(P. OVIDIUS NASO)
(_Métamorphoses_, _Livre_ XIII.)
Plus claires dans le sombre azur des nuits sans lune
Les étoiles doraient les ajoncs et la dune,
Mais je n'ai pas souci de leur ruissellement
Et dans mes yeux fleuris de visions plus belles,
Baignant les cieux futurs de leurs splendeurs nouvelles,
Les astres à venir montent éperdument.
Tu glissais à pas lents dans les ajoncs stellaires
Et sourde à la rumeur humaine des colères
Tu regardais surgir les astres apaisés;
Mais dans mon coeur fleuri de voluptés plus calmes,
J'évoque au chant lointain des sources et des palmes
Les vierges à venir et les futurs baisers.