=Ben Josué=, juif, prosélyte musulman. XXXIX.

=Bibliothécaire=. Portrait d'un moine bibliothécaire. Ses

conversations avec Rica. CXXXIV-CXXXVII.

=Bibliothèques=. Comment elles sont administrées par les dervis.

CXXXIII.

Voyage dans une grande bibliothèque à Paris. CXXXIII-CXXXVII.

=Bienfait=. Tout homme est capable de faire du bien à un homme: mais

c'est ressembler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une

société tout entière. XC.

=Boissons=. Celles qui abrutissent.

Celles qui égayent et consolent, permises aux musulmans. XXXIII.

=Boîtes= où l'on enferme les femmes de la Perse au passage des

rivières. III.

=Bombés=. Leur invention a ôté la liberté à tous les peuples de

l'Europe. CVI.

Défense des bombes. CVII.

=Bonheur=. Réside-t-il dans les satisfactions des sens ou dans la

pratique de la vertu? X.

=Bonne foi=. Doit être l'âme d'un grand ministre. CXLVI.

=Bons mots= préparés d'avance et lancés à l'aide d'un compère. LIV.

=Bonzes=, confondus avec les brahmanes. CXXVI.

=Bourgeois=. Ont perdu la garde de leurs villes. CVI.

Sous quel prétexte les princes la leur ont retirée. _Ibid._

=Boussole=. Que nous a servi l'invention de la boussole? CVI.

=Brahma= récompense le suicide des veuves. CXXVI.

=Brahmane=. Croit à la métempsychose, mais admet qu'on mange un animal

quand on ne l'a pas tué soi-même. XLVI.

=Bulles=, purgatif violent. CXLIII.

C

=Cabale=. Panthéisme mystique des Juifs.

Pratiquée par un médecin de province. CXLIII.

=Café= (=et cafés=.) Très en usage à Paris, donne de l'esprit à ceux

qui le prennent dans certains établissements. On y joue aux échecs.

XXXVI.

Conversations que l'on y entend. CXXIX, CXXX, CXXXII.

=Cambyse= a établi en Perse le mariage de la soeur et du frère.

LXVII.

A quelle jambe a-t-il été blessé? CXLII.

=Cappadociens=. Ils refusèrent la liberté que leur offraient les

Romains. CXXXI.

=Capucins=. Conversation de Rica et d'un provincial de capucins. XLIX.

=Carthage=. République dont on ignore les origines; rivale de Rome.

CXXXI.

=Carthaginois=, avaient découvert l'Amérique. CXXII.

=Casbin=. Ville et monastère en Perse. XCIV.

=Casuistes=. Leur habileté à faire passer les péchés du mortel au

véniel. «Il y a un tour à donner à tout.» LVII.

Ils mettent au jour les secrets de la nuit. Ingéniosité voluptueuse,

crudité et danger de leurs ouvrages. CXXXIV.

=Castro= (Jean de), «fameux général portugais.» XXXVIII.

=Catalogne=. États d'Aragon et de Catalogne, 1610. Discussion

préalable sur la langue à employer dans les délibérations. CX.

=Catholicisme=. Son infériorité sociale devant le protestantisme.

Dans l'État de l'Europe, il n'est pas possible qu'il y subsiste cinq

cents ans. CXVIII.

=Catholiques=. Les pays catholiques moins riches, moins actifs, moins

peuplés que les pays protestants. CXVIII.

=Caussin= (le P.), jésuite, né à Troyes en 1543, confesseur de Louis

XIII, exilé par Richelieu.

Sa _Cour sainte_, livre de piété en 4 volumes in-4, est recommandée

comme somnifère à un homme qui ne dormait pas depuis trente-cinq

jours. CXLIII.

=Célibat=. Les filles esclaves condamnées à la virginité dans le

sérail. CXV.

Les Romains établissaient des peines sévères contre le célibat.

Les chrétiens le proclament supérieur au mariage. CXVII.

Nombre prodigieux de catholiques faisant profession de célibat.

Le célibat ecclésiastique est plus nuisible à la propagation que la

castration même.

Habitude des familles de vouer un de leur membre au célibat

religieux. _Ibid._

=Cellamare= (conspiration de), allusions, CXXVII.

=Cérémonies=. Leur importance secondaire en religion. XLVI.

=César=, opprima la république romaine et la soumit à un pouvoir

arbitraire. Suites de son crime. CXXXI.

=Cha-Abbas=, se serait fait couper les deux bras plutôt que de signer

l'édit de Nantes et «d'envoyer au Mogol et aux autres rois des Indes

ses sujets les plus industrieux.» LXXXVI.

Voulant priver les Turcs de soldats sur leurs frontières, il

transporta vingt milles familles arméniennes dans la province de

Guilan. CXXII.

=Chahban=, mois ardent. XVIII.

=Chansons=. Influence des chansons sur les frondeurs. CXI.

=Chapelain=, bon contre la gale, la teigne, etc. CXLIII.

=Chapelet=. «Heureux celui qui a toujours prié Dieu avec de petits

grains de bois à la main!» XXIX.

=Chardin=, célèbre voyageur en Perse. LXXII.

=Charles XII=, tué devant une place assiégée en Norwége

(Frédéricshall). CXXXVII. (_Esprit des lois_.) X, 13.

=Chartreux=. Espèce de dervis taciturnes. LXXXIII.

=Cha-Soliman=. Quelques ministres de ce prince avaient voulu expulser

de Perse tous les Arméniens (allusion à l'édit de Nantes). LXXXVI.

=Chat=, sorti du nez du lion. XVIII.

=Châtiments=. Les châtiments dans le sérail. LXIV, CXLVIII-CLXI. (Voir

Peines.)

=Chaussures=. Les hauts talons. C.

=Chauvinisme=. «Depuis le commencement de la monarchie, les Français

n'ont jamais été battus.» (Lettre d'un nouvelliste.) CXXX.

=Chimie= (alchimie?), quatrième fléau qui ruine les hommes et les

détruit en détail (?). CVI.

Elle habite tantôt l'hôpital, tantôt les Petites-Maisons. CXXXV.

=Chine=. Deux fois conquise par les Tartares. LXXXII.

Les Chinois pensent que leurs pères, anéantis dans le Tyen, revivent

en eux sur la terre. De là, propagation de l'espèce. CXX.

Ils honorent leurs parents comme des dieux. _Ibid._

Un conquérant de la Chine obligea ses sujets à se rogner les cheveux

ou les ongles. LXI.

=Chlorose=, doit céder à un tonique où entreront des figures d'Arétin

et des passages de Sanchez. CXLIII.

=Chrétiens= (vieux). Ce que c'est que les «vieux chrétiens» en Espagne

et Portugal. Leur orgueil. LXXVIII.

Les chrétiens cultivent les terres en Turquie et sont persécutés par

les Pachas. XIX.

=Christ=. Pas de royaume où il y ait eu tant de guerres civiles que

dans celui du Christ. XXIX.

=Christianisme=. Il rend tous les hommes égaux, mais n'empêche pas les

rois chrétiens d'autoriser la traite des nègres. LXXV.

Il est peu favorable à la propagation de l'espèce humaine. CXV.

Ses rapports avec le mahométisme au point de vue des croyances.

XXXV.

Ses vices sociaux: interdiction du divorce; création d'eunuques des

deux sexes; exaltation du célibat. CXV, CXVII, CXVIII.

=Christine= (de Suède), abdique la couronne pour se donner à la

philosophie. CXXXIX.

=Circassie=, pays des belles esclaves. LXXX, XCVII.

Royaume grand et dépeuplé. CXIII.

=Circoncision=. Ablation d'un «petit morceau de chair.» XLVI.

Mesure sanitaire qui délivre l'homme de l'impureté. XXXIX.

Mahomet est né circoncis. XXXIX.

=Climats=. Ils fixent les tempéraments.

On n'en sort pas impunément. CXXII.

=Cloître=. Cinq ou six mots d'une langue morte y assurent une vie

tranquille. CXVIII.

=Clyster= (composition d'un). CXLIII.

=Coiffeuses=. Supériorité des coiffeuses françaises. CI.

=Coiffures=. Variations des coiffures françaises. C.

=Colonies=. Elles affaiblissent la mère-patrie sans peupler le pays où

on les établit. CXXII.

Les colonies grecques apportèrent avec elles un esprit de liberté.

CXXXI.

=Colonisation=. L'auteur y est peu favorable et n'y voit, sauf

exception, qu'une cause de dépopulation intérieure et extérieure.

CXXII.

Il voudrait la borner à l'occupation de places pour le commerce.

_Ibid._

=Com=. (Ville de).

C'est là qu'est le «tombeau de la Vierge qui a mis au monde douze

prophètes.» Lettres I, XVII.

=Commentateurs=. Armée effroyable des glossateurs, de commentateurs,

jurisconsultes. CI.

Ils peuvent se dispenser d'avoir du bon sens. CXXXV.

=Commerce=. Plus il y a d'hommes, plus il fleurit; plus il fleurit,

plus il y a d'hommes. CXVI.

=Communisme=. Montesquieu semble avoir attribué quelques avantages à

l'indivision: «Le peuple Troglodyte se regardoit comme une seule

famille: les troupeaux étoient presque toujours confondus; la seule

peine qu'on s'épargnoit ordinairement, c'étoit de les partager.»

Lettre XII.

=Compères=. Le rôle des compères dans les conversations du monde. LIV.

=Compilateurs=. Contre leurs plagiats stériles. LXVI.

Les compilateurs de lois et d'ordonnances. CI.

=Conception=. Mahomet ne veut pas que la femme conçoive dans l'état

d'impureté. XXXIX.

=Confesseur=, son rôle près d'un vieux et d'un jeune roi. CVIII.

=Congrès=. «Épreuve aussi flétrissante pour la femme qui la soutient

que pour le mari qui y succombe.» LXXXVII.

=Conquête=. «La conquête ne donne point un droit par elle-même.» XCVI.

Funestes nécessités de la conquête lorsqu'elle est lointaine:

extermination des vaincus et épuisement des vainqueurs. CXXII.

Les conquêtes des Espagnols marquées par la ruine des campagnes.

LXXVIII.

=Conscience=. Inhumanité de ceux qui affligent la conscience des

autres. LXXXVI.

=Conseils=. Six ou sept conseils remplaçant les ministres ont pu

sagement administrer la France. CXXXVIII.

=Consolations=. Vanité de celles qu'on tire «de la nécessité du mal,

de l'inutilité des remèdes, de la fatalité du destin, de l'ordre de

la providence.» XXXIII.

=Conspirations= fréquentes en Orient. Pourquoi? CIII.

=Constantinople= menacée de dépopulation par la polygamie. CXV.

Les transports de peuples qu'on y a faits n'ont jamais réussi.

CXXII.

=Constitution= (Bulle de 1710) mal accueillie par les Français,

surtout par les femmes. Louis XIV l'accepte. XXIV.

Les constitutions des papes, adoptées par la jurisprudence

française. CI.

Influence de la constitution du corps sur les croyances religieuses.

LXXV.

=Conte persan=. Anaïs dans le paradis. CXLI.

=Continence=. Chez les chrétiens, c'est la vertu par excellence (bien

que le mariage soit saint: contradiction); elle a anéanti plus

d'hommes que les pestes et les guerres les plus sanglantes. CXVIII.

=Conversation=. Influence qu'ont dans les conversations les choses

inanimées, bruit du carrosse et du marteau, habit brodé, perruque

blonde, tabatière, canne, gants. LXXXIII.

=Coquetterie=. «Un peu de coquetterie est un sel qui pique et prévient

la corruption.» XXXVIII.

=Corps=. Les grands corps s'attachent aux minuties, aux vains usages.

CX.

=Corruption= remarquée dans les Indes (en France), oeuvre du système

de Law. Peinture énergique des hontes de l'agiotage. CXLVI.

=Cosrou=, eunuque blanc amoureux de Zélide. LIII.

=Cour=. La vertu et la sincérité y sont périlleuses. Lettre VIII.

=Courbe= selon laquelle un vaisseau doit être taillé. XCVIII.

=Courouc=. Ordre qui, en Perse, écarte les hommes du passage des

femmes de qualité. XLVII.

=Courtisans=. Par quels services ils gagnent des libéralités des

princes, CXXV, et leurs faveurs, notamment celles de Louis XIV.

XXXVIII.

=Coutumes=. Multiplicité des coutumes des provinces en France. La

plupart rédigées d'après le droit romain. CI.

=Couvent=. Famille éternelle où il ne naît personne; gouffre où

s'ensevelissent les races futures. CXVIII.

=Création=. Peut-on croire qu'elle n'ait eu lieu qu'il y a 6,000 ans?

Plus tôt, Dieu n'a-t-il pas voulu? n'a-t-il pas pu? CXIV.

=Cuisiniers=. Le goût des cuisiniers français règne du septentrion au

midi. CI.

=Czar=, son autorité despotique. LI.

D

=Débiteurs= avares qui ruinent leurs créanciers par des payements

fictifs. CXLVI.

=Décadence romaine=. Passage qui contient en germe un des

chefs-d'oeuvre de Montesquieu. CXXXVI.

=Décisionnaire=. Homme content de lui qui tranche sur tout, morale,

science, histoire, nouvelles. LXXII.

=Défense=. Elle rend la guerre légitime. Quand un traité a privé une

société de «sa défense naturelle,» elle peut la reconquérir par la

guerre. XCVI.

=Déluge=. Hypothèses de plusieurs déluges. CXIV.

=Dépopulation=. Catastrophe insensible.

Elle croît depuis les temps les plus reculés, dans tous les pays du

monde connu. CXIII.

Ses causes physiques, CXIV, et morales, CXV, dans les pays

musulmans, CXVI, et chrétiens, CXVII, CXVIII; en Afrique et en

Amérique, CXIX; chez les sauvages, CXXI; dans les colonies, CXXIII.

=Dervis= (Lisez prêtres ou moines.) LVII;

Dervis taciturnes: Chartreux LXXXIII.

On souhaiterait que les dervis «_se retranchassent_ tout ce que leur

profession leur rend inutiles.» _Ibid._

Société de gens avares qui prennent tout et ne rendent rien. Les

dervis catholiques accaparent les richesses de l'État, paralysent la

circulation, le commerce et les arts. CXVIII.

Comment ils administrent leurs bibliothèques. CXXXIII.

=Déserts=. Pays déserts par vice de nature ou destruction de peuples.

CXXII.

=Désespoir=. Il égale la faiblesse à la force. XCVI.

=Désirs=. Malheur d'une femme qui a des désirs violents lorsqu'elle

est privée de celui qui peut seul les satisfaire. VII.

=Despote=, =despotisme=. Le despote menacé par l'excès même de son

autorité. LXXXII, CIII.

Le despotisme tue l'émulation, XC; conduit au régicide impuni. CIV.

=Devins=. Ils vous diront toute votre vie, «pourvu qu'ils aient eu un

quart d'heure de conversation avec vos domestiques.» LVIII.

=Dévot=. Dévot ou incrédule par accès, caractère du chrétien. LXXV.

«Si dévots qu'ils sont à peine chrétiens» (les Espagnols). LXXVIII.

Le dévot adore tout ce qu'il vénère, attribue à de petites pratiques

monacales la même efficacité qu'aux sacrements. _Ibid._

=Dictionnaire=. Le dictionnaire de Furetière et celui de l'Académie.

LXXIII.

=Didon=. On ignore la suite des princes africains depuis Didon. CXXXI.

=Dieu=. Les hommes le font à leur image. Dieux nègres, Vénus

hottentote; «si les triangles faisoient un dieu, ils lui donneroient

trois côtés.» LIX.

«Ils ont fait une énumération de toutes les perfections différentes

que l'homme est capable d'avoir et d'imaginer, et en ont chargé

l'idée de la divinité.»

Quoique tout-puissant, Dieu «ne peut pas violer ses promesses, ni

tromper les hommes.»

Comment pourrait-il prévoir ce qui n'est pas encore?

La prescience divine est discutée et discutable. Peut-être

n'est-elle qu'intermittente, quand Dieu veut qu'une chose arrive. En

tout cas elle est contradictoire et supprime la liberté, le mérite

et le démérite, tels que les métaphysiciens les définissent. LXIX.

«Dieu est si haut que nous n'apercevons pas même ses nuages.» LXIX.

Dieu défend-il le suicide? LXXVI.

S'il y a un Dieu, il faut qu'il soit juste... Il serait le plus

méchant de tous les êtres puisqu'il le serait sans intérêt.

Docteurs qui représentent Dieu tantôt comme un être mauvais, tantôt

comme un être qui hait le mal. LXXXIV.

Comment comprendre que Dieu ait différé, durant toute l'éternité, la

création du monde?--Il n'y a point en lui de succession. CXIV.

=Directeur=. Portrait du directeur de consciences. XLVIII.

=Discours= prononcé par un général de la Fronde. CXII.

=Disgrâce=. Pour un Persan, la disgrâce du prince, c'est la mort.

Aussi les révoltes coûtent-elles peu aux Orientaux.

Pour les grands d'Europe, la disgrâce n'est que défaveur, exil.

CIII.

=Dissimulation=. Art nécessaire et pratiqué chez les Asiatiques.

LXIII.

=Distinction=. Procédé jésuitique, raillé. XXIX.

Les distinctions des avocats ou des scolastiques. XXXVI.

Une «distinction» sur un morceau de papier, remède contre la gale,

la gratelle, etc. CXLIII.

=Divorce=. Autorisé par le paganisme. CXV.

Il contribuait à l'attachement mutuel CXVII.

Son interdiction peu judicieuse relâche les liens que le

christianisme prétend resserrer, et porte atteinte à la fin du

mariage. _Ibid._

Elle engendre la froideur dans le ménage, livre aux filles de joie

l'homme dégoûté d'une épouse éternelle et nuit à la propagation de

l'espèce. _Ibid._

=Docteurs= qui représentent Dieu comme un être qui fait un exercice

tyrannique de sa puissance, etc. LXXXIV.

=Don Quichotte=. Le seul des livres espagnols «qui soit bon est celui

qui a fait voir le ridicule de tous les autres.» LXXVIII.

=Droit barbare=. Lois franques, etc., abandonnées pour le droit

romain. CI.

=Droit canon=. Constitutions des papes (Décrétales), adoptées par les

Français. _Ibid._

=Droit civil=. Il règle les affaires des particuliers.

Identité rationnelle du droit civil et du droit public. XCV.

=Droit coutumier= presque toujours modifié selon le droit romain. CI.

=Droit des gens= (voyez Droit public), doit prohiber les inventions

meurtrières. CVI.

=Droit public= faussé par les passions des princes, la patience des

peuples, la flatterie des écrivains; science qui apprend aux princes

jusqu'à quel point ils peuvent violer la justice. XCV.

Le droit public devrait être considéré comme un droit civil étendu

au monde entier. _Ibid._

Il est plus connu en Europe qu'en Asie. _Ibid._

Sanctions du droit public: la guerre; les représailles; la

suppression des avantages mutuels; la renonciation aux alliances.

XCVI.

Les principes du droit public sont ceux du droit privé. _Ibid._

=Droit romain=. Fond du droit français, rédigé en partie par les

Byzantins. CI.

=Droits= surannés rétablis au détriment du peuple par les fauteurs

d'intrigues princières. CXLV.

=Duel=. Edit de Louis XIV contre les duels, loué par un homme qui

«reçut cent coups de bâton pour ne le pas violer.» LIX.

Contradiction entre les lois de la nation et les lois de l'honneur.

Inutilité et injustice des lois sur le duel. XCI.

Sottise du duel, qui met le droit à la merci de la force ou de

l'adresse corporelle.

Injustice du duel par champions.

Rôle des seconds.

Le duel survit à toutes les interdictions et à toutes les peines.

_Ibid._ XCI.

E

=Eau= froide pour les ablutions du matin. XLVI.

Manque à Venise pour les purifications musulmanes.

(Voir Venise.)

=Ecclésiastiques=. On leur demande de prouver ce qu'on est résolu de

ne pas croire. LXI, LXXV.

=Ecriture sainte=. Tortures que lui infligent les glossateurs

ecclésiastiques. CXXXIV.

Diversité des interprétations. _Ibid._

=Edit de Nantes=. «En proscrivant les Arméniens (les protestants), on

pensa détruire en un seul jour tous les négociants et presque tous

les artisans du royaume.»

Coup porté à l'industrie par la dévotion. LXXXVI.

=Education=. Tristes résultats de celle que les enfants, en Orient,

reçoivent des esclaves. XXXIV.

=Education des femmes=. Entre les hommes et les femmes, «les forces

seroient égales si l'éducation l'étoit aussi.» XXXVIII.

=Egalité=. L'égalité civique, amenant l'égalité des fortunes porte

l'abondance et la vie dans toutes les parties du corps politique.

CXXIII.

Chez les Guèbres la femme était l'égale de son mari. LXVII.

=Eglise=. L'histoire de l'Église et des Papes, faite pour édifier,

produit l'effet contraire. CXXXVI.

=Egypte= dépeuplée. CXIII.

=Egyptiens=. Autorité de la femme établie chez eux par une loi en

l'honneur d'Isis. XXXVIII.

=Eléphant=. Ses ordures font pencher l'arche et engendrent le

pourceau. XVIII.

=Emollients=. Molina, Escobar, Vasquez, etc., en clystère. CXLIII.

=Empire romain=. Gouvernement militaire et violent sous lequel gémit

l'Europe. CXXXI.

Démembré par les barbares. _Ibid._

=Empire d'Allemagne= (voyez Allemagne).

=Empires= comparés à un arbre dont les branches trop étendues ôtent le

suc du tronc. CXXII.

=Enfants=. Les enfants nés dans la misère, ou issus de mariages

précoces, meurent en bas-âge ou forment des générations étiolées.

CXXIII.

Tout enfant né dans le mariage est censé être au mari. LXXXVII.

=Enrhumé=. «Tout Espagnol qui n'est pas enrhumé ne saurait passer pour

galant.» LXXVIII.

=Eole=. Fils qu'il eut d'une nymphe de la Calédonie (Law), et auquel

il apprit l'art d'enfermer du vent dans des outres.

Voyages de ce fils en compagnie du dieu du hasard; son séjour en

Bétique (France); ses discours; il escamote la fortune des crédules

auditeurs. CXLII.

=Epée= (gens d'), méprisent les gens de robe, qui le leur rendent.

XLIV.

=Epigrammes=. Petites flèches déliées qui font une plaie profonde.

CXXXVII.

=Episodes intercalés=. Les Troglodytes. XI-XIV.

Aphéridon et Astarté. LXVII.

L'immortelle Anaïs. CXLI.

Fragments d'un mythologiste. CXLII.

=Epitaphe= d'un Français mort de lassitude en la soixantième année de

son âge. LXXXVIII.

=Epopées=. Les connaisseurs disent qu'il n'y en a que deux et qu'on

n'en peut plus faire. CXXXVII.

=Equité=. «Libres que nous serions du joug de la religion, nous ne

devrions pas l'être de celui de l'équité.» LXXXIV.

=Erivan=, ville où s'achètent les esclaves géorgiennes et

circassiennes. LXXX.

=Erzeron= (Erzeroum), ville de Turquie d'Asie. Lettres IV, V, VI, XVI.

=Esclavage= aboli par les rois dans leurs États, rétabli dans leurs

conquêtes. Pour quelles raisons? LXXVI.

=Esclaves=. Leur dégradation morale; danger de leur fréquentation.

XXXIV.

=Esclaves romains=. Leur multiplication favorisée; leur pécule, leurs

industries; aisance dans la servitude, espoir de liberté;

affranchissement et libération. CXVI.

=Escobar=. Casuiste espagnol (XVIe-XVIIe siècles). Emollient. CXLIII.

=Espagne=, =espagnols=. Espagnols et Portugais, deux peuples qui

«méprisant tous les autres, font aux seuls François l'honneur de les

haïr.» Orgueilleux, ennemis de tout travail, amoureux, dévots

jusqu'à enfermer leurs femmes avec un novice ou un franciscain;

jaloux; leurs politesses bizarres; leur ignorance. Extravagance de

leurs livres. LXXVIII.

L'abaissement de l'Espagne correspond aux progrès du protestantisme.

CXVIII.

L'inquisition en Espagne. XXIX, LXXVIII.

Dépopulation. CXIII.

L'expulsion des maures. CXXII.

Les Espagnols ont été logiquement conduits à massacrer les indigènes

de leurs colonies.

Ils n'ont pu repeupler l'Amérique dévastée par eux. Au lieu de

passer aux Indes, ils feraient mieux de rappeler en Espagne tous les

métis et tous les indiens. CXXII.

Dans l'Espagne, ou Hespérie, au temps des colonies grecques, on ne

voit guère de monarchies. CXXXI.

Résumé de l'histoire d'Espagne. Expulsion des princes mahométans.

Eclat momentané, fausse opulence. La nation vit sur l'orgueil de son

passé. CXXXVI.

=Esprit= (homme d'). Portrait de l'homme d'esprit, ses défauts, ses

ennuis. CXLV.

=Estomac=, son influence sur l'intensité des croyances religieuses.

LXXV.

=États=. Il y a en France trois états: église, épée, robe, qui se

méprisent mutuellement. XLIV.

=États=. Les plus puissants États de l'Europe sont l'Empire, la

France, l'Espagne et l'Angleterre. CIII.

=Eunuques=. Leurs fonctions, devoirs; situation dans le sérail. II,

XV.

Plaintes contre leur autorité. IV, VII, IX, CLVI-CLIX.

Leur état détruit l'effet des passions sans en éteindre la cause,

IX; leur jalouse impuissance, leurs souffrances. _Ibid._

Confiance et mépris de leurs maîtres. XXI.

Leur position entre les deux sexes. XXII.

Leurs mariages. LII, LXVII.

Ils n'ont pas sur leurs femmes la même autorité que les autres

maris. LXVII.

Leur multitude en Asie est une cause de dépopulation. CXV.

Voir encore CXLVII-CLXI.

=Eunuques= (blancs). L'eunuque blanc n'a pas d'accès près des femmes;

Nadir, eunuque blanc, trouvé seul avec Zachi, est menacé de mort par

Usbek. XXI.

Le chef des eunuques blancs sévèrement blâmé. XXII.

Passion de Cosrou, eunuque blanc, pour Zélide. Sorte de volupté que

les eunuques goûtent, dit-on, dans le mariage. LIII.

=Eunuques= (noirs), chargés spécialement de la direction des femmes

dans le sérail, de l'examen et de l'achat des esclaves, des

corrections, même manuelles. _Passim._

Histoire du grand eunuque noir, racontée par lui-même. IX, LXIV.

Ce qui lui arrive en mettant une femme au bain. IX.

Tours que lui jouent les femmes.

Châtiment obtenu contre lui par une femme, dans un de ces moments où

le mari ne refuse rien.

Il veut mutiler un esclave noir qui résiste, XLI, XLII.

Achète une Circassienne. LXXX.

Une femme jaune de Visapour. XCVII.

Sa mort; désordres qui la suivent. CXLIX.

=Eunuques chrétiens=. Prêtres et dervis de l'un et l'autre sexe.

CXVIII.

Agents de dépopulation. _Ibid._

=Europe=. Sa capitale, Paris. XXIII.

Ses plus puissants États, la plupart monarchiques. CIII.

=Européens=. Ils font tout le commerce des Turcs, XIX; aussi punis par

une peine légère que les Asiatiques par la perte d'un membre. LXXXI.

=Evêques=, gens de loi subordonnés au pape; unis au pape ils font des

articles de foi; en particulier, ils dispensent d'accomplir la loi.

XXIX.

Lettres persanes, tome II · 第 10 / 14 段