Evêque vantant son mandement. CII.

=Extravagance humaine=. A propos des pompes funèbres. XL.

F

=Famille=. Puissance paternelle chez les Romains. LXXIX.

Chez les Français, les familles se gouvernent toutes seules.

LXXXVII.

Leurs différends portés devant les tribunaux. _Ibid._.

Les membres de la famille ne sont liés que par l'amour et la

gratitude. CV.

Infériorité de la famille polygamique. VII, CXV, XXXIV.

=Fat=. Son portrait. L.

=Fatalisme musulman=. Cause de dépopulation. CXX.

=Fatmé= rappelle à Usbek sa beauté, lui raconte ses désirs amoureux et

les soins qu'elle prend de sa personne. VII.

=Faveur=. C'est la grande divinité des Français. LXXXIX.

=Félicitations=. Tout pour les Français est matière à félicitations et

compliments. LXXXVIII.

=Femme jaune= de Visapour, achetée cent tomans. Sa beauté supérieure à

«tous les charmes de la Circassie.» XCVII.

=Femmes=. Liberté des femmes européennes. XXIII, XXVI.

Indignation des Françaises contre la _Constitution_ (bulle de 1710)

qui leur interdit la lecture de la Bible. XXIV.

Coquetterie des Françaises de tout âge. LII.

Leur légèreté, leurs infidélités qui ne choquent personne. LV.

«Ce n'est pas qu'il n'y ait des dames vertueuses... mais si laides

qu'il faut être un saint pour ne pas haïr la vertu.» _Ibid._

Les femmes, surtout lorsqu'elles vieillissent, s'adonnent au jeu

avec passion. LVI.

Comment elles ruinent leurs maris. _Ibid._

Vieilles femmes qui ont travaillé tout le matin à se rajeunir et

passent le soir à louer le temps de leur jeunesse. LIX.

Leur situation en Espagne; elles laissent souvent aux hommes «un

long et fâcheux souvenir d'une passion éteinte.» LXXVIII.

Les femmes adorent ceux qui savent parler sans rien dire. LXXXIII.

La loi naturelle soumet-elle les femmes aux hommes?

Chez les peuples les plus polis, les femmes ont de l'autorité sur

leurs maris.

Les hommes, dit Mahomet, ont un degré sur elles. XXXVIII.

En France, les femmes gouvernent, distribuent les faveurs et les

places. CVIII.

Elles forment une sorte de république (nous dirions

franc-maçonnerie). _Ibid._

Gravité du rôle d'une jolie femme. CXI.

=Femmes= (musulmanes). (Voir _sérail_). La femme, selon Mahomet, est

d'une «création inférieure;» elle n'entrera pas dans le paradis.

XXIV.

«Les femmes sont vos labourages, elles vous sont nécessaires comme

vos vêtements, et vous à elles,» dit le prophète. CXV.

Quatre femmes, permises par la loi, et autant de concubines qu'un

homme en peut entretenir et satisfaire. _Ibid._

=Fermier général=. Portrait du fermier général suffisant. XLVIII.

Ceux qui lèvent les tributs nagent au milieu des trésors. XCIX.

Leur situation terrible devant la chambre de justice. _Ibid._

=Fermiers=. En vain les accable-t-on de frais; ils payent leurs loyers

toujours en retard. CXXXII.

=Fidélité=. La fidélité n'empêche point le dégoût qui suit les

passions satisfaites. XXXVIII.

=Filles=. Fille modeste avouant devant les juges les tourments d'une

trop longue virginité. LXXXVII.

Filles ravies ou séduites; elles font les hommes beaucoup plus

mauvais qu'il ne sont. _Ibid._

Les filles des laquais enrichissent les seigneurs ruinés. XCIX.

En Europe, on sait à la minute le moment où elles cessent de l'être.

En Orient, quoique mariées, elles se défendent longtemps. LV.

=Filles de joie=. Il y en a à Paris autant que de dervis. LVII.

L'interdiction du divorce leur livre les maris désespérés. CXVII.

=Filles musulmanes= confiées aux eunuques noirs dès leur septième

année; quelquefois on attend leur dixième. LXII.

=Finances=. En trois ans quatre systèmes. Bouleversées par Law.

CXXXVIII.

=Financiers=. Leurs bureaux, leurs inventions, leur impertinence

CXXXVIII.

=Flamel= (Nicolas), a découvert la pierre philosophale. XLV. (La

légende paraît avoir fait sans raison un alchimiste de Flamel, riche

écrivain--juré de l'Université de Paris, mort en 1418.)

=Fléchier= (M. de N.). Ses oraisons funèbres ne peuvent entrer dans le

_vomitif_ indiqué par le médecin de province. CXLIII.

=Flegme= des grands seigneurs. LXXIV.

Des Espagnols et Portugais. LXXVIII.

=Formalités=. pernicieuses dans la jurisprudence et dans la médecine.

CI.

=Fortune=. Instabilité des fortunes en France. (Allusion à Law.) XCIX.

=Fouet=. Châtiment qu'on inflige aux femmes persanes. CLVII.

=Fous=. Les Français «enferment quelques fous dans une maison, pour

prouver que les autres ne le sont pas.» LXXVIII.

=Fragment= d'un ancien mythologiste, sur le fils d'Eole, Law. CXLII.

=Français=. Leur activité: «ils courent, ils volent.» XXIV.

Leur vanité, exploitée par Louis XIV, _Ibid._

Le roi les fait penser comme il veut. _Ibid._

Leurs perpétuelles accolades. XXVIII.

Leur gaieté, leur liberté d'esprit inconnues aux Persans et aux

Turcs. XXXIV.

Ils parlent beaucoup. LXXXIII.

Leur badinage. LXIII.

Leurs modes. C.

Leur prééminence en toilette, cuisine, coiffures. CI.

Leur amour de la gloire. XC.

Ils ont pris de leurs voisins tout ce qui concerne le gouvernement

politique et civil. CI.

Leur droit écrit, coutumier et canonique. _Ibid._

=France=. Sa population n'est rien en comparaison de celle de

l'ancienne Gaule. CXIII.

Un des plus puissants États d'Europe. CIII.

Allusion à la guerre avec l'Espagne, sous la Régence. CXXXII.

G

=Gaité=. Gaieté des Français, inconnue des Persans, surtout des Turcs.

XXXIV.

=Gale=. Remède recommandé contre la gale, gratelle, teigne, etc.

CXLIII.

=Galice=, province d'Espagne, lieu de pèlerinage. XXIX.

=Gardes=. En quelle occasion les rois de France se donnèrent des

gardes. CIII.

=Gaules=. Colonies grecques dans les Gaules.

Dans les temps les plus reculés, on ne voit guère de monarchies chez

les Gaulois. CXXXI.

=Gemchid= (nom du fondateur légendaire de la royauté Perse), dervis du

brillant monastère de Tauris. Usbek lui énumère les conformités du

christianisme et de l'islamisme, et lui demande si les chrétiens

iront en enfer. XXXV.

=Généalogiste=. Pauvre métier. Espérances que fonde un généalogiste

sur les enrichissements subits dûs au système de Law. CXXXII.

=Gênes=, république, qui n'est remarquable que par ses bâtiments.

CXXXVI.

=Gengiskan=, ses conquêtes mises au-dessus de celles d'Alexandre.

LXXXII.

=Géomètre=. Esprit exclusif d'un géomètre, sa rencontre avec un

traducteur d'Horace. CXXIX.

Les géomètres obligent un homme malgré lui d'être persuadé. CXXXV.

=Géorgie=, royaume jadis vassal de la Perse. XCII.

=Gloire=. C'est une nouvelle vie qu'on acquiert.

Le désir de la gloire croît avec la liberté; la gloire n'est jamais

compagne de la servitude.

Amour des Français pour la gloire. XC.

=Glossateurs=, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

=Goa=. Les habitants de Goa prêtent vingt mille pistoles sur une des

moustaches de Jean de Castro. LXXVIII.

=Gortz= (baron de), ministre suédois condamné à mort. CXXVIII.

=Goths=, déposaient leurs rois dès qu'ils n'en étaient pas satisfaits.

CXXXI.

=Gouvernements=, monarchiques en Europe, avec tempéraments; absolus en

Orient. CIII.

Diversité des gouvernements en Europe. Le plus parfait est celui qui

va à son but à moins de frais et qui conduit les hommes selon leur

inclination.

Supériorité rationnelle d'un gouvernement doux. LXXXI.

La douceur du gouvernement, les républiques, Suisse et Hollande, en

sont une preuve constante, contribue à la propagation de l'espèce.

CXXIII.

=Grâce=. Le droit de grâce, attribut des rois en Europe. CIII.

=Grammairiens=, peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

=Grands=. En Perse, il n'y a de grands que ceux à qui le monarque

donne quelque part au gouvernement. LXXXIX.

=Gravitation=, la clef de la nature. XCVIII.

=Gravité=. Causes de la gravité des Asiatiques. XXXIV.

La gravité est le caractère saillant des Espagnols et des Portugais.

LXXVIII.

=Grèce=, aujourd'hui réduite à la centième partie de ses habitants.

CXIII.

Tira ses colonies d'Egypte et d'Asie, renversa ses tyrans, se divisa

en républiques qui tinrent en échec la Perse, répandirent les arts,

peuplèrent l'Italie, colonisèrent la Gaule, et l'Espagne. CXXXI.

=Guèbres=. Antiquité de leur religion; mariage de la soeur avec le

frère, «usage introduit par Cambyse» (?) LXVII (_Aphéridon et

Astarté_).

La persécution a privé la Perse de «cette nation si appliquée au

labourage» (allusion à l'édit de Nantes). LXXXVI.

=Guerre=. Deux sortes de guerres justes: pour défendre le sol, pour

secourir un allié.

La guerre, c'est la peine de mort transportée dans le droit public.

La déclaration de guerre est régie par les mêmes principes que

l'accusation en droit privé. XCVI.

Il n'y a jamais eu autant de guerres civiles que dans l'empire du

Christ. XXIX.

Les guerres de religion ne sont pas dues à la multiplicité des

religions, mais à l'intolérance. LXXXVI.

=Guerrier=. Vanité et babil du vieux guerrier. Les officiers médiocres

languissent dans les emplois obscurs. XLVIII.

=Guilan=, province où Cha-Abbas déporta les Arméniens. CXXII.

=Guinée=. Vanité d'un roi de Guinée dont tous les ornements

consistaient en sa peau noire et luisante et quelques bagues. XLIV.

Ses côtes dépeuplées par la traite des nègres;

Ses rois vendent leurs sujets. CXIX.

=Guitare=. Abus qu'en font les Espagnols. LXXVIII.

=Guriel=, petit État d'Asie, peu peuplé. CXIII.

=Gustape= (Hystaspe), nom d'un héros perse, quatrième roi de l'antique

dynastie Kaïanienne, sous lequel vivait Zoroastre. LXVII.

Les Tartares se sont assis sur le trône de Cyrus et Gustape. LXXXII.

H

=Habillement=, son influence sur la curiosité publique en France. XXX.

=Hagi=, qui a fait le pèlerinage de la Mecque. XXXIX.

=Hassein=, dervis de la montagne de Jaron. Usbek lui adresse la lettre

sur les philosophes rationalistes. XCVIII.

=Hérésie=. Les savants en sont naturellement accusés. CXLV.

=Hérétiques=. Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle

sans avoir présenté au moins une distinction. XXIX.

Brûlés par les dervis en Espagne et Portugal. LIX, LXXVIII.

Allusion à l'édit de Nantes. LIX.

=Héros=, se ruinent à conquérir des pays qu'ils perdent soudain.

CXXII.

Les héros de roman français et orientaux. CXXXVII.

=Hibernois= (?), chassés de leur pays, viennent utiliser en France

leur talent pour la dispute. XXXVI.

(Note de l'édition Lefèvre. 1820.)

=Historiens= de l'Église, de la décadence romaine, de l'empire

d'Allemagne, de France, d'Espagne, d'Angleterre, de Hollande,

d'Italie, de Suisse, de Venise, de Gênes, du Nord, de la Pologne.

Caractère et destinée des différents peuples. CXXXVI.

=Hohoraspe= (le cheval de l'asoura ou le cheval-être), divinité

persique (?), nom donné à un fabuleux Cambyse, père de Gustape et

troisième roi de la dynastie Kaïanienne. LXVII.

=Hollande=, république citée avec éloge. LXXII.

Seconde reine de la mer, respectée en Europe, formidable en Asie.

CXXXVI.

Les Hollandais poussèrent les colonies portugaises à la révolte pour

s'en emparer. CXXII.

=Homère=. Dispute sur les poëmes et le mérite d'Homère. XXXVI.

=Hommes= (en général) nés pour être vertueux; la justice leur est

aussi propre que l'existence. X.

Ils rapportent tout à leurs idées, XLIV; à leurs souvenirs, LIX;

s'exagèrent leur place dans l'univers, LXXVI; cèdent trop volontiers

aux passions et à l'intérêt immédiat qui leur voilent les avantages

de la justice, si nécessaire à leur sécurité et à leur bonheur.

LXXXIV.

La fausseté de leurs espérances et de leurs craintes les rend

malheureux. CXLIII.

Il semble que le fait d'être assemblés en grand nombre rétrécisse

leur esprit. CX.

Ils n'ont sur les femmes qu'un pouvoir tyrannique. Ils sont les plus

forts. XXXVIII.

Les soupçons et la jalousie les mettent dans la dépendance des

femmes. LXII.

Hommes lâches qui abandonnent leur foi pour une médiocre pension.

CXLV.

=Hommes a bonnes fortunes=, leur fatuité, leur indignité sociale.

XLVIII.

=Honneur=. Le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la

vertu, semble être établi dans les républiques.

Un sujet blessé dans son honneur par son prince quitte sur-le-champ

sa cour, son emploi, son service. XC.

=Huguenots=. La persécution qui les a jetés en exil n'a point profité

à la France. LX.

=Humanité=. Les devoirs de l'humanité priment les règles de la

religion. A ce point que toutes les religions les ont inscrits en

tête de leurs préceptes. XLVI.

I

=Ibben=, un des correspondants ordinaires d'Usbek et de Rica,

négociant à Smyrne, oncle de Rhédi. XXIII, XXIV, XXV, XXIX, XXX,

XXXIV, XXXVII, XXXVIII, XL, LV, LVI, LX, LXVIII, LXXVI, LXXVII,

LXXXIII, XC, CXIX, CIII-CV, CVIII, CXXVIII, CXXXVIII.

=Ibbi=, esclave qui a suivi Usbek, correspondant du grand eunuque

noir. IX.

=Ibbi= (hagi), écrit à Ben Josué sur la naissance merveilleuse de

Mahomet. XXXIX.

=Ignorance=. Les monarchies n'ont été fondées que sur l'ignorance et

ne subsistent que par elle, témoins les royautés d'Orient. CVI.

Heureuse ignorance des musulmans. _Ibid._

=Ignorants=. Un ignorant se dédommage en méprisant le mérite. CXLV.

=Iles= peuplées par des malades que quelques vaisseaux y avaient

abandonnés. (L'île de France et la Réunion.) CXXII.

=Immaums= (Imans), saints et prophètes musulmans. Il y en a douze (les

douze premiers successeurs de Mahomet). Treizième iman est un

compliment comme dixième muse. Les imans sont des prêtres chargés de

faire la prière publique, de prêcher le vendredi; ils assistent à la

circoncision, aux mariages, aux enterrement XVI, XCIV.

=Immeubles=. Deux appréciations de ce genre de biens. CXXXII.

=Immortalité= (de l'âme). On y croit par semestre. LXXV,

Pour «mourir du côté de l'espérance.» _Ibid._

=Impie=. Impie ou dévot, selon le tempérament, la digestion, la santé.

LXXV.

=Impôts=. Ils pèsent sur l'agriculture, l'industrie, CXXV,

Et la nourriture du peuple. _Ibid._

Le vin, très-imposé, est cher à Paris. XXXIII.

=Impureté=, viandes immondes, impureté des cadavres.

«Les choses ne sont en elles-mêmes ni pures, ni impures... La boue

ne nous paroît sale que parce qu'elle blesse notre vue ou quelque

autre de nos sens.» XVII.

Légende musulmane sur l'impureté du cochon et du rat. XIX.

=Inde=. Les «hommes de chair blanche» dans l'Inde. Leur orgueil.

LXXVIII.

=Industrie=. Les revenus industriels supérieurs à ceux de

l'agriculture.

Avec une pistole de couleurs le peintre en gagne cinquante, etc.,

etc. CVII.

=Infaillibilité= de ceux que l'Esprit-Saint éclaire--et qui ont grand

besoin d'être éclairés. CII.

=Injustice=. Les hommes peuvent faire des injustices, parce qu'ils ont

intérêt de les commettre; nul n'est mauvais gratuitement. LXXXIII.

=Inquisition=. Elle sévit en Espagne et en Portugal. Sa cruauté et son

hypocrisie. XXIX.

Elle ne fait jamais brûler un juif «sans lui faire des excuses.»

LXXVIII.

Elle présume l'accusé coupable. XXIX.

=Instabilité= des honneurs et des fortunes en Orient. Aujourd'hui

général, cuisinier demain. XC.

=Intercesseur=. Chrétiens et mahométans croient à la nécessité d'un

intercesseur auprès de Dieu. XXXV.

=Intérêt=. «L'intérêt particulier se trouve dans l'intérêt commun.»

XII.

La raison de l'injustice est toujours «une raison d'intérêt.»

LXXXIV.

Leur intérêt est toujours ce qu'ils (les hommes) voient le mieux.

_Ibid._

«L'intérêt est le plus grand monarque de la terre.» CVII.

=Interprètes=, ont cherché dans l'Ecriture la confirmation de leurs

idées particulières. CXXXIV.

=Intolérance=, ses résultats funestes, son iniquité. LXXXVI.

=Intrigants=, souffleurs, magiciens, devins, femmes fardées, gens de

loi, maîtres de langues et d'arts, boutiquiers, etc. LVIII.

=Invalides=. Éloge des Invalides. LXXXV.

=Irimette=, petit royaume voisin de la Perse. CXIII.

Fort dépeuplé. _Ibid._

=Irréligion=. Les savants en sont nécessairement accusés. CXLV.

=Isben-Aben=, historien arabe. XXXIX.

=Isis=, divinité égyptienne, symbolisant l'autorité de la femme.

XXXVIII.

=Ispahan= (ville des chevaux, ou du soleil considéré comme le coursier

céleste), capitale de la Perse, dépérit et serait changée en désert

par la polygamie, si les rois n'y transportaient sans cesse des

nations entières. CXV.

=Italie=, partagée en un nombre infini de petits États ouverts comme

des caravansérails. CIII.

Au temps des premières colonies grecques, il n'y avait guère de

monarchies en Italie. CXXXI.

Jadis maîtresse du monde, aujourd'hui esclave des autres nations.

CXXXVI.

J

=Jalousie=. Jalousie musulmane. VI.

Jalousie française. LV.

Jalousie espagnole. LXXVIII.

La jalousie des hommes prouve leur dépendance. LXII.

Jalousie mutuelle des sectes religieuses; elle descend jusqu'aux

particuliers. LXXXVI.

=Jaloux=. Ridicules en France. LV.

=Jamblique=, purgatif. CXLIII.

=Jansénistes=, désignés. XXIV.

=Japhet= raconte, par ordre de Mahomet, les légendes de l'arche de

Noé. XVIII.

=Jaron=, eunuque noir en correspondance avec le grand eunuque. XV,

XXII.

=Jésuites=. Constitution des Jésuites, purgatif violent;

Pièces des Jésuites français, vomitif puissant. CXLIII.

=Jeu=. «Très en usage en Europe: c'est un état que d'être joueur.»

LVI.

Les jeux de hasard interdits par Mahomet. _Ibid._

=Jeunes=. Les chrétiens en ont comme les musulmans. XXXV.

=Joueuses=, leur portrait. LVI.

=Journalistes=. Ils ne parlent que des livres nouveaux et flattent les

auteurs. CIX.

=Journaux=. Livres par fragments. Leurs avantages et leurs défauts.

Ils flattent la paresse. CIX.

=Judaïsme=, «vieux tronc qui a produit deux branches qui ont couvert

toute la terre.» LX.

=Juges=. Ils ne s'enflent point d'une vaine science. Les avocats

travaillent pour eux. LXVIII.

Ils présument qu'un accusé est innocent. XXIX.

=Juifs=. Ils font en France ce qu'ils font en Perse. Leur obstination

invincible pour leur religion. LX.

«Ils n'ont jamais eu dans l'Europe un calme pareil à celui dont ils

jouissent... On s'est mal trouvé en Espagne de les avoir chassés.»

_Ibid._

Les Juifs lèvent les impôts en Turquie; persécutés par les pachas.

XIX.

Ils achètent les enfants. LXVII.

Les Juifs se maintiennent et multiplient, par l'espoir d'engendrer

un Messie. CXX.

Transportés en Sardaigne par les Romains. CXXII.

=Justesse=, «Martyr de sa justesse» un esprit trop régulier, trop

géométrique, ressemble à Tarquin, à Thrasybule ou à Périandre

coupant avec leur épée «la tête des fleurs qui s'élevaient au-dessus

des autres.» CXXIX.

=Justice=. Les hommes sont «nés pour être vertueux; la justice est une

qualité qui leur est aussi propre que l'existence.» X.

La justice est inséparable de la solidarité, de la garantie mutuelle

du droit.

«L'intérêt des particuliers se trouve dans l'intérêt commun.» XII.

La justice est un rapport de convenance qui se trouve réellement

entre deux choses.

Dès qu'on suppose que Dieu voit la justice, il faut nécessairement

qu'il la suive.

Quand il n'y aurait pas de Dieu, nous devrions toujours aimer la

justice.

La justice est éternelle. Si elle ne l'était pas, ce serait une

vérité terrible qu'il faudrait se dérober à soi-même.

Plaisir d'être juste. LXXXIV.

La justice est violée par le droit public faussé. XCV.

En France elle se mêle de tous les différends de famille; elle est

toujours contre le mari jaloux, le père chagrin, le maître

incommode. LXXXVII.

=Justice divine=, incompatible avec la prescience. LXIX.

L

=Lacédémone=. Les récompenses à Lacédémone. XC.

Si Lycurgue avait établi que les maris changeassent de femmes tous

les ans, il en serait né un peuple innombrable. CXVII.

=Lapin=, immonde pour le juif. Discussion du Juif, du Turc, de

l'Arménien, du brachmane à propos d'un lapin. XLVI.

=Laquais=. En France, le corps des laquais est un séminaire de grands

seigneurs. XCVIII.

Leurs enrichissements subits par la spéculation.

Leur vanité. CXXXVIII.

=Law=. Un étranger est venu... qui a tourné l'État comme un fripier

tourne un habit, etc. CXXXVIII.

Son portrait allégorique en tant que fils d'Eole. CXLII.

Corruption qui résulte du système et de l'agiotage effréné. CXLVI.

=Légendes mahométanes= sur les viandes et les animaux immondes, XVIII.

Sur la naissance de Mahomet. XXXIX.

=Législateurs=, leurs défauts ordinaires et leurs ridicules:

étroitesse, puérilité, subtilité, emploi d'une langue morte, etc.

LXXIX.

=Lèse-majesté=, seul crime politique qui entraîne la mort pour les

grands d'Europe. CIII.

Selon les Anglais, c'est le crime que le plus faible commet contre

le plus fort, aussi bien s'il est roi que s'il est peuple. CV.

=Lettres=, avantages du roman par lettres: «l'on rend compte soi-même

de sa situation actuelle; ce qui fait plus sentir les passions, que

tous les récits qu'on en pourrait faire.»

(_Quelques réflexions sur les_ Lettres Persanes.)

Lettres intercalées dans d'autres:

D'une comédienne perdue par un jeune abbé. XXVIII.

D'une jeune russe qui veut être battue. LI.

D'un Français voyageant en Espagne. LXXVIII.

D'un savant. CXLV.

Trois de nouvellistes. CXXX.

D'un antiquaire. CXLII.

D'un médecin de province. CXLIII.

=Lever=. La présence assidue au lever du roi est un titre aux

libéralités et aux faveurs. XXXVII, CXXV.

=Libéralités=. Grâces et pensions accordées par les princes aux

courtisans, aux dépens de l'agriculture et de l'industrie. CXXIV.

=Liberté= supprimée par la prescience divine. Liberté d'indifférence.

LXIX.

La liberté existe surtout dans les républiques; favorable à la

propagation de l'espèce et aux progrès de l'opulence. Elle attire

les étrangers. CXXIII.

La liberté semble faite pour le génie des peuples d'Europe. CXXXI.

La liberté chez les ancêtres des peuples du Nord. _Ibid._

=Libre arbitre=, incompatible avec la prescience. LXIX.

=Lionne= (M. de L.) président des nouvellistes. CXXX.

=Livourne=, ville nouvelle, témoignage du génie des ducs de Toscane.

XXIII.

=Livres=. Contre les faiseurs de livres inutiles.

Respect qu'on doit aux ouvrages originaux. LXVI.

Absence de bon sens dans les livres espagnols, romans ou

scolastiques. Exception en faveur de Don Quichotte. LXXVIII.

Le sujet est délayé selon le format des livres. CIX.

Jusqu'à ce qu'un homme ait lu tous les livres anciens, il n'a aucune

raison de leur préférer les nouveaux. _Ibid._

Les diverses espèces de livres. CXXXIII-CXXXVII.

=Lois=. Lois variables des législateurs.

Lois éternelles, immuables, de la nature. XCVIII.

Lois anciennes établies par les rois Francs, oubliées pour des lois

romaines en partie rédigées par les Byzantins.

Ajoutez les constitutions des papes et quelques coutumes de villes

et provinces, récemment rédigées; plus les commentaires, les

formalités et la jurisprudence.

«Cette abondance de lois, en France, accable également la justice et

les juges.» CI, LXXIX.

Il ne faut toucher aux lois que d'une main tremblante. LXXIX.

Les lois contre les suicidés sont injustes parce qu'elles sont sans

objet. Elles ne lient pas les morts. LXXVI.

Chez les barbares germaniques, les lois étaient faites dans les

assemblées de la nation. CXXXI.

=Louis= XIV, son portrait, sa dévotion, sa puissance, sa maîtresse,

ses ministres, sa vieillesse. XXIV, XXXVII.

Trop peu modéré envers les ennemis. XXIV.

Son goût pour les femmes. CVIII.

Sa mort et son testament. XCIII.

Son amour pour la politique orientale, c'est-à-dire le despotisme.

XXXVII.

=Louis= XV, son enfance. XCIII.

Son portrait. Les espérances qu'il donne. CVIII.

=Lucifer= jeté au fond de la mer, lors de la naissance de Mahomet,

nage quarante jours. XXXIX.

=Lumière=, son trajet du soleil à la terre. XCVIII.

=Lunettes=, insignes de la gravité espagnole et portugaise, symbole de

science. LXXVIII.

=Luxe=, nécessaire à la prospérité des nations. CVII.

M

=Mages=, prêtres du magisme ou mazdéisme. LXVII.

Adorateurs du soleil, des étoiles, du feu et des éléments;

Mais leur religion, calomniée par les musulmans, est, selon

Montesquieu, un pur monothéisme. _Ibid._

(Le mazdéisme est une polythéisme dualiste où la lumière et les

ténèbres (le bien et le mal) luttent dans le temps et l'espace sans

bornes.)

Les mages enseignaient que les actes les plus méritoires sont: faire

un enfant, labourer un champ, planter un arbre. CXX.

Lettres persanes, tome II · 第 11 / 14 段