aériens, pourvu que vous soyez seulement trente ans sans voir de
femmes.» LVIII.
=Magie=. Les savants en sont accusés. CXLV.
=Magistrats=. Ils doivent rendre la justice de citoyen à citoyen.
XCVI.
=Mahomet=, sa naissance merveilleuse. XXXIX.
Il naît circoncis. _Ibid._
Ses prescriptions relatives aux viandes immondes. XVIII.
Il a enchaîné Satan et l'a précipité dans les abîmes;
Il a purifié la terre. XCIV.
=Mahométans=. Plus persuadés de leur religion que les chrétiens. LXXV.
Croient à la vertu des amulettes et talismans. CXLIII.
=Mahométisme=. Peu favorable à la propagation de l'espèce humaine.
CXV.
Issu du judaïsme, LX.
Comparé au christianisme, XXXV.
Ferme la vie future aux femmes. LXVII.
Etabli par conquête et non par persuasion. _Ibid._
=Maimbourg=, bon contre l'asthme. CXLIII.
(Louis Maimbourg, né à Nangis en 1610, exclu de la compagnie de
Jésus par Innocent XI, pour avoir écrit contre Rome, en faveur du
clergé de France (1682); mort en 1686.)
=Maine= (duc du). Arrestation du duc du Maine, oncle naturel du roi
mineur. CXXVII.
=Maîtres de sciences=, =arts=, etc., enseignent souvent ce qu'ils
ignorent. LVIII.
=Maîtresse=. Maîtresse et confesseur, les deux grandes épreuves d'un
roi. CVIII.
Une femme est la maîtresse d'un ministre, non pour coucher avec lui,
mais pour lui présenter cinq ou six placets tous les matins. _Ibid._
Louis XIV a une maîtresse de quatre-vingts ans. XXXVII.
=Malheurs=. Pour un vrai musulman, les malheurs sont moins des
châtiments que des menaces. LXXVII.
=Malte= (chevaliers de), bravent l'empire ottoman. XIX.
=Mandement=. Evêque qui a «bien sué» pour le faire. CII.
=Marchandes=. A Paris «une jeune marchande cajole un homme une heure
entière, pour lui faire acheter un paquet de curedents.» LVIII.
Nombre infini de jeunes marchandes aux abords du palais. LXXXVII.
=Mariages=. Il y a «des mariages heureux et des femmes dont la vertu
est un gardien sévère.» XLVII.
Mariages d'eunuques: Cosrou et Zélide. LIII; Astarté, soeur
d'Aphéridon. LXVII.
Mariages entre frère et soeur. _Ibid._
Avanie faite par Suphis à sa jeune femme. LXX.
Charges du mariage chez les musulmans. CXV.
Chez les chrétiens, l'interdiction du divorce porte atteinte à la
fin même du mariage. CXVII.
Le mariage chrétien est une image, une figure, un mystère
incompréhensible. _Ibid._
En fait, il est stérilisé par l'impuissance de le rompre. _Ibid._
Mariages précoces causés par la crainte d'un enrôlement forcé. De
là, dépopulation. CXXIII.
=Maris=. Facilité des maris français.
Les jaloux sont haïs et ridicules. LV.
Les maris eunuques «n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que
les autres.» LXVII.
Une veuve indienne renonce au bûcher dès qu'elle sait que son mari
l'attend au ciel. CXXVI.
=Matière=, son mouvement universel. CXIV.
Quelques-uns ne peuvent comprendre qu'elle n'ait que six mille ans.
_Ibid._
=Maures=. Vide irréparable causé en Espagne par l'expulsion des
Maures. CXXII.
=Mazarin=. Pataquès qu'on lui prête, chanson qu'on fait sur lui.
Allusion à ses pages. CXII.
=Mécontents=. Vieux guerrier. XLVIII.
Vieilles femmes, goutteux, vieux seigneurs, ecclésiastiques, etc.
LIX.
=Mecque= (la). Les musulmans croient s'y purifier des souillures
contractées parmi les chrétiens. XV.
=Médecine=. Ravages de la _forme_ en médecine. CI.
Les livres de médecine font trembler, même quand ils traitent des
maladies les plus légères. CXXXV.
=Médecins=. Toujours trop estimés ou trop méprisés. Les héritiers s'en
accommodent mieux que des confesseurs. LVII.
Lettre d'un médecin de province. CXLIII.
«Il y a dans tous les coins de Paris des gens qui ont des remèdes
infaillibles contre toutes les maladies imaginables.» LVIII.
=Médiocrité= (d'esprit). L'homme médiocre est en général préféré à
l'homme d'esprit. CXLV.
=Méditerranée=. Décadence de ses côtes. CXIII.
=Méhémet-Ali=, mollak, gardien des trois tombeaux, à Com,
correspondant d'Usbek. XVI, XVII, XVIII, CXXIV.
=Mercure= (vif-argent), son usage continuel et forcé fait périr par
milliers les indigènes de l'Amérique espagnole. CXIX.
=Messianiques=, croyances juives. Point de famille juive qui n'espère
engendrer le messie. CXX.
=Mesure= des fluides et des liquides, des esprits interplanétaires.
XCVIII.
=Métaphysique=. L'infini s'y rencontre partout. CXXXV.
=Métempsycose= alléguée par un brachmane contre un mangeur de lapin.
XLVI.
=Meurtre=. Les curieux qui regardent les Persane de trop près sont
tués impunément par les eunuques, même dans une rivière et hors du
sérail. XLVII.
=Mexique=. Orgueil et paresse des conquérants espagnols au Mexique.
LXXVIII.
=Mines=. Sont, en Amérique, le tombeau des indigènes et des nègres.
CXIX.
Le roi d'Espagne possède des mines d'or. XXIV.
=Ministres=. Enclins à calomnier la nation; toujours plus méchants que
le prince dont ils attisent les haines. Le premier ministre de
Charles XII, condamné à mort. CXXVIII.
Louis XIV a un ministre de dix-huit ans. XXXVII.
Les ministères se succèdent comme les saisons. CXXXVIII.
Danger de l'autorité sans bornes des ministres de Louis XIV. _Ibid._
Le mauvais exemple donné par un ministre est un crime. CXLVI.
=Minorité=. On ne lit plus que des mémoires sur la minorité de Louis
XIV. CXII.
=Miracle chimique= manifesté dans une mixture d'infusion Quesnel et
d'infusion Lallemand. CXLIII.
=Miracles=. «Pour s'assurer qu'un effet qui peut être produit par cent
mille causes naturelles est surnaturel, il faut avoir examiné si
aucune de ces causes n'a agi; ce qui est impossible.» CXLIII.
=Mirza=, ami et correspondant d'Usbek. XI, XII, XIII, XIV, LXXXVI.
Mirza (de _Mard_=_mort_-alis. = [Grec: mbrot-os], homme) est un
titre honorifique persan que les gens de lettres mettent avant leur
nom et les princes après.
=Misère=. Chez les peuples misérables, l'espèce perd et même dégénère.
CXXIII.
Le pauvre évitera de faire des enfants plus pauvres que lui. _Ibid._
=Mode=. Ses caprices étonnants chez les Français. C.
C'est d'après elle qu'ils jugent «tout ce qui se fait chez les
autres nations.» CI.
=Modestie=. Vertu nécessaire au talent. L.
Eloge des hommes modestes. CXLIV.
=Moeurs.= Les Français changent de moeurs selon l'âge de leur roi.
C.
=Mogol=. Le grand Mogol se fait peser tous les ans. XL.
Les Tartares dominent sur les vastes pays qui forment l'empire du
Mogol. LXXXII.
Expulsion d'un ambassadeur mogol. CXXVII. (Allusion à la
conspiration de Cellamare.)
=Moines=. Voy. Dervis.
=Moise= n'enseigne pas le dogme de la prescience absolue. LXX.
=Molina=. Emollient. CXLIII. (Casuiste espagnol, XVIe siècle.)
=Mollaks= (ou mollahs), prêtres musulmans, qui «me désespèrent avec
leurs passages de l'alcoran.» Lettre X.
(En Perse, les mollahs sont des prêtres; en Turquie des juges.)
=Monachisme=, porte partout la mort. CXVIII.
=Monarchie=. État où la vertu n'est plus qu'obéissance au caprice d'un
seul. XIV.
Très-inférieure moralement au régime républicain, elle abaisse le
niveau des moeurs en substituant à la loi et à la vertu l'autorité
et l'arbitraire. _Ibid._
La monarchie pure, état violent qui dégénère toujours en despotisme
ou en république. CIII.
=Monde=. N'a-t-il que six mille ans? Il ne faut pas compter ses
années. CXIV.
Dépopulation croissante du monde. Ses causes. CXIII et suivantes.
=Monde= (nouveau). Découvertes immenses et dévastatrices des Portugais
et des Espagnols. LXXVIII.
=Monde romain=, mieux organisé pour la propagation de l'espèce que les
mondes chrétien et musulman. CXV.
=Monnaies=. Le décri des monnaies est un artifice financier proche du
faux-monnayage et pratiqué par Louis XIV. XXIV.
=Montesquieu= paraît se peindre dans Usbek. XLVIII, Ibben, LXXVII,
Rica, CXXVII.
Semble annoncer la _Décadence des Romains_. CXXXVI.
=Morale=. Les livres de morale, plus utiles que les ouvrages de
dévotion. CXXXIV.
=Mortifications=. Chrétiens et musulmans en usent pour fléchir la
miséricorde divine. XXXV, XCIV.
=Moscovie=. Les Tartares «ont soumis la Moscovie.» LXXXII.
=Mouches=. Leur abus. C.
=Moustache=, importance de la moustache en Espagne et en Portugal.
La moustache de Jean de Castro. LXXVIII.
=Mouvement=. Ses lois constituent le système du monde. XCVIII.
La nature y est soumise, sans exception, _Ibid._
Et la terre n'y peut échapper. CXIV.
=Mustapha= proclamé, à la place d'Osman, empereur des Turcs. LXXXI.
=Musulman=. Sa vie est laborieuse. La polygamie l'épuise. CXV.
=Mystiques=, dévots qui ont le coeur tendre. Leurs extases, délire
de la dévotion. Leurs livres. CXXXIV.
=Mythologiste=. Fragment d'un ancien mythologiste (portrait
allégorique de Law). CXLII.
N
=Nadir=. Eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi. XX, XXI.
=Naissance=. Il y a en Europe des sens qui sont grands par leur
naissance. LXXXIX.
=Nargum=, ambassadeur Persan à Moscou. LI, LXXXII.
=Narsit=, eunuque peu clairvoyant. CXLIX, CL, CLII.
=Nathanael Lévi=, médecin juif à Livourne, croit aux talismans CXLIII.
=Nations=. Leurs rapports, d'où résulte la notion du droit public.
Deux peuples ne peuvent s'allier pour l'oppression d'un troisième.
XCVI.
=Nature=. Elle a perdu sa fécondité des premiers temps CXIII.
Elle agit avec lenteur et épargne. Si on la surmène, elle tombe dans
la langueur et perd sa force génératrice. CXV.
=Nègres=. Leurs dieux sont noirs et leur diable blanc. LIX.
Leurs rois les vendent comme esclaves. CXIX.
Et les princes chrétiens autorisent la traite. LXXV.
Les noirs d'Afrique meurent par milliers dans les mines américaines.
CXIX, CXXII.
=Nessir=, ami et correspondant d'Usbek. VI, XXVII, CLV.
=Noailles= (N***), ministre hardi qui prit le fer à la main, etc.
CXXXVIII.
Connu par son esprit, il honore de ses plaisanteries les traitants
livrés à la chambre de justice. XCIX.
=Noblesse=. «En Espagne, c'est sur des chaises que la noblesse
s'acquiert.» LXXVIII.
Les laquais enrichis voudront se faire nobles. Espoir d'un
généalogiste. CXXXII.
=Nord=. Autrefois plein d'hommes; est fort dégarni. CXXIII.
C'est du Nord qu'une foule de nations inconnues fondirent sur
l'empire romain;
Ces peuples étaient libres, et leurs rois n'étaient que des
généraux. CXXXI.
Ils n'étaient point barbares puisqu'ils étaient libres; ils le sont
devenus. CXXXV.
=Notre-Dame=. Superbe édifice. LXI.
=Nouvellistes=. Inventeurs de nouvelles. Leurs ridicules, leurs
prédictions, leurs paris. Lettres plaisantes de nouvellistes à des
particuliers et à des ministres. Leurs lieux de réunions. Leur
président, le comte de Lionne. CXXX.
Nouvelliste trembleur. CXXXII.
O
=Obéissance=; n'est pas une vertu anglaise. Les Anglais la fondent sur
la gratitude. CV.
=Occultes=. Livres de science, ou mieux d'ignorance occulte, plus
pitoyables qu'exécrables. CXXXV.
=Opéra=. Lettre de la plus vertueuse actrice de l'Opéra. XXVIII.
=Opéras nouveaux=. Vomitif. CXLIII.
=Opulence= toujours compagne de la liberté des peuples. CXXIII.
=Omar=, troisième successeur de Mahomet, au mépris des droits d'Ali.
Les persans, Chiites, c'est-à-dire sectateurs d'Ali, disent qu'Omar,
Apôtre des Sonnites «a dévoyé» les enfants du prophète. CXXIV.
=Or=. Le roi de France n'a pas de mines d'or comme le roi d'Espagne.
XXIV.
L'or et l'argent, prix de toutes marchandises, gage de leur valeur.
Pernicieux effets de leur diffusion. CVI.
Nombre innombrable d'hommes sacrifiés pour extraire l'or et l'argent
du fond de la terre. CXIX.
=Oraisons funèbres=. Leur fausseté. XI.
Entrent dans le vomitif du docteur de province, sauf celles de
Fléchier. CXXXV.
=Orateurs=. Leur talent de persuader indépendamment des raisons.
CXXXV.
=Ordonnance=, concernant les services des courtisans et
l'établissement des impôts nécessaires aux libéralités des princes.
CXXV.
=Orgueil=. Orgueil de l'homme, qui veut «être compté dans l'univers.»
LXXXVII.
Orgueil de religion et de race chez les Portugais et les Espagnols.
LXXVIII.
Les _vieux chrétiens_ en Espagne;
Les _blancs_ en Amérique. _Ibid._
=Orientales=. moins gaies que les Européennes. XLVIII. (Voir
_Femmes_.)
=Orientaux=. Le sérail tue leurs désirs sans éteindre leur jalousie.
VI.
Leur gravité, la froideur de leurs relations. XXXIV.
Leurs poésies, leurs romans. CXXXVII.
Le despotisme de leurs princes et la rigueur des châtiments les
portent à la révolte et aux derniers excès. LXXXI, CIII.
=Osman=, sultan déposé par des suppliants. LXXXI.
=Osmanlins=. Voir Turcs.
P
=Paganisme=, favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.
Supérieur au mahométisme par l'interdiction de la polygamie, au
christianisme par la permission du divorce. _Ibid._ et CXVII.
=Palais=. Lieu où se rend la justice, ses abords. Aspect lugubre des
salles et des magistrats. LXXXVII.
=Palestine=. Déserte depuis la destruction des Juifs par Adrien.
CXXII.
=Pape=. «Magicien» plus fort que le roi, dont il dirige l'esprit, lui
faisant croire «que trois ne sont qu'un; que le pain qu'on mange
n'est pas du pain, ou que le vin qu'on boit n'est pas du vin.» XXIV.
Chef des chrétiens, «vieille idole qu'on encense par habitude»; il
déposait les rois; il se dit successeur d'un des premiers chrétiens,
qu'on appelle saint Pierre; il donne des dispenses. XXIX.
Effet de l'histoire des papes sur l'esprit du lecteur. CXXXVI.
=Papier d'état=. Louis XIV en abuse. XXIV.
(Décri des monnaies). _Ibid._
=Paracelse=. Purgatif. CXLIII.
=Paradis=. Lieu de délices pour les chrétiens comme pour les
musulmans. XXXV.
Les femmes en sont exclues par Mahomet. XXIV.
Embarras des religions pour donner une idée des plaisirs assurés aux
élus: musique, circulation éternelle de par le monde, souvenir des
amours terrestres. Toutes inventions ridicules. CXXVI.
Le paradis des femmes, conte persan. Les plaisirs et les vengeances
de l'immortelle Anaïs. CXLI.
=Parfumeuses= qui réparent «par la force de leur art toutes les
injures du temps.» LVIII.
=Paris=. «Siége de l'empire d'Europe.» XXIII.
«Aussi grand qu'Ispahan;»
Ville «bâtie en l'air;» extrêmement peuplée; embarras des rues;
XXIV.
Extravagante curiosité des Parisiens pour tout ce qui sort de
l'usage reçu. XXX.
Cherté du vin à Paris. XXXIII.
Usage du café à Paris; les cafés. XXXVI.
Paris, rendez-vous de tous les exploiteurs: alchimistes, magiciens,
devins, entremetteuses, chercheurs de bénéfices, maîtres de langues,
d'arts et de sciences, enseignant «ce qu'ils ne savent pas,»
médecins, empiriques, marchands et marchandes accortes, tous ces
gens-là cherchent à vivre dans une ville «qui est la mère de
l'invention.» L'étranger sort de Paris «plus précautionné qu'il n'y
est entré.» LVIII.
=Paris= jugé par un Espagnol. LXXVIII.
A Paris, règnent la liberté et l'égalité. Rien ne sauve un homme de
la foule. LXXXIX.
=Paris= foyer de plaisir, donc d'art, de travail et d'industrie. CVII.
=Parlements=. Grands corps, affaiblis par les moeurs, abattus par la
royauté; ruines qui rappellent un temple vénéré, image de la liberté
publique. Ils sont réduits aux fonctions judiciaires, et ne
retrouvent d'importance politique que dans quelques conjonctures
imprévues.
Le régent a recours au parlement. XCIII.
Le parlement de Paris relégué à Pontoise, pour s'être opposé aux
mesures exigées par Law. CXL.
Ces compagnies facilement odieuses aux rois. _Ibid._
=Parties=. Parties de campagne où l'on veut s'amuser et où l'on
bâille. CXI.
=Parure=. La parure d'une femme occupe cinquante artisans. CVII.
=Paternité=. L'enfant né dans le mariage est censé être au mari.
LXXXVII.
=Patrie=. «Je voudrais voir les noms de ceux qui meurent pour la
patrie écrits dans des registres qui fussent comme la source de la
gloire et de la noblesse.» LXXXV.
=Paysan=. Riche ou pauvre, le rustique ou paysan peuple
indifféremment. CXIII.
Les impôts pèsent principalement sur la nourriture et la famille du
paysan. CXXV.
=Pécule=, propriété, mise de fonds et rançon de l'esclave antique.
CXVI.
=Peines=. «Les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l'on
obéisse plus aux lois.» Témoin l'état moral de l'Asie.
Ce qui importe, c'est la gradation dans le châtiment. LXXXI.
=Pèlerinages= de la Mecque. XV.
De saint Jacques en Galice. XXIX.
=Perruquiers=. Les perruquiers français décident en législateurs sur
la forme des perruques étrangères. CI.
=Persans=. Les plus tolérants de tous les mahométans. XXIX.
Leur haine contre les Turcs. VII.
Intempérance des monarques persans. XXXIII.
=Persanes=. (Voir _Femmes_ et _Sérail_.)
=Perse=. Les Tartares, «maîtres de la Perse.» LXXXII.
Fort déchue de ce qu'elle était du temps des Xerxès et des Darius.
CXIII.
La Perse antique était peuplée parce que les mages enseignaient un
dogme favorable à la propagation. CXX.
=Peste=. Multitude de pestes mentionnées par l'histoire. Une, entre
autres, brûla jusqu'à la racine des plantes. CXIV.
=Petits-maitres= au spectacle. XXVIII.
Dans les conversations, parlent sans rien dire ou font parler leur
tabatière. Goûtés des femmes. LXXXIII.
=Peuple=. L'abolition de l'esclavage retirait le bas peuple de la
puissance des seigneurs. LXXV.
Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.
La puissance ne peut jamais être également partagée entre le peuple
et le prince.
Le peuple en Europe et en Orient;
Le peuple anglais devant la royauté. CIII-CV.
=Pharan= ne veut pas être fait eunuque. XLI, XLII, XLIII.
=Pharmacie nouvelle= extraite des ouvrages des philosophes, orateurs,
romanciers, poëtes, théologiens et casuistes. CXLIII.
=Philosophes=; «laissés à eux-mêmes, privés des saintes merveilles,
ils suivent dans le silence les traces de la raison humaine.»
XCVIII.
Leur supériorité sur les docteurs des religions diverses. _Ibid._
Plaisanteries contre Aristote, et surtout les scolastiques, dans la
lettre du médecin de province. CXLIII.
Les philosophes (métaphysiciens) ont un mépris souverain pour
l'homme qui a la tête chargée de faits. CXLV.
=Philosophie=, ne s'accorde pas avec la théologie. LXVI, CXL.
=Physique=, bannit le merveilleux de l'univers. CXXXV.
=Pierre le Grand=. Ses réformes, son humeur sévère. LI.
=Plaisir=. La nature des plaisirs est d'être de courte durée. De là
l'embarras des religions et le ridicule des plaisirs éternels
qu'elles imaginent pour leurs paradis. CXXVI.
=Plotin=. Purgatif. CXLIII.
=Poëtes=. Singulière opinion sur les poëtes. XLVIII.
Ils accablent la raison sous les agréments.
Ils ne sont pas rares chez les orientaux. CXXXVII.
Bucoliques, plaisent aux gens de cour;
Dramatiques, poëtes par excellence, maîtres des passions;
Epiques, sévèrement jugés; de là la froideur de Voltaire pour
Montesquieu.
Lyriques, qui font de leur art une harmonieuse extravagance.
CXXXVII.
=Point d'honneur=, tient à la passion de la gloire; caractère de
chaque profession; plus marqué chez les gens de guerre, a réglé
jadis la conduite des Français surtout des nobles; n'admet qu'une
solution, le duel. (V. _Duel_.) XCI.
=Politesse=. En Espagne «un capitaine ne bat jamais son soldat sans
lui en demander permission, et l'inquisition ne fait jamais brûler
un juif sans lui faire ses excuses.» LXXVIII.
=Politique=. En Asie, les règles de la politique sont partout les
mêmes. LXXXI.
=Pologne=. N'a presque plus de peuples. CXIII.
A mal usé de sa liberté et du droit d'élire ses rois. CXXXVI.
=Polygamie=. _La polygamie triomphante_, livre où il est prouvé que la
polygamie est ordonnée aux chrétiens. XXXV.
La polygamie, défendue par le paganisme romain. CXV.
Elle engendre la langueur des hommes, l'étiolement des enfants, les
querelles des femmes condamnées à une continence forcée, la
fabrication des eunuques, le célibat des filles esclaves. C'est un
agent de dépopulation. _Ibid._
=Pompes funèbres=. Leur inutilité. XL.
=Porphyre=. Purgatif. CXLIII.
=Portes=, haussées, baissées ou élargies selon les parures des femmes.
C.
=Portugais=. Voyez Espagne. LXXVIII.
Leur douceur relative dans le gouvernement de leurs colonies. Ils
furent bientôt chassés de tous les pays qu'ils avaient découverts.
CXXII.
=Poudre=. Depuis la poudre, plus d'asile contre l'injustice et la
violence. CVI.
Mais depuis la poudre, batailles moins sanglantes. CVII.
=Pourceau=. Pourquoi immonde? XVIII.
=Pouvoir=. Il ne peut jamais être également partagé entre le peuple et
le prince.
Le pouvoir des rois d'Europe est très-grand, modéré par leur
intérêt. CIII.
Le pouvoir arbitraire, négation de la liberté et de l'égalité,
assurant aux princes toutes les richesses, enraye la propagation de
l'espèce. CXXIII.
=Prescience divine=, ni absolue, ni infinie, sous peine de
contradiction et d'injustice.
Si elle est intermittente, elle n'est plus que caprice et fantaisie.
«L'alcoran et le livre des Juifs s'élèvent sans cesse contre le
dogme de la prescience absolue.» LXIX.
Voir Dieu, Adam, liberté, âme.
=Prestiges= qui font gagner des batailles: le terrain, le nombre, le
courage. CXLIII.
=Prêtres=. Rôle difficile du prêtre dans le monde; sa neutralité
forcée. LVI.
«L'envie d'attirer les autres dans son opinion est, pour ainsi dire,
attachée à sa profession.» _Ibid._
=Prière=. Postures exigées par les diverses religions. XLVI.
Prêtres chrétiens et musulmans prient sept fois par jour. XXXV.
=Prince=. Les querelles particulières du prince, le mécontentement des
ambassadeurs du prince, ne peuvent légitimer une guerre. XCVI.
Il n'est pas de son honneur de s'allier avec un tyran. _Ibid._
Autorité illimitée des princes en Orient. CIII.
En Europe, peu d'attentats contre la vie des princes.
En Orient, sans précautions infinies, les princes ne vivraient pas
un jour. _Ibid._
En se cachant, les princes d'Orient font respecter la royauté et non
le roi. CIV.
C'est un crime de lèse-majesté à un prince de faire la guerre à ses
sujets. CV.
=Procédure=. «Formalités dont l'excès est la honte de la raison
humaine.» CI.
=Propagation=. Conditions favorables à la propagation de l'espèce.
=Divorce=; suppression du célibat religieux. CXV, CXVII.
Accord du tempérament et du climat. CXXI.
Liberté, égalité des droits et des fortunes.
Gouvernement doux et républicain. CXXIII.
=Proportion=. La proportion entre les fautes et les peines est comme
l'âme des États; gardée par les princes d'Europe, elle est sans
cesse renversée, à leurs dépens, par les rois d'Orient. CIII.
=Propreté=. «La propreté, qui est l'image de la netteté de l'âme.» II.
=Propriété=. L'incertitude de la propriété des terres ralentit
«l'ardeur de les faire valoir.» XX.
=Prosélytisme=. Transmis des Egyptiens aux Juifs, des Juifs aux
mahométans et aux chrétiens; maladie épidémique; esprit de vertige;
éclipse entière de la raison humaine. LXXXVI.
=Protestantisme=. Avantage du protestantisme sur le catholicisme,
suppression du célibat et des couvents. CXVIII.
=Protestants=. Ils multiplient nécessairement plus que les
catholiques. De là accroissement de population, d'impôts, d'activité
agricole, industrielle, de travail et de richesses. CXVIII.
=Providence=. Ce qui est pour le riche sagesse de la providence est
pour le pauvre aveugle fatalité du destin. XCVIII.
Les musulmans laissent tout faire à la providence. CXX.
L'homme ne trouble pas l'ordre de la providence lorsqu'il change les
modifications de la matière. LXXVI.
=Puissance paternelle=. La plus sacrée de toutes les magistratures,
fortement établie par le droit romain;
Montesquieu semble blâmer les Français de l'avoir restreinte. LXXIX.
=Puissance royale=, ses progrès en France. CXXXVI.
=Purgatifs=. 1º Mélange de philosophie scolastique;
2º Extraits d'arrêts du Conseil et de Bulles et Constitutions de
jésuites. CXLIII.
Q
Q. Quelques docteurs voulaient qu'on prononçât cette lettre comme un
K. (Querelle de Ramus.) CX.
=Quiétisme=, sorte de mysticisme exalté.
Un quiétiste n'est autre chose qu'un homme fou, dévot et libertin.
CXXXIV.
R
=Rat=. Pourquoi immonde? XVIII.
=Raymond Lulle= a cherché vainement le secret de la transmutation des
métaux. XLV.