_(A voix basse)_--le Pape,
J'ai appris que le pauvre homme venait d'avoir les jambes broyées[1]
par un chêne.
J'arrive de chez lui. Quelle tempête!
Cela m'a rappelé les bons temps de l'indivisible, quand le sorcier
Quiriace me pourchassait.
Et que je passais la nuit dans le creux d'un saule, avec Notre-Seigneur
sur la poitrine.
SYGNE, _se mettant à genoux_.--Pardonnez-moi, mon père, parce que j'ai
péché.
MONSIEUR BADILON _(il est assis sur un fauteuil à côté d'elle)_.--Qu'il
vous pardonne comme je vous bénis.
SYGNE.--Je suis coupable de paroles violentes, de désir de mort, de
propos de tuer.
MONSIEUR BADILON.--Renoncez-vous de toute votre volonté à la haine
d'aucun homme et au désir de lui mal faire?
SYGNE.--Je cède.
MONSIEUR BADILON.--Poursuivez.