[95] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._, pp. 79-84.
[96] AN.T 243. Papiers Balleroy.
[97] «Ce n’est qu’un petit brigand qui veut jouer au personnage» dit
Fontette; jusqu’alors il avait été un des plus chauds partisans du
gouverneur.
[98] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._, p. 84.
[99] _Revue de Bretagne et de Vendée_, 1894. Article Calan sur la chute
du duc d’Aiguillon.
[100] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._, p. 524.
[101] _Revue de Bretagne, etc._ Article Calan.
[102] _Mém. d’Aiguillon_ (du ministère).
[103] _Correspondance Du Deffand_ (édit. Sainte-Aulaire), t. I, p. 162.
Lettre de Mᵐᵉ Du Deffand à l’abbé Barthélemy.
[104] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._, pp. 93 et suiv.
[105] AN.T 243.
[106] _Bulletin du bibliophile._ Année 1882, p. 119. Publication
(p. 104, p. 125) par M. Edouard de Barthélemy d’un choix de lettres
acquises dans la vente d’une correspondance adressée au chevalier de
Balleroy: celle-ci avait dû échapper aux perquisitions révolutionnaires
ou disparaître des _Archives nationales_.
[107] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._ Lettre du 3 février 1768.
[108] AN.T 243. Lettre du 24 juin.
[109] AN.T 243. Lettre du 10 juillet.--«La Reine, victime de M. le duc
de Choiseul» (note Soulavie).
[110] AN.T 243. Lettre du 16 août 1768.
[111] Le mot est rapporté par la _Correspondance de Grimm_ (Edit. M.
Tourneux), t. VIII, p. 184.
[112] AN.T 243.
[113] M. de Broc, lieutenant général, était un des vainqueurs de
Saint-Cast.
[114] Un mémoire pour la tenue des Etats de 1766-1767 (_Archives
d’Ille-et-Vilaine_, C. 1780) réglait ainsi la situation respective des
ducs de Penthièvre et d’Aiguillon: Celui-ci était désigné «pair de
France, chevalier des ordres du roi, _Gouverneur d’Alsace_, lieutenant
général, commandant en chef de Bretagne. Il réside dans la province,
en l’absence du duc de Penthièvre, le gouverneur. Placé à la tête de
l’ordre militaire, il est le premier et principal commissaire du Roi
aux Etats».
[115] AN.T 243. Lettre du 27 août 1768.
[116] _Mémoires secrets de Bachaumont_, 26 septembre 1768. Lettre du 29
août. Nous n’avons trouvé nulle part de trace de cette demoiselle de
Vedec.
[117] MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_, p. 574.
[118] Les _Remarques_ (renvoi à la page 27 des _Mém. du minist.
d’Aiguillon_) disent que le duc n’avait pas plus pensé au ministère que
le Dauphin n’y avait pensé pour lui.
[119] _Journal de Barbier_, t. VI, p. 446.
[120] DE LA ROCHETERIE. _Marie-Antoinette_ (1905), t. I, p. 302.
[121] _Mémoires du ministère du duc d’Aiguillon_, p. 35.
[122] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 41.--_Mémoires du duc de
Choiseul_ (attribués à Soulavie), 1790, t. I, pp. 244 et suiv.
[123] SÉNAC DE MEILHAN. _Le gouvernement, les mœurs_, etc. _Portraits
des personnages les plus distingués du XVIIIᵉ siècle_ (édition
Lescure), p. 338. «S’il voulait se rapprocher d’elle, elle ferait la
moitié du chemin...»
[124] Ce premier commis des finances, chassé en 1768 par Choiseul pour
avoir poussé le contrôleur général Laverdy à entraver la marche du
tout-puissant ministre, avait été remis en place par Terray en 1769.
Cromot, par esprit de vengeance, laissait entrevoir au prince de Condé,
qui, seul des princes du sang, soutenait le gouvernement contre les
parlementaires, la possibilité de supplanter Choiseul.
[125] Biblioth. Nat. Mss. JOURNAL DE HARDY, 6680, t. I, p. 143, 15
janvier 1769.--BELLEVAL. Souvenirs, p. 118.
[126] CLAUDE SAINT-ANDRÉ. _Madame Du Barry_ (Paris, 1909), p. 82.
[127] BRISSOT. _Mémoires_, t. I, p. 268.
[128] MAUGRAS. _M. et Mᵐᵉ de Choiseul_, Paris, 1904, p. 449, «figure
de juif, au teint olivâtre» dit Sénac de Meilhan de Maupeou (_le
Gouvernement, les Mœurs_, etc., p. 407, édition Lescure). Il était
chancelier depuis le 15 septembre 1768.
[129] Maupeou avait remplacé par Terray, l’honnête, mais incapable
Maynon d’Invau, le 20 décembre 1769 (CORRESPONDANCE DU DEFFAND, édit.
Lescure, t. II, p. 19).
[130] BELLEVAL. _Souvenirs d’un chevau-léger_ (Paris, 1866), p. 116.
[131] GRASSET. _Mᵐᵉ de Choiseul et son temps_ (Paris, 1874), p. 109.
L’auteur donne tous les détails de cette présentation. Voir également
la lettre de Mercy-Argenteau à Nény du 3 mai 1769.
[132] MOREAU. _Mes Souvenirs_, t. II, p. 56.--_Mémoires du ministère
d’Aiguillon_, p. 43.
[133] _Mémoires secrets_, dits _de Bachaumont_, janvier 1769.
[134] AN.T 243.
[135] AN.T 243. Lettre du 5 octobre.
[136] BELLEVAL. _Souvenirs d’un chevau-léger_, octobre 1769, p. 126.
[137] AN.T 243. Lettre de 1769, s. d.
[138] BELLEVAL. _Souvenirs d’un chevau-léger_, 20 octobre 1769, p. 126.
[139] A la date où Belleval place l’anecdote, le _Déserteur_, la pièce
de Sedaine, avait déjà six mois d’existence: elle n’était d’ailleurs
que la dramatisation d’une historiette du même genre dont la comtesse
de Toulouse avait été l’héroïne en 1736.
[140] _Mémoires secrets_, dits _de Bachaumont_, t. V, p. 92.
[141] _Mémoires_, 1790, t. I, pp. 243-244. La même phrase se retrouve
dans les _Mémoires historiques et politiques_ de Soulavie (1801), t. I,
p. 141.
[142] MOREAU. _Mes souvenirs_, etc., t. II, p. 56.
[143] MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_, pp. 555-562.
Lettre du président de Robien.
[144] «On ne peut pas être plus jolie, dit Linguet, que Mᵐᵉ de
Forcalquier était; elle est petite, mais fort bien faite; un beau
teint, un visage rond, de grands yeux, un très beau regard, et tous les
mouvements de son visage l’embellissent.»
Citation de M. Grün dans son article sur la correspondance de Mᵐᵉ de
Forcalquier avec Joly de Fleury (_Feuillets d’histoire_ du 1ᵉʳ mai
1910).
C’était le _Bellissima_ de Mᵐᵉ Du Deffand.
Ayant reçu un soufflet de son mari, elle alla consulter, en vue d’une
séparation possible. Son avocat n’ayant pas sans doute trouvé la raison
suffisante, la comtesse rentra chez elle et administra un maître
soufflet à son mari:
«--Je vous le rends, Monsieur, lui dit-elle, je n’en puis rien faire.»
[145] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 332. «Ce n’est pas
pendant son procès que M. d’Aiguillon a fait connaissance avec Mᵐᵉ Du
Barry, qu’il n’avait jamais vue. Comme elle n’aimait pas M. de Choiseul
parce qu’elle avait à se plaindre de lui, et comme elle voyait qu’il
cherchait à opprimer M. d’Aiguillon, elle fit offrir son crédit à
celui-ci qui n’avait fait aucune démarche pour se le procurer; et il a
eu ensuite avec elle des liaisons de reconnaissance et d’amitié.»
Cette note fait partie d’un des derniers chapitres du livre écrit pour
rectifier certaines erreurs qui se sont glissées dans les précédents.
Et comme on sent bien la pensée de la duchesse d’Aiguillon, avouée par
les remarques manuscrites de Soulavie! C’est évidemment une pieuse
inexactitude, commise par respect pour la mémoire du défunt; mais les
Souvenirs de Belleval nous apprennent précisément le contraire.
[146] CLAUDE SAINT-ANDRÉ. _Madame Du Barry_ (Paris, Emile Paul, 1909),
p. 101. C’est très discutable. Les Choiseul n’eussent pas manqué de
relever le fait. Et rien, dans la correspondance Du Deffand, à cette
époque, ne démontre que la douairière ait été en relation avec Mᵐᵉ Du
Barry.
[147] MÉMOIRES DE MARMONTEL. (Edition M. Tourneux, Paris, 1891), t. II,
p. 342-346.
[148] M. Cruppi, qui a consacré une étude, très documentée, à Linguet
(_Un avocat journaliste au XVIIIᵉ siècle_, 1895, pp. 222 et suiv.),
reconnaît, lui aussi, qu’il «n’y avait pas de preuves dans la procédure
de 1770 à l’appui des crimes dont on accusait d’Aiguillon. Après avoir
été remplacé par Duras, il présenta pour sa défense des pièces brûlées
à Rennes par le bourreau».
[149] BRISSOT. _Mémoires_, t. I, p. 152.
[150] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 48.--SOULAVIE. _Mémoires
historiques et politiques du règne de Louis XVI_, an X, t. I, d’après
les Goncourt (_La Du Barry_).
[151] Assurément les _Anecdotes de la comtesse Du Barry_ ne sont pas
une autorité, mais tout n’est pas mensonge ni calomnie dans ce fatras,
dont le rédacteur Pidansat de Mairobert insérait la quintessence dans
les _Mémoires_ de Bachaumont. Ce reporter de grande allure puisait
directement aux sources.
[152] A rapprocher de cette phrase des _Mémoires du ministère
d’Aiguillon_ (chapitre des rectifications, p. 332) où l’on croit lire
les pattes de mouche de la duchesse: «Pendant tout le temps de ses
affaires, il n’a pas manqué de rentrer chez lui de très bonne heure
pour lire ou faire les écrits relatifs à son procès et n’en ressortait
point.» Pour un grand seigneur et un mondain, dix heures du soir,
c’était de «très bonne heure».
[153] AN.T 243. Lettre du 29 juin.
[154] MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_, pp. 563 et
suiv.
[155] _Correspondance de Condorcet et de Turgot_, éditée par Ch. Henry
(Paris, 1882), 16-29 juin 1770.
[156] MARCEL MARION. _Op. cit._, pp. 579-581. Le titre est: _Lettre
d’un gentilhomme breton à un noble espagnol_. Les auteurs de ce
pamphlet furent traqués et embastillés. Voir _Archives de la Bastille_
(Ravaisson), t. XIX. pp. 20 et suiv., et BN. Mss. nouv. acquis.
françaises. 1214, pp. 527 et suiv.
[157] _Mémoires secrets_, 3 juillet 1770, et _Anecdotes Du Barry_.
[158] _Mémoires d’Aiguillon_ (du ministère), p. 48.
[159] DU GAS DE BOIS-SAINT-JUST. _Paris, Versailles et les provinces_,
t. III, p. 113 et suiv.
[160] DU GAS DE BOIS-SAINT-JUST. _Paris, Versailles et les provinces_,
t. III, p. 113 et suiv.
[161] D’ARNETH. _Correspondance de Maria-Theresia und
Marie-Antoinette_, 1865, p. 1.
[162] _Mémoires secrets_, 21 juillet 1770.
[163] _Anecdotes de la comtesse Du Barry_, p. 145.--_Correspondance de
M. Argenteau_, I, 37. Les historiens ont attribué ce rôle à la comtesse
de Choiseul, parente, elle aussi, du ministre, et qui ne dissimulait
pas son insolent mépris pour la maîtresse du roi.
[164] D’ARNETH et GEFFROY. _Corresp. secrète entre Mercy-Argenteau et
M.-Thérèse_, t. I, pp. 37-39.
[165] MAUGRAS. _Le duc et la duchesse de Choiseul_, pp. 453 et suiv.
Bien que favorable à Choiseul, en considération de la duchesse, M.
Maugras ne méconnaît pas les imprudences et les maladresses d’un parti
qui fut le premier à précipiter la chute de son chef.--LES GONCOURT.
_La Du Barry_ (1878), p. 91.
[166] JULES FLAMMERMONT. _Le chancelier Maupeou et les Parlements_
(1883), pp. 98 et suiv.--LEMOY. _Le Parlement de Bretagne et le Pouvoir
royal au XVIIIᵉ siècle_ (1909), pp. 399 et suiv.
[167] Jean-Amaury Gouyon Angier de Lohéac.
[168] AN.T 243. L’arrêt du Parlement de Rennes était des 11 et 14 août.
Le comte de Goyon le fit casser à la Cour le 23 (LEMOY _loco citato_,
p. 413.)
[169] VATEL. _La Comtesse du Barry_, t. 1, p. 425.
[170] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 49.
[171] _Mémoires du duc de Choiseul_, t. II, p. 80.
[172] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 50.
[173] Flammermont dit que la séance dura trente minutes à peine et
qu’elle fut à peu près remplie par le discours de Maupeou.
[174] Dans une lettre du 25 septembre, Mᵐᵉ d’Aiguillon écrit que le
Roi a fait biffer devant lui cet arrêt par les députés du Parlement de
Bordeaux, mandés à Versailles pour le 22 et reçus en audience le 23.
[175] _Anecdotes de la comtesse Du Barry_, p. 148.
[176] _Lettres de Mᵐᵉ Du Deffand_ (édit. Lescure). Lettre à Walpole du
5 septembre 1770, p. 94.
[177] Le Roi avait nommé le comte de Saint-Florentin duc de la
Vrillière en 1770.
[178] FLAMMERMONT. _Loco cit._, p. 105.
[179] Lettre du 17 août à Walpole. (Correspondance de Mᵐᵉ Du Deffand,
édit. Lescure), p. 86.
[180] Journal, t. I, p. 183.
[181] AN.T 243. Lettre du 25 octobre.
[182] AN.T 243. Lettre du 4 novembre. Girac, l’évêque de Saint-Brieuc,
avait remplacé Desnos, un ami des d’Aiguillon, au siège épiscopal de
Rennes.
[183] AN.T 243. Lettre du 10 novembre.
[184] Le duc de Brissac avait donné ce surnom à Maupeou en raison de
son teint jaune et vert; et au dire de l’_Observateur Hollandais_
(_Correspondance secrète_ de Metra, t. V, p. 149), le chancelier, «pour
prévenir par la figure», se peignait le visage en blanc et mettait
ensuite une légère couche de rouge.
[185] «Aussi éloigné de l’impétuosité loyale et expéditive du duc
de Choiseul que de la circonspection oblique et laborieuse du duc
d’Aiguillon, écrit Linguet dans son _Aiguillonana_, Maupeou avait un
autre génie et n’était pas moins propre à jouer un grand rôle dans ce
tourbillon de cabales, de jalousies, de bassesses, de vengeances, de
perfidies qui s’appelle la Cour... Vindicatif avec petitesse, éprouvant
la haine en homme de cour et l’exerçant en bourgeois, il se distinguait
surtout par l’intrépidité d’un grenadier.»
[186] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 76.
[187] FLAMMERMONT (_Le chancelier Maupeou et les Parlements_, p. 111),
affirme très nettement que Choiseul voulait la guerre.--M. MAUGRAS (_Le
duc et la duchesse de Choiseul_), soutient la version contraire. Mᵐᵉ Du
Barry fut chargée d’insinuer au roi que Choiseul désirait recommencer
la guerre avec l’Angleterre, alors qu’il l’avait évitée en faisant des
concessions à cette puissance à propos des îles Malouines.
De leur côté les Goncourt déclarent (_La Du Barry_, p. 96), que le plan
Maupeou-d’Aiguillon était de ruiner dans l’esprit de Louis XV cette
conviction, que la présence de Choiseul aux affaires (et ce fut une
des principales forces du ministre) était le maintien d’une paix dont
s’accommodait si bien l’égoïsme royal.
[188] Lettre du 25 octobre.
[189] SÉNAC DE MEILHAN. _Portraits et caractères du XVIIIᵉ siècle_
(édit. Lescure), p. 337.--SOULAVIE (_Mém. de Richelieu_, 1792, t. II,
p. 217) dit que Sénac était la créature de Choiseul.
[190] Notons à ce propos les gestes et les mots de... Gavroche que
les _Mémoires de Bachaumont_, les _Anecdotes de Mairobert_, la _Vie
privée de Louis XV_,--tous livres sortant, il est vrai, de la même
officine--prêtent à la Du Barry... Tantôt elle jongle avec deux oranges
en disant: «Saute Choiseul! Saute Praslin!» Tantôt elle raconte à
Louis XV qu’elle a «renvoyé son Choiseul»; c’était un cuisinier
qui ressemblait à l’homme d’Etat. Et bien d’autres gamineries dont
l’imprévu amusait l’ennui de Louis XV.
[191] MAUGRAS. _M. et Mᵐᵉ de Choiseul_, p. 453, t. I.
[192] AN.T 243. Lettre du 9 décembre.
[193] MAUGRAS. _M. et Mᵐᵉ Choiseul_, p. 453.
[194] AN.T 243. Lettre du 12 décembre.
[195] _Revue de Paris_, 1829, t. IV, p. 59.--BOUTARIC. _Correspondance
de Louis XV_, t. I, p. 409.
[196] SÉNAC DE MEILHAN. _Portraits et caractères du XVIIIᵉ siècle_ (éd.
Lescure), p. 337.
[197] _Revue rétrospective_, t. III, 1ᵉʳ juin 1834.--Chronique de
l’abbé Baudeau, p. 69.
[198] MAUGRAS. _Le duc et la duchesse de Choiseul_, pp. 453 et suiv.
[199] AN.T 243. Lettre du 21 décembre. Choiseul avait les départements
des affaires étrangères et de la guerre; son cousin Praslin, celui de
la marine.
[200] AN.T 243. Lettre du 3 janvier 1771.
[201] _Correspondance de Mᵐᵉ Du Deffand_ (édit. Sainte-Aulaire), t. I,
pp. 308 et 312. Lettre de Mᵐᵉ Du Deffand à la duchesse de Choiseul, 8
janvier 1771; lettre de la duchesse à Mᵐᵉ Du Deffand, 12 janvier.
[202] GRIMM. _Correspondance_ (édit. M. Tourneux), t. IX, p. 279.
Le but réel du voyage de Gustave, dit le duc de Broglie dans le _Secret
du roi_, était d’obtenir des secours de la France pour la Suède, dont
les dissensions intestines pouvaient exciter, comme la Pologne, les
convoitises de la Prusse et de la Russie. Quand la mort de son père
rappela Gustave en Suède (mai 1771), il n’avait pas encore les subsides
espérés.
[203] CORRESP. DU DEFFAND (édit. Sainte-Aulaire), t. I, p. 368. Lettre
du 8 mars.
[204] CORRESP. DU DEFFAND (édit. Sainte-Aulaire). Lettre du 11 mars.
[205] CORRESP. DU DEFFAND (édit. Sainte-Aulaire). Lettre du 8 mars.
[206] CORRESP. DU DEFFAND (édit. Sainte-Aulaire). 15 avril, t. I, p.
402.
[207] Elle a, du reste, laissé de celle qu’elle appelait son amie ce
peu gracieux portrait:
«Sa bouche est enfoncée, son nez de travers, son regard fol et hardi.
Malgré cela elle est belle. L’éclat de son teint l’emporte sur
l’irrégularité de ses traits. Sa taille est grossière; sa gorge, ses
bras sont énormes... Son esprit a beaucoup de rapports à sa figure: il
est pour ainsi dire aussi mal dessiné que son visage et aussi éclatant:
l’abondance, l’activité, l’impétuosité sont ses qualités dominantes.
Sans goût, sans grâce et sans justesse, elle étonne, elle surprend,
mais elle ne plaît ni n’intéresse; sa physionomie n’a nulle expression.
Tout ce qu’elle dit sort d’une imagination déréglée. C’est quelquefois
un prophète, un démon agité, qui ne prévoit, ni n’a le choix de ce
qu’il va dire.»
[208] FOISSET. _Le Président de Brosses_ (Paris 1842), p. 287.
[209] AN.T 243. 24 mai 1771.
[210] CLAUDE SAINT ANDRÉ. _Mᵐᵉ Du Barry_, pp. 99 et suiv. On avait
surnommé _Chon_, la sœur de Du Barry le _Roué_, cette laide et
intelligente personne «légèrement boiteuse, légèrement bossue» disent
les Goncourt.
[211] CHAMFORT. _Œuvres_ (1851), p. 68.--SÉNAC DE MEILHAN (_loco
citato_, p. 337) raconte l’anecdote à peu près dans les mêmes termes
avec cette variante que d’Aiguillon avait fait la leçon à la comtesse
et qu’elle devait interpréter le silence, toujours obstiné du prince,
par le proverbe: «Qui ne dit mot, consent.»
[212] Nous trouvons le mot dans une lettre de Marie-Antoinette à sa
mère (D’ARNETH. _Correspondance de M.-Thérèse et de M.-Antoinette_,
1865, p. 37, 13 septembre 1771).
[213] GONCOURT. _La Du Barry_, p. 116. «Ce furent quelques mois de
terreur», disent les Goncourt, en parlant des exécutions ordonnées
par le nouveau ministre dans les rangs ennemis. N’est-ce pas, hélas!
l’histoire de tous les changements de ministère. «Il ressemble au
méchant génie des _Mille et une Nuits_» écrit Mᵐᵉ de Choiseul du
concurrent heureux de son mari (Lettre à Mᵐᵉ Du Deffand, 11 septembre
1771, édit. Sainte-Aulaire).
[214] COMTESSE D’ARMAILLÉ. _La comtesse d’Egmont_, Paris, 1898, pp. 29
et suiv.
[215] _Correspondance secrète entre Mercy-Argenteau et le prince de
Kaunitz_, par d’ARNETH (édit. Flammermont), 1889, 2 vol., t. II,
p. 396. Si Mercy-Argenteau avait des préventions contre le nouveau
ministre, celui-ci n’était guère mieux disposé pour la diplomatie
autrichienne: il se plaignit un jour à Sandoz, envoyé de Prusse, de la
morgue de Vienne (même correspondance, _Lettre de Kaunitz à Mercy_, 1ᵉʳ
novembre 1771, t. II, p. 399.)
Mercy-Argenteau avait succédé, en 1766, au comte de Stahremberg, grâce
à la protection de Kaunitz, qui l’avait eu comme attaché, pendant son
ambassade à la Cour de Louis XV. Ce brillant et magnifique diplomate
rendait justice à la douceur, à la prudence et à la sagesse de son
subordonné, bien qu’il le trouvât «timide, taciturne et gauche jusqu’à
la maussaderie». Le comte de Pimodan, biographe de Mercy, en loue le
bon sens, la mesure, l’adresse et la discrétion. Mais cette discrétion
«habile» alla, nous le verrons bientôt, jusqu’à la dissimulation,
et cette correction diplomatique n’était que l’attitude froide et
gourmée d’un homme qui se croyait très fort parce qu’il n’avait devant
lui qu’un prince indifférent et des ministres décriés. Il prétendit
_jouer_ au Mentor avec une adolescente que se disputaient de multiples
influences et qui avait déjà la volonté de ses caprices; et ce fut
lui qui fut _joué_ par une reine, lasse de ce conseiller, marionnette
docile d’une mère impérieuse.
[216] Correspondance de Mᵐᵉ Du Deffand (édit. Lescure, 1865), t. II, p.
175.
[217] BELLEVAL. _Souvenirs d’un chevau-léger_ (1868, Paris), juillet
1771, p. 150.
[218] De Boynes avait été nommé en avril 1771 au ministère de la
marine, après un intérim de trois mois rempli par Terray.
[219] _Journal de Cro _ (_loco citato_), t. II, p. 505.
[220] _Correspondance Du Deffand_ (édit. Sainte-Aulaire). Lettre de Mᵐᵉ
Du Deffand, du 27 juillet, t. II, p. 24.
[221] MOUFLE D’ANGERVILLE. _Histoire du règne de Louis XV_ (Londres, 6
volumes, 1783) t. VI, p. 365.
[222] D’ARNETH (édit. Geffroy). _Correspondance secrète entre
Marie-Thérèse et Mercy-Argenteau_ (1876, 3 v.), t. I, pp. 198-199.
Il n’est pas inutile d’indiquer ici l’origine de cette correspondance,
qui, réserve faite de la mentalité respective de ses deux principaux
protagonistes, apporte une contribution si précieuse à l’histoire des
dernières années du règne de Louis XV et des premières de celui de
Louis XVI.
Au moment où Marie-Antoinette allait échanger la discipline familiale,
mais austère, du gynécée de Vienne contre les mondanités frivoles, mais
séduisantes, du palais de Versailles, Marie-Thérèse avait voulu placer
sa fille sous une sorte de tutelle qu’elle avait confiée à son lecteur
l’abbé de Vermond et à l’ambassadeur comte de Mercy-Argenteau. Dès
lors, elle avait institué, avec celui-ci, une correspondance secrète,
pour être renseignée, et sur la politique de la Cour de Versailles,
et sur l’attitude de Marie-Antoinette comme Dauphine, puis comme
reine de France. Dans son esprit, Mercy-Argenteau était une sorte de
gouverneur qui devait régenter la jeune princesse, au nom de sa mère
et dans l’intérêt de l’Autriche. C’était bien l’homme qui convenait
à la mission: méthodique, méticuleux, méfiant, rigide observateur
de l’étiquette, il dut maintes fois fatiguer de ses observations
la Dauphine, et même l’irriter, surtout quand il lui disait qu’il
avertirait Marie-Thérèse du peu d’égards qu’elle marquait aux
avertissements réitérés de sa mère. Car celle-ci traitait encore comme
une petite fille Marie-Antoinette et ne lui ménageait pas les semonces.
Le prince de Kaunitz, ministre des affaires étrangères, aurait pu se
formaliser, comme le fit plus tard d’Aiguillon de la Correspondance
secrète de Louis XV avec le comte de Broglie. Il feignit, au
contraire, d’ignorer le plaisir innocent que prenait sa souveraine à
ces rapports secrets, mais à la condition que Mercy lui en rédigerait
un extrait... que l’on retrouve d’ailleurs, presque avec les mêmes
phrases, dans les lettres de l’ambassadeur d’Autriche au ministre de
Vienne (D’ARNETH-FLAMMERMONT. _Correspondance secrète_, 1889, 2 v., t.
II, p. 243, 11 novembre 1768). Mercy, dans sa réponse du 9 décembre,
prétendait n’avoir cédé qu’aux instances de Nény, secrétaire intime de
l’impératrice, et promettait à Kaunitz de lui donner la satisfaction
qu’il désirait.
Au reste, Mercy-Argenteau apportait, dans ses relations diplomatiques,
des sentiments de défiance tâtillonne, et presque grincheuse,
qu’alimentait encore un appétit démesuré de commérages. Il n’aimait ni
la France, ni son gouvernement: «Ce royaume, écrivait-il à Kaunitz, est
sans justice, sans ministère, sans argent.» Ah! la bonne alliance que
nous avions là.
[223] _Corresp. secrète de M. Argenteau._ Lettre de Mercy du 2
septembre 1771, t. I, pp. 200-214. Mercy n’était pas d’ailleurs sans
indulgence pour Mᵐᵉ Du Barry: «Elle n’est ni méchante, ni intrigante»
écrit-il le 15 septembre 1779 à Nény.
[224] CORRESP. DU DEFFAND (édition Sainte-Aulaire, 1866), t. II, pp.
13, 14 et suiv.
[225] AN. T. 243 Lettre du 9 octobre 1771 (de Fontainebleau).
[226] CORRESP. DU DEFFAND (édit. Sainte-Aulaire), 1ᵉʳ octobre 1771, t.
II, p. 59.
[227] CORRESP. DU DEFFAND (édit. Sainte-Aulaire), 3 octobre 1771, t.
II, p. 59.
[228] _Anecdotes de la comtesse Du Barry_, Londres, 1776, p.
249.--Moufle d’Angerville dit également dans sa _Vie privée de Louis
XV_ (t. IV, p. 285), à propos des complaisances de d’Aiguillon pour Mᵐᵉ
Du Barry, qu’il «forçait sa femme à s’associer à sa bassesse servile».
[229] _Anecdotes de la comtesse Du Barry._ La Dauphine y serait allée
sans l’opposition de Mesdames, affirme Mercy dans sa lettre du 16
octobre 1772 à M.-Thérèse. CORRESP., t. I, pp. 357-358.
[230] AN.T. 243. Lettre du 9 octobre 1771.
[231] AN.T. 243. Lettre du 12 novembre 1771.
[232] Alphonsine-Louise-Félicité, née en 1754, du premier mariage du
comte d’Egmont avec Alphonsine de Saint-Severin d’Aragon.
[233] WELVERT. _Feuilles d’histoire_, 1ᵉʳ juin 1910.
[234] MAUGRAS. _La disgrâce du duc et de la duchesse de Choiseul_, p.
149.
[235] VATEL. _La comtesse Du Barry_, t. II, pp. 100 et suiv.