III

La lutte théologique prenait pour moi un caractère particulier de

précision sur le terrain des textes censés révélés. L'enseignement

catholique, se croyant sûr de lui-même, acceptait la bataille sur ce

champ, comme sur les autres, avec une parfaite bonne foi. La langue

hébraïque était ici l'instrument capital, puisque, des deux Bibles

chrétiennes, l'une est en hébreu et que, même pour le Nouveau Testament,

il n'y a pas de complète exégèse sans la connaissance de l'hébreu.

L'étude de l'hébreu n'était pas obligatoire au séminaire; elle était

même suivie par un très petit nombre d'élèves. En 1843-1844, M. Garnier

fit encore, dans sa chambre, le cours supérieur, celui où l'on

expliquait les textes difficiles à deux ou trois élèves. M. Le Hir,

depuis quelques années, faisait le cours de grammaire. Je m'inscrivis

tout d'abord. La philologie exacte de M. Le Hir m'enchanta. Il se montra

pour moi plein d'attentions; il était Breton comme moi; nos caractères

avaient beaucoup de ressemblance; au bout de quelques semaines, je fus

son élève presque unique. Son exposition de la grammaire hébraïque, avec

comparaison des autres idiomes sémitiques, était admirable. «Je le

regarde comme un vrai savant, écrivais-je à mon ami du séminaire de

Saint-Brieuc. Si Dieu lui donne encore dix ans de vie, ce qui

malheureusement semble douteux, nous pourrons l'opposer à ce que la

science critique de l'Allemagne a de plus colossal. L'étude de l'hébreu

est, par ses leçons, singulièrement facilitée. Je suis tombé de surprise

quand je me suis trouvé en présence de cette langue si simple, sans

construction, presque sans syntaxe, expression nue de l'idée pure, une

vraie langue d'enfant.»

J'avais, à ce moment, une force d'assimilation extraordinaire. Je suçai

tout ce que j'entendais dire à mon maître. Ses livres étaient à ma

disposition, et il avait une bibliothèque très complète. Les jours de

promenade à Issy, il m'emmenait sur les hauteurs de la Solitude, et là

il m'apprenait le syriaque. Nous expliquions ensemble le Nouveau

Testament syriaque de Gutbier. M. Le Hir fixa ma vie; j'étais philologue

d'instinct. Je trouvai en lui l'homme le plus capable de développer

cette aptitude. Tout ce que je suis comme savant, je le suis par M. Le

Hir. Il me semble même parfois que tout ce que je n'ai pas appris de

lui, je ne l'ai jamais bien su. Ainsi il n'était pas très fort en arabe,

et c'est pour cela que je suis toujours resté médiocre arabisant.

Une circonstance due à la bonté de ces messieurs vint me confirmer dans

ma vocation de philologue, et, à l'insu de mes excellents maîtres,

entre-bâiller pour moi une porte que je n'osais ouvrir moi-même. En

1844, M. Garnier, vaincu par la vieillesse, dut cesser de faire le cours

supérieur d'hébreu. M. Le Hir fit ce cours et, sachant combien je

m'étais bien assimilé sa doctrine, il voulut que je fusse chargé du

cours de grammaire. Ce fut M. Carbon qui, avec sa bienveillance

ordinaire, m'annonça en souriant cette bonne nouvelle, et m'apprit que

la compagnie me donnait pour honoraires une somme de trois cents francs.

Cela me parut colossal; je dis à M. Carbon que je n'avais pas besoin

d'une somme aussi énorme; je le remerciai. M. Carbon m'imposa d'accepter

cent cinquante francs pour acheter des livres.

Une bien autre faveur fut de me permettre d'aller suivre, au Collège de

France, deux fois par semaine, le cours de M. Étienne Quatremère. M.

Quatremère préparait peu son cours; pour l'exégèse biblique, il était

resté volontairement en dehors du mouvement scientifique. Il ressemblait

bien plus à M. Garnier qu'à M. Le Hir. Janséniste à la façon de

Silvestre de Sacy, il partageait le demi-rationalisme de Hug, de

Jahn,--réduisant autant que possible la part du surnaturel, en

particulier dans les cas de ce qu'il appelait «les miracles d'une

exécution difficile», comme le miracle de Josué,--retenant cependant le

principe, au moins pour les miracles du Nouveau Testament. Cet

éclectisme superficiel me satisfit peu. M. Le Hir était bien plus près

du vrai en ne cherchant pas à atténuer la chose racontée, et en étudiant

attentivement, à la façon d'Ewald, le récit lui-même. Comme grammairien

comparatif, M. Quatremère était aussi très inférieur à M. Le Hir; mais

son érudition orientale était colossale. Le monde scientifique s'ouvrait

devant moi; je voyais que ce qui en apparence ne devait intéresser que

les prêtres pouvait aussi intéresser les laïques. L'idée me vint dès

lors plus d'une fois qu'un jour j'enseignerais à cette même table, dans

cette petite «Salle des langues», où j'ai en effet réussi à m'asseoir,

en y mettant une dose assez forte d'obstination.

Cette obligation de clarifier et de systématiser mes idées, en vue de

leçons faites à des condisciples du même âge que moi, décida ma

vocation. Mon cadre d'enseignement fut dès lors arrêté; tout ce que j'ai

fait depuis en philologie est sorti de cette modeste conférence que

l'indulgence de mes maîtres m'avait confiée. La nécessité de pousser

aussi loin que possible mes études d'exégèse et de philologie sémitique

m'obligea d'apprendre l'allemand. Je n'avais à cet égard aucune

préparation; à Saint-Nicolas, mon éducation avait été toute latine et

française. Je ne m'en plains pas. L'homme ne doit savoir littérairement

que deux langues, le latin et la sienne; mais il doit comprendre toutes

celles dont il a besoin pour ses affaires ou son instruction. Un bon

condisciple alsacien, M. Kl..., dont je vois souvent le nom cité pour

les services qu'il rend à ses compatriotes à Paris, voulut bien me

faciliter les débuts. La littérature était pour moi chose si secondaire,

au milieu de l'enquête ardente qui m'absorbait, que j'y fis d'abord peu

d'attention. Je sentis cependant un génie nouveau, fort différent de

celui de notre XVIIe siècle. Je l'admirai d'autant plus que je n'en

voyais pas les limites. L'esprit particulier de l'Allemagne, à la fin du

dernier siècle et dans la première moitié de celui-ci, me frappa; je

crus entrer dans un temple. C'était bien là ce que je cherchais, la

conciliation d'un esprit hautement religieux avec l'esprit critique. Je

regrettais par moments de n'être pas protestant, afin de pouvoir être

philosophe sans cesser d'être chrétien. Puis je reconnaissais qu'il n'y

a que les catholiques qui soient conséquents. Une seule erreur prouve

qu'une Église n'est pas infaillible; une seule partie faible prouve

qu'un livre n'est pas révélé. En dehors de la rigoureuse orthodoxie, je

ne voyais que la libre pensée à la façon de l'école française du XVIIIe

siècle. Mon initiation aux études allemandes me mettait ainsi dans la

situation la plus fausse; car, d'une part, elle me montrait

l'impossibilité d'une exégèse sans concessions; de l'autre, je voyais

parfaitement que ces messieurs de Saint-Sulpice avaient raison de ne pas

faire de concessions, puisqu'un seul aveu d'erreur ruine l'édifice de la

vérité absolue et la ravale au rang des autorités humaines, où chacun

fait son choix, selon son goût personnel.

Dans un livre divin, en effet, tout est vrai, et, deux contradictoires

ne pouvant être vraies à la fois, il ne doit s'y trouver aucune

contradiction. Or l'étude attentive que je faisais de la Bible, en me

révélant des trésors historiques et esthétiques, me prouvait aussi que

ce livre n'était pas plus exempt qu'aucun autre livre antique de

contradictions, d'inadvertances, d'erreurs. Il s'y trouve des fables,

des légendes, des traces de composition tout humaine. Il n'est plus

possible de soutenir que la seconde partie d'Isaïe soit d'Isaïe. Le

livre de Daniel, que toute l'orthodoxie rapporte au temps de la

captivité, est un apocryphe composé en 169 ou 170 avant Jésus-Christ. Le

livre de Judith est une impossibilité historique. L'attribution du

Pentateuque à Moïse est insoutenable, et nier que plusieurs parties de

la Genèse aient le caractère mythique, c'est s'obliger à expliquer comme

réels des récits tels que celui du paradis terrestre, du fruit défendu,

de l'arche de Noé. Or on n'est pas catholique si l'on s'écarte sur un

seul de ces points de la thèse traditionnelle. Que devient ce miracle,

si fort admiré de Bossuet: «Cyrus nommé deux cents ans avant sa

naissance?» Que deviennent les soixante-dix semaines d'années, bases des

calculs de l'_Histoire universelle_, si la partie du livre d'Isaïe où

Cyrus est nommé a été justement composée du temps de ce conquérant, et

si pseudo-Daniel est contemporain d'Antiochus Épiphane?

L'orthodoxie oblige de croire que les livres bibliques sont l'ouvrage de

ceux à qui les titres les attribuent. Les doctrines catholiques les plus

mitigées sur l'inspiration ne permettent d'admettre dans le texte sacré

aucune erreur caractérisée, aucune contradiction, même en des choses qui

ne concernent ni la foi, ni les moeurs. Or mettons que, parmi les mille

escarmouches que se livrent la critique et l'apologétique orthodoxe sur

les détails du texte prétendu sacré, il y en ait quelques-unes où, par

rencontre fortuite et contrairement aux apparences, l'apologétique ait

raison: il est impossible qu'elle ait raison mille fois dans sa gageure,

et il suffit qu'elle ait tort une seule fois pour que la thèse de

l'inspiration soit mise à néant. Cette théorie de l'inspiration,

impliquant un fait surnaturel, devient impossible à maintenir en

présence des idées arrêtées du bon sens moderne. Un livre inspiré est un

miracle. Il devrait se présenter dans des conditions où aucun livre ne

se présente. «Vous n'êtes pas si difficile, dira-t-on, pour Hérodote,

pour les poèmes homériques.» Sans doute; mais Hérodote, les poèmes

homériques ne sont pas donnés pour des livres inspirés.

En fait de contradictions, par exemple, il n'y a pas d'esprit dégagé de

préoccupations théologiques qui ne soit forcé de reconnaître des

divergences inconciliables entre les synoptiques et le quatrième

évangile, et entre les synoptiques comparés les uns avec les autres.

Pour nous rationalistes, cela n'a pas grande conséquence; mais

l'orthodoxe, obligé de prouver que son livre a toujours raison, se

trouve engagé en des subtilités infinies. Silvestre de Sacy était

surtout préoccupé des citations de l'Ancien Testament qui sont faites

dans le Nouveau. Il trouvait tant de difficultés à les justifier, lui si

exact en fait de citations, qu'il avait fini par admettre en principe

que les deux Testaments, chacun de leur côté, sont infaillibles, mais

que le Nouveau n'est pas infaillible quand il cite l'Ancien. Il faut

n'avoir pas la moindre habitude des choses religieuses pour s'étonner

que des esprits singulièrement appliqués aient tenu en des positions

aussi désespérées. Dans ces naufrages d'une foi dont on avait fait le

centre de sa vie, on s'accroche aux moyens de sauvetage les plus

invraisemblables plutôt que de laisser tout ce qu'on aime périr corps et

biens.

Les gens du monde qui croient qu'on se décide dans le choix de ses

opinions par des raisons de sympathie ou d'antipathie s'étonneront

certainement du genre de raisonnements qui m'écarta de la foi

chrétienne, à laquelle j'avais tant de motifs de coeur et d'intérêt de

rester attaché. Les personnes qui n'ont pas l'esprit scientifique ne

comprennent guère qu'on laisse ses opinions se former hors de soi par

une sorte de concrétion impersonnelle, dont on n'est en quelque sorte

que le spectateur. En me livrant ainsi à la force des choses, je croyais

me conformer aux règles de la grande école du XVIIe siècle, surtout de

Malebranche, dont le premier principe est que la raison doit être

contemplée, et qu'on n'est pour rien dans sa procréation; en sorte que

le devoir de l'homme est de se mettre devant la vérité, dénué de toute

personnalité, prêt à se laisser traîner où voudra la démonstration

prépondérante. Loin de viser d'avance certains résultats, ces illustres

penseurs voulaient que, dans la recherche de la vérité, on s'interdît

d'avoir un désir, une tendance, un attachement personnel. Quel est le

grand reproche que les prédicateurs du XVIIe siècle adressent aux

libertins? C'est d'avoir embrassé ce qu'ils désiraient, c'est d'être

arrivés aux opinions irréligieuses parce qu'ils avaient envie qu'elles

fussent vraies.

Dans cette grande lutte engagée entre ma raison et mes croyances,

j'évitai soigneusement de faire un seul raisonnement de philosophie

abstraite. La méthode des sciences physiques et naturelles, qui, à Issy,

m'était apparue comme la loi du vrai, faisait que je me défiais de tout

système. Je ne m'arrêtai jamais à une objection sur les dogmes de la

Trinité, de l'incarnation, envisagés en eux-mêmes. Ces dogmes, se

passant dans l'éther métaphysique, ne choquaient en moi aucune opinion

contraire. Rien de ce que pouvaient avoir de critiquable la politique et

l'esprit de l'Église, soit dans le passé, soit dans le présent, ne me

faisait la moindre impression. Si j'avais pu croire que la théologie et

la Bible étaient la vérité, aucune des doctrines plus tard groupées dans

le _Syllabus_, et qui, dès lors, étaient plus ou moins promulguées, ne

m'eût causé la moindre émotion. Mes raisons furent toutes de l'ordre

philologique et critique; elles ne furent nullement de l'ordre

métaphysique, de l'ordre politique, de l'ordre moral. Ces derniers

ordres d'idées me paraissaient peu tangibles et pliables à tout sens.

Mais la question de savoir s'il y a des contradictions, entre le

quatrième Évangile et les synoptiques est une question tout à fait

saisissable. Je vois ces contradictions avec une évidence si absolue,

que je jouerais là-dessus ma vie, et par conséquent mon salut éternel,

sans hésiter un moment. Dans une telle question, il n'y a pas de ces

arrière-plans qui rendent si douteuses toutes les opinions morales et

politiques. Je n'aime ni Philippe II ni Pie V; mais, si je n'avais pas

des raisons matérielles de ne pas croire au catholicisme, ce ne seraient

ni les atrocités de Philippe II ni les bûchers de Pie V qui

m'arrêteraient beaucoup.

De très bons esprits m'ont quelquefois fait entendre que je ne me serais

pas détaché du catholicisme sans l'idée trop étroite que je m'en fis,

ou, si l'on veut, que mes maîtres m'en donnèrent. Certaines personnes

rendent un peu Saint-Sulpice responsable de mon incrédulité et lui

reprochent, d'une part, de m'avoir inspiré pleine confiance dans une

scolastique impliquant un rationalisme exagéré; de l'autre, de m'avoir

présenté comme nécessaire à admettre le _summum_ de l'orthodoxie; si

bien qu'en même temps ils grossissaient outre mesure le bol alimentaire

et rétrécissaient singulièrement l'orifice de déglutition. Cela est tout

à fait injuste. Dans leur manière de présenter le christianisme, ces

messieurs de Saint-Sulpice, en ne dissimulant rien de la carte de ce

qu'il faut croire, étaient tout simplement d'honnêtes gens. Ce ne sont

pas eux qui ont ajouté la qualification _Est de fide_ à la suite de tant

de propositions insoutenables. Une des pires malhonnêtetés

intellectuelles est de jouer sur les mots, de présenter le christianisme

comme n'imposant presque aucun sacrifice à la raison, et, à l'aide de

cet artifice, d'y attirer des gens qui ne savent pas ce à quoi au fond

ils s'engagent. C'est là l'illusion des catholiques laïques qui se

disent libéraux. Ne sachant ni théologie ni exégèse, ils font de

l'accession au christianisme une simple adhésion à une coterie. Ils en

prennent et ils en laissent; ils admettent tel dogme, repoussent tel

autre, et s'indignent après cela quand on leur dit qu'ils ne sont pas de

vrais catholiques. Quelqu'un qui a fait de la théologie n'est plus

capable d'une telle inconséquence. Tout reposant pour lui sur l'autorité

infaillible de l'Écriture et de l'Église, il n'y a pas à choisir. Un

seul dogme abandonné, un seul enseignement de l'Église repoussé, c'est

la négation de l'Église et de la révélation. Dans une Église fondée sur

l'autorité divine, on est aussi hérétique pour nier un seul point que

pour nier le tout. Une seule pierre arrachée de cet édifice, l'ensemble

croule fatalement.

Il ne sert non plus de rien d'alléguer que l'Église fera peut-être un

jour des concessions, qui rendront inutiles des ruptures comme celle à

laquelle je dus me résigner, et qu'alors on jugera que j'ai renoncé au

royaume de Dieu pour des vétilles. Je sais bien la mesure des

concessions que l'Église peut faire et de celles qu'il ne faut pas lui

demander. Jamais l'Église catholique n'abandonnera rien de son système

scolastique et orthodoxe; elle ne le peut pas; c'est comme si l'on

demandait à M. le comte de Chambord de n'être pas légitimiste. Il y aura

des scissions, je le crois, plus que jamais; mais le vrai catholique

dira inflexiblement: «S'il faut lâcher quelque chose, je lâche tout; car

je crois à tout par principe d'infaillibilité, et le principe

d'infaillibilité est aussi blessé par une petite concession que par dix

mille grandes.» De la part de l'Église catholique, avouer que Daniel est

un apocryphe du temps des Macchabées serait avouer qu'elle s'est

trompée; si elle s'est trompée en cela, elle a pu se tromper en autre

chose; elle n'est plus divinement inspirée.

Je ne regrette donc nullement d'être tombé, pour mon éducation

religieuse, sur des maîtres sincères qui se seraient fait scrupule de me

laisser aucune illusion sur ce que doit admettre un catholique. Le

catholicisme que j'ai appris n'est pas ce fade compromis, bon pour les

laïques, qui a produit de nos jours tant de malentendus. Mon

catholicisme est celui de l'Écriture, des conciles et des théologiens.

Ce catholicisme, je l'ai aimé, je le respecte encore; l'ayant trouvé

inadmissible, je me suis séparé de lui. Voilà qui est loyal de part et

d'autre. Ce qui n'est pas loyal, c'est de dissimuler le cahier des

charges, c'est de se faire l'apologiste de ce qu'on ignore. Je ne me

suis jamais prêté à ces mensonges. Je n'ai pas cru respectueux pour la

foi de tricher avec elle. Ce n'est pas ma faute si mes maîtres m'avaient

enseigné la logique, et, par leurs argumentations impitoyables, avaient

fait de mon esprit un tranchant d'acier. J'ai pris au sérieux ce qu'on

m'a appris, scolastique, règles du syllogisme, théologie, hébreu; j'ai

été un bon élève; je ne saurais être damné pour cela.

Souvenirs d'enfance et de jeunesse · 第 40 / 48 题