Cette sorte de pollution reconnaît deux causes: l’une prochaine et
l’autre éloignée.
La cause prochaine est celle qui, par sa nature, porte directement à la
masturbation, comme par exemple, de regarder ses propres organes
génitaux ou ceux des autres, de proférer des paroles obscènes, de se
complaire dans des pensées honteuses, etc...
La cause éloignée n’est pas de nature à produire directement la
masturbation, elle ne l’occasionne que par accident et contre
l’intention des personnes. Ces sortes de causes sont ordinairement un
excès dans le boire et le manger, l’équitation, l’étude de matières
érotiques, _l’audition des confessions_, etc.
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Il est cependant permis d’étudier les matières vénériennes en vue de
l’enseignement ou de la distraction, d’entendre les confessions des
femmes, de converser avec elles utilement, honnêtement et sagement, de
les visiter avec gravité et décence, et pour des motifs d’une urgente
convenance, ou même de les embrasser dans le monde selon les mœurs du
pays, d’aller à cheval pour son utilité, de se coucher d’une certaine
manière quand on ne peut pas dormir autrement, d’user modérément de la
boisson ou d’aliments chauds, ou prescrits pour la santé, ou d’un usage
habituel, de servir les malades, de les mettre dans le bain, d’exercer
la profession de chirurgien ou de sage-femme, etc..., quand même on
pourrait prévoir que la pollution doit s’en suivre, pourvu qu’on ne se
la propose pas, et qu’on ait le ferme propos de n’y pas consentir, avec
l’espérance fondée de persévérer dans cette résolution; ce qui se
reconnaît dans l’espèce par les expériences déjà faites, soit au défaut
de la crainte du péché, soit à la fragilité personnelle et à la
propension au mal, ou à d’autres circonstances semblables.
_Section troisième_