1º Je suppose des attouchements faits sur soi ou sur d’autres sans
intentions lubriques; car alors ce seraient des péchés mortels.
2º Si ces attouchements sont faits par pure nécessité, comme pour
soigner des infirmités, ce ne sont nullement des péchés, mettraient-ils
en mouvement les esprits génitaux et exciteraient-ils la pollution,
pourvu qu’il n’y ait pas consentement; cela résulte de ce que nous avons
dit plus haut en parlant de la pollution.
3º On ne saurait excuser du péché mortel ceux qui, sans cause légitime,
se livrent à des attouchements honteux sur des personnes de l’un ou
l’autre sexe, à cause du danger évident de la commotion des esprits et
de la pollution.
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4º Une femme pécherait mortellement si, même sans être dominée par la
passion, elle permettait des attouchements sur ses parties pudiques ou
sur celles qui les avoisinent, sur les cuisses ou bien sur les seins;
car alors elle s’exposerait évidemment au danger vénérien et
participerait, en plus, à la passion d’autrui; elle devrait repousser
aussitôt l’agresseur, le réprimander, le frapper, repousser violemment
la main, le fuir ou crier si elle pouvait compter sur du secours.
_Billuart_, t. 13, p. 473.
5º Celui qui se complaît _sans motif_ dans les attouchements des parties
vénériennes commet un péché véniel ou mortel, suivant le danger qu’il
court de ne pas s’arrêter là. En effet, le danger n’est pas le même pour
tout le monde; chez beaucoup de personnes, les sens sont ébranlés par
les moindres attouchements qui les mettent dans le danger prochain de
pollution; d’autres ont l’insensibilité du bois et de la pierre. Ces
derniers, donc, ne sont point tenus à une aussi grande vigilance que
ceux qui sont plus portés aux actes vénériens.
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6º On ne doit pas regarder comme constituant des péchés mortels les
attouchements faits, en jouant ou par légèreté, sur les parties honnêtes
d’une autre personne, soit du même sexe, soit de sexe différent,
lorsqu’il n’y a pas grave danger d’exciter les passions.
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Mais au contraire, le jeune homme qui attire une jeune fille sur ses
genoux, l’y retient assise ou l’étreint en l’embrassant, commet, du
moins ordinairement, un péché mortel, et on ne peut pas davantage
excuser d’un semblable péché la femme qui s’y prête volontiers.
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7º C’est un péché mortel, rentrant dans la catégorie de la bestialité,
de toucher, d’une manière lascive, les parties génitales des animaux.
C’est encore un péché mortel de les manier par curiosité, par
plaisanterie ou légèreté, jusqu’à l’écoulement de la semence, non pas à
cause de la déperdition de la semence de la bête, mais parce que cette
action excite fortement les passions de celui qui s’y livre. Voy. _S.
Liguori, l. 3, nº 420_, _Collet_, _Billuart_ et beaucoup d’autres.
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§ III