À sept heures [du matin] les gradins paroissoient couverts de spectateurs.
Un grand nombre d'étrangers s'y trouvoient et parmi eux plus de quatre
mille Anglais. On dit que plusieurs François crièrent _Vivent les
Anglais_. Si cela est, ceux-ci l'entendirent avec leur sentiment national,
d'autant plus profond qu'il est moins manifeste. Cette généreuse nation,
très distincte et très différente de son ministère, ainsi que la nôtre,
mérite bien la reconnoissance des François, elle prend part à leur
bonheur, à leur gloire, au même jour il y avoit dans la plupart des
tavernes de Londres des assemblées de citoyens qui s'unissoient en esprit
aux François devenus leurs frères en liberté et ils en ont voté de
pareilles au 14 juillet de chaque année. [Note: _Mercure national_ du 25
juillet 1790.]