AFFAIRES IMMOBILIÈRES

Les immeubles en question sont des maisons, des biens-fonds et la

clientèle locale des maisons de commerce. Tout d’abord la _Jewish

Company_ se déclarera seulement prête à servir d’intermédiaire pour la

vente de ces immeubles. Car, dans les premiers temps, les ventes des

Juifs auront lieu de gré à gré et sans une grande baisse dans les prix.

Les succursales de la Compagnie se transformeront dans chaque ville en

bureaux centraux pour la vente des biens juifs. Chaque succursale ne

prélèvera à cet effet que la commission nécessaire à son entretien.

Maintenant, il peut se faire que le développement de la situation

produise une dépression des prix, et que, par suite, survienne une

impossibilité de vente. Dans cette période, le rôle de la Compagnie, qui

n’avait d’abord consisté qu’à servir d’intermédiaire pour la vente des

biens, s’élargit. La Compagnie devient administratrice des immeubles

abandonnés et attend, pour reprendre leur vente, une époque plus

favorable.

Elle perçoit les loyers des immeubles, afferme les terres et institue

des gérants pour les maisons de commerce, autant que possible également

sous forme d’affermage, à cause des soins nécessités. La

Compagnie aura partout tendance à faciliter à ces fermiers--des

chrétiens--l’acquisition de la propriété. Elle pourvoira surtout

entièrement, peu à peu, ses établissements européens d’employés et de

représentants (avocats, etc.) chrétiens. Et ceux-ci ne devront

aucunement devenir les valets des Juifs. Ils serviront pour ainsi dire

de libre contrôle à la population chrétienne afin que tout s’y passe

correctement, qu’il soit agi honnêtement et de bonne foi, et que nulle

part ne se produise un ébranlement intentionnel dans le bien-être

public.

En même temps, la Compagnie figurera comme vendeuse de biens ou plutôt

comme échangeuse. Elle donnera une maison pour une maison, une terre

pour une terre, et cela «là-bas». Il faut, autant que possible, que tout

y soit transplanté comme si c’était «ici». Et, de ce fait, une source de

bénéfices considérables et licites s’ouvre pour la Compagnie. Elle

donnera «là-bas» de belles maisons modernes, pourvues de tout le

confort, et de bonnes terres, qui coûteront cependant beaucoup moins

cher, car elle aura acquis à bon marché le fonds et le tréfonds.

L'État juif · 第 24 / 66 题