L’ACHAT DE LA TERRE

Le pays à assurer à la _Society of Jews_, sur la base du droit

international, peut naturellement aussi être acquis par la voie du droit

privé.

Les mesures à prendre par les particuliers en vue du déplacement

n’entrent pas dans ce travail. Mais la Compagnie a besoin de grandes

étendues de terre pour elle et pour nous. Elle s’assurera le sol

nécessaire par un achat considérable. Il s’agira principalement de faire

l’acquisition des biens domaniaux de l’actuelle autorité souveraine. Le

but est d’arriver, «là-bas», à entrer en possession de la terre sans

pousser les prix à une hauteur vertigineuse, de même qu’on vend «ici»

sans dépréciation des biens. Une élévation excessive des prix n’est

d’ailleurs pas à craindre, car la valeur de la terre, c’est d’abord la

Compagnie qui l’apporte, puisque c’est elle qui dirige la colonisation,

et cela, d’accord avec la _Society of Jews_, qui surveille.

La Compagnie cédera à ses employés des terrains à bâtir à bon marché,

leur accordera, pour la construction de leurs belles demeures, des prêts

amortissables, qu’elle déduira de leurs appointements ou qu’elle portera

en compte peu à peu comme augmentation. Ce sera là, à côté des honneurs

qu’ils attendent, une forme de récompense pour leurs services.

L’énorme bénéfice résultant de la spéculation de la terre devra revenir

tout entier à la Compagnie, parce qu’elle doit recevoir pour les risques

une prime indéterminée, comme tout autre entrepreneur. Là où il y a un

risque dans l’entreprise, il faut que le bénéfice de l’entrepreneur soit

généreusement favorisé. Mais aussi ce bénéfice excessif n’est-il

tolérable que là seulement. La corrélation de risque et prime renferme

la moralité financière.

L'État juif · 第 25 / 66 题