Sur ces entrefaittes le medecin et le chirurgien entrent, qui fut cause

que l'on changea de discours, et toutes les damoiselles et dames qui

estoient presentes leur demandèrent s'il y avoit de l'amendement en

l'accouchée, et si elle avoit encores la fièvre qui l'avoit tourmentée

les jours precedens. Ils dirent qu'elle en avoit encores quelque

reliqua, mais que, Dieu aydant, elle seroit bientost à son aise; et

incontinent ils sortirent. Après, l'accouchée dit à la compagnie: Sur

quels discours estiez-vous demeurez, Mesdames?

La femme d'un conseiller, prenant la parole, dit que l'on parloit des

enfans des medecins et apotiquaires de Paris, et qu'il n'y avoit que

trop à dire sur eux, mais qu'il y avoit encores plus à redire sur les

orfévres: Car j'en cognois, dit-elle, un qui a plus de suject de vacquer

à fermer sa boutique que non pas à l'ouvrir, d'autant qu'il y en entre

plus qu'il n'en sort: je dis des marchands; aussi a-il une assez jolye

femme; je ne dis pas qu'elle face l'amour, car il y a long-temps qu'il

est fait, outre qu'elle est prescritte et ne sert plus qu'à un, dit-on,

qu'elle nomme son frère.

La femme du medecin replicqua: Quoy! Madamoiselle, seroit-il possible

qu'elle fust entretenue par son frère?--Madame, dit la damoiselle, on le

dit ainsi, proche la ruë aux Ours.--Madamoyselle, ils meriteroyent donc

tous deux d'estre punis, car c'est un grand peché[150].

Mais, dit la damoiselle, que doit-on juger d'une femme qui descouche

quelquefois au desçeu de son mary, comme elle fait?--Vramy,

Madamoiselle, dit la femme d'un medecin, c'est pour donner suject de mal

parler d'elle, beaucoup plus que ces filles qui avoyent esté perduës

l'espace de vingt-quatre heures, car elles ont esté emmenées contre leur

volonté, et non pas elle, qui ne pouvoit pas estre forcée.--Il est vray,

dit la damoiselle.

--Je ne sçay, dit la femme du medecin, si je vous oserois dire que la

femme d'un jeune orfèvre demandoit, ainsi que j'entendis l'autre jour en

passant, à un jeune homme, s'il avoit une maistresse, et qu'il devoit

luy acheter une monstre qu'elle tenoit, pour luy en faire present; ce

qui fut cause que je m'arrestay court à une boutique vis-à-vis, pour

voir et contempler les actions de ceste jeune femme. Je remarquay tant

de folies et de sottises entre ces jeunes gens que rien plus, dont je

fus fort estonné, et avec moy le voisin au logis duquel je m'estois

arresté. Il faut crier: Au chat! au chat!

--A propos de monstre, dit la femme d'un conseiller, il me souvient que

la femme d'un orfévre avoit attrapé d'un jeune homme une belle monstre

pour jouyr de ses beaux yeux chassieux, qu'elle a esté depuis

contraincte rendre, mesmes en la presence de son mary, qui feignoit n'en

sçavoir rien. La feinte fut bonne aussi de la part de l'orfevaresse, car

elle dit que le jeune homme l'avoit oubliée le jour de devant, et que

l'on ne la luy vouloit pas retenir.

L'on apporta pendant ces discours un panier de cerises très belles à

confire à l'accouchée, de la part d'un sien parent orfèvre, qui fut

cause que l'on changea de discours, et que la femme du medecin dict

qu'elle s'estoit trouvée depuis huict jours en çà en compagnie vers la

rue de la Coustellerie, où l'on faisoit confire des cerises, et avoit

remarqué que l'on en mettoit à part pour Monsieur un tel, à cause de la

sollicitation d'un procez qu'elle avoit gaigné: car son mary ne dit mot,

fait le tacet en sa presence, et elle court partout.

--Je fus il n'y a pas long-temps en la ruë Sainct-Jacques, dit la mesme

femme du conseiller, pour y acheter des pots à confiture; mais j'y

appris de belles nouvelles: on disoit qu'une certaine jeune femme avoit

esté emmenée à Roüen, et que son mary l'estoit allé querir, et qu'il

l'avoit fait mettre prisonnière, ensemble celuy qui l'enmenoit; que cet

affaire avoit esté accordé moyennant cinq ou six cens livres.

La femme d'un advocat, qui estoit en la compagnie, dit: Mesdames, je

l'ai ouy dire ainsi à mon mary, qui plaida la cause; et, bien

d'avantage, celuy qui a payé cet argent a bien eu encores du différend

avec eux: car ils ont plaidé au criminel pour des injures; le mary a eu

des deffenses contre ce tel de mesfaire ny mesdire.

--Que dira-on, dit la femme d'un conseiller, de la belle vitrière? A

propos de pots de verre, je ne sçay s'il est vray qu'elle fait benir ses

verres par un P. (sans offenser l'ordre); mais à la Tournelle on en

parle fort, comme aussi de sa soeur, qui va voir quelquesfois madame

de la Pille.

L'accouchée fit le holà pour parler de l'imprimerie, et commença

elle-mesme à dire: Mesdames, ceste soeur dont Madamoyselle a parlé a

bien advancé son mary par le moyen de Monsieur un tel, qui a bien du

credit chez les libraires, principalement sur ceux proche le

Puis-Certain[151] et de la ruë Sainct-Jacques.

La femme du conseiller dit qu'elle en cognoissoit bien une, laquelle

court et va souvent au marché neuf avec une jeune passementière de

dessus le pont, et la femme d'un advocat, au quartier de l'Université,

pour satisfaire à des assignations qu'elles donnent au Coq, où se

débroüillent plusieurs affaires dont leurs maris ne sont capables: car

elles n'y vont qu'à leur desçeu, deux ou trois fois seulement par

semaine.

--Il est bien à craindre (dit la femme du medecin) que la nécessité ne

face joüer quelques amours entre une femme de ce cartier-là et un jeune

homme, tous deux de l'Université, ou bien le peu d'amitié qu'elle a pour

son mary; je sçay bien au moins qu'il y a bien du soubçon, et peut-estre

avec raison.

--Il y a bien pis, dit la femme du conseiller: on dict que deux jeunes

femmes de la ruë Sainct-Jacques se vont pourmener à deux lieuës de cette

ville, en la compagnie de deux jeunes hommes qui leur assignent heure,

jour et rencontre par un mot de lettre, et que par mal'heur la lettre

ayant esté veuë par les maris, ils simulèrent n'en rien sçavoir, et le

jour venu dirent à leurs femmes qu'ils alloient aux champs, dont elles

furent bien ayses, croyans par ce moyen avoir le temps libre pour aller

à leurs assignations, où elles ne manquèrent non plus que leurs maris,

qui se desguisèrent et entrèrent à l'hostellerie où se passoient les

affaires, et d'une chambre proche qu'une simple cloison separoit de la

leur, ils entendirent faire la feste à la façon de la beste à deux dos,

dont ils demeurèrent bien estonnez, et avec leur courte honte s'en

reviennent en ceste ville, se consolans en eux-mesmes contre l'infortune

qu'ils disoient estre commune à plusieurs, disans que leurs femmes n'en

avoient apporté la mode en France. Je vous demande si ces maris-là ne

meritent pas bien cela? Je sçay bien qu'il n'y a point de soubçon de ce

costé-là, car l'affaire est toute certaine.

--Madame, dit la femme du medecin, les livres sont de grand prix, et si

j'ay ouy dire à mon mary qu'il y a des temps que certains livres qui ne

valent par cinq sols pièce, valent pistolles, de sorte que ceste

marchandise augmente souvent et ne diminuë guères, et ainsi ils

s'enrichissent fort, ce que ne peuvent pas faire ceux qui impriment ou

font imprimer tant de nouveautez ou phantasies qui se publient et

debitent tous les jours.

--A propos de nouveautez, dit la femme du conseiller, on fit present

l'autre jour à mon mary d'un petit discours intitulé l'esprit de la Cour

qui va de nuict[152]; mais d'autant que la matière ne respond en façon

du monde au titre, je voudrois que celui qui l'a faict eust un esprit de

jour, et non pas de nuict, obscur et perdu, afin qu'il peust

recognoistre ce qu'il veut escrire, car on n'y cognoist rien.

--Mais que vous semble, dit la femme du medecin, de ceste relation

generale des conquestes et victoires du roy sur les rebelles[153]?

--C'est du papier mal employé, dit la femme du conseiller, car il n'y a

rien de remarquable, qui soit de l'histoire; l'ordre n'y est pas bien

gardé, et, qui plus est, l'on escrit par là que Clerac a esté pris et

reduit à l'obeyssance de Sa Majesté depuis la ville de Negrepelisse, qui

a esté renduë au roy depuis quinze jours seulement[154]. Je ne m'estonne

pas de toutes ces fautes, et des faussetez qui se passent aux escrits

d'aujourd'huy.

--J'ay veu, dit la femme du maistre des requestes, un discours de la

prise de Sainct-Antonin[155] qui est fort mal faict aussi, car l'autheur

met à la fin ce qu'il doit mettre au commencement, sçavoir, la sommation

aux habitans de se rendre, après avoir escrit la reduction, qui est

posterieure.

--J'ay veu aussi, dit la femme du medecin, deux discours de la vie de la

dame Therèse[156], en l'un desquels il est escrit qu'elle a eu deux

pères, en l'autre qu'elle n'en a eu qu'un; mais je pense que l'imprimeur

n'a peu lire l'escriture de l'autheur, ou bien qu'il ne l'a pas releu.

Au moins, il semble que l'autheur ait voulu dire qu'au monastère dont

est question, il y avoit deux filles du nom de Therèse, l'une desquelles

estoit fille d'un nommé Bermude, et l'autre (qui est la veritable mère

et saincte Therèse) estoit fille d'un nommé Sanchez: car je l'ay appris

ainsi. Toutesfois l'on a eu tort de faire ceste faute en l'impression,

car il y a de la peine de faire sçavoir les erreurs au menu peuple, qui

est par trop grossier et lourd d'esprit.

--J'ay veu aussi, dit la femme du conseiller, un discours du Courtisan à

la mode, imprimé il n'y a pas long-temps, lequel n'estoit autre chose

qu'un extraict ou transcrit de l'Espadon satyrique[157] mot pour mot, ce

qui ne se devroit tolerer: car c'est tromper et abuser le monde. J'ay

ouy dire, mais je ne sçay s'il est vray, qu'un petit libraire reformé de

la ruë Sainct-Jacques est fort ordinaire de ce faire: c'est pourquoy

l'on ne veut plus rien acheter de ce qui se vendra sous son nom.

La femme du medecin dit: Et pourquoi, Mademoiselle, ne veut-on plus

acheter de ce qui se vend souz son nom? N'est-il pas libraire? ne luy

est-il pas permis de faire imprimer et vendre comme les autres? ne

fait-il pas des apprentifs? bref, n'est-il pas bien capable?

--Ouy-dà, dit la damoiselle femme du conseiller, il est bien capable;

mais c'est qu'il ne se veut pas donner la peine de travailler quand il

trouve la besongne toute faite, comme les pourceaux (sauf la

chrestienté), qui mangent, par reverence, la merde, pource qu'elle est

toute maschée. Il est quelquefois temps de rire.

La femme d'un notaire dit: Mesdames, j'estois, il n'y a pas long-temps,

en une compagnie où on se plaignoit fort de ce libraire-là; je me doute

quel il est sans le nommer. On disoit que le jour il faict imprimer ce

qu'il songe la nuict, et un honneste homme de qualité, je vous jure, le

disoit ainsi; et plus, il dit que le roy n'avoit point de plus valeureux

guerrier que luy en tout son royaume: car on est tout estonné que, luy

ayant donné le bon soir bien tard, le lendemain, avant qu'il s'esveille,

il a mis à bas dix-huict mil hommes, tantost des dix mille, quelquesfois

cinq cens tout à la fois, et au premier jour d'après l'on crie par la

ville des deffaictes plus grandes que celles d'un Pompée.

--Je ne m'estonne pas de ces escrits, dit la femme du conseiller; qui

est celle d'entre nous qui n'a point veu son nom escrit dans quelques

pasquins, attendu que l'envie ou mal-veillance? du monde est si grande

aujourd'huy, qu'à peine la plus femme de bien se peut-elle garentir de

tels escrits scandaleux et injurieux? Mesmes les plus grands n'en sont

pas seulement exceptez: c'est pourquoy les vertueux et vertueuses ne se

ressentent pas autrement des injures qu'on leur impose, ne plus ne

moins que la palme que l'on essaye abbaisser et atterrer, et plus

neantmoins elle se relève.

La femme du notaire dit: L'on appelle ouvertement un partisan

monopoleur, à cause qu'un clerc qui anciennement avoit servi dix ans

estoit maistre, et qu'aujourd'huy, après avoir servy ce temps-là, il est

contrainct de vendre son patrimoine, et encores emprunter pour achepter

un meschant estat, qui ne le peut nourrir six mois en un an s'il ne

desrobe.

--Ne parlons plus, dit l'accouchée, de ces libelles diffamatoires;

parlons des belles papetières. Quand à moy, je vous diray qu'au

cloistre[158], l'une y a tant de crédit, qu'elle y pourra faire mettre

un enfant pour servir au choeur quand il luy plaira: car elle est bien

venuë de monsieur un tel.

--Vramy, Madame (dit la femme d'un secretaire), bien d'autres qu'elles

y ont bien du credit, à cause de quoy l'on en doit parler à Monsieur le

procureur general, et sur tout pour faire faire deffence au portier

d'ouvrir la porte à heure induë la nuict, comme il fait nonobstant

quelque adveu que ce puisse estre: car il y a de l'abus trop grand; un

procureur qui en est proche le peut bien dire s'il veut. Mais rayons

cecy et passons outre.

La femme du notaire dit qu'il y avoit deux filles panetières et

lingères, toutes deux assez proches voisines, lesquelles sont d'humeur

fort courtoise, et que bien souvent elles font partie avec des jeunes

hommes pour aller à Sainct-Cloud et à Vaugirard pour y passer le temps,

sans que leur père et mère leur en osent dire mot, ce qui est de mauvais

exemple.

--C'est chose de bien plus mauvais exemple, dît la femme d'un

secrétaire, de voir qu'une fille retient sa mère prisonnière sous

couleur qu'elle la tance de ses complexions, et de ce qu'elle luy

reproche qu'elle a attrapé tout son bien par l'artifice de son mary, et

que tous deux ils ne la veulent plus voir, aujourd'huy qu'ils l'ont

despoüillée: encores dit-on que ceste pauvre femme ne s'affligeroit

point tant si sa fille se retiroit de sa mauvaise vie, et ne donnoit

exemple de faire mal à sa fille, qui est fort jeune.

--Les exemples des inimitiez d'entre les parens sont si ordinaires, que

de les citer icy les uns après les autres (dit la femme d'un procureur),

ce ne seroit jamais faict; parlons plustost des bons maris: sçavez-vous

point qui est ce libraire lequel porte tant de respect à sa femme, qu'il

prend cinquante escus en cachette d'elle pour payer les espices d'un

procez contre les Normands (Dieu benisse la chrestienté!) qu'il a perdu,

et qu'il luy fait croire qu'il a gaigné?--Madamoiselle, j'en ay bien ouy

parler; mais je ne me puis souvenir de son nom; au moins je sçay qu'il

porte une grande barbe, et la perte de son procez provient peut-estre de

ce que son solliciteur n'y voyoit qu'à demy, ou bien que l'on a sonné la

diane et la retraicte promptement.

La femme du notaire dit: Veritablement, Mesdames, j'estime ces femmes-là

heureuses desquelles les maris sont tant respectueux et doux. Pour mon

regard, je me puis vanter d'avoir un bon mary, car il n'est point jaloux

de moy; il me laisse baigner et pourmener avec mes voisines, et

d'ordinaire je demeure, pendant qu'il s'en va coucher, à la porte avec

de mes voisins et voisines à deviser quesquesfois jusques à minuict, et

s'il sçait que je presente la collation, il ne m'en dit mot.

--Pleust à Dieu, dit la femme d'un conseiller, que mon mary me fust

aussi facile, et qu'il ne me tinst point de si court! Quand il luy prend

quelque ombrage, il m'enferme soubs la clef et s'en va; à quoy

toutesfois j'ay bien donné ordre, faisant faire une autre clef, que ma

servante porte, avec laquelle je me mets en liberté quand bon me semble.

--Je me suis laissé dire, disoit la femme d'un advocat, que la femme

d'un C. estoit grandement aise de ce que son mary faisoit la despence du

logis, et achetoit jusques à un balai à balayer la maison, et qu'il

seroit bien marry de bailler un sol pour un carolus[159]; aussi y

regarde-il de bien près. Quant à sa femme, elle n'a autre soing que de

prier Dieu, se lever, boire, manger et dormir, ce qui est bien difficile

à faire, comme je croy.

--Une autre, dit la femme d'un conseiller, doit bien estre aussi aise,

car son mary est si soigneux de la cuisine, qu'il espargne les gaiges

d'un cuisinier et ceux d'un sommelier, faisant bouillir luy-mesme la

marmitte, et accommodant le couvert de la table; sa femme luy sçait bien

dire que ce n'est pas sa qualité.

L'accouchée, voulant prendre congé de la compagnie et lui donner le bon

soir, dict: Mesdames, quand l'on a parlé tantost de l'imprimerie,

j'avois peine de me souvenir de ce qui me vient à présent en memoire,

sçavoir que, l'autre jour, un de mes amis ayant un factum à faire

imprimer, il s'adressa à un certain quidam qui affiche à sa boutique:

«Ceans y a imprimerie, où l'on imprime factum et autres oeuvres»,

combien qu'il n'en ayt point, et qu'il n'y cognoist que bien peu,

s'addressant aux imprimeurs pour les faire imprimer, comme font la

pluspart desdits preneurs de factum à imprimer, essayant ainsi à gaigner

quelque chose, tant avec ceux qui donnent à imprimer, qu'avec les

imprimeurs. Mais le malheur en voulut tant pour ce mien amy, qu'à faute

d'avoir eu à l'heure promise ledit factum, il perdit son procez. Cela

advint par la contention d'entre l'imprimeur et le libraire qui avoit

entrepris de le faire; et certainement il y a plus perdu que gaigné, à

ce qui m'en a esté rapporté, car, n'ayant eu fait en temps et lieu qu'on

lui avoit demandé, on ne l'a pas voulu recompenser de la perte qu'il dit

avoir soufferte. Je croy que cela luy apprendra une autre fois.

--Vrayement, Madame, dit une de la compagnie, je m'estonne que les

imprimeurs n'y mettent ordre, sans se laisser usurper ainsi le gain qui

leur appartient!--Il est vray (respond celle-là qui avoit encommencé le

discours) qu'ils devroyent bien y donner ordre; mais aujourd'huy tout va

à la renverse, chacun en tire et prend où il peut, et, avec le temps,

chacun aura la cognoissance de l'imprimerie. Ainsi, restant sur ces

derniers discours, chascune se lève de son siége, donnant le bon soir à

l'accouchée[160].

LA

DERNIÈRE ET CERTAINE JOURNÉE

DU

CAQUET DE L'ACCOUCHÉE.

M. DC. XXII[161].

Les caquets de l'accouchée nouvelle édition revue sur les pièces originales · 第 6 / 19 段