Enfin, d’après THOMPSON, le pays boisé compris entre Abetiti et Aburi

serait aussi très propre à cette culture[137].

Mais les plus belles plantations de Kolatiers se trouvent dans l’Achanti

même, entre le 6° 30 et 7° 30, notamment entre Coumassie et Nkoranza.

C’est cette région que les caravaniers désignent sous le nom de Pays de

Gonja (ou Gonsha).

Le _Cola nitida_ est la seule espèce cultivée ; dans l’Achanti, on

rencontre, à l’exclusion de toutes les autres, la race ne produisant que

des noix rouges, c’est-à-dire le _Cola rubra_. Dans l’Akim, existerait

aussi le _Cola mixta_ à noix rouges et noix blanches sur le même

arbre[138].

Dans les parties les plus orientales de la colonie anglaise, notamment

dans le bassin de la Basse Volta, sur la frontière du Togo, il est

probable qu’on rencontre aussi le _Cola acuminata_ ; toutefois il n’a

point encore été signalé.

Enfin, dans l’Aquapim et principalement aux environs d’Aburi, existe le

_Cola verticillata_, dont les noix ne sont pas exportées.

=IV. — TOGO.=

La colonie allemande du Togo est surtout un pays de transit pour les

Kolas allant de l’Achanti à la Nigéria du Nord.

Quelques petites plantations indigènes y existent bien çà et là au sud

du 8e parallèle, mais elles sont d’une faible importance et ne

renferment pour la plupart que des _Cola acuminata_ produisant des noix

de faible valeur commerciale.

Les premiers renseignements sur les Kolas du Togo sont dus au lieutenant

PLEHN.

« La seule région du district de Misahöhe où le Kola de valeur se

rencontre est celle de Tapa, qui se trouve dans la région montagneuse,

vers 7° 30 de latitude N., à environ 400 mètres d’altitude et à une

journée de marche de la Volta »[139].

Peu de temps après le Dr GRÜNER, chef de la station agricole de

Misahöhe, a appris l’existence de divers autres centres de culture,

situés plus au sud jusqu’à 6° 43′ de lat., notamment aux villages de

Kwamikrum, Govieve-Klubi, Ouvusata[140] dont les arbres appartiendraient

au _Cola vera_.

En 1900, le comte ZECH, alors chef de district, plus tard gouverneur du

Togo, publie de nouveaux renseignements sur les Kolatiers de Tapa

rapportés par K. SCHUMANN à son _Cola vera_.

« Dans les environs de Tapa, écrit ZECH, se rencontrent un grand nombre

de Kolatiers dont le dénombrement a été fait par l’assistant de la

station, M. MISCHLICH, actuellement chef de la station de Kete-Kratyi ;

ce dénombrement comprend 2.308 jeunes sujets et les arbres portant des

fruits sont au nombre de 1.209. Un petit nombre de Kolatiers existe

aussi au Togo près des mines de Kwawn dans le voisinage de la route de

Ahamansen-Kagyehi, près des villages de Gbowiri. Dans toutes ces

stations, j’ai pu remarquer que les Kolatiers recherchent de préférence

les bois et qu’ils se développent surtout bien dans le voisinage des

cours d’eau[141].

D’après cet auteur, les Kolatiers de Tapa proviendraient de graines

importées de l’Achanti.

ZECH signale aussi une deuxième espèce de Kola croissant aux environs

d’Avatime, à une journée de marche au S. O. de Misahöhe. « Une autre

sorte de noix de Kola du Togo, dit-il, est dénommée _hanurua_ par les

Haoussas ; PLEHN la désigne sous le nom de _Goro nrua_, mais je n’ai

jamais entendu employer cette dénomination par des Haoussas. Cette noix

se sépare en plus de deux cotylédons, elle se rencontre aux environs

d’Avatime et existerait aussi dans le Yorubaland de même que dans

certaines parties du Nufé où elle serait assez répandue. Elle est

souvent mâchée par les femmes des tribus mahométanes et employée pour la

coloration en rouge des dents et des lèvres. Ce _hanurua_ est également

amené sur le marché à Kete-Kratyi. Il n’est pas fort prisé par les

indigènes, car dans une chanson haoussa on fait la comparaison que le

vautour n’est pas de la viande et le _hanurua_ pas un Kola. »

Il est presque certain que l’espèce à laquelle ZECH fait allusion ici

est le _Cola acuminata_.

En 1902, O. WARBURG, revient sur les Kolatiers du Togo, il signale que

d’après HUPFELD, il existe aussi 500 Kolatiers dans le pays de Boem.

Mais dans tout le Togo les Kolatiers sont en définitive peu nombreux

puisque la région de Tapa qui est la plus riche fournit à peine 20

charges de 25 kilos de noix par an.

Les Kolatiers de Tapa seraient identiques à ceux du pays Achanti :

WARBURG les nomme _Cola sublobata_. D’autre part attire l’attention sur

les Kolatiers de Owusutang dans le district de Kpandu qui, d’après

BERNEGAU, donneraient des noix à deux cotylédons d’un rouge rubis, ayant

le goût et la forme des noix rouges du Libéria « et donnant les mêmes

réactions que le Kola de _Oberbonjongo_ au Cameroun ». WARBURG nomme

cette plante _Cola astrophora_.

Enfin le _Cola_ d’Avatime, étudié deux ans plus tard par BUSSE, est

considéré par ce dernier auteur comme une espèce nouvelle : _Cola

Supfiana_.

En réalité, ainsi que nous l’avons indiqué dans un autre chapitre, tous

les exemplaires d’herbier qui nous ont été communiqués par le Muséum

botanique de Berlin, comme types des 3 espèces ci-dessus mentionnées,

appartiennent au _Cola acuminata_. L’existence au Togo d’arbres donnant

des noix à deux cotylédons ne saurait être mise en doute après les

observations de GRÜNER et de ZECH, mais ces Kolatiers appartiennent

probablement à l’espèce _Cola nitida_.

Il est vraisemblable que le _Cola verticillata_ existe au Togo, mais

cette espèce a peu de valeur.

=V. — NIGÉRIA.=

Dans les parties boisées de la Nigéria du sud, notamment au Bénin, dans

le delta du Niger et aux environs de Old-Calabar, le _Cola acuminata_ et

probablement aussi le _Cola verticillata_ vivent à l’état spontané. Dans

les provinces situées au sud de la forêt et aussi dans les régions

occidentales confinant au Dahomey et qui constituaient jusqu’à ces

derniers temps la colonie du Lagos, le _Cola acuminata_ est cultivé dans

beaucoup de villages. Il remonte assez loin dans l’intérieur puisque

BARTER l’a observé il y a plus de 50 ans dans le royaume de Nufé ou

Noupé et il y existerait encore d’après les renseignements fournis à

ZECH. Cette espèce est connue dans la Nigéria sous les noms d’_Abata_ et

de _Fatak_. A l’époque du voyage de BARTER, elle était, au dire de ce

voyageur, la seule espèce existant dans le pays ; les _noix de Gonja_ ou

Kolas à deux cotylédons étaient apportées de la Gold-Coast, mais le pays

n’en produisait pas. Aujourd’hui des _Cola nitida_ sont cultivés dans

quelques villages du Noupé. Le comte ZECH a le premier attiré

l’attention sur ces Kolatiers, donnant, d’après les indigènes, des noix

supérieures à celles de l’Achanti.

« Un indigène de Nufé m’indiqua les neuf stations suivantes dans

lesquelles on pouvait rencontrer cette espèce de Kolatier. Laboshi,

Tashi, Yakudi, Pagyi, Pagyiko, Kijiboku, Bété, Bida (capitale du Nupé)

et Koda.

« Tous ceux qui connaissent bien les noix de Kola, à qui je me suis

adressé pour obtenir des renseignements sur ce _Laboshi_ considèrent

cette espèce comme beaucoup supérieure au _Goro de Gonsha_ ; elle serait

aussi un peu plus grande et plus rouge.

« Tous les arbres de _Laboshi_ du Nupé appartiendraient au roi.

« Ce dernier aurait dans toutes les stations des gardes spéciaux, qui

veillent à ce que l’on ne vole aucun fruit. Le roi emploirait lui-même

une partie des noix et en utiliserait une autre partie pour offrir aux

grands du pays ou pour donner en cadeau à des citoyens de son royaume

auxquels il veut faire une grâce particulière. Bien que le vol de noix

soit puni de mort, il semble que des noix détournées ou volées arrivent

assez souvent dans le commerce. Un indigène de Kano m’a raconté qu’il

avait vu lui-même à Kano offrir pour 100 noix _Laboshi_ une valeur de 50

Mks[142]. »

En janvier 1904, l’Herbier de Kew reçut des spécimens botaniques du

Kolatier de Labogie, qui permirent à O. STAPF d’identifier la plante

avec le _Cola nitida_ de Sierra-Léone, mais les graines étaient plus

petites. D’après W.-R. ELLIOTT, forestry officer de la Northern Nigeria,

les plantations de ce Kolatier sont situées au fond des vallées humides

et abritées, riches en humus, à une altitude comprise entre 450 et 550

pieds. Ils vivent parmi des palmiers _Elæis_, dans une région où il

tombe de 1 m. à 1 m. 25 d’eau par an et où la saison sèche sévit de

décembre à avril[143].

Dans la Nigéria du sud, les indigènes cultivent presque exclusivement

l’_Abata Kola_. Il a été notamment signalé en 1904 par M. C. MAC-LEOD,

dans le district d’Eket, à l’est de Old-Calabar, « vraisemblablement

cultivé sur le bord des routes[144]. »

Il est en outre répandu dans les districts côtiers du Lagos. Le Kolatier

donnant des noix à deux cotylédons n’existe que dans de rares villages

du Lagos ; il est connu des Yorubas sous le nom de _Gbanja Kola_.

Beaucoup de noix de cette espèce sont importées et vendues à Lagos et à

Ibadan.

Depuis quelques années, le _Cola nitida_ a été planté par

l’administration anglaise, spécialement aux jardins d’Ebute-Metta,

d’Olokoméji, d’Old-Calabar.

Nous ferons connaître dans un autre Chapitre l’importance du commerce

des Kolas dans la Nigéria, et les quantités élevées de noix qui y sont

importées chaque année.

=VI. — CAMEROUN.=

D’après la monographie de K. SCHUMANN, il existait trois espèces de

Kolatiers au Cameroun : le _Cola acuminata_, le _Cola Ballayi_, synonyme

de _Cola acuminata_ var. _kamerunensis_, enfin le _Cola verticillata_,

synonyme de _Cola anomala_. Le _Cola nitida_ a été introduit depuis une

dizaine d’années par BERNEGAU dans les plantations européennes. Ce

dernier auteur rapporte que CONRAU a vu encore des Kolatiers à 1.200

mètres d’altitude.

On est encore très mal renseigné sur la répartition de ces Kolatiers et

sur leur degré de fréquence. Seul le _Cola acuminata_ serait répandu à

travers la forêt.

Il est possible du reste qu’il existe dans cette grande forêt d’autres

espèces non dénommées. C’est ainsi que ZECH signale qu’il a vu des noix

venant de Yaunde au Cameroun qui avaient deux cotylédons, mais étaient

de couleur un peu plus pâle que les noix de _C. nitida_. Il s’agit

probablement du _Cola_ à amandes à deux cotylédons, signalé aussi au

Gabon par BUCHET et par le P. TRILLES. ZECH a montré cette noix à des

Haoussas qui l’ont reconnue comme étant le _dankwatoffu_, qui est

transporté de l’Adamaoua dans la Nigéria.

D’après ZECH, on importerait un autre Kola de la région de l’Adamaoua

sous le nom de _gandshigaga_ : « cette noix serait blanchâtre et aurait

deux cotylédons. Elle n’aurait pour le goût rien de commun avec une

vraie noix de Kola et serait encore moins bonne que le _hanurua_ ».

BERNEGAU a bien publié aussi une note sur les Kolatiers du

Cameroun[145], mais il ne donne aucun renseignement nouveau sur les

espèces de ce pays ; il dit seulement que les noix du Cameroun se

divisent en 4 ou 5 cotylédons ; mais il n’a pas fait la lumière sur les

intéressantes noix à deux cotylédons mentionnées par le comte ZECH.

=VII. — CONGO BELGE.=

Le Kolatier de PALISOT DE BEAUVOIS fut découvert par Christian SMITH,

botaniste de l’expédition anglaise commandée par le capitaine TUCKEY et

qui reconnut le Bas-Congo en 1816. Il est sans doute commun dans une

grande étendue du Congo belge, mais comme le faisait remarquer récemment

encore E. DE WILDEMAN, les documents concernant les Kolas utilisables du

Congo existent en très petits nombre dans les riches collections du

Jardin botanique de Bruxelles. Tout ce que l’on sait sur la distribution

de ces espèces est résumé dans le récent travail de T. et H.

DURAND[146]. Ce que ces auteurs appellent _Cola acuminata_ var.

_Ballayi_ K. Schum. est la forme de _C. acuminata_ courante déjà

signalée au Gabon et commune aussi au Congo. Le véritable _Cola Ballayi_

existe aussi dans la colonie belge et a été nommé _Cola subverticillata_

par E. DE WILDEMAN.

T. et H. DURAND rapportent que le Kolatier commun est nommé _Ligo_ (en

magago) et _Soro_ (en azandé).

Les Kolatiers sont signalés dans les provinces de Banana, du Mayumbe, du

Stanley-Pool, du Kasaï, du Lac Léopold II, de l’Equateur et de

l’Ouellé ; d’après E. LAURENT, il existeraient aussi dans l’Aruwimi.

Enfin, ainsi qu’il en est rapporté plus haut, SCHWEINFURTH a vu aussi

des noix de Kola nommées _Nangoué_ dans le Haut Ouellé. Ces noix étaient

probablement les amandes du _Cola Ballayi_ observé par nous dans le Haut

Oubangui. Il ne saurait en tout cas s’agir, ainsi que le pense E. DE

WILDEMAN, du _Sterculia tomentosa_. Ce dernier arbre, que l’explorateur

allemand avait observé dans tout le bassin du Bahr-el-Ghazal, s’arrête à

l’entrée de la forêt congolaise ; de plus, il produit de petites graines

de la taille d’un gros haricot, très dures à maturité et tout à fait

immangeables. D’autres auteurs ont voulu considérer comme espèce

productive de noix de Kola la sterculiacée géante que SCHWEINFURTH

signale dans sa relation de voyage sous le nom de _Koukourou_. Cette

dernière n’est autre que le _Cola gigantea_ A. Chev., voisin du _Cola

cordifolia_ et produisant comme lui des graines immangeables.

=VIII. — FERNANDO-PO.=

Le _Cola acuminata_ à 4 ou 5 cotylédons a été signalé depuis longtemps

par BARTER dans cette possession espagnole. MANN l’y a retrouvé et a en

outre récolté dans l’île de Fernando-Pô, un Kolatier très remarquable,

désigné par K. SCHUMANN sous le nom de _Cola acuminata_ var. _latifolia_

K. SCHUM., et sur les amandes duquel nous manquons malheureusement de

renseignements. Il est caractérisé par des feuilles larges, ovales-

elliptiques, arrondies à la base ; les fleurs sont grandes et renferment

ordinairement dix ovules par carpelle. La Guinée espagnole (Rio-Muni et

Rio-Bénito) située entre le Cameroun et le Gabon, possède

vraisemblablement les espèces signalées au Congo.

=IX. — SAN-THOMÉ.=

Le _Cola acuminata_ est commun à San-Thomé et croît principalement à

travers les plantations de Cacaoyers, depuis le niveau de la mer jusqu’à

800 mètres d’altitude. D’après quelques auteurs, il n’y est pas

spontané, mais aurait été apporté de l’Angola ou du Congo depuis une

époque reculée. Les Portugais ne le propagent pas et n’en tirent qu’une

très faible parti. Les graines transportées par les animaux ont amené la

naturalisation de l’arbre jusque dans les forêts montagneuses non encore

défrichées et on l’y rencontre en compagnie des Avocatiers et des

_Psidium_ également naturalisés.

Au sud de l’île, la principale floraison a lieu en janvier et les

cabosses sont mûres en août-septembre. Dans le sol riche des cacaoyères

les noix de Kola atteignent un très beau développement et il n’est pas

rare d’en rencontrer du poids de 30 à 40 grammes, particularité rare

pour cette espèce.

Une seconde espèce, _Cola sphærocarpa_ A. Chev., a été rencontré par

nous sur les hauteurs, à proximité du cratère de Lagua Amélia, mais elle

n’a aucune valeur économique.

=X. — ANGOLA.=

De 1854 à 1856, WELWITSCH a récolté des Kolatiers dans de nombreuses

régions de l’Angola, notamment dans le Galungo-Alto. Suivant une note de

cet explorateur publiée par W. H. HIERN, « la plante est à la fois

indigène et cultivée dans les districts montagneux et offre un article

lucratif pour l’exportation au Brésil. »

Tous les spécimens de cette provenance appartiennent à l’espèce _Cola

acuminata_ Schott et Endl.

* * * * *

=III. Les Kolatiers en dehors de l’Ouest africain.=

Les Kolatiers ont été propagés dans presque toutes nos colonies

tropicales où ils pouvaient s’acclimater, et il semble que presque

partout c’est le _Cola nitida_, c’est-à-dire l’espèce produisant les

meilleures noix qui a été introduite. Dans les Antilles et à la Guyane

le Kolatier a été sans doute apporté à l’époque de la traite des

esclaves. Dans la période de 1880 à 1895, M. E. HECKEL a fait de

nombreux envois de graines dans les pays où la plante n’était pas

signalée. C’est ainsi qu’il en existe aujourd’hui en plusieurs points de

l’Indo-Chine ; à la Réunion, on en comptait en 1891 dix mille pieds. A

Madagascar, on trouve des Kolatiers dans les jardins d’essais et en

quelques centres européens ; la culture pourrait être étendue, car les

noix de ce pays sont grosses et assez riches en caféine.

Dans l’Afrique orientale allemande, le Kolatier a aussi fait son

apparition. On l’a signalé enfin dans les Jardins botaniques de l’Inde,

de Java et même en Australie.

Il serait assez répandu au Brésil, au Vénézuéla et en Colombie, mais il

est probable que, dans ces pays, existe le _Cola acuminata_ ; les

Portugais et les Espagnols qui l’ont acclimaté fréquentaient surtout sur

la côte d’Afrique les pays où vit cette dernière espèce à l’exclusion

des autres. Il en existe un spécimen dans l’Herbier du Muséum, récolté

par POITEAU en 1826, à Cayenne.

Dans les Antilles anglaises et françaises, au contraire, on rencontre

exclusivement le _Cola nitida_. C’est à cette espèce qu’appartient un

rameau de l’Herbier du Muséum recueilli par PERROTTET vers 1820. Il

porte exclusivement des fleurs mâles à androcée presque sessile, ce qui

est fréquent dans _Cola nitida_. Cette particularité prouve que les bons

Kolas existent depuis longtemps aux Antilles.

M. W. HARRIS[147], superintendant du Jardin de Kingston à la Jamaïque,

nous apprend que la noix de Kola est un article d’exportation

intéressant pour ce pays ; on y cultive seulement l’espèce produisant

les noix à deux cotylédons ; elle fut introduite dans la colonie vers

1680. Les noix ont presque toujours deux cotylédons, parfois cependant

il se développe un troisième cotylédon réduit.

A la Trinidad, comme le Muscadier, mais en plus petite quantité

cependant, on trouve dans les plantations de Cacaoyers, des Kolatiers

qui se cultivent d’ailleurs dans les mêmes conditions comme sol, climat,

abris et façons[148].

Ces plantes fructifient vers la dixième année ; la récolte est facile ;

mais à cause de la petite quantité de produits obtenus jusqu’à ce jour,

aucun cours n’a été encore établi sur place pour cette denrée. Cette

culture semble être en voie d’extension.

M. HART en recommande la culture dans cette île « dans les mêmes

conditions et les mêmes terres que le cacaoyer. »

LECOMTE a vu des Kolatiers de très belle venue dans les Jardins

botaniques de Sainte-Lucie et de Port-d’Espagne.

M. VERMOND, d’autre part, nous a récemment affirmé qu’il en existait

encore quelques pieds à la Guadeloupe et il en est de même à Haïti.

CHALOT a signalé récemment l’existence de kolatiers produisant des noix

à deux cotylédons à la Martinique[149].

* * * * *

[Note 101 : Le Kolatier en Guinée. _Agr. Pays chauds_, 1907, 1er sem.,

p. 401.]

[Note 102 : Cependant les noix du Samo sont considérées comme les plus

grosses de la région côtière. Ce sont aussi les plus cotées.]

[Note 103 : _Agricult. Pays Chauds_, 1907, 1er sem., p. 400-401.]

[Note 104 : POBÉGUIN. — Flore Guinée, p. 76.]

[Note 105 : CASTÉRAN. — Les Kolatiers du pays de Kissi, _Bull. Soc.

Acclim._, LVI, (1909), p. 275.]

[Note 106 : Le prétendu voyage de Benjamin ANDERSON, en 1868, est sans

doute une légende ; le fameux village de Mousardou qu’il aurait atteint

en plein Soudan n’a pas été retrouvé et d’autre part son itinéraire ne

mentionne aucune des rivières allant à la côte libérienne qu’il eût dû

nécessairement couper.]

[Note 107 : ZIMMERMANN (M.). — Résultats des missions BLONDIAUX et

EYSSERIC dans le N.-O. de la Côte d’Ivoire. _Ann. Géogr._ 1899, p.

252-264.]

[Note 108 : Rapport du lieutenant WŒLFFEL sur la mission envoyée par le

Soudan dans le bassin du Cavally (S. l. n. d. — Paris, 1900. Presse

régim.).

C. VAN CASSEL (membre de la mission Wœlffel). — La Haute Côte d’Ivoire

Occidentale. _Bull. Muséum_, fév. 1901.

Ibid. — Géographie économique de la Haute Côte d’Ivoire occidentale.

_Ann. Géogr._, XII, 1903, p. 145-158.

Aug. CHEVALIER. — Notes sur les observations botaniques et les

collections recueillies dans le bassin du Haut Cavally par la mission

Wœlffel en 1899. _Bull. Muséum_, 1901, p. 83.

D’OLLONE. — De la Côte d’Ivoire au Soudan et à la Guinée, Paris, 1901.]

[Note 109 : Voir notamment : LAURENT. — Les Diolas, _Bull. Soc. géogr.

Afrique occ. franç._, I (1907), pp. 201-222, 268-286.

JOULIA (J.). — Deux missions dans le Haut-Cavally. _Renseig. et Docum.

Afr. franç._, XIX (1909), pp. 113-125, 136-146.

CHEVALIER (Aug.). — Dans le nord de la Côte d’Ivoire. _La Géograph._, XX

(1909), p. 25-29.

Ibid. — Les massifs montagneux du nord-ouest de la Côte d’Ivoire. _La

Géogr._, XX (1909), p. 207-224.]

[Note 110 : Ou plutôt : _Godi_ est le nom de l’arbre et _Go_ celui de la

noix.]

[Note 111 : Sur les charges de Kola apportées à Man, on ne compte que 1

à 2 % de Kolas blancs, et une proportion un peu plus forte de noix d’un

blanc-rosé (RIPERT). Au cours de notre voyage de Danané à Sémien, les

indigènes n’ont pas pu nous montrer un seul Kolatier produisant des noix

blanches. C’est le _Cola rubra_ qui prédomine et le _C. mixta_ présente

aussi quelques exemplaires.]

[Note 112 : DELAFOSSE, M. — Vocabulaires comparatifs de plus de 60

langues ou dialectes parlés à la Côte d’Ivoire, Paris, 1904, p. 145.]

[Note 113 : EYSSERIC. — Rapport sur une mission scientifique à la Côte

d’Ivoire. _Nouv. archiv. Missions scient._ IX (1899).]

[Note 114 : A. CHEVALIER. Notes sur la Kola dans la forêt de la Côte

d’Ivoire, _Agric. Pays chauds_, 1907, 1er sem., pp. 253-256.]

[Note 115 : J. FONSSAGRIVES. — Notice sur le Dahomey, _Exp. Univ. de

1900_, p. 356.]

[Note 116 : SAVARIAU. — Le Kolatier du Dahomey, _Agr. pr. des pays

chauds_, 1906, 6e année, 1re sem., p. 208.]

[Note 117 : Nous avons dit précédemment que PIERRE avait substitué au

nom générique _Cola_ le nom de _Bichea_ plus ancien.]

[Note 118 : G. BERTHELOT DE CHESNAY. — Le Kolatier du Congo français,

_Jour. d’Agr. trop._, 1903, p. 38.]

[Note 119 : C. MAISTRE. — A travers l’Afrique centrale, 1895, p. 10.]

[Note 120 : Dr VOULGRE. — Le Congo français, 1877, p. 78.]

[Note 121 : Dr SPIRE. — Contribution à l’étude de la flore du Congo.

_Agr. Pays Chauds_, I, 1901-1902, p. 204.]

[Note 122 : V. AUTRAN. — Etude sur les bois du Congo, _Agr. Pays

Chauds_, I, 1901-1902, p. 581.]

[Note 123 : CAMBIER. — Les richesses forestières du Congo français.

_Mois colon. et marit._, 1907, p. 748.]

[Note 124 : DYBOWSKI. — La route du Tchad de Loango au Chari, Paris.

1893. — Voir aussi SALMON, Mission Dybowski, p. 101.]

[Note 125 : FOUREAU. — Documents scientifiques de la mission Saharienne,

1905, p. 465.]

[Note 126 : BUCHET. — Note sur le Kolatier au Gabon, _Agr. Pays Chauds_,

1908, 1re sem., p. 521.]

[Note 127 : Dans les _Cola_ de l’Herbier PIERRE, nous n’avons pas vu

d’espèce désignée sous ce nom.]

[Note 128 : CHALOT in HECKEL, l. c., p. 83.]

[Note 129 : D’après CHARREAU. Koundé est à 935 m. d’altitude.]

[Note 130 : A. GOUJON in HECKEL, l. c., p. 156.]

[Note 131 : P. CHARREAU. — Le cercle de Koundé. _Mém. Soc. Sc. nat.

Cherbourg_ XXXV, 1905-1906, p. 182.]

[Note 132 : P. PRINS. — Observations géographiques en Pays Zandé,

Bonda..., _Bull. Soc. Géogr. commerc._, XXXI, 1909, p. 570.]

[Note 133 : Ces chiffres, concernant la population du territoire et le

total des vrais Libériens, ont été donnés, en 1906, par Sir HARRY

JOHNSTON, l’ancien gouverneur de l’Ouganda et du Nyassaland et

l’explorateur le mieux renseigné sur Libéria.]

[Note 134 : Sir HARRY JOHNSTON. — Libéria, 1906, p. 89, 400, 413, 414 et

530.]

[Note 135 : H.-N. THOMPSON. — Gold-Coast, Report on forests (Colonial

reports, miscellaneous, no 66). London, 1910.]

[Note 136 : _Kew Bulletin_, 1906, p. 91.]

[Note 137 : THOMPSON. — _L. c._, p. 97.]

[Note 138 : Kola seeds from the Gold-Coast, _Bull. Imper. Institute_, V,

1907, p. 20-22.]

[Note 139 : PLEHN. — _Tropenpflanz._ II, 1898, p. 53.]

[Note 140 : GRÜNER. — _Tropenpflanz._ IV, 1900, p. 460 et V, 1901, p.

17. — Voir aussi : _Rev. cult. col._, VIII, 1901, 1er sem., p. 214.]

[Note 141 : _Wissenchaftl. Beiheste Deutsch-Kolonialb. Mittheil._ Bd.

XIV, h. 1, p. 8-14 et _Rev. cult. col._, XIII, 1901, 1er sem., p. 367.]

[Note 142 : ZECH. — _L. c._, trad. franç., p. 369.]

[Note 143 : Labogie Cola, _Kew. Bull._, 1906, p. 89.]

[Note 144 : _Protectorate S. Nigeria. Govern. Gazette_, janv. 1905, p.

20.]

[Note 145 : BERNEGAU. — _Tropenpflanz._ 1900. (Voir la même note

traduite en français : Le Kolatier au Cameroun. _Rev. cult. col._, VII,

1900, p. 558-561).]

Les kolatiers & les noix de kola · 第 16 / 40 段