libraries Portal
Géré par l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science
et la culture), un portail à vocation internationale pour les bibliothèques et
leurs usagers. Plusieurs rubriques: bibliothèques, associations et réseaux,
accès et conservation, bibliothéconomie, formation, ressources en ligne,
conférences et réunions.
#Répertoires de bibliothèques numériques
= Athena Literature Resources
Un répertoire mondial des ressources littéraires en ligne. Ce répertoire fait
partie d'Athena, une bibliothèque numérique fondée par Pierre Perroud et
hébergée sur le site de l'Université de Genève.
= The Online Books Page - Archives
Un autre répertoire mondial de ressources littéraires en ligne. Ce répertoire
fait partie de The Online Books Page, géré par John Mark Ockerbloom pour
recenser les textes électroniques anglophones librement disponibles en ligne.
http://onlinebooks.library.upenn.edu/archives.html
#Répertoires d'éditeurs
= BIEF - Editeurs adhérents
Le répertoire des quelque 250 éditeurs membres du Bureau international de
l'édition française (BIEF), organisme de promotion de l'édition française à
l'étranger.
= Publishers' Catalogues