A MON MARI, PARTANT POUR LE GRAND CONCOURS LITTÉRAIRE

Depuis un an, nous avons préparé vos bagages.

Et, aujourd’hui, il faut partir.

En votre absence, qui donc appréciera mes vers?

Quand je ne serai plus à vos côtés, hélas! soignez du moins votre

santé!

Je sais que votre affection pour moi vous forcera à revenir au plus

vite.

Pourtant, je crains toujours que vos succès ne vous retiennent un peu

trop longtemps.

N’ayez aucune crainte pour vos parents, pour vos enfants, auprès

desquels je vous remplacerai dignement.

Écrivez-nous souvent et envoyez-nous beaucoup de vos poésies.

J’ai réservé pour la fin des vers tout différents de ce qu’on a vu

jusqu’ici: la _Tisseuse_ est connue de tous, en Chine; le lecteur, j’en

suis sûr d’avance, dira comme moi que la faveur dont jouit ce poème

auprès du public chinois est parfaitement méritée.

Les Parisiens peints par un Chinois · 第 41 / 47 题