VIII

La fleur énorme de la mer

Éclose avec l'aurore sainte

Renaissait dans le gouffre amer

De tes prunelles d'hyacinthe.

Dans tes cheveux d'or j'adorais,

Sous l'or caduc de leur couronne,

Les impériales forêts

Et leur laticlave d'automne.

Les peupliers glauques et blancs

Et la mollesse des prairies

Revivaient dans les gestes lents

De tes mains douces et fleuries.

Mais aujourd'hui que tu n'es plus

La prêtresse et l'évocatrice,

Il faut les bois et les reflux

Pour que ta grâce refleurisse

Et les colchiques du matin

Ressuscitent dans ma pensée

Ta pâleur morne de satin,

O mensongère Fiancée.

La lyre héroïque et dolente · 第 104 / 136 题