I
Tout enfant, lorsque ses petits camarades, animés d’un noble
enthousiasme, suivaient, en marquant le pas, la musique des régiments,
lui demeurait planté, pendant des heures entières, devant les affiches
de spectacles.
Il épelait les noms des acteurs:
A, r, ar; n, a, l, nal; Arnal.
B, o, u, bou; t, i, n, tin; Boutin.
C, a, ca; c, h, a, r, char; cachar; d, y, dy; Cachardy.
Et ainsi de suite depuis A jusqu’à Z, depuis les Funambules jusqu’à la
Comédie française.
Ce fut de cette façon qu’il apprit à lire.