L’expérience prouve que les regards influent moins sur l’acte vénérien
que les attouchements; il est certain cependant que ce sont très souvent
des péchés mortels ou véniels, suivant l’intention, le consentement ou
le danger qui en résulte.
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Ne pèchent peut-être pas mortellement, même ceux ou celles qui se
regardent entre eux à l’état de nudité et qui n’ont pas atteint l’âge de
puberté, parce que de pareilles passions n’existent pas encore chez eux.
On devrait autrement décider s’ils couraient un grave danger.
Pèche mortellement celui qui se complaît à regarder ses propres parties
pudiques, car il est presque impossible que ces regards ne fassent pas
naître chez lui des mouvements lubriques. Il en serait autrement s’il
les regardait par pure curiosité, et surtout s’il y avait lieu de
présumer qu’il n’a pas couru un grave danger. Il n’y aurait pas de péché
si, tout danger de lubricité écarté d’ailleurs, ces regards étaient
nécessaires ou utiles.
C’est un péché mortel de regarder complaisamment--_morosè_--les seins
nus d’une belle femme, à cause du danger inséparable de ces regards.
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Ce n’est pas un péché mortel de regarder, par simple curiosité, les
parties génitales des animaux ou d’assister à leur coït; car il n’en
résulte pas, d’ordinaire, un grave danger.
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§ IV