La pollution (ou masturbation) diurne est celle qui a lieu pendant le
jour, ou plus généralement et plus exactement dans l’état de veille.
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_La distillation_ est une excrétion uréthrale; une espèce de
_blennorrhée_ connue par les anciens sous le nom impropre de _gonorrhea
benigna_ (chaudepisse bénigne). La matière de la distillation est tout à
fait différente du vrai sperme, et ne renferme aucun animalcule
microscopique. Cette matière visqueuse est la matière que peuvent rendre
les impubères et les eunuques, soit par la masturbation, soit par la
stimulation mentale, au moins pour ces derniers.
Il existe une différence immense entre la distillation et la pollution.
Voici ce que, sur cette question, dit saint Liguori:
«Si cette distillation a lieu avec une notable agitation des esprits,
sans doute elle est un péché mortel, parce qu’une telle agitation est un
commencement de pollution. Il en est de même si la distillation s’opère
en grande quantité, parce qu’une distillation aussi considérable ne peut
avoir lieu sans une notable rébellion de la chair; d’où il suit que de
même qu’on pèche gravement en procurant une notable agitation, on pèche
gravement aussi en procurant une grande distillation. Par conséquent,
nous sommes tenus, sous une grave obligation, d’éviter non seulement
directement, mais encore indirectement, ces sortes de distillation, en
évitant toutes les causes qui influent prochainement sur elles... Mais
si la distillation s’opère en petite quantité, sans délectation et sans
agitation, alors on peut la permettre sans péché, comme dit le R. P.
_Cajetan_, etc... et les autres communément; parce qu’on ne doit pas
plus se soucier de ce flux que de l’émission de quelque autre sécrétion
dont la nature a l’habitude de se soulager.»
_Section cinquième_