NOTES

[1] En suivant le système adopté par M. Pottier, M. F. Génin a

complété l’explication. La _messe_ sans tête donne _se_. Le _monde_,

formant seulement _deux pieds_ avec la syllabe _se_, donne _mond_.

Il faudrait lire: _Lasale semond_, c’est-à-dire enseigne, etc. Voy.

_Athenæum français_, 1854, p. 228.

[2] M. F. Génin, en effet, a traité, dans la préface de son édition de

_Pathelin_, cette question, qui reste encore indécise.

[3] Les Quinze Joyes sont mentionnées dans plusieurs ouvrages anciens,

notamment dans les _Cent Nouvelles nouvelles_, dont Antoine de La

Sale fut un des auteurs; dans la _Sylva nuptialis_ de Nevizan, et

dans un _Sermon nouveau et fort joyeux auquel est contenu tous les

maulx que l’homme a en mariage_. Rabelais y fait allusion. Elles

faisoient partie de la _Bibliothèque de maître Guillaume_.

[4] Prison.

[5] _Bouter_, mettre.

[6] _Liens_, _lians_, _léans_, _là ens_, là dedans.

[7] Pour prières ni pour argent ne peut sortir.

[8] Spécialement.

[9] Au.

[10] _Appéter_, désirer.

[11] Ravir.

[12] Massacres, tueries.

[13] Affranchis.

[14] Laisser, abandonner.

[15] Ni.

[16] Voulut, voudroit.

[17] L’on.

[18] Croire.

[19] Sortir.

[20] Engin de pêche, en osier, à deux ouvertures. Lorsqu’il est fermé

par l’un de ses bouts, le poisson peut entrer, mais non pas sortir.

[21] Appât.

[22] Deuil.

[23] Nager. L’édition de Treperel porte _nagier_.

[24] Ce prétendu Valère ressemble fort à Juvénal, sat. VI, vers 30 et

suivants. L. D.

[25] Tomber.

[26] Je ne connois ni cet homme ni son livre. L. D.--Cet homme, c’est

Mathéolus; son livre, _le livre de Mathéolus_, traduit en vers, au

XIVe siècle, par Jehan Le Fèvre, faisoit grand bruit à l’époque où

les _Quinze Joyes de mariage_ furent écrites. Voyez une très-bonne

dissertation de M. François Morand, _Mathéolus et son traducteur

Jehan le Fèvre_, Boulogne-sur-Mer, 1851, in-8.

[27] Les _Joyes et douleurs de la Vierge_ se trouvent à la suite de

diverses éditions gothiques des _Heures de la Vierge_. Elles ont été

imprimées séparément. Voy. Brunet, _Manuel_, II, p. 737.

[28] Jamais.

[29] Misères.

[30] Endurcis.

[31] Charge, fardeau. On dit encore: _bête de somme_.

[32] Amusé.

[33] Enfermés.

[34] A l’égard.

[35] Intention.

[36] Adverbe affirmatif, qu’il ne faut pas confondre avec la

conjonction _si_.

[37] _S’esmoyer_, se soucier, se mettre en peine.

[38] _Tirer esguillettes_. _Trier_, peut-être _choisir_. L. D.--Cette

explication est singulière. Les aiguillettes étoient des lacets qui

attachoient le haut-de-chausses au pourpoint. De là venoit

l’expression _nouer l’aiguillette_, qui se disoit d’un homme qu’on

avoit, au moyen de maléfices, rendu impuissant. _Tirer

l’aiguillette_, c’étoit prouver clairement qu’on n’étoit point

maléficié.

[39] Plaisirs, amusements.

[40] D’où.

[41] Donnent.

[42] Quoique.

[43] Qui s’amusent, se divertissent.

[44] Tels.

[45] Lui.

[46] De leur garderobe, ou peut-être de leur argent.

[47] _Jeunes homs_, jeune homme. Nominatif singulier, d’après les

règles de notre grammaire primitive. Voy. La préface des _Nouvelles

françoises en prose du XIIIe siècle_, par MM. L. Moland et Ch.

d’Héricault.

[48] _Tel feur telle vente_, tel prix, telle vente; au cours du

marché.

[49] N’avoit coutume de.

[50] Excepté, hormis.

[51] S’amuse. On dit encore se délecter.

[52] _Convient_, il faut.

[53] Elle.

[54] Octroyer, accorder.

[55] Jouissances.

[56] Il n’est pas besoin, il n’est point nécessaire.

[57] Après.

[58] Fisse.

[59] Les généalogies.

[60] Train, accoutrement.

[61] Il m’est indifférent.

[62] _Avoy!_ Dieu!

[63] Sorte de drap. Il y en avoit de plusieurs couleurs.

[64] Malines, où se fabriquoient de belles étoffes.

[65] Le _fin vert_ doit être une étoffe, tandis que le _bon gris_ et

le _menu-ver_ ou _menu-vair_ sont des fourrures.

[66] Je n’ai aucun renseignement sur les chaperons _à grant cruche_.

[67] Tissu.

[68] Mode.

[69] J’ai grandi.

[70] De longtemps.

[71] Tomba; de _cheoir_.

[72] _Plait_, procès.

[73] Reprocher, rappeler, remettre devant les yeux.

[74] Laissez-moi en paix.

[75] Accablée de malheur.

[76] A la mienne.

[77] _Avoir cure_, avoir soin, se soucier.

[78] Touché de pitié.

[79] Tend.

[80] Frapper.

[81] Mauvaise mine, mauvais visage.

[82] De telle sorte.

[83] Dieu m’aide aussi bien que je ne le dis pas pour...

[84] Beaucoup.

[85] Argent, finance.

[86] Argent, avoir, bien, fortune.

[87] En son cœur.

[88] A part soi.

[89] Abattu, fatigué.

[90] Étoffe, de _pannus_.

[91] A crédit.

[92] Petite monnoie de peu de valeur.

[93] Font vendre ses meubles.

[94] Le créancier avoit en effet le droit de faire excommunier son

débiteur à défaut de paiement. Voy. Ducange, _Glossarium mediæ et

infimæ latinitatis_, nouv. éd., VII, 166.

[95] _Engregier_, reaggraver une sentence d’excommunication.

[96] A la maison.

[97] _Aubes_, linges _blancs_. Dans mes _aubes_, dans mes langes. L.

D.

[98] Jamais.

[99] Élevée.

[100] Maintenant.

[101] Qui n’en peut mais, qui n’a rien fait pour se mettre dans ce

cas.

[102] Rassoté.

[103] Entreprend, ou seulement convient, fait le projet.

[104] Quelles dames.

[105] _Céans_, _cians_, _ciens_, ici, ici dedans.

[106] La confiance que j’ai en vous.

[107] Qui.

[108] Commencé, mis en train.

[109] Fêtée.

[110] Gaie, aimant à jaser.

[111] Courage.

[112] Anneau.

[113] Hors de la droite voie, du grand chemin.

[114] Son capital, son bien.

[115] Indifférence.

[116] Après.

[117] Troisième.

[118] Épingle.

[119] Fouler, blesser.

[120] Difficile, capricieuse.

[121] Selon le bon plaisir.

[122] Qui se réuniront chez elle pendant le temps de ses couches, et

jusqu’à ses relevailles. Sur l’usage des réunions, voy. les _Caquets

de l’accouchée_ (_Bibliothèque elzevirienne_).

[123] Rient, se gaussent.

[124] Qu’il manque.

[125] Je suis bien étonnée, bien émerveillée.

[126] Il paroît.

[127] Advînt.

[128] Venir à bout, à _chef_. Se tirer d’affaire.

[129] Méchant.

[130] Fantasque, de mauvaise humeur.

[131] Frappa.

[132] Une folie.

[133] Dernière.

[134] Que vous le lui reprochiez vertement.

[135] Des victuailles.

[136] Grande dépense.

[137] De peur.

[138] _Puis_, depuis.

[139] Est tombé.

[140] Savantes.

[141] Mauvaise mine.

[142] L’entend.

[143] Depuis longtemps.

[144] Se brûle.

[145] Le reste.

[146] Tripoté toute la journée.

[147] Quand elles sont en couches.

[148] Chèrement.

[149] Relevailles.

[150] Me lever.

[151] Déjà.

[152] Voulut.

[153] Dépensons.

[154] Tourment, embarras, tribulation.

[155] Rideau. Ce mot, qui commençoit à vieillir à la fin du seizième

siècle, puisque Rosset a cru devoir l’expliquer, n’est pas encore

complétement hors d’usage.

[156] Voici.

[157] Les éditions de Rosset portent _à ressie_, qu’il explique par

_collation_, _goûter_. Le Duchat fait venir ce mot de _recœnare_.

_Réciner_ s’emploie encore dans quelques provinces pour _goûter_.

[158] Caquetant, bavardant, jouant.

[159] Quatrième.

[160] Mauvais jours et mauvaises nuits.

[161] Fatigué.

[162] Difformes, mal faites.

[163] A la vieille mode.

[164] Dans l’édition originale et dans celles de Rosset on lit

_desgaroté_, que Rosset explique par _déchiré_. L’édition Treperel

dit _esgarouillié_.

[165] Le Duchat suppose qu’il s’agit ici de la bataille de Rosbecque,

en 1382.

[166] Tombent.

[167] Valise, petit coffre.

[168] Au lieu de la bataille de _Flandres_, l’édition Treperel parle

cette fois de la bataille de _Chypre_, qui eut lieu vers 1395.

L’édition originale ne dit pas en cet endroit de quelle bataille il

s’agit. Remarquons ici que le mss. et toutes les éditions parlent du

_bonhomme_ comme ayant assisté à ces batailles, à l’exception de

l’édition Treperel, qui parle de son pere.

[169] L’édition originale dit _empesché_; les autres _despelicé_,

_desplicé_, que Le Duchat explique par _plumé, dépouillé de sa

fourrure_.

[170] De quoi.

[171] A la dévotion.

[172] Rebuté.

[173] De bruit, de querelle.

[174] Gronde.

[175] Crainte.

[176] Cinquième.

[177] Escapade.

[178] Ardeur amoureuse; _calida accolatio_. (Édit. de 1857.)

[179] Un peu bien crédule. Ce proverbe suppose que plus le _chrême_

étoit bon, plus celui qui en a été confirmé a de foi. L. D.

[180] Jeunes coqs, _coquets_. Le patois lorrain appelle _jaltré_ un

jouvenceau qui commence seulement à se plaire avec les filles. L. D.

[181] A son gré, comme elle voudroit.

[182] En comparaison.

[183] Mignardises.

[184] Caresses.

[185] Devient mou, indifférent.

[186] Mauvais vin.

[187] vin gâté, sentant le fût.

[188] Mauvais goût qui reste lorsqu’on a bu du vin gâté.

[189] De propos délibéré.

[190] De cette nuit. Signifie ordinairement _aujourd’hui_.

[191] Et qu’elle dit vrai.

[192] Quoi qu’il en soit.

[193] Nenni, non.

[194] Voudroit.

[195] Ne bouge non plus que.

[196] Le visage.

[197] Qui est avare.

[198] C’étoit le titre qu’on donnoit au fils aîné du roi de France

depuis 1349. Louis XI le conserva jusqu’en 1461, époque où il devint

roi de France, et où le titre de Dauphin passa à son fils, né en

1459.

[199] En état.

[200] Comparer.

[201] Un peu.

[202] Étoffe grossière.

[203] Auprès, en comparaison.

[204] Aux besoins de qui elle pourvoit.

[205] Quelque.

[206] Qu’il vous souvienne.

[207] Par mon âme.

[208] _Jusques à l’autre assise_. Cette façon de parler proverbiale

semble empruntée de l’ancienne procédure, où un procès _apointé_ à

une _assise_ ne pouvoit se terminer qu’à l’assise prochaine. L. D.

[209] _Il a les fièvres blanches_. Parce que les amoureux _transis_,

comme on parle, sont communément pâles, on dit d’eux proverbialement

qu’ils ont les fièvres blanches. L. D.

[210] _Tranché d’aimer_. Et je juge à sa mine qu’il aimeroit

loyalement. Autrefois on disoit dans la même signification _taillé

d’aimer_; et _taillé_, en ce sens, se trouve dans la _Farce de

Pathelin_:

_Il est bien taillé d’avoir drap._

Les quinze joyes de mariage Conforme au manuscript de la bibliothèque publique de Rouen · 第 29 / 32 题