Berlin, 22 mars 1890.
Je remercie Votre Excellence de tout mon cœur des paroles
affectueuses qu'Elle vient de m'adresser. Elles sont un nouveau
témoignage des sentiments de confiance et d'affection dont je
m'honore et que je vous rends du fond de mon âme. J'ai été heureux
de me trouver placé en présence d'un homme d'Etat comme Votre
Excellence lorsqu'il s'est agi de traiter les affaires des nos deux
pays, et je vous prie de continuer avec mon successeur les relations
de confiance qu'ont si bien servi les intérêts des deux pays. Je
garderai toujours le souvenir de nos relations politiques et je vous
prie de me conserver l'amitié personnelle qui restera inaltérable
résultat de notre travail au service de la patrie.