La _Jewish Company_ est en partie conçue d’après le modèle des grandes
compagnies territoriales--une _Chartered Company_ juive, si l’on veut.
Seulement, elle ne jouit pas du droit de souveraineté et elle ne
poursuit pas seulement des buts coloniaux.
La _Jewish Company_ est constituée en société par actions sur la base
subjective du droit anglais, en conformité des lois et sous la
protection de l’Angleterre. Le siège principal est à Londres. Je ne
saurais dire, présentement, à combien doit se monter le capital social.
Nos nombreux spécialistes financiers en feront le calcul. Mais, pour ne
pas employer des expressions vagues, j’en fixe arbitrairement le chiffre
à un milliard de marks. Ce sera peut-être plus, peut-être moins. De la
forme de l’opération financière par laquelle les fonds seront
réunis--opération qui sera examinée plus loin--dépendra la fraction de
la grande somme devant être effectivement versée lors de la mise en
train.
La _Jewish Company_ est une institution de transition. Elle est une
entreprise purement industrielle, qui reste toujours soigneusement
distincte de la _Society of Jews_.
La _Jewish Company_ a tout d’abord la mission de liquider les biens
immobiliers des Juifs qui se retirent. La façon dont cela est fait
préserve des crises, assure à chacun ce qui lui appartient et rend
possible cette migration intérieure des concitoyens chrétiens qui a déjà
été indiquée.