[201] Fabri, seigneur de Champauze, trésorier de l'extraordinaire des

guerres. Sa fille épousa le chancelier Séguier. Il est parlé de lui en

d'assez mauvais termes dans le libelle de J. Bourgoin, _la Chasse aux

larrons_, Paris, 1618, in-4, p. 45, et dans _la Voix publique au roi_.

(Recueil E, p. 210.)

[202] _Var._: Pauvre.

[203] Fameuse folle de cour qui occupe tout un chapitre de la

_Confession de Sancy_, et la même, croit-on, que Pierre Colins, allant

faire hommage à Henri IV pour la terre d'Enghien, dit avoir vue à la

table royale, (_Hist. des choses les plus mémorables_, etc., p. 729.) En

1622, elle avoit encore de la cour une pension de 1,200 livres. (Nic.

Remond, _Sommaire traité du revenu_, etc. 1622, in-8., _ad fin._)

Mathurine couroit les rues et étoit le jouet des laquais et des marmots.

V. à la fin de ce volume _les Essais de Mathurine_.--On appeloit alors

_maturinades_ une sorte de satire burlesque. (_Remerciment de la voix

publique au roy pour la disgrâce de M. de la Vieuville._ Recueil F, p.

46.)

[204] Il le fut, en effet, peu de temps après, en 1622; sa conduite à

Montpellier, et surtout dans l'affaire des Sables-d'Olonne (Tallemant,

édit. in-12, t. 4, p. 198), l'en avoit réellement rendu digne.

[205] Le maréchal de Créqui, gendre de Lesdiguières, à qui le titre de

connétable revenoit un peu par droit d'alliance, beaucoup par droit de

courage. Il ne l'eut pourtant pas: il n'hérita de son beau-père que du

titre de duc de Lesdiguières.

[206] L'affaire de D. Philippin, bâtard du duc de Savoie, avec M. de

Créqui, seroit trop longue à raconter ici; il suffira de rappeler

qu'après d'interminables retards apportés par le bâtard, un duel eut

lieu enfin entre lui et le duc, le 1er juin 1599, à Quirieux. M. de

Créqui, après un combat de quelques minutes, le perça de deux coups

d'épée et de deux coups de poignard, dont il mourut peu de jours après.

[207] «... Elle avoit chez elle un certain bouffon, nommé Guérin, qui

prenoit la qualité de maître des requêtes de la reine Marguerite et de

son orateur jovial. Il portoit une robe de velours, une soutane de satin

noir avec un bonnet carré. Ce bouffon, tous les jours, ne manquoit pas

de monter sur le théâtre qu'elle avoit fait dresser dans son palais du

faubourg S.-Germain, à l'un des bouts de la grande salle. Comme elle

prenoit grand plaisir à l'écouter, il n'épargnoit pas les mots les plus

infâmes. Il continua à faire ce beau métier tant qu'elle vécut; il en

fut assez mal récompensé: il mourut de misère.» (Sauval, _Galanteries

des rois de France_, etc., suiv. la copie imp. à Paris, 1721, in-12, t.

3, p. 70.) Guérin dirigeoit les ballets de la cour. _Lettres de

Malherbe_, p. 327. V. aussi sur ce bouffon nos _Variétés hist. et

litt._, t. 1, p. 220.

[208] Branche pliante, lien des fagots. La corde des pendus prenoit

aussi ce nom. (V. le _Roman du Renard_, vers 7854.) De là l'expression:

peine de la _hart_.

[209] _Var._: Courtoisies.

[210] Vive comme l'_émérillon_, sorte de faucon.

[211] Le _paroistre_, comme il est dit ici, étoit le ridicule de

l'époque. D'aubigné s'en prend surtout à cette manie d'ostentation, dans

son _Baron de Fæneste_. Le nom même du héros, qui n'est que le verbe

grec signifiant _paroitre_ ingénieusement francisé, en est une preuve.

Dans un livret très rare du même temps, on s'explique ainsi, de la façon

la plus claire, sur le mot et sur la chose: «... Un ramoneur lombard,

entendant les merveilles des bottes..., jura... qu'il se viendroit icy

naturaliser et en achepter deux paires pour se rendre estafier chez

quelque honneste homme à bottes, et tascher par ce moyen de _parestre_

(c'est le mot qui court) et faire ses affaires s'il pouvoit.» _La mode

qui court à présent et les singularitez d'icelle, ou l'ut, re, mi, fa,

fol, la, de ce temps_, Paris, Fleury Bourriquant, 1613, in-12, p. 12.

[212] C'est-à-dire se donnant des airs de commandement. _La pique de

Biscaye_ étoit, sous Charles IX, l'arme des colonels.

[213] Louis XIII, en cela, n'eût fait qu'imiter son père, qui ne fit pas

moins de trois édits contre les clinquants et dorures: l'un en 1594, le

second en 1601, le troisième en 1606. C'est de ce dernier, enregistré au

Parlement le 9 janvier 1607, que Régnier a parlé dans sa 8e satire,

v. 72:

. . . . . . . . . . . A propos, on m'a dict

Que contre les clinquants le roy faict un edict.

Le projet d'ordonnance dont il est question ici fut, du reste, réalisé

quelques années après, en 1627. Nous trouvons à la suite d'une pièce

parue alors, _le Tableau à deux faces de la foire Saint-Germain_, etc.,

Paris, 1627, in-12, p. 10, une _Consolation aux dames_ sur la

réformation des passements et habits qui venoit d'avoir lieu par

ordonnance royale.

[214] C'est le même artisan, l'un des plus riches alors, qui est nommé

dans ce passage de la 16e satire de Régnier:

Suis jusques au conseil les maîtres des requestes.

Ne t'enquiers, curieux, s'ils sont hommes ou bestes,

Et les distingue bien: les uns ont le pouvoir

De juger finement un procès sans le voir;

Les autres, comme dieux, près le soleil résident,

Et, démons de Plutus, aux finances président:

Car leurs seules faveurs peuvent, en moins d'un an,

Te faire devenir Chalange et Montauban.

Ce dernier ne s'appeloit Montauban qu'à cause de sa ville natale; son

vrai nom étoit Moysset. Il étoit trésorier de l'Epargne. V. _la Chasse

aux larrons_, p. 21.

[215] Chalange se méloit de toutes ces grosses affaires; il achetoit

pour ainsi dire la promulgation de tout édit onéreux, et tenoit compte

d'une part des profits aux ministres à qui il l'avoit fait rendre. Sa

faveur étoit ainsi devenue très grande à la cour. «Ainsi voit-on que

Chalange et autres tels partisans, dit le _Contadin provençal_, ont plus

d'accès aux favoris que les grands et les vieux conseillers de l'Etat.»

(Recueil cité, p. 98.)

[216] C'étoit un de ces édits comme il y en eut tant de promulgués alors

contre les gens de justice. Il fit crier autant au moins que la _revente

des greffes_, qui, selon un libelle du temps, fut cause que le roi «fut

volé de six millions de livres», dont s'enrichirent les partisans.

(_Raisons de la reine-mère_, dans le _Recueil des pièces curieuses_,

etc., p. 275.) Toute la basoche, qu'on rançonnoit, fut en émoi de cet

_édit des procureurs_, et ce qu'on dit ici des empêchements qu'y trouva

Chalange semble assez naturel quand on sait à qui il avoit affaire et ce

qu'il demandoit. «Les trois quarts de vostre vermine de procureurs

étoient reduits au bureau des Innocents, faute d'avoir de quoy

satisfaire à l'edit, dont on s'est tant tremoussé dans vostre palais.»

(_Advis donné au roi, etc._, Recueil, etc., p. 139-140.) V. encore sur

cet édit l'_Anti-Caquet_, à la fin de ce volume, et nos _Variétés hist.

et littér._, t. 1, p. 215--216.

[217] On n'étoit pas dupe des raisons qui faisoient promulguer ces lois

successives, «tant d'edits nouveaux, dit un pamphlet du temps, contre

Luynes et les partisans ses créatures, qui ne servent que pour affliger

le pauvre peuple, et ne sont inventez que pour assouvir leur avarice.»

(_Le Contadin provençal_, Recueil, etc., p. 98.)

[218] Par la bouche, expression tirée du vieux mot _engouler_.

[219] Les capucines s'étoient établies, de 1604 à 1606, dans le couvent

qui a gardé leur nom.

[220] C'est Jean-François de Gondi, qui, de doyen de Notre-Dame,

devenoit évêque de Paris. Il fut sacré le 19 février 1622, et, d'après

cette date, on peut voir exactement à quelle époque fut écrite cette

partie des _Caquets_. Il ne faut pas s'étonner du mot _évêque_ employé

ici: c'est le titre que portaient encore les prélats du siége de Paris.

Ce même François de Gondi fut le premier qui l'échangea pour celui

d'archevêque.

[221] La nouvelle religion dont il s'agit, et pour laquelle on réclame

les largesses de l'évêque, est la maison des Ursulines de la rue

Sainte-Avoye. D'abord communauté de quarante veuves, elle étoit devenue

ensuite maison de Béguines, et le 31 janvier 1622, par suite d'un

concordat entre les Béguines, le curé de Saint-Merry et les Ursulines,

celles-ci avoient pris possession du couvent. Ce concordat, que

confirmèrent des lettres-patentes de février 1623, obtint, en effet,

l'approbation de l'évêque François de Gondi; mais nous ne savons pas

s'il fit davantage pour les Ursulines.

[222] Le comte Ernest de Mansfeld, ne trouvant plus à vivre ni dans le

Palatinat ni dans l'Alsace, qu'il avoit ruinés, s'étoit mis à menacer la

Champagne. Il avoit passé la Meuse, et s'étoit logé en vue de Mouzon. La

peur avoit été grande par toute la France quand on avoit su cette

entreprise; on trembloit surtout qu'il ne vînt donner la main aux

huguenots rebelles, et que M. de Bouillon ne lui ouvrît ses places

frontières. Il n'y avoit que les gens d'expérience qui ne partageassent

pas cette panique, dont font foi toutes les pièces du temps (_les Grands

jours tenus à Paris par M. Muet_, etc., p. 29; _les effroyables Pactions

faites entre le diable et les prétendus invisibles_, etc., p. 21).

Malherbe fut de ces gens rassurés; très tranquille, il écrivit de Caen à

son amy Colomby, qui trembloit à Paris: «Pour Mansfeld, nous en avons

ici de meilleures nouvelles que les vostres. On m'escrit du 9e de ce

mois qu'il est sur le point de se retirer. Il ne faut pas voir trop

clair pour connoître que l'homme de la frontière est de ceux qui l'ont

attiré; mais il est en possession de reussir mal en tout ce qu'il

entreprend. Voilà pourquoy, si de ceste nuée il sort pluye, gresle, ny

aultre sorte de mauvais temps, je veux que vous me teniez pour le plus

ignorant astrologue qui jamais ait regardé les étoilles.» Malherbe avoit

raison: ce qui suivit justifia pleinement sa quiétude confiante, dont

témoigne encore sa lettre à Peiresc du 28 juillet 1622. Mansfeld fit un

premier accord avec M. de Nevers, puis, s'étant approché de Sedan, et

après avoir vu sans doute qu'il ne falloit pas faire trop grand fonds

sur les forces et sur la parole de M. de Bouillon, il quitta notre

frontière et tira sur le Hainaut. Il y trouva l'armée espagnole

commandée par D. Gonzalès. Une bataille fut livrée dans les plaines de

Fleurus, après laquelle Mansfeld, à demi défait, battit en retraite,

abandonnant tous ses équipages. (_Mercure françois_, t. 8, p. 708-752.)

C'est de cette dernière affaire, qui achevoit de les rassurer, que

parlent nos caqueteuses.

[223] Une autre édition, différente en ce seul point, porte pour titre:

_La Responce aux trois Caquets de l'Accouchée_, MDC.XXII.--Dans le

_Recueil général_, c'est _la sixiesme Journée et visitation de

l'Accouchée_.

[224] Tout le commencement de cette Journée, jusqu'ici, est remplacé

dans le _Recueil général_ par: Desireux de poursuivre carrière et

parvenir à mon but, je fus d'abondant voir ma cousine l'Accouchée et

l'entretenir à mon accoustumée; ce qu'ayant fait, et recognoissant bien

l'approche des visites qui luy seroient faites, je me rengeay à ma

cellule ordinaire, où je ne fus pas si tost entré qu'il arriva une bande

de bourgeoises de Paris, lesquelles, après avoir fait leurs reverences

et pris place, l'une commença à dire: La porte est-elle fermée?

[225] _Var._ Les mots entre crochets manquent au _Recueil général_.

[226] Les mots: _une qui avoit desjà deffait sa chemise_, sont remplacés

au _Recueil général_ par: _une autre_.

[227] _Var._ _Recueil général_: dit lors une autre.

[228] Les Quinze-Vingts portoient une longue robe grise, avec une fleur

de lys sur la poitrine. Une gravure d'Abraham Bosse représente sous son

costume complet un de ces aveugles demandant l'aumône au coin d'une rue.

La caricature qu'on fit de Lafont de Saint-Yenne, à cause de ses

jugements d'aveugle sur le salon de 1753, est aussi une représentation

exacte de l'habillement des Quinze-Vingts sous Louis XV.

[229] On reprochoit alors beaucoup aux bourgeoises la richesse des

étoffes qu'elles employoient pour leurs robes, et l'on disoit partout

que ce luxe coûtoit cher aux bonnes moeurs:

Les bourgeoises qui font les belles,

Sont braves comme damoiselles

Et se font promener à tas,

Ont-elles pas un petit chose...

Pour achepter du taffetas?

(_Le Tableau à deux faces de la foire S.-Germain, etc._, 1627,

in-12, p. 6.)

La Rousse dit que, si sa fille

Avoit l'habit de taffetas,

Elle seroit aussi gentille

Ou plus belle qu'elle n'est pas.

(_Le Bruit qui court de l'espousée_, 1624, s. l., p. 5.)

[230] Ces propos sur les modes et la coquetterie étoient le fonds

ordinaire de la conversation des caqueteuses:

C'estoyent mercières du Palais

Qui discouroient de leurs malices,

De leurs fards et leurs artifices,

Des bons tours qu'elles mettent sus

Pour faire leurs maris cornus.

J'en vis deux qui se vermillonnent,

Et leurs cheveux passe-fillonnent

Pour mieux les marchands allecher...

(_Le Banquet des Muses, ou Satires divers du sieur_ Auvray, Paris,

1625, in-8, p. 184.)

[231] _Var._ Les mots entre crochets manquent au _Recueil général_.

[232] _Var._ Le passage entre crochets manque au _Recueil général_.

[233] _Var._ Les mots: _pour le bain_, sont remplacés, au _Recueil

général_, par les mots: _de visite_.

[234] _Var._ «Et moi la première.» Ces mots manquent au _Recueil

général_.

[235] _Var._ Ces deux mots manquent au _Recueil général_.

[236] _Var._ _Rec. gén._: leur.

[237] _Var._ _Rec. gén._: furent.

[238] _Var._ _Rec. gén._: leur.

[239] _Var._ _Rec. gén._: leur.

[240] _Var._ Le _Recueil général_ ajoute: (paracheva-elle).

[241] _Var._ Le _Rec. gén._ ajoute: dit la damoiselle du faux-bourg

Sainct-Germain.

[242] _Var._ _Qui commençoit à s'essuyer._ Ces mots manquent au _Recueil

général_.

[243] _Var._ _Rec. gén._: une autre qui estoit.

[244] _Var._ _Rec. gén._: (dit-elle).

[245] Cette lettre ne se trouve pas dans le _Recueil général_, non plus

que les réflexions qui l'accompagnent.

[246] _Var._ Dans le _Recueil général_, cette partie est intitulée: _La

septiesme journée et visitation de l'Accouchée_.

[247] _Var._ _Rec. gén._: ij, iij, iiij, v et vj.

[248] _Var._ _Rec. gén._: ne voyez la septiesme, et...

[249] _Var._ _Rec. gén._: ne cette septiesme.

[250] Dans le _Recueil général_, ce qui termine cet alinéa est remplacé

par: et alors, saluant l'accouchée, je luy demanday le mesme privilége

du passé, et, en obtenant franchement la prerogative, je me retirai dans

mon oratoire accoustumé, derrière le chevet du lict.

[251] Terme de jeu de paume ou _tripot_.

[252] _Var._ _Rec. gén._: les porter.

[253] Ce qui est renfermé entre crochets est remplacé, dans le _Recueil

général_, par: Il y en a assez qui prestent argent.

[254] Le passage entre crochets est remplacé, dans le _Recueil général_,

par le mot: en.

[255] La plupart des gens de finance logeoient alors au Marais. V.

_Catal. des partisans_, etc., dans le _Recueil des Mazarinades_, t. 1,

p. 113, etc.

[256] _Var._ Le _Recueil général_ dit huit mois.

[257] Le curieux livre qui a pour titre: _Ulenspiegel, de sa vie, de ses

oeuvres, etc._, étoit depuis près d'un siècle populaire en France, où

le mot _espiègle_, qui nous en est resté, commençoit même à être déjà en

cours. La première traduction faite sur l'original, écrit en bas

allemand vers 1483, avoit paru à Paris en 1532, pet. in-4. Depuis, les

éditions s'en étoient succédé à Lyon, à Paris, à Orléans, etc., et, pour

connoître l'Espiègle, il n'étoit pas besoin d'être grand lecteur de

romans.

[258] Tout ce qui suit, jusqu'à l'alinéa, manque au _Rec. gén._

[259] _Var._ Ce qui suit est remplacé dans le _Recueil général_ par: que

de baiser l'Accouchée en prenant congé d'elle jusques au revoir.

[260] Dans le _Recueil général_, cette partie est intitulée: _la

Huictiesme journée et dernière visitation au relevement de l'Accouchée_.

[261] _Var._ Tout le commencement de cet alinéa manque dans le _Recueil

général_.

[262] _Var._ Cette citation latine manque au _Recueil général_.

[263] _Var._ Cette fin d'alinéa manque au _Recueil général_.

[264] _Var._ Les mots: _à ladite garde d'accouchée_ sont remplacés dans

le _Recueil général_ par: _en ma faveur_.

[265] _Var._ Le _Rec. gén._ ajoute: respond la femme de l'advocat.

[266] _Var._ _Rec. gén._: la femme de l'advocat.

[267] _Var._ La fin de l'alinéa manque au _Recueil général_.

[268] _Var._ Au lieu de la fin de cet alinéa et de tout l'alinéa

suivant, on lit dans le _Recueil général_: estoit escrit que la fille

d'un sergent à verge avoit abandonné y a quelque temps son père, vieil

qu'il estoit, pour suivre par tout Madamoiselle, à cause qu'elle luy

faisoit porter l'atour, et d'autres petits secrets qui estoient inserez

dans le petit papier.

[269] _Var._ Ces mots manquent au _Recueil général_.

[270] _Var._ Le passage entre crochets manque au _Recueil général_.

[271] _Var._ Le passage entre crochets manque au _Recueil général_.

[272] _Var._ Le commencement de cet alinéa est remplacé, dans le

_Recueil général_, par: Il y en a beaucoup qui s'en font à croire,

tesmoins ce qu'a fait un certain gantier qui, depuis quelque temps en

çà...

[273] Depuis long-temps on se plaignoit des échevins et on les

chansonnoit. Tabourot, dans ses _Bigarrures_, au chapitre des Allusions,

plaisantant sur leur nom, dit: «qu'_échevin_ est ainsi nommé quasi

léchevin, pour ce qu'il doit tâter le vin pour commencement de bonne

police, afin qu'on n'en vende de mauvais.»

[274] Il faut lire ici, je crois, Moysset, et non Massey: c'est le

partisan dont nous avons parlé plus haut dans une note. Luynes et ses

frères l'avoient lancé, comme Chalange, dans les grandes affaires. Dans

un pamphlet du temps, _le Contadin provençal_, il est question de «la

grande familiarité que ces trois frères ont avec ce preud'homme Moysset,

ne provenant que des etroictes intelligences qu'ils ont ensemble pour

voler les deniers du royaume.» _Recueil des pièces les plus curieuses

qui ont été faictes pendant le règne du connestable M. de Luynes_,

Paris, 1632, in-8, p. 98.

[275] _Var._ _Rec. gén._: garde l'accouchée voulut, auparavant prendre

congé, dire quelque chose en...

[276] _Var._ _Rec. gén._: desire, s'il vous plaist, vous en dire un en

passant: c'est qu'un...

[277] _Var._ _Rec. gén._: j'ai patience qu'il ait la fortune meilleure.

[278] _Var._ Ce qui termine l'alinéa est remplacé, au _Recueil général_,

par: le laisser estudier encore quatre ou cinq années, pour estre plus

parfait en toute sorte de sciences.

[279] _Var._ Le passage entre crochets manque au _Rec. gén._

[280] On écrivoit ainsi, d'après l'étymol. ital., _fare all' erta_. V.

Montaigne, I, 19.

[281] _Var._ Le passage entre crochets manque au _Rec. gén._

[282] _Var._ Le passage entre crochets est remplacé, au _Recueil

général_, par: les unes aux autres auparavant que partir et de prendre

congé de madame la relevée. Ce qui occasionna la compagnie de faire la

collation.

[283] _Var._ _Rec. gén._: verre.

[284] _Var._ Le mot _nompareil_ est remplacé, au _Recueil général_, par:

ne voulant plus traicter des discours ny d'Accouchée ni de Relevée.

[285] _Var._ Le _Recueil général_ ajoute: se promettant les unes aux

autres, d'un vif courage, de se voir à leurs autres accouchemens.

[286] _Antrax._

[287] V. sur cette promenade, dépendante des anciens jardins de la reine

Marguerite dans la rue de Seine, une longue note de nos _Variétés

historiques et littéraires_, t. I, 18e pièce, p. 219.

[288] Tabarin surtout devint très riche. Il se retira dans une terre

près de Paris, et, jalousé par les nobles ses voisins, qui s'indignoient

de voir ce farceur se poser comme leur égal, il fut tué par eux dans une

dispute pour affaire de chasse. Dupuys Demporte, _Hist. gén. du

Pont-Neuf_, 1750, in-8, p. 36, et D. Martin, _Le parlement nouv._,

franc.-allem. Strasb., 1637.

[289] Lunettes d'approche, que les Hollandois fabriquoient seuls alors,

et qu'on appeloit aussi lunettes de Hollande. Sur cette invention, assez

nouvelle alors, surtout pour les Parisiens, puisque la première lunette

de cette espèce fut vendue en 1609 sur le Pont-Marchand. V. _Journal_ de

l'Estoille, 30 avril 1609, et _l'Hermite du Mont-Valérien_, p. 1

(_Recueil des pièces les plus curieuses sur le connétable de Luynes_).

[290] Expression qui répond à celle-ci: _faire des embarras_, _Enhazé_

vient, selon Oudin, du verbe espagnol _hacer_, faire.

[291] A l'hospice des _Enfants-Rouges_, fondé au Marais par François

Ier, aussi bien qu'à l'_Hôpital du Saint-Esprit_, près la Grève, on

recevoit et l'on élevoit les enfants de pauvres. Ceux de l'hospice du

Saint-Esprit s'appeloient les _enfants bleus_. A l'hospice de _la

Trinité_, ou les enfants portoient aussi un habit de cette même couleur

(Du Breul, _Antiq. de Paris_, liv. 3), on leur faisoit apprendre

gratuitement un métier. (V. la _Biblioth_. de Bouchel, au mot

_Hospitaux_, art. _Hospital de la Trinité_.)

[292] Ceci n'est pas tout à fait vrai. On en peut voir la preuve dans

une pièce de nos _Variétés historiques et littéraires_, t. 1, p.

207-209.

[293] Elles y retournèrent cependant, ou, pour mieux dire, elles ne les

avoient jamais quittés, surtout le faubourg Montmartre, «alors leur

retraite ordinaire», comme il est dit dans le _Caquet des femmes du

faubourg Montmartre, etc._, Paris, 1622, in-8, p. 3.

[294] Les cercles luthériens d'Allemagne, toujours alliés

clandestinement avec les huguenots de France.

[295] C'est le nom qu'on donnoit alors à la rue Phelippeaux. Son premier

nom, qui remonte au XIVe siècle, étoit _Frépault_; au XVe siècle,

on dit _Frapault_; nous trouvons _Fripaux_, comme ici, en 1560, puis

_Frepoux_, en 1636. C'est seulement à la fin du XVIIe siècle que le

nom de Phelipeaux, étant devenu célèbre, prit peu à peu la place de ces

appellations si changeantes; la rue l'a gardé. Elle est encore, comme la

rue Frépillon, sa voisine, toute peuplée de revendeurs et de marchands

de vieux chiffons.

[296] V. sur cet abus des laquais porteurs d'épée, et sur la défense qui

y mit fin en 1654, nos _Variétés historiques et littéraires_, tome 1, p.

283, note 1, et 284, note 3.

[297] V. plus haut pour ce vêtement des bandits d'alors.

[298] Personne ne comprit mieux que M. d'Angoulême l'emploi que les

laquais mis à la retraite devoient faire de leurs loisirs. Même pendant

qu'ils étoient à son service, s'ils lui demandoient leurs gages, il ne

les payoit que de ce beau conseil: «C'est à vous à vous pourvoir. Quatre

rues aboutissent à l'hôtel d'Angoulême, vous êtes en beau lieu,

profitez-en.» Tallemant, _édit. in_-12, t. 1, p. 221.

[299] C'est sans doute à cause de la capitainerie du Louvre, dont il

étoit en effet investi, qu'Enguerrand de Marigny est traité ici de

capitaine.

[300] Cette statue d'Enguerrand de Marigny ne fut placée sur le portail

du Palais qu'après le jugement qui le réhabilita. On lisoit au dessous:

Chacun soit content de ses biens;

Qui n'a suffisance n'a rien.

[301] V. plus haut sur cet édit des procureurs que Chalange fit rendre

et dont il eut les profits; V. aussi nos _Variétés histor. et litt._, t.

1, p. 215.

[302] Le jacobus, monnoie d'or à l'effigie de Jacques Ier, d'une

valeur de 14 fr. 70 cent., d'après l'évaluation moderne, avoit alors

cours en Angleterre.

[303] Allusion à la pension de 1,200 livres que Mathurine, comme nous

l'avons dit plus haut, recevoit de la cour.

[304] C'est-à-dire une soupe bien odorante. L'hysope étoit une plante

parfumée.

[305] Il est naturel que Mathurine invoque maître Guillaume, qui étoit

alors à la cour son collègue en folie. Auprès de l'article qui la

concerne dans le _Sommaire traité des revenus_, etc., de N. Remond,

Paris, 1622, _ad fin._, se trouve celui-ci pour les appointements de

maître Guillaume, le fou en titre d'office: «A Me Guillaume, par les

mains de Jean Lobeys, son gouverneur, dix-huit cents livres.» Pour ce

fou, sous le nom duquel Regnier fit d'abord courir sa 14e satyre (V.

notre livre _l'Esprit des autres_, p. 65), et dont nous aurons souvent à

parler dans nos _Variétés hist. et litt._ à propos des pasquins sans

nombre qui coururent sous son nom, nous nous contenterons de renvoyer à

l'article du _Perroniana_ (3e édit., 1691, in-12, p. 154-157) qui le

concerne, et au chapitre que lui consacre M. de Reiffenberg dans son

_Histoire des fous en titre d'office_ (_le Lundi, nouveaux récits de

Marsilius Brunck_, Paris, 1837, in-12, p. 290-293).--Les vers cités et

les deux de la page suivante se lisent peut-être dans un de ces

pasquins; mais ils se trouvaient auparavant, à quelques variantes près,

dans le _Sermon des foulx_, V. _Ancien théâtre françois_, P. Jannet,

1854, in-16, t. 2, p. 209.

Les caquets de l'accouchée nouvelle édition revue sur les pièces originales · 第 18 / 19 段