Celui qu'on prête en France est le lien du contrat politique; il est pour
le peuple un acte de consentement et d'obéissance; dans le corps
législatif le gage de la discipline; dans le monarque le respect pour la
liberté; ainsi la religion est le principe du gouvernement; on dira
qu'elle est étrangement affaiblie parmi nous; j'en conviens, mais je dis
que la honte du parjure reste encore où la piété n'est plus et qu'après la
perte de la religion un peuple conserve encore le respect pour soi-même
qui le ramène à elle si les lois parviennent à rétablir ses moeurs. [Note:
Saint-Just, _Esprit de la Révolution_, troisième partie, chapitre XXII.]
_LA FÉDÉRATION_