[236] MAUGRAS. _Loco citato_, p. 149.

[237] Mémoires de Choiseul, t. II, p. 70.

[238] Mémoires de Besenval, t. II, pp. 148-50.

[239] Des historiens ont dit que Choiseul demandait 3 millions.

[240] Il est vraiment curieux de constater quelle activité ce prince,

toujours indolent et toujours ennuyé, apportait à sa correspondance

secrète, menant plusieurs intrigues à la fois, au point de les

confondre toutes dans un même imbroglio. Il avait un tempérament

d’auteur dramatique, voire de chroniqueur. Un livre, récemment paru,

les _Nouvellistes_, a démontré, d’après d’indiscutables documents,

combien Louis XV recherchait les échos du jour, les anecdotes

scandaleuses, les rapports de police, et pour dire le mot boulevardier,

les _potins_ qui défrayaient ses appétits de curiosité et mettaient à

sa merci la vie intime de ses courtisans.--Mais après lui, le Secret

du roi devint, qu’on nous passe le mot, le _Secret de Polichinelle_.

Et un livre de Soulavie parut en 1793 (Paris, 2 vol.), qui divulguait

la _Politique de tous les Cabinets de l’Europe pendant les règnes de

Louis XV et de Louis XVI, contenant des pièces authentiques sur la

correspondance secrète du comte de Broglie, un ouvrage dirigé par lui

et exécuté par M. Favier_.

[241] Il écrivait au roi, le 17 mars, qu’il venait de recevoir la

visite de M. d’Aiguillon, et que celui-ci, en présence de la résistance

opiniâtre opposée par le prince aux suggestions de Mᵐᵉ Du Barry,

déclinait toute prétention au ministère; et lui, de Broglie, ajoutait:

«J’attendrai avec respect ce qu’il plairait à Votre Majesté de faire de

moi».

[242] DUC DE BROGLIE. _Le Secret du Roi_, t. II, p. 375. Evidemment le

comte de Broglie était plutôt désigné pour la place que l’incapable

Rohan, même assisté de Durand. Dès le 20 janvier 1771, il avait prévenu

le roi des accords suggérés par Frédéric pour éviter une guerre entre

la Russie et l’Autriche à propos de la Turquie, accords dont la Pologne

devait payer les frais. L’inertie de La Vrillière et l’échauffourée de

Dumouriez firent le reste.

[243] _Corr. secrète d’Arneth-Flammermont._ Lettre de Mercy à Kaunitz,

du 19 décembre, t. II, p. 400.

[244] _Corresp. secrète d’Arneth-Geffroy._ Lettre de Mercy à

M.-Thérèse, du 23 janvier 1772, t. I, p. 263.

Il est vrai que, par manière de correctif, la Dauphine déclarait à

Mercy: «Je suis bien décidée à en rester là; et cette femme n’entendra

plus le son de ma voix».

[245] GEFFROY. _Gustave III et la Cour de France_ (Paris, 1867, 2

vol.), t. I, p. 249.--Vergennes, disgracié par Choiseul (SOULAVIE.

_Mémoires historiques_, I, 120), avait été envoyé à Stockolm en mai

1771 par d’Aiguillon.

[246] AN.T 243. Lettre du 15 septembre 1772.

[247] DUC DE BROGLIE. _Le secret du roi_, t. II, p. 385.

[248] Lettre du 12 janvier 1772, dans BOUTARIC. _Correspondance secrète

de Louis XV_, 1866, 2 vol., t. I, p. 430.

[249] VATEL. _Mᵐᵉ Du Barry_, t. II, p. 175.--Rohan fit son entrée à

Vienne le 6 janvier 1772.

[250] BOUTRY. _Autour de M.-Antoinette_ (Paris, 1906), p. 211.

[251] DE LA ROCHETERIE. _Marie-Antoinette_ (Paris, 1905), t. I, pp. 108

et suiv.

Vatel cite dans son _Histoire de Mᵐᵉ Du Barry_ (t. II, p. 163) une

dépêche de Marie-Thérèse à Mercy, datée du 31 janvier 1773, où elle

reconnaît que «contraire à cet inique partage si inégal et à se lier

avec ces deux monstres» le malheur des temps «l’a tellement accablée

qu’elle a cédé, mais bien contre sa conviction.»

[252] BOUTRY. _Autour de M.-Antoinette_, p. 208 (d’après les archives

des affaires étrangères).

[253] _Corresp. M. Argenteau_, I, 298. Lettre de Mercy du 15 avril 1772.

[254] _Corresp. M. Argenteau_, I, 298. Lettre de Mercy du 15 juin 1772

au baron Nény.

[255] Sans rappeler l’ancienne malveillance du Chancelier contre

d’Aiguillon, Lebrun, celui qui devait être plus tard le prince

architrésorier de l’Empire, donne dans ses _Opinions_ (1831, p.

40) l’origine de l’antagonisme signalé par Mercy. Quand la Du

Barry sollicitait pour son allié le poste des affaires étrangères,

d’Aiguillon envoya auprès de Lebrun, inspecteur général des domaines

de la Couronne, un de ses collègues, M. de C***, avec prière de

«déterminer Maupeou à parler pour le duc». Et l’émissaire ajoutait que

si d’Aiguillon «n’avait pas l’obligation de sa place» au chancelier,

il «serait son ennemi». Lebrun résume ainsi l’anecdote: «Le roi céda

de lassitude: M. d’Aiguillon fut nommé. Il se souvint bien qu’il ne le

devait pas à M. de Maupeou; et sans doute il me fit l’honneur de croire

que j’avais été pour quelque chose dans son silence.»

[256] VATEL. _Mᵐᵉ Du Barry_, t. II, pp. 175 et suiv.

[257] BOUTRY. _Autour de M.-Antoinette_, pp. 216 et suiv.

[258] D’ARNETH-FLAMMERMONT. _Corresp. Mercy-Kaunitz_, t. II, p. 408.

_Lettre de Mercy_ du 6 mai.

[259] L’ABBÉ GEORGEL. _Mémoires_ (1820, 6 vol.), t. I, p. 251.

Plusieurs historiens, entre autres le duc de Broglie et M. de la

Rocheterie, se sont apitoyés sur les angoisses de Marie-Thérèse, très

consciente cependant du coup de force qui se préparait, quand un mois

avant l’exécution (le 2 juillet 1772) elle écrivait à Mercy: «Rien au

monde ne m’a fait plus de peine, mais surtout le tort que nous avons

vis-à-vis de nos alliés et de l’Europe, comme si nous préférions un

intérêt particulier à toute honnêteté et égards.» Ce qui ne l’empêche

pas, à la fin de cette même lettre, d’invoquer la raison d’état qui

doit justifier à ses yeux l’attentat imminent du 5 août. Dans un livre

tout récent, M. de Pimodan exécute, lui aussi, mais avec certaines

réserves, la duplicité de l’impératrice-reine: il met, en effet,

le démembrement de la Pologne à l’actif de Joseph II, le fils de

Marie-Thérèse, que sa mère avait fait nommer pour la forme corégent,

après la mort de l’Empereur.

[260] Mᵐᵉ Campan raconte l’anecdote, mais sans commentaires, dans ses

_Souvenirs_, sur M.-Antoinette.

D’après le duc de Broglie (_Le Secret du Roi_, II, 390) et Vatel

(_Mᵐᵉ Du Barry_, II, 165), Frédéric II dit, dans ses _Mémoires_, de

Marie-Thérèse: «Elle pleurait et prenait toujours, et nous eûmes

beaucoup de peine à obtenir qu’elle se contentât de sa part de gâteau.»

[261] _Corresp. M. Argenteau_ (d’Arneth-Geffroy), II, p. 515. Lettre

de Mercy du 15 juin. Une note, insérée au bas de la page 315, rapporte

d’après le baron de Blöme, ministre de France en Danemarck, une réponse

que dut faire, à cette occasion, le duc d’Aiguillon: «qu’il convient

que la conduite de la Cour de Vienne est aussi juste que nécessaire,

mais que ce serait toujours un grand mal pour la balance de l’Europe,

si le partage en question venait à se réaliser. Au reste ce ministre

n’a avisé aucun moyen pour rétablir les choses sur l’ancien pied».

Telle était l’incertitude, la pusillanimité de cet homme d’Etat,

qu’il n’osait désavouer la parole du maître. Et, cependant, il avait

conscience de cette vérité essentielle, toujours hélas! d’actualité,

que l’existence d’une Pologne unie, forte, indépendante, était une

nécessité pour l’Europe continentale et surtout pour la France.

[262] CORRESP. M. ARGENTEAU (_d’Arneth-Geffroy_). Lettre de Mercy du 18

juillet.

[263] D’ARNETH-FLAMMERMONT. _Corresp. Mercy-Kaunitz._ Lettre de

Kaunitz, du 10 février 1772, t. II, p. 404.

[264] D’ARNETH-GEFFROY. _Corresp. M. Argenteau._ Lettre de Mercy à

M.-Thérèse, du 14 août.

[265] D’ARNETH-GEFFROY. _Corresp. M. Argenteau._ Lettre de Mercy à

M.-Thérèse, du 26 août.

[266] CORRESP. M. ARGENTEAU (_d’Arneth-Geffroy_). Lettre de Mercy, du

16 septembre 1772.

[267] CORRESP. M. ARGENTEAU (_d’Arneth-Flammermont_), t. II, p. 410.

Lettre de Mercy, du 14 août 1772, au prince de Kaunitz.--Le DUC DE

BROGLIE (_Secret du Roi_, II, 391), dit que d’Aiguillon, après le 5

août 1772, se plaignit à Vienne de «n’avoir pas été prévenu».

[268] CORRESP. M. ARGENTEAU (_d’Arneth-Geffroy_). Lettre de Mercy, du

16 septembre 1772.

[269] CORRESP. M. ARGENTEAU (_d’Arneth-Geffroy_). Lettre de Mercy, du

16 octobre 1772.

Ces manœuvres correspondaient à la politique de M.-Thérèse qui tendait

à faire prédominer l’Autriche en Europe par l’influence de ses

alliances familiales avec la maison de Bourbon.

[270] Lettre du 14 novembre. Le Comte de Provence, d’après M.

Argenteau, saisissait toutes les occasions de dire du mal de

d’Aiguillon et du bien de Maupeou.

[271] Lettre du 14 novembre.

[272] CORRESPONDANCE M. ARGENTEAU. Lettre à M.-Thérèse, 14 novembre

1772, p. 378.

[273] Lettre du 5 novembre 1772 à Balleroy, AN.T 243.

[274] _Mémoires secrets_, t. VI, p. 95.--Musset-Pathay a reproduit

cette anecdote dans ses _Nouveaux mémoires secrets_ (Paris, 1829), p.

248.

[275] Voir pp. 21-22.

[276] FONTAINE DE RESBECQ. _Les tombeaux de Richelieu à la Sorbonne_,

Paris, 1867.

[277] Lettre du 6 décembre 1772 au chevalier de Balleroy.

[278] «Mᵐᵉ de Mirepoix, éternelle joueuse qui avait besoin d’argent et

qui en recevait par le canal de la favorite, devint sa complaisante; et

Mᵐᵉ d’Aiguillon, qui avait dans les mœurs et le caractère bien plus de

décence et de retenue, fut contrainte par son mari de la fréquenter.»

(SOULAVIE. _Mém. histor. et politiq. du règne de Louis XV_, 1801, t. I,

p. 70.)

[279] _Corresp. secrète entre Marie-Thérèse et M. Argenteau._ Lettre de

M.-Antoinette à M.-Thérèse, t. I, p. 396.

[280] Lettre du 16 janvier, de M. Argenteau à Marie-Thérèse, t.

I, p. 402.--Mercy avait préalablement admonesté la Dauphine (p.

401); et celle-ci avait prié l’ambassadeur de mitiger son rapport

à sa souveraine, car Marie-Antoinette disait de sa mère: «J’aime

l’Impératrice, mais je la crains» (p. 404).

[281] Lettre du 31 janvier (_Corr. secrète M. Argenteau. Lettre de

M.-Thérèse_), t. I, p. 407.

[282] D’ARNETH-FLAMMERMONT. _Corresp. M. Argenteau, Pr. de Kaunitz et

Joseph._ Lettre de Mercy à Kaunitz, 17 février 1773, t. II, p. 415.

[283] D’ARNETH-GEFFROY. _Corr. M. Argenteau et M.-Thérèse._ Lettre

de Mercy, 20 avril 1773, t. I, p. 445-446. «Elle a conçu pour le duc

d’Aiguillon une horreur qui passe toute mesure...»

[284] Version de la Gazette Mss. de la Bibliothèque Mazarine et VATEL.

_Mᵐᵉ Du Barry_, t. II, pp. 216 et suiv.

[285] Lettre de Mᵐᵉ Du Deffand à l’abbé Barthélemy (édit.

Sainte-Aulaire), janvier 1773, t. II, p. 325.

[286] JOURNAL DE PAPILLON DE LA FERTÉ (édité par M. Boysse, Paris,

1887), p. 342, 18 février. «Nos ouvriers y travaillent jour et nuit,

malgré le mauvais temps qu’il fait.»

[287] _Anecdotes de la comtesse Du Barry_, pp. 252-253.

[288] Lettre inédite publiée par M. Maugras dans la _Disgrâce de

Choiseul_, p. 238.

[289] Lettre du 18 mai de M. Argenteau à M.-Thérèse, t. I, p. 454.

La Dauphine confesse à l’ambassadeur qu’elle a constaté «le peu de

sincérité» du comte de Provence.

[290] Lettre du 16 juin de M. Argenteau à Marie-Thérèse, t. I, p. 461.

[291] Lettre de M. Argenteau, du 16 juin 1773, t. I, p. 465.

[292] M. Welvert, dans un article très fouillé des _Feuilles

d’Histoire_ (mai-juin 1910), que suivit sa publication _Autour d’une

dame d’honneur_, met en doute l’acceptation par Mᵐᵉ de Narbonne des

offres du ministre. Mercy-Argenteau, dit-il, puisait ses renseignements

à des sources frelatées et obéissait à ses préventions autrichiennes

pour accuser à tort Mᵐᵉ Adélaïde et Mᵐᵉ de Narbonne d’avoir voulu faire

comprendre à la Dauphine ses nouveaux devoirs.

[293] Marie-Thérèse en avait dit autant de l’ambassadeur de France à

Mercy le 18 mars 1772: «Le prince de Rohan est un bien mauvais sujet;

je le verrais, avec plaisir, bientôt dénicher d’ici.»

_L’Observateur anglais_, t. I, p. 448. «Mᵐᵉ la comtesse de Narbonne,

dame d’atours de Mᵐᵉ Adélaïde, dans la vue de parvenir à la faveur qui

lui avait été promise, avait déterminé la princesse, sa maîtresse, et

Mesdames à ménager la comtesse Du Barry et à la recevoir désormais avec

des égards et de la bienveillance.

Mᵐᵉ la comtesse de Provence et le Comte s’étaient rendus à cet égard

et on y avait même engagé Mᵐᵉ la Dauphine, lorsque M. le Dauphin,

par un refus formel, a rompu cette réconciliation. Il a déclaré que,

lui, personnellement, était disposé à donner, en tout temps, au roi

des marques de sa tendresse, de son respect et de sa soumission, mais

qu’il était de son intérêt, ainsi que de son devoir, plus encore de son

attachement à Mᵐᵉ la Dauphine, de ne laisser approcher d’elle aucun

scandale.» _Corresp. secrète de M. Argenteau._ Lettre de Mercy du 12

juillet, t. II. p. 5.

[294] _Corresp. secrète de M. Argenteau._ Lettre de Mercy du 17, t. II,

p. 12.

[295] _Corresp. secrète de Mercy._ Lettres du 14 et 26 août 1773, t.

II, pp. 18 et suiv.

[296] _L’Espion anglais_ de 1779 (t. I. p. 37).

[297] DE BROGLIE. _Le Secret du roi._ t. II, p. 398.

[298] _Corresp. Mercy. Lettre de M.-Thérèse_, du 2 août, t. 2, p. 15.

[299] _Mémoires du Ministère d’Aiguillon_, t. II, p. 97.

[300] CORRESP. DU DEFFAND (Edit. Lescure). Lettre de Mᵐᵉ Du Deffand à

Walpole (27 février 1773), t. II, p. 310.

[301] DE BROGLIE. _Le Secret du Roi_, t. II, p. 441.

[302] JOBEZ. _Histoire de Louis XV_, t. VI.

[303] _Souvenirs du baron de Gleichen_ (traduction Grimblot, Paris,

1878).

[304] Le duc de Broglie l’a retrouvée dans les archives Chabrillan

(papiers d’Aiguillon).

[305] DE BROGLIE. _Le Secret du Roi_, t. II, p. 450.--BOUTARIC.

_Corresp. secrète de Louis XV_, t. II, p. 30.

Le roi avait écrit au comte de Broglie: «M. d’Aiguillon a découvert

une correspondance d’un nommé Dumouriez, qui est à Hambourg, avec M.

de Monteynard. Il parle aussi d’un fils de Guibert (l’auteur de la

_Tactique_), d’un nommé Favier en correspondance avec le prince de

Prusse et la Russie. Il dit que vous avez été en commerce avec M. de

Monteynard. Eclaircissez ce que vous pouvez savoir de tout cela; et, de

là, il (d’Aiguillon) tombe fort sur le ministre et sur vous.»

Voir l’article de M. Fr. FUNCK-BRENTANO, sur l’incarcération de

Dumouriez à la Bastille dans la _Nouvelle Revue rétrospective_ de M.

PAUL COTTIN.

[306] T. 243 (Arch. Nat.). Lettre au chevalier de Balleroy.

[307] D’après GEFFROY (_Gustave III et la Cour de France_, t. I,

p. 198), Louis XV envoya un billet confidentiel à Broglie où il

l’informait qu’il n’avait rien perdu de sa confiance; mais la

correspondance secrète ne se releva guère du coup qui l’avait frappée;

elle se continua, languissante, jusqu’à la mort du roi.

[308] DUC DE BROGLIE. _Le Secret du Roi_, t. II, p. 457.

[309] Lettre de M.-Thérèse à Mercy-Argenteau du 31 août. (_Corresp.

secrète_, t. II, p. 36).

[310] COMTESSE D’ARMAILLÉ. _La Comtesse d’Egmont_ (1880), p. 267: «J’ai

vu moi-même (daignez ne pas le répéter), écrivait, en 1772, la comtesse

à Gustave III, les promesses les plus positives de tout secours à la

Confédération, écrites de la propre main de M. d’Aiguillon.»--«Le

tout n’a tenu qu’à l’argent qu’il fallait fournir aux confédérés

pour continuer la guerre (5 mai 1772, lettre de d’Horst à Nény).

FLAMMERMONT. _Correspondance des agents diplomatiques étrangers_, 1896,

p. 66.

[311] COMTESSE D’ARMAILLÉ. _La Comtesse d’Egmont_, p. 288. La scène se

passe en avril 1773. Elle eut des conséquences tragiques. La colère de

Richelieu fut terrible. Et l’année suivante, la jeune femme, déjà très

affaiblie et gravement atteinte, succombait à tant d’émotions.

Le coup d’état de Gustave III avait démontré, comme le dit le duc

de Broglie dans le _Secret du roi_, «la supériorité d’une tradition

monarchique sur le déplorable principe d’élection qui avait perdu la

Pologne». Berlin et Pétersbourg, que le partage de celle-ci avait

mis en appétit, témoignèrent une vive irritation. D’Aiguillon voulut

envoyer une flotte de Toulon, mais se vit barré par la méfiance de

l’Angleterre.

[312] BOUTRY. _Autour de Marie-Antoinette_, p. 294.--_Lettre de M.

Argenteau_, I, 446.

[313] Lettre de Rohan du 19 décembre 1773. Cependant d’Aiguillon le

tançait: il lui apprenait qu’une indiscrétion commise dans l’entourage

du cardinal (BOUTRY, p. 214) avait fait découvrir «le chiffre»; et il

ne se faisait pas faute de rejeter sur l’incapacité du prélat tous ses

déboires dans la question polonaise (BOUTRY, p. 251-257).--_Corresp. M.

Argenteau_, t. II, p. 92, note.

[314] _Corresp. M. Argenteau._ Lettre à M.-Thérèse, 18 décembre 1771,

t. II, p. 75.--D’ARNETH-FLAMMERMONT. Lettre de Mercy au prince de

Kaunitz, 17 octobre 1773, t. II, p. 422. Il parle de Rohan: «Il serait

plus commode à M. d’Aiguillon d’écraser un de ses ennemis par la main

de l’Impératrice.»--Rohan ne fut définitivement rappelé que le 18 août

1774.

[315] D’ARNETH. _Corresp. de M.-Thérèse et de M.-Antoinette._ Lettre de

M.-Antoinette, 17 mars 1773, p. 81. «Je crois que M. d’Aiguillon est

un peu honteux de n’avoir pas mieux pris ses mesures pour l’escadre de

Toulon.»

[316] _Corresp. secrète de Mercy-Argenteau et de M.-Thérèse_, t. II,

passim.

[317] FRÉDÉRIC MASSON. _Le Cardinal de Bernis._ Année 1773 (septembre).

[318] AN.T 243. Lettre à Balleroy.--Nous retrouvons le même propos dans

MOUFLE D’ANGERVILLE. _Vie privée de Louis XV_ (1782, 6 vol.), t. IV. p.

295: «Je vous avoue que je suis difficile» dit le roi à M. d’Aiguillon.

Un pamphlet publié en 1781, _le ministère de M. de Maurepas_, fait

remarquer, à propos de la nomination de d’Aiguillon à la guerre: «Ce

choix parut si ridicule que, pour prévenir toutes les plaisanteries,

il fut défendu de l’annoncer dans la _Gazette de France_.» En effet,

la nomination ne s’y trouva pas; mais le pamphlétaire se garde bien de

dire que les _intérimaires_ n’y paraissaient pas. La Vrillière, qui

tint, en 1771, l’intérim des affaires étrangères, n’est pas plus cité

que ne le fut son neveu.

[319] MOREAU. _Mes Souvenirs_, t. I, p. 369.

[320] _Journal de Moreau._ Mercredi 2 février 1774.

[321] _Journal de Cro ._ T. III, p. 55.

[322] _Lettre de Mercy_ du 12 novembre 1773, t. II, p. 69 (Corresp.

secrète).--La nomination de Monteynard, à en croire les Goncourt, était

due à une surprise. Cromot, d’accord avec la Du Barry, avait laissé

espérer au prince de Condé qu’il remplacerait Choiseul. Mais Louis XV

ne s’en souciait nullement; il fit même cette mauvaise plaisanterie au

prince de Condé de le prier de lui choisir un ministre de la guerre.

Et l’autre, abasourdi, désigna Monteynard. Mais il s’en prit à la

favorite: «Vous m’aviez _promis_ de me faire nommer grand maître de

l’artillerie».--Eh bien! répliqua la Du Barry, je vous _dépromets_.

Monteynard servait l’antipathie du prince de Condé contre d’Aiguillon;

et ce fut peut-être la véritable cause de sa disgrâce, plutôt que

l’appui prêté par lui, à la recommandation de Louis XV, aux projets de

Dumouriez parti pour Hambourg.

[323] Lettre de Mercy du 22 mars 1774, II, p. 117-118 (Corresp.

secrète).

[324] _Correspondance de M.-Thérèse et de M.-Antoinette_ (1865), p. 97,

3 avril 1774. Lettre de M.-Thérèse: «M. d’Aiguillon, étant ministre de

la guerre, a commencé de vouloir gagner vos bonnes grâces; c’est en

règle, il faut que vous ayez de même de bons procédés tant qu’il les

méritera.»

[325] _Correspondance de Mercy._ Lettre de M.-Thérèse du 5 avril, II,

125.

[326] _Correspondance de Mercy._ Lettre de Mercy du 19 avril, II, 129.

[327] _Correspondance de Mercy._ Lettre de Mercy du 22 mars, II, 122.

[328] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 58.--_Les Anecdotes de

Mᵐᵉ Du Barry_, par Pidansat de Mairobert, enregistrent également cette

version: d’après elles, la comtesse aurait «engagé loyalement» Louis XV

à signer l’ordre de rappel.--Moreau parle également d’une combinaison

qui aurait réintégré la grande majorité des parlementaires, à

l’exclusion de Maupeou. Celui-ci, pour parer à l’orage, avait consenti,

à la fin de janvier 1774, la rentrée de 80 parlementaires, Lamoignon en

tête.

[329] COMTE FLEURY. _Louis XV intime_ (1899), pp. 331 et suiv.

[330] _Journal de Cro _, t. III, p. 70 et suiv.

[331] JACQUIN et DUESBERG. _Histoire de Ruel_, p. 249.--L’anecdote a

été contée par Mᵐᵉ Campan dans ses _Mémoires sur M.-Antoinette_.

[332] _Revue rétrospective_, 1834, t. III, 1ʳᵉ série, p. 43.

[333] HENRI D’ALMÉRAS. _Les amoureux de Marie-Antoinette_, p. 68.

[334] MÉTRA. _Correspondance secrète_, t. I, p. 3.

[335] _Journal de Cro _, t. III, p. 118.

[336] On avait amèrement reproché à Richelieu, et par ricochet à

d’Aiguillon, d’avoir «croisé» d’Alembert qui faisait campagne pour

Delille et Suard et provoqué ainsi le veto opposé par Louis XV à leur

élection.

[337] D’HUNOLSTEIN. _Correspondance inédite de M.-Antoinette_ (1868).

Lettre de M.-Antoinette à M.-Thérèse, p. 70.--L’authenticité de cette

correspondance a été très vivement contestée par M. d’Arneth. Il est

certain que si cette lettre du 11 mai répond bien à l’état d’esprit

de la nouvelle reine, elle est trop correctement écrite pour une

princesse encore peu familiarisée avec notre langue, à en juger par la

publication d’Arneth-Geffroy.

[338] La comtesse de Boigne raconte de façon fort piquante (_Mémoires_,

1907, t. I, p. 62), mais sans indiquer la source de ses renseignements,

comment Maurepas devint ministre. Il avait été mandé à Choisy, pour les

funérailles du feu roi qu’on ne savait régler: Louis XVI s’entretenait

avec lui, quand l’huissier vint l’appeler pour le Conseil: «le roi

passe, sans oser lui dire adieu, M. de Maurepas suivit, s’assit au

Conseil et gouverna la France pendant dix ans.»... Pardon, sept ans.

[339] MOREAU. _Mes Souvenirs_, t. II, p. 3.--ARNETH. _Correspondance de

M.-Thérèse et de M.-Antoinette._ Lettre de M.-Thérèse, 30 mai. «Il n’y

a que le choix de Maurepas qui étonne, mais on l’attribue à Mesdames».

[340] MÉTRA _(Correspondance secrète_ dite de), t. I, pp. 23 et

suiv.--«C’était pour rester à la Cour», dit le _Journal de Cro _.

[341] C’est également la version de la _Correspondance de Métra_.

[342] _Journal de Cro _, t. III, p. 126.--MOREAU. (_Mes Souvenirs_)

tenait de la bouche même du ministre, que, sachant son exécution

prochaine, il voulait prendre les devants.

[343] MARQUIS DE SÉGUR. _Au couchant de la monarchie_ (Paris, C. Lévy,

1910), p. 168.

[344] Cet affront sanglant avait certainement précédé la double

démission du ministre, car Baudeau, qui le signale dans sa chronique,

date la scène du 2 juin (_Revue rétrospective_, 1834, t. III, p. 69).

[345] Lettre de M. Argenteau à Marie-Thérèse, 7 juin 1774, t. II, p.

163.--D’après les _Anecdotes de la comtesse Du Barry_ (p. 329), la

duchesse d’Aiguillon, piquée au vif de l’affront qu’elle venait de

subir, aurait exprimé à son mari son désir «d’aller s’ensevelir dans

ses terres».

[346] Mⁱˢ DE SÉGUR. _Loco citato_, d’après les _Réflexions historiques

du comte de Provence_, p. 66.--Coquette! La femme l’est volontiers, et

peut-être toujours, mais n’aime pas qu’on le dise trop haut.

[347] _Corresp. M. Argenteau._ Lettre de Mercy à M.-Thérèse du 15

juillet 1774, t. II, p. 197.

[348] DUC DE BROGLIE. _Le Secret du roi_, t. II, p. 529.

[349] DUC DE BROGLIE. _Le Secret du roi_, t. II, p. 546.--BOUTARIC.

_Corresp. secrète_, t. II, p. 497.

[350] MÉTRA. _Correspondance secrète_, t. I, p. 17.

[351] Une note de la _Corresp. secrète de M. Argenteau avec M.-Thérèse_

(t. II, p. 205) établit néanmoins que d’Aiguillon toucha cinq cent

mille livres de gratification comme dédommagement de ses dépenses au

cours de son ministère.

[352] COLLÉ. _Journal et Mémoires_ (édit. Honoré Bonhomme, 1868) 3 vol.

in-8º.

[353] DINAUX. _Sociétés badines_, Paris, 1867, 2 vol. in-8º.

Une grande dame de la cour de Louis XV: La duchesse d'Aiguillon (1726-1796) · 第 27 / 30 段