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Page 52:--Souvent il ne convient pas de s’y opposer par un effort
positif; car alors l’imagination s’enflamme par cet effort même, et par
sympathie excite encore davantage les esprits génitaux; il est donc plus
sûr d’invoquer tranquillement Dieu, la bonne Vierge, l’ange gardien, de
prier son patron et les autres saints, de fuir les objets dangereux, de
détourner tranquillement sa pensée des images obscènes, de la tourner
ailleurs, et de s’appliquer sérieusement à d’autres occupations surtout
extérieures.
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Page 53: «_Quæritur an manere..._»--On demande si rester indifférent à
l’égard des mouvements de la concupiscence involontaires, sans les
approuver ni les désapprouver, est un péché et quelle espèce de péché?
_Réponse._--1º Tous les théologiens sont d’avis qu’une telle
indifférence est au moins un péché véniel, parce que l’esprit est tenu
au moins de s’opposer aux mouvements désordonnés de la concupiscence.
2º _Sanchez_, _saint Liguori_, l. V, nº 6, et beaucoup d’autres disent
que ce péché, en dehors du péril prochain de la pollution, n’est que
véniel; car, disent-ils, les mouvements désordonnés doivent être
réprimés, parce qu’il est à craindre qu’ils ne mènent à la pollution, ou
qu’ils n’entraînent le consentement de la volonté à la délectation
vénérienne; donc si ce danger n’existe pas ou s’il est éloigné, il n’y a
qu’une obligation légère de l’éviter. Mais ils soutiennent qu’il y a
obligation sous peine de péché mortel de résister positivement au moins
par un acte de déplaisance, s’il y a danger prochain de tomber dans une
pollution, ou de consentir à la délectation vénérienne.
D’autres, plus communément, enseignent que l’indifférence avec pleine
advertance touchant les mouvements désordonnés, même légers, est un
péché mortel, tant à cause de leur propre désordre qu’à cause du danger
d’y consentir. C’est l’avis des R. P. _Valentina_, _Lessius_, etc...
_Section sixième_