DEUXIÈME PARTIE

<Une rue, à Toulouse.>

MOI, <un sac de voyage à la main, interrogeant un passant>.

M. Cazenave, s’il vous plaît?

LE PASSANT. Quel Cazenave? Il y a cent cinquante Cazenave à Toulouse.

MOI. Diable! (<Après quelques minutes d’irrésolution, il se met

bravement à la recherche de son Cazenave; vers la fin de la journée il

en a FAIT soixante-quinze. Il s’adresse, pour le soixante-seizième, à

une femme du peuple.>) M. Cazenave, s’il vous plaît!

LA FEMME. C’est bien facile; vous voyez ce puits qui fait le coin de la

petite place, à côté du marchand de balais? Eh bien, c’est la seconde

rue en tournant sur votre droite, après la boutique des demoiselles

Fabrègue, dans la maison du menuisier, l’étage au-dessus de M.

Subleyras le fils.

MOI. C’est limpide. (<Il arrive à la maison indiquée, monte deux

étages, et sonne à une porte percée d’un guichet.>)

UNE DOMESTIQUE, <ouvrant le guichet>. Que voulez-vous, vous?

MOI. Voir Cazenave et m’asseoir!

LA DOMESTIQUE. Comment vous nomme-t-on?

MOI. J’aurais préféré lui faire une surprise... (<Il donne sa carte;

la domestique referme le guichet, et le laisse sur le palier.>)

MOI. Précieuse rusticité des mœurs de la province!

LA DOMESTIQUE, <revenant au bout de dix minutes, et rouvrant le

guichet>. Vous êtes bien seul?

MOI. Tiens! cette idée!

Les femmes qui font des scènes · 第 86 / 248 题