Il terzo incidente con la Francia.
Una lettera apocrifa di Felice Pyat. — Guglielmo II a Roma.
— Colloqui di Crispi col conte Erberto di Bismarck. —
Storia documentata dell'incidente per le scuole italiane in
Tunisia. — Dal _Diario_ di Crispi. — La situazione in
Francia alla fine del 1888.
Nei primi del settembre l'on. Crispi ricevette questa lettera:
«Parigi, 7 settembre 1888.
_Mon cher Crispi_,
J'attendais des paroles pacifiques de vous avant de vous écrire. Le
reportage vous a chargé, tous ces jours-ci, de tant de projets
sinistres que ceux qui vous connaissent en ont été, eux mêmes,
déconcertés. La vérité se fait jour enfin: vous n'avez jamais songé
à allumer une guerre entre nos deux nations.
Ceux qu'anime l'amour du Progrès et de la Démocratie souffrent de
cette tension de rapports qui existent entre nos deux grandes et
généreuses nations. Nous sommes faits pour nous entendre et nous
aimer: vous le pensiez, du moins. Comment donc ne trouvez vous
aucune parole pour faire tomber de ridicules préventions?
Je vous assure, mon cher Crispi, que notre Démocratie sympathise
avec l'Italie, la noble contrée des Arts et de la Liberté.
Des hommes comme moi, qui vous sont attachés, sont désespérés de ce
qui se passe. Faites un effort de votre côté. Ne vous décidez pas,
au nom de la civilisation, à rompre tout rapport avec nous. Floquet
a fait les premiers pas à Toulon; vous devez faire le reste. Le
monde vous applaudirait.
Agréez, mon cher Crispi, avec l'assurance de ma vieille amitié pour
vous, mes vœux les plus sincères.