Les soldats citoyens sur pied depuis cinq heures du matin mouroient de
faim. On leur jetoit par les fenêtres des pains qu'ils recevoient sur
leurs sabres et sur leurs bayonnettes: on y joignoit des viandes froides
ou fumées; on leur descendoit du vin, de l'eau-de-vie, des liqueurs, de
l'eau dans des bouteilles attachées à de longs rubans aux trois couleurs.
Ils saisissoient tout avec empressement, et cela ne doit pas étonner, car
les héros patriotes déjeûnent tout aussi bien que des aristocrates et
encore mieux, parce qu'ils n'ont point de remords.... [Note:
_Confédération nationale_, p. 127.]