=Récompenses=. A Rome, Athènes, Lacédémone, l'honneur payait seul les

services les plus signalés. L'auteur d'une belle action y trouvait

sa récompense. XC.

=Régence=, ses commencements. Désarroi où la mort de Louis XIV laisse

la France. CXXXVIII.

=Régent= (le), son habileté. XCIII.

Il fait casser par le Parlement le testament de Louis XIV.

Il relègue le Parlement à Pontoise. CXL.

=Régicide=. En Orient, le régicide monte sur le trône sans opposition.

Pourquoi? CIV.

=Reine=. Exemple de tendresse conjugale donné par une reine de Suède.

CXXXIX.

=Religion=. Distinction entre la foi et la vie laïque, fortement

établie. X.

«Je ne leur parle pas (aux Mollaks) comme vrai croyant, mais comme

homme, comme citoyen, comme père de famille.»

Chez les chrétiens elle est plus un sujet à disputes qu'un moyen de

sanctification. LXXV.

La religion gagne les malades par ses promesses. LXXV.

=Religions=. «Les plus proches sont les plus grandes ennemies.» LX.

Avantages de la multiplicité des religions dans un État;

Les guerres de religion suscitées par l'esprit d'intolérance.

LXXXVI.

Il n'y a pas de religion qui ne prescrive l'obéissance et la

soumission. _Ibid._

Leur grand nombre embarrasse ceux qui cherchent la vraie. XLVI.

Béatitudes qu'elles promettent aux élus. CXXVI.

Dieu condamne-t-il ceux qui ne pratiquent pas celle qu'ils ne

peuvent connaître? XXXV.

=Religions= (tolérées). Ceux qui vivent dans ces religions, plus

utiles que ceux qui suivent la religion dominante. Eloignés des

honneurs, ils n'en sont que plus portés à s'enrichir par le travail.

LXXXVI.

=Remèdes= composés par un médecin rempli des mystères de la cabale.

CXLIII.

Remèdes rares, tels que préface trop courte, mandement fait par un

évêque, etc. _Ibid._

=Représailles=. Leur office dans le droit public international. XCVI.

=Représenter=, c'est-à-dire «faire sentir à tous les instants la

supériorité qu'on a.» LXXIV.

=République=. Conclusion de l'histoire des Troglodytes. XIV.

Semble être le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la

vertu. X.

La douceur du gouvernement républicain, la liberté, l'égalité,

source d'opulence, favorisent la propagation de l'espèce. CXXIII.

=République romaine=, son extension eût été un bonheur pour le monde,

sans le pouvoir abusif des proconsuls et la différence que le droit

de cité maintenait entre les vainqueurs et les vaincus. CXXXI.

Républiques=, contraires au génie oriental.

Leurs origines. Elles sont postérieures aux monarchies.

La Grèce, l'Asie-Mineure, Carthage, Rome.

Le Nord et l'Allemagne (on a pris pour des rois les chefs des

armées). CXXXI.

=Résurrection de la chair=. Croyance commune au christianisme et au

mahométisme. XXXV.

=Revenus=. A Paris, les revenus des citoyens «ne consistent qu'en

esprit et en industrie; chacun a la sienne qu'il fait valoir de son

mieux.» LVIII.

Revenus fonciers difficiles à percevoir.

Revenus mobiliers. Embarras d'un homme à qui son débiteur rend une

somme prêtée. CXXXII.

=Révolution=. En Orient «le moindre accident produit une grande

révolution.» LXXXI.

=Rhédi= neveu d'Ibben. XXV, écrit de Venise à Usbek, XXXI. (Voir la

table des _Lettres_.)

=Rica=, compagnon de voyage d'Usbek, son caractère enjoué, XXV. (Voir

la table des _Lettres_.)

=Richesse=. Si la Providence n'avait accordé les richesses qu'aux gens

de bien, on ne les aurait pas assez distinguées de la vertu. XCIX.

=Robe=. Un des trois états qui se méprisent mutuellement. XLIV.

=Rodriguez= (le P. Alphonse), jésuite espagnol, né à Valladolid, mort

à Séville en 1616, auteur d'un _Traité de la perfection chrétienne_,

traduit par Régnier des Marets. Ses oeuvres sont rangées parmi les

purgatifs. CXLIII.

=Rois=. Les rois sont comme les dieux: pendant qu'ils vivent, on doit

les croire immortels. CVIII.

Les rois des tribus germaniques n'étaient que des chefs ou généraux

à pouvoir limité par celui des seigneurs et l'égalité des

dépouilles. CXXXI.

Rois déposés par les Vandales et les Goths. _Ibid._

=Roman=. Le roman qui sert de canevas aux Lettres persanes est tout

entier dans la jalousie d'Usbek absent et les désordres de son

sérail. Si l'on y joint l'histoire d'Aphéridon et d'Astarté et celle

d'Anaïs (LXVII, CXLI), il remplit environ soixante lettres, et un

peu moins du tiers de l'ouvrage qu'il varie, et auquel il est

souvent rattaché avec un art discret.

(Voir _Eunuques_, _Fatmé_, _Roxane_, _Zachi_, _Zélis_, _Zélide_,

_Zéphis_ et _Sérail_, _Usbek_ et _Solim_, etc.).

=Romanciers=. Espèces de poëtes qui outrent le langage de l'esprit et

du coeur. CXXXVII.

=Romans=. Leurs héros sont à côté de la nature; un seul détruit une

armée.

Extravagance des romans orientaux. CXXXVII.

Romans, vomitif. CXLIII.

=Rome=. Combien déchue depuis les temps anciens. CXIII.

=Royauté=. Progrès de la royauté française. CXXXVI.

=Roxane=, femme préférée d'Usbek, qui vante sa vertu. XX.

Son opiniâtreté à repousser les assiduités de son mari dans les

premiers mois de son mariage. XXVI.

Sa feinte sagesse trompe les eunuques. CLI;

Elle s'indigne des châtiments subis par les autres femmes du sérail.

CLVI.

Surprise avec un jeune homme. CLIX.

S'empoisonne: sa lettre. CLXI.

=Russe=. Lettre d'une jeune mariée russe qui se plaint de n'être pas

battue par son mari. LI.

=Russie=. Le czar, allié naturel de la Perse contre les Turcs.

Réformes de Pierre le Grand. LI.

=Rustan=, ami et correspondant d'Usbek. V.

(Voir la table des _Lettres_.)

S

=Saint-Cyran= (abbé de), ses lettres bonnes contre la gale, la

gratelle, etc. CXLIII.

=Samos=. Roi de Samos sommé par un roi d'Egypte de renoncer à la

cruauté et à la tyrannie. XCVI.

=Sanchez=. Son _de matrimonio_, fort tonique contre la chlorose.

CXLIII.

=Santon=, saint musulman. XCIV.

Santons chrétiens (moines de la Thébaïde). _Ibid._

=Sardaigne=, terre insalubre, destinée par les Romains aux criminels

et aux Juifs. CXXII.

=Sauromates=, véritablement dans la servitude du sexe. XXXVIII.

=Sauvages=. Leur aversion pour le travail et l'agriculture. Leur vie

précaire; famine. Avortements. Isolement des tribus.

Dépopulation. CXXI.

=Savants=. Deux savants pleins de vanité. CXLIV.

Tribulations d'un savant, astronome, physicien et anatomiste. CXLV.

Jadis accusé de magie, le savant aujourd'hui l'est d'irréligion ou

d'hérésie.

Dédain des savants pour ceux qui s'occupent d'une autre science que

la leur. CXLV.

=Scapulaire=, morceau de drap attaché à deux rubans. XXIX.

=Sciences=. Mauvais usage des sciences. CVI.

=Scolastique=. Allusion aux disputes et aux subtilités scolastiques.

XXXVI.

=Scot=, subtil scolastique; purgatif. CXLIII.

=Secte=. Une secte nouvelle introduite dans un État est le moyen le

plus sûr pour corriger les abus de l'ancienne. LXXXVI.

=Seigneur=. Les grands seigneurs qui représentent.

Leur morgue. LXXIV.

L'abolition de l'esclavage par les rois abaissait les seigneurs.

LXXV.

Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, parle aux ministres,

a des ancêtres, des dettes et des pensions. LXXXIX.

=Sémiramis=, reine et divinité des Babyloniens. XXXVIII.

=Sénèque=. Dans le malheur, un Européen n'a «d'autre ressource que la

lecture d'un philosophe qu'on appelle Sénèque: mais les Asiatiques,

plus sensés et meilleurs physiciens en cela, prennent des breuvages

capables de rendre l'homme gai, etc.» XXXIII.

=Séparation=. Une femme effrontée expose les outrages qu'elle a faits

à son époux comme une raison d'en être séparée. LXXXVII.

=Sérail=. Gouverné par les eunuques noirs. II, VII, LXIV, IX.

Gardé par les eunuques blancs qui ne peuvent pénétrer dans

l'appartement des femmes. XX, XXI.

Les hommes qui en approchent sont massacrés. LXVII, CLIX.

Condition et malheur des femmes qui y sont enfermées. VII, XX, XXI,

XXVI, XXVII.

A quel âge elles y entrent. LXII.

On leur fait croire que leur réclusion est une garantie de chasteté,

de santé et de beauté. XX, XXXIV, XLVII, LXII, LXIII.

Plus il y a de femmes dans un sérail, moins elles y donnent

d'embarras. XCVII.

Leurs dissensions, leurs réconciliations, leurs voyages ou

promenades dans des boîtes. LXIV, III, XLVII.

Leurs privautés avec les filles esclaves, IV, CXLVII, qui ne se

marient presque jamais sinon avec des eunuques, LXVII, CXV, LIII;

leur goût pour les eunuques blancs. XX.

Le sérail tue l'amour chez le mari sans supprimer la jalousie. VI.

Désordres dans le sérail d'Usbek. XX, LXIV, LXV, CXLVII-CLXI.

Châtiments terribles, le fouet, la torture. CLVI-CLVIII.

=Servitude=. La servitude est dans le tempérament asiatique. CXXXI.

=Sibérie=. Lieu d'exil pour les seigneurs russes disgraciés. LI.

=Sicile=. Contenait jadis de puissants royaumes. CXIII.

=Sincérité=. Celle d'Usbek lui a fait des ennemis à la cour de Perse.

C'est la cause de son voyage. VIII.

=Singe=. Il y a encore des peuples chez lesquels un singe passablement

instruit pourrait vivre avec honneur. CVII.

=Smyrne=. Seule ville «riche et puissante» de l'Asie turque: «Ce sont

les Européens qui la rendent telle.» XX.

=Sociabilité=. L'homme, animal sociable; un Français est donc l'homme

par excellence. LXXXVIII.

=Société=. Elle est fondée sur un avantage mutuel. LXXVI.

Origine des sociétés: «un fils est né auprès de son père et il s'y

tient: voilà la société et la cause de la société.» XCV.

=Soleil=. Les Espagnols disent «que le soleil se lève et se couche

dans leur pays.» LXXVIII.

«Ouvrage et manifestation de la divinité,» dieu des Guèbres,

longtemps «honoré» d'un «culte religieux mais inférieur... dans la

ville sainte de Balk.» LXVII.

=Solidarité=. Sa nécessité sociale, prouvée dans l'épisode des

Troglodytes. Lettres XI. XII, XIII.

=Solim=, eunuque, dénonce les désordres du sérail, CLI.

Est chargé des vengeances d'Usbek. CLIII, CLVI-CLX.

=Soliman=, affront qu'il reçoit. LXX.

=Solliciteuses=. Leur agitation perpétuelle; elles ne reculent devant

rien pour distribuer les places et les honneurs. CVIII.

=Somnifères=. La _Cour sainte_ du P. Caussin procure un doux sommeil à

un malade affligé d'insomnie, et à toute sa famille. CXLIII.

=Somptuaires= (lois) finement raillées. CXXV.

=Son=. Combien de lieues il fait dans une heure. XCVIII.

=Sottises=. Dire théologiquement force sottises. CII.

=Soumission=. Elle se mesure à la gratitude. CV.

=Souverains=. Doivent chercher des sujets et non des terres. CVII.

=Statues=. Il y en a autant dans les jardins de Louis XIV que de

citoyens dans une grande ville. XXXVII.

=Statuts= de villes et de provinces. Presque toujours rédigés par

écrit sous Louis XIV. CI.

=Style figuré=. L'auteur le condamne. XCVIII.

=Suède=. Mort de Charles XII. CXXVIII.

Mention de deux reines de Suède. CXXXIX.

=Suicide=. Injustice des lois portées contre ceux qui se tuent

eux-mêmes.

Le suicide ne trouble pas l'ordre de la nature.

Il n'est que l'usage d'un droit; la renonciation à un contrat devenu

onéreux. LXXVI.

Faibles arguments en faveur de la loi religieuse et de la loi civile

contre le suicide. LXXVII.

=Suisse=. République. CXXIII.

Elle est l'image de la liberté. CXXXVI.

=Sultans=. Ils ont plus de femmes que certains princes italiens ou

allemands n'ont de sujets. CIII.

=Superfluités=. Elles sont socialement aussi nécessaires que les

nécessités de la vie. CVII.

=Sûreté=. Précautions des princes orientaux pour mettre leur vie en

sûreté. CIII.

=Suphis=. Jeune étourdi. Le traitement qu'il fait subir à sa jeune

femme. LXX.

=Syphilis=, son introduction dans l'ancien monde; ses effets

prodigieux; remède puissant qui lui est opposé. CXIV.

=Système= (de Law). Allusion aux troubles qu'il apporte dans les

fortunes. CXXXII.

Ses affirmations ne sont pas plus sûres que les présages de

l'astrologie judiciaire. CXXXV.

Il pervertit la moralité publique. CXLVI.

=Système du monde=, expliqué par quelques lois générales découvertes

par des philosophes qui n'ont point été ravis jusqu'au trône

lumineux (comme saint Paul), etc. XCVIII.

T

=Talents= (petits), tels que: parler pour ne rien dire, écouter,

sourire à propos, entendre finesse à tout, etc.

«Un homme de bon sens ne brille guère devant eux.» LXXXIII.

=Talismans=. Effet que peut produire l'arrangement de certaines

lettres. CXLIII.

=Tartares=. Leurs conquêtes et leur puissance. Il ne leur a manqué que

des historiens. LXXXII.

Pourquoi leurs conquêtes seraient dévastatrices. CXXXI.

=Tartarie=. «Quand le kan de Tartarie a dîné, un héraut crie que tous

les princes de la terre peuvent aller dîner.» XLIV.

=Tauris=. Lettres I, II, III.

=Tavernier=, célèbre voyageur en Perse. LXXII.

=Tempéraments= fixés par le climat, ils souffrent du changement

brusque du pays d'origine. CXXII.

=Tentations= des santons de la Thébaïde. Elles nous suivent jusque

dans la vie la plus austère. XCIV.

=Terre=. Soumise comme les autres planètes, aux lois du mouvement;

elle souffre au dedans d'elle un combat perpétuel de ses principes.

CXIV.

Elle se dépeuple et dans dix siècles ne sera plus qu'un désert.

CXIII.

=Testament=. Le testament de Louis XIV cassé par le parlement. XCIII.

=Théâtre=. Description de la salle et de la scène. XXVIII.

=Thébaïde=. Saints ou santons chrétiens de la Thébaïde. Leur vie,

leurs tentations.

Les chrétiens sensés regardent leur histoire comme une allégorie

bien naturelle des passions qui nous suivent jusque dans le désert.

XCIV.

=Théologie=. Les livres de théologie, doublement inintelligibles par

la matière et la manière. CXXXIV.

=Tisane= purgative et autres, d'après la nouvelle pharmacie

spirituelle. CXLIII.

=Titres=. La vente des titres d'honneur est une des principales

ressources de Louis XIV. XXIV.

=Tolérance=. Elle commence à s'établir en France; mais non en Asie.

LX. (Voir =Intolérance=.)

=Traducteurs=. Dialogue d'un traducteur d'Horace et d'un géomètre.

Services que rendent les traducteurs et danger de leur métier.

CXXIX.

=Traductions=; rendent le corps, mais non la vie. _Ibid._

=Traitants=. Chambre, qu'on appelle de justice, parce qu'elle va leur

ravir tout leur bien. XCIX.

=Traite= autorisée par les rois chrétiens. LXXV.

=Traités de paix=, légitimes lorsque les conditions en sont telles que

les deux peuples peuvent se conserver. XCVI.

=Travail=. Les Espagnols «invincibles ennemis du travail.» LXXVIII.

Le travail et l'industrie à Paris: sans eux, plus de revenus, plus

de circulation des richesses. Chacun, retiré dans sa terre, ne

travaillerait qu'à sa faim. Dépopulation. CVII.

=Tribunal= où l'on prend les voix à la majeure; on a reconnu qu'il

vaudrait mieux les recueillir à la mineure. LXXXVII.

=Troglodytes=, perdus par l'égoïsme et l'anarchie, relevés par la

solidarité des droits et des devoirs, par la pratique de la vertu et

de la liberté civile. Vont de nouveau périr par la monarchie et

l'égalité dans la servitude. XI-XIV.

=Turcs=. Sous le nom de Turcs, les Tartares ont fait des conquêtes

immenses dans l'Europe, l'Asie et l'Afrique; et ils dominent sur

trois parties de l'univers. LXXXII.

Les Turcs défaits par les Impériaux. CXXIV.

Caractère de leurs conquêtes. CXXXI.

=Turquie=. Faiblesse de l'empire des Osmanlis: «Ce corps malade ne se

soutient pas par un régime doux et tempéré, mais par des remèdes

violents qui l'épuisent et le minent sans cesse.»

Ni commerce, ni art, ni «expérience sur la mer,» villes désertes,

campagnes désolées;

«Juste idée de cet empire qui, avant deux siècles, sera le théâtre

des triomphes de quelque conquérant.» XX.

La Turquie est également dépeuplée en Europe et en Asie. CXIII.

=Tyen=. Ciel des chinois. Les âmes des ancêtres y sont anéanties, mais

revivent sur terre dans les enfants. CXX.

U

=Ubiquité=. Question pour les philosophes, réalité pour les Français.

LXXXVIII.

=Ulrique-Eléonore=, reine de Suède. Sa tendresse conjugale. CXXXIX.

=Université= (de Paris), fille très-aînée des rois de France. Elle

rêve quelquefois. CX.

=Usbek=. (_Ouzbeyg_, nom d'une des principales tribus tartares ou

turcomanes qui ont envahi l'Asie Mineure vers le temps des

croisades.) Seigneur persan disgracié. VIII.

Vient en Europe se perfectionner dans les sciences, qu'il a toujours

aimées.

Il passe par Com, Tauris, Erzeron, Tocat, Smyrne, Livourne et

s'arrête à Paris «siége de l'empire d'Europe.»

C'est là qu'il étudie les moeurs des Français, qu'il ne cesse de

sonder les matières religieuses, philosophiques, politiques, qu'il

acquiert des notions de droit public et d'histoire générale, plus

tard développées dans l'_Esprit des lois_.

Le regret de son sérail, la jalousie, troublent seules la sérénité

de son esprit. Il renvoie à Ispahan les eunuques qu'il avait

emmenés, ne cesse d'écrire à Zachi, Zélis, Zéphis, Fatmé, et surtout

à Roxane, sa favorite, qui le trompe avec toutes les apparences de

la vertu. Son désespoir, les ordres cruels qu'il donne contre les

infidèles remplissent la fin des _Lettres persanes_.

Voir à la table les numéros des lettres nombreuses qu'il envoie et

qu'il reçoit.

=Usurpateur=. Un usurpateur déclare rebelles tous ceux qui n'ont point

opprimé la patrie comme lui. CV.

V

=Vanité= de deux savants qui veulent être admirés à force de déplaire.

CXLIV.

Portrait du vaniteux. L.

=Vandales=, déposaient volontiers leurs rois. CXXXI.

=Venise=. Epargnée par les mahométans parce que l'eau y manque pour

les purifications. XXXI.

République qui n'a de ressources qu'en son économie. CXXXVI.

=Vérité=. «Vérité dans un temps, erreur dans un autre.» LXXV.

=Vérités=. La connaissance de cinq ou six vérités a rendu la

philosophie pleine de miracles. XCVIII.

=Vertu=. C'est la pratique de la justice, de la réciprocité sociale.

XII, XIII, _passim._

Quand elle est naturelle, la vertu est modeste et ne se fait pas

sentir. L.

=Veuve indienne=. Pourquoi elle veut se brûler et pourquoi elle y

renonce. CXXVI.

=Viandes=. Le Turc ne veut point qu'elles soient étouffées. XLVI.

=Vieillesse=. Elle juge tout d'après le souvenir et le regret de la

jeunesse perdue. LIX.

=Vierge= qui a mis au monde douze prophètes. Son tombeau est à Com. I.

=Villes= d'Italie, désertes et dépeuplées. CXIII.

Les voyageurs recherchent les grandes villes, espèce de patrie

commune à tous les étrangers. XXIII.

Depuis quand les bourgeois ont perdu la garde de leurs villes. CVI.

=Vin=, causes de sa cherté à Paris. Ses funestes effets chez les

musulmans, malgré les prohibitions du Coran. XXIII, LVI.

=Virginité=. Des femmes adroites font de la virginité une fleur qui

périt et renaît tous les jours, «et se cueille la centième fois plus

douloureusement que la première.» LVIII.

Incertitude des preuves de la virginité. LXXI.

=Visapour=. Les femmes jaunes de ce pays peuplent les sérails de

Perse. XCVII.

=Visites=. Pour nombre de Français, il est de la bienséance de visiter

chaque jour le public en gros et en détail. LXXXVIII.

=Vizir=. Le grand vizir d'Allemagne est le fléau de Dieu, envoyé pour

châtier les sectateurs d'Omar. CXXIV.

=Voeux=. «Les dervis font trois voeux, d'obéissance, de pauvreté

et de chasteté. On dit que le premier est le mieux observé de tous;

quant au second, je te réponds qu'il ne l'est point: je te laisse à

juger du troisième.» LVII.

=Volonté=. «Dieu ne peut lire dans une volonté qui n'est point

encore.» LXIX.

=Vomitifs=. 1º Harangues, oraisons funèbres, opéras nouveaux, romans,

mémoires, le tout distillé;

2º Infusion de papier ayant couvert un recueil des pièces des

Jésuites français» (J. F.); ou mieux, selon Barbier, des jeux

floraux. CXLIII.

=Voyages=. Combien plus embarrassants pour les femmes que pour les

hommes. XLIII.

Z

=Zachi= rappelle à Usbek qu'il l'a préférée à ses autres femmes. III.

Trouvée seule avec Nadir, eunuque blanc. XX.

Ses privautés avec la jeune Zélide. _Ibid._

Sa réconciliation avec Zéphis. XLVII.

Couchée avec une de ses esclaves. CXLVII.

Elle reçoit le fouet et se plaint passionnément à Usbek. CLVII.

=Zélide=, esclave de Zéphis, de Zachi et de Zélis, soupçonnée de

certaines complaisances intimes pour ses maîtresses. IV, XX, CXLVII.

Elle consent à épouser Cosrou, eunuque blanc. (V. ce mot.) XLVII.

=Zélis= marie son esclave Zélide à Cosrou, eunuque blanc. Ses idées

sur les plaisirs conjugaux des hommes de cette espèce. LIII.

Confie sa fille, âgée de sept ans, aux soins des eunuques noirs.

LXII.

A laissé tomber son voile en allant à la mosquée. CXLVII.

Soupçonnée d'avoir reçu une lettre. CXLVIII.

Reçoit le fouet et se plaint vertement au «tyran» Usbek. CLVIII.

=Zéphis=. Accusée de certaines relations illicites avec son esclave

Zélide, IV, se plaint du grand eunuque noir.

Sa réconciliation avec Zachi. XLVII.

=Zend=, ancien bactrien, langue sacrée des Guèbres. LXVII.

=Zeuxis= assemble les plus beaux modèles pour figurer la déesse de la

beauté.

Ainsi les métaphysiciens construisent l'idée de Dieu avec les

perfections imaginées par les hommes. LXIX.

=Zoroastre=. Législateur des Guèbres et auteur de leurs livres sacrés.

LXVII.

=Zufagar=, nom de l'épée d'Ali, «qui avoit deux pointes.» XVI.

(_Zoulfékar_, sabre à deux lames donné par Mahomet, conservé dans la

maison des Kalifes, brisé à la chasse par un descendant d'Abdoullah

IV, il figure sur les pavillons ottomans.)

=Zuléma= raconte à ses compagnes du sérail l'histoire du farouche

Ibrahim et de l'immortelle Anaïs. CXLI.

BIBLIOGRAPHIE.

I.--ÉDITIONS PUBLIÉES DU VIVANT DE L'AUTEUR.

1721. =Lettres persanes=, à Amsterdam, chez Pierre Brunel, sur le Dam.

2 vol. grand in-12 (150 lettres).

-- =Lettres persanes=, Cologne, Pierre Marteau. 2 vol. in-12. (Édition

semblable à la précédente.)

-- =Lettres persanes=. =Seconde édition=, _revuë, corrigée, diminuée

et augmentée par l'auteur_. 2 vol. pet. in-12, (140 lettres).

Bibliothèque de l'Arsenal, 19030 B.

Manquent les lettres I, V, XV (XVI de notre édition), XXIII (XXV),

XXX (XXXII), XXXIX (XLI), XL (XLII), XLI (XLIII), XLV (XLVII), LXIII

(LXV), LXVIII (LXX), LXIX (LXXI); les lettres X et XI sont fondues

en une seule.

Sont ajoutées: CXI, CXXIV, CXLV, qui portent dans cette _2e Marteau_

les nos LVIII, LIX, LX. Reproduites avec quelques variantes dans le

_Supplément_ de 1754.

Sont modifiées: VII, IX, X et XI, XVIII, XXIV, XXXIX.

La lettre LXXIII (sur l'Académie française); qui figure en tête du

tome second de la première édition, termine le tome premier de la

seconde, avec le nº LXI.

Les suppressions et changements ne portent que sur le tome Ier.

(Pour la nature des suppressions, voir la _préface_ de notre

édition. Pour les variantes et la collation des nos, voir nos _notes

et variantes_, tomes I et II.)

_N. B._ Quérard compte quatre éditions de 1721; et il semble bien

qu'il en ait paru deux à _Amsterdam, chez Pierre Brunel, sur le

Dam_. L'une porte sous le titre une sphère armillaire, l'autre un

polygone régulier à neuf pans, dans lequel sont inscrits trois

triangles équilatéraux.

Les deux tomes (1721 Brunel) de la Bibliothèque nationale

appartiennent à deux éditions différentes: le tome I a la sphère, le

tome II a le polygone; or nous avons sous les yeux:

Un tome II (1721 Brunel) avec la sphère en vignette. Sur le tome I

de la Bibliothèque nationale, en regard du feuillet de garde, se

trouve la note manuscrite suivante: _édition différente_. Au reste,

les deux éditions Brunel et l'une des éditions Marteau sont des

réimpressions d'un même texte.

1730. =Lettres persanes, troisième édition= à Amsterdam, chez Jacques

Desbordes. 2 vol. in-18 (140 lettres) Arsenal, 19030 _bis_ B.

Cette édition, que nous n'avions pas eu occasion de compulser au

moment où fut rédigée notre préface, est une _réimpression_ de la 2e

Marteau. Elle commence également par la lettre d'_Usbek à son ami

Nessir_, la Ve du texte complet. Le premier tome finit par la lettre

sur l'Académie.

-- Autre édition, mais conforme à la 1re: à Cologne, chez Pierre

Marteau. 2 vol. in-12.

1731. =Lettres persanes=: à Amsterdam, chez P. Mortier, 2 vol in-12

(150 lettres). Quérard dit: Amsterdam (Paris).

1737, 1739. Deux éditions, in-18 et in-12, 2 tomes. Cologne, Pierre

Marteau.

1740 Amsterdam, Jacques Desbordes. 2 vol. in-18.

1744. A Cologne, chez Pierre Marteau, imprimeur-libraire, près le

collége des Jésuites. In-8o, 2 tomes en un volume, 150 lettres.

(Arsenal, 19031 B.)

Lettres persanes, tome II · 第 13 / 14 段