Le Conseil accorde à d’Aiguillon l’évocation de son procès

de Rennes devant le Parlement de Paris.--Appui prêté

par Mᵐᵉ Du Barry malgré la résistance de Louis XV.--Le

«Mémoire justificatif» de Linguet; un collaborateur

masqué; récompense de Marmontel.--Procédure du

Parlement de Paris.--Trêve matrimoniale: incidents.--Reprise

des séances: récit de Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Le

roi arrête le procès.--Vengeance du Parlement.--D’Aiguillon

entaché 101

CHAPITRE IX

Riposte de Maupeou: cassation de l’arrêté.--Pluie de

couplets et d’anecdotes satiriques.--Avanies prodiguées

à Mᵐᵉ Du Barry.--Insolences et mécomptes des parlementaires

bretons d’après Mᵐᵉ d’Aiguillon.--La journée

du 3 septembre.--Louis XV revient aux traditions de

son bisaïeul.--Le sac du roi et le char de la blanchisseuse

de d’Aiguillon.--Indulgence et pitié.--Le Parlement

de Paris courbe la tête.--Mᵐᵉ d’Aiguillon et ses

«chers Bretons» 118

CHAPITRE X

Maupeou «la bigarade».--Sa double action contre Choiseul

et le Parlement.--Le «beau pacte de famille».--Les

larmes de Mᵐᵉ Du Barry.--Remontrances du Parlement

et refus d’enregistrer l’édit.--Choiseul pressent

sa disgrâce.--Duplicité de Louis XV.--Lettre de

cachet.--Impressions de la duchesse d’Aiguillon.--Exil

des parlementaires.--Le Parlement Maupeou 133

CHAPITRE XI

Six mois d’attente!--«Le tyran breton le deviendra de

toute l’Europe».--Le futur roi de Suède à Ruel: enthousiasme

de la «Grosse Duchesse».--L’«Agrippine»

de Mᵐᵉ Du Deffand et «le Triumvirat» du président de

Brosses.--Mariage du comte de Provence.--Comment

Mᵐᵉ Du Barry fait entrer d’Aiguillon au ministère: ce

qu’en pense la duchesse; ce qu’en pense le public.--Hostilité

de la comtesse d’Egmont: avanie subie par

Mᵐᵉ d’Aiguillon et colère du maréchal de Richelieu.--Débuts

du nouveau ministre.--Appréciation de l’ambassadeur

d’Autriche, le comte de Mercy-Argenteau 145

CHAPITRE XII

Pronostics sur le futur ministère.--Dîners diplomatiques.--Entrevue

de Mercy-Argenteau avec «la favorite» et

Louis XV.--Echange de lettres aigres-douces entre

Mᵐᵉ Du Deffand et la duchesse de Choiseul.--Le dîner

de Luciennes.--Jugement sévère de Mᵐᵉ de Choiseul.--Au

décintrement du pont de Neuilly.--Conspiration

de Mesdames contre la Du Barry.--Le Régiment des

Suisses 159

CHAPITRE XIII

Le partage de la Pologne et ses responsabilités.--Ambitions

du comte de Broglie.--Le cardinal de Rohan nommé

ambassadeur à Vienne.--Tactique autrichienne: condescendance

de la Dauphine.--L’amitié suédoise et le

lyrisme de la duchesse d’Aiguillon.--«Deux brigands

et une dévote».--Les gémissements de Marie-Thérèse.--L’irréparable.--Conseils

du comte de Provence.--La

révolte de la Dauphine.--La vie à Fontainebleau.--La

«croquante» de Versailles.--Mort de la «Grosse

Duchesse» 174

CHAPITRE XIV

Un mauvais jour de l’an pour Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Conseils

de prudence.--Les galas de d’Aiguillon et de Mᵐᵉ Du

Barry: le «noir serpent» et l’œuf d’autruche.--On

s’écrase chez Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Bouderies entre le

ministre et la favorite.--Le «mauvais sujet».--Confidences

de Mˡˡᵉ Chon: Mercy-Argenteau serait-il berné?--Réconciliation

des deux alliés.--La contre-police de

d’Aiguillon: Dumouriez et consorts embastillés.--L’exil

du comte de Broglie d’après Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Indiscrétions

de Septimanie.--Récriminations de Rohan.--Insuccès

diplomatiques du premier ministre 194

CHAPITRE XV

Comment d’Aiguillon devint ministre de la Guerre.--Louis

XV au Conseil.--Nouvelle attitude de la Dauphine.--Projet

de rappel de l’ancien Parlement.--Maladie et

mort de Louis XV; départ de Mᵐᵉ Du Barry; les carrosses

de Ruel.--Sérénité de d’Aiguillon.--Nouveaux brocards

contre les anciens favoris.--Maurepas ministre

d’Etat sans portefeuille.--Démission, acceptée,

de d’Aiguillon.--Marie-Antoinette veut que le roi

l’exile.--La joie du comte de Broglie et de Maupeou.--Deux

portraits du duc d’Aiguillon 212

CHAPITRE XVI

La comédie à Veretz.--Goûts et plaisirs champêtres.--Toujours

les affaires de Bretagne.--Rentrée en scène

de La Chalotais.--Epidémie à Veretz et à Chanteloup.--Réintégration

de l’ancien Parlement; d’Aiguillon y

prend place sans que personne proteste.--Ce qu’on

pense à Vienne de sa retraite.--Campagne de libelles

contre la reine: d’Aiguillon en est, dit-on, l’inspirateur 229

CHAPITRE XVII

Influence et crédit de Mᵐᵉ de Maurepas.--Ses appels au

calme et à la patience.--D’Aiguillon «embusqué» dans

son hôtel.--Procès du comte de Guines.--Ce qu’était

Tort de la Sonde.--Rôle de d’Aiguillon: griefs de

Guines.--La reine prend parti pour l’ambassadeur de

France à Londres.--Besenval excite Marie-Antoinette

contre d’Aiguillon.--Mémoires de Guines «tissu d’horreurs

et de mensonges».--Guines gagne son procès.--La

reine exige de Louis XVI l’exil du duc d’Aiguillon.--Incidents

de la revue du Trou d’Enfer.--Entrevue de

Maurepas avec la reine.--D’Aiguillon devra partir pour

l’Agénois 237

CHAPITRE XVIII

Impatience et joie exubérante de la reine.--Réaction de

l’opinion publique en faveur de l’exilé.--Fausse philosophie

de d’Aiguillon: billet à Balleroy; entretien avec

Maurepas.--«Il n’y a rien perdu»; le mot de Marie-Antoinette

justifié.--Les lettres de Mᵐᵉ de Maurepas.--La

tâche de Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Voyage de Mᵐᵉ Du

Barry.--L’anecdote des «Entretiens de l’autre monde» 256

CHAPITRE XIX

Rappel imprévu du comte de Guines.--Pronostics qu’en

déduit d’Aiguillon.--Conférence significative d’un ami

de d’Aiguillon avec Maurepas.--Les fidèles courtisans

du malheur.--Informations parisiennes: le procès

Saint-Vincent et le mariage de Fronsac.--Opéra et ménagerie.--«Le

grand Pan est à bas».--Mercy voit

avec peine l’engouement de la reine pour le comte de

Guines.--La nouvelle école de courtisans.--Mort de

Mᵐᵉ de Chabrillan; lettre désespérée de la mère.--Emotion

de Marie-Antoinette.--Rappel de d’Aiguillon à Paris 269

CHAPITRE XX

Arrêt dans la correspondance.--D’Aiguillon refuse de

rentrer à Paris.--L’opinion n’en dénonce pas moins

ses intrigues avec son oncle pour revenir à la Cour.--Action

persistante de Mᵐᵉ de Maurepas dans l’intérêt de

son neveu.--Le buste de Louis XVI.--La succession

de La Vrillière et la «vilaine petite race».--Irritation

de la duchesse contre de Guines.--Une saison à Bagnères

dans la plus stricte intimité.--Mᵐᵉ d’Aiguillon

«écorchée comme saint Barthélemy».--«Mauvaise

compagnie» des gens de cour.--Retour au château:

nouvelles récriminations du châtelain; «absorbement

continuel» de la châtelaine 290

CHAPITRE XXI

Programme de fêtes pour 1778.--Quelques invités et

habitués.--Balleroy toujours l’empressé commissionnaire.--Ferme

et château.--Nouvelles du jour: mort

de Jean-Jacques; procès du comte de Broglie «le vilain

petit homme»; les châtelains et la guerre des Insurgents.--Une

lettre de d’Aiguillon à Mᵐᵉ Du Barry.--Autre

année théâtrale: fêtes et bals.--D’Aiguillon

donne également ses commissions à Balleroy.--Il fait

le juge de paix au château.--Projets de mariage pour

le comte d’Agénois.--Marie-Antoinette signifie de nouveau

à Maurepas sa résolution de ne plus voir d’Aiguillon

à la Cour 306

CHAPITRE XXII

Illusions d’un ministre tombé: plan fantastique.--Le troisième

mariage du maréchal de Richelieu: vengeance

filiale.--L’année des évêques.--Oraison funèbre de

Mᵐᵉ de Gisors et de M. de la Vallière.--Débuts, dans

le monde, d’Armand, comte d’Agénois.--Félicitations

réciproques de d’Aiguillon et de Balleroy.--La chasse

aux pintades et la «Dédicace» de la Comédie.--Nouvelle

saison du duc à Bagnères: ses pertes énormes au

reversi.--Nouveaux projets de mariage pour le comte

d’Agénois.--Commérages mondains 319

CHAPITRE XXIII

Une «crillonnade».--La «requête de Monsieur Lustucru».--Voyages

à Paris de Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Mission

infructueuse de Balleroy auprès de Mᵐᵉ de Maurepas.--Entrée

sensationnelle à Paris.--Les Espagnols

devant Gibraltar.--Les travaux de Cherbourg.--Mᵐᵉ

d’Aiguillon, la politique et les voleurs.--Une

créance sur Mᵐᵉ Du Barry.--Mariage du duc d’Agénois

avec Mˡˡᵉ de Navailles.--La petite vérole de Mᵐᵉ d’Agénois

et les perdreaux de Ruel.--«Laïus est mort».--Le

procès Linguet.--Morts successives des ducs de

Richelieu et d’Aiguillon.--Mercier devant les caveaux

de la Sorbonne 338

CHAPITRE XXIV

Effacement de la duchesse d’Aiguillon pendant plusieurs

années.--Rôle de son fils au commencement de la Révolution.--Prétendues

représailles contre la reine.--Le

fils et la mère émigrent.--Rentrée en France de la

duchesse.--Son incarcération.--Le 9 thermidor

sauve Mᵐᵉ d’Aiguillon.--Vente et liquidation des propriétés

du duc pour désintéresser les créanciers.--La

duchesse se retire à Ruel pour exploiter la propriété.--Heures

difficiles.--Deux lettres du baron de Scheffer 352

CHAPITRE XXV

Le baron de Scheffer, ancien ministre des affaires étrangères

de Suède.--Sa joie, quand il apprend que

Mᵐᵉ d’Aiguillon a pu échapper «aux mains des tigres

sanguinaires».--Il s’inquiète de la situation financière

de Mᵐᵉ d’Aiguillon et se désole de la voir se rendre à

Paris en charrette.--Que sont devenus les amis de la

duchesse et surtout Mᵐᵉ de Laigle?--Travaux rustiques:

basse-cour et arbres fruitiers.--Apparition des

Mémoires de Richelieu, de d’Aiguillon, de Maurepas: opinion

de Scheffer sur des compilations que Mᵐᵉ d’Aiguillon

déclare apocryphes.--La bru et le petit-fils de la

duchesse sont avec elle.--La dernière lettre de Scheffer 363

APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES 375

TABLE DES MATIÈRES 403

ÉVREUX, IMPRIMERIE CH. HÉRISSEY, PAUL HÉRISSEY, SUCCʳ

NOTES:

[1] Date donnée par le Dictionnaire de La Chesnaye-Desbois.

[2] Son père avait obtenu très difficilement, de Louis XV, de lui

céder, en le mariant, le duché d’Agénois.

[3] _Revue hebdomadaire_ du 27 avril 1901. Une idylle sous la Régence.

[4] _Mémoires du ministère du duc d’Aiguillon_ (3ᵉ édition, 1792), p.

173.

L’exemplaire que nous avons consulté est catalogué à la Bibliothèque

de la ville de Paris sous le nº 10469. Il est accompagné de notes

autographes de M. de Monmerqué reproduisant des annotations inédites de

Soulavie.

[5] SOULAVIE. _Mémoires historiques et politiques du règne de Louis

XVI_ (Paris, 1801, 6 vol.), t. I, pp. 69-70.

[6] Voir Appendice nº I.

[7] Chanteloup, hameau de l’arrondissement d’Amboise (Indre-et-Loire).

[8] Pontchartrain, canton de Chevreuse (Seine-et-Oise).

[9] Le chevalier avait encore demeuré rue de l’Université. Mais il

restait rarement à Paris, soit que le devoir militaire le retînt en

province, soit qu’il partît en villégiature: «Je ne connais pas, M. le

Chevalier, lui écrit la duchesse, un être plus errant que vous.»

[10] _Archives nationales_, T 243.

[11] Saint-Simon donne de curieux détails, dans ses _Mémoires_, sur

la vie peu édifiante de cette grande dame; et le _Journal_ de Barbier

(t. III, p. 384) en signale simplement la mort en ces termes: «Mᵐᵉ la

duchesse de Mazarin, dame d’atours de la reine, est morte, en huit

jours de temps, le 11 du mois de septembre 1742, âgée de cinquante-cinq

ans.»

[12] AN.T. 243.

[13] Il n’est pas inutile de rappeler, à cet égard, la lettre (inédite)

qu’écrivait à ce même Quélen le comte de Plélo, le 30 janvier 1729, un

mois avant son départ pour Copenhague:

«Nous laissons nos enfants ici, mon fils encore quelques mois et ma

fille quelques années; le premier viendra me joindre cet été. A l’égard

de ma fille, elle restera au couvent jusqu’à six ou sept ans; et alors

je la ferai venir auprès de moi, si Dieu me la conserve jusque-là.»

Cette fille, c’était Louise-Félicité, qui avait alors trois ans.

Conformément aux intentions du père, elle fut mise au couvent de la rue

Bellechasse, la célèbre abbaye de Panthémont où sa mère avait fait son

éducation. Louise-Félicité avait pour gouvernante Mᵐᵉ de Montigny, à

qui Mᵐᵉ de Plélo avait légué 200 livres de rente viagère et qui resta

près d’un an à l’abbaye de Panthémont avec son élève.

[14] MÉMOIRES DU DUC DE LUYNES, t. III, pp. 105-106.

[15] Quoique très bien fait, il était de petite taille: aussi,

plus tard, à propos des affaires de Bretagne, ses adversaires le

désignaient-ils ironiquement sous le nom de _Petit duc_.

[16] EDMOND ET JULES DE GONCOURT. _La duchesse de Châteauroux et ses

sœurs_ (Paris, 1879).

[17] _Revue hebdomadaire_ du 27 avril 1901. Le comte de Plélo était

fort épris de sa femme; et sa correspondance dit assez quelles furent

sa tendresse et sa fidélité.

[18] _Mémoires du Mⁱˢ d’Argenson_ (t. IV, p. 44).--_Mémoires de

Richelieu_ par SOULAVIE, t. VI. A tort, les Goncourt appellent

d’Agénois le neveu de Richelieu. C’était Mᵐᵉ de Châteauroux qui lui

donnait ce nom et traitait de «cher oncle» le duc de Richelieu.

[19] LES GONCOURT. _Mᵐᵉ de Châteauroux_ (Collection Leber, 5815,

Lettres Mss. à la Bibl. de Rouen). Mᵐᵉ de Châteauroux avait une haine

féroce contre Maurepas: elle écrivait, le 3 juin 1744, à Richelieu que

Maurepas «avait fait le tourment de sa vie».

[20] SOULAVIE. _Anecdotes de la Cour de France_, 1802, p. 24.

[21] _Mémoires du duc de Luynes_, t. IV. p. 269.

[22] MAUREPAS. _Mémoires_, t. IV, p. 114-115. Ils sont de Soulavie

(voir appendice nº 1).

[23] DUC DE LUYNES. _Mémoires_, t. IV, septembre 1742, p. 240. Mᵐᵉ de

Mazarin était morte le 10.

[24] DUC DE LUYNES. _Mémoires_, t. V, octobre 1743, p. 22.

[25] AN.T. 243.

[26] Archives du marquis de Chabrillan. Lettre de 1747.

[27] Archives du marquis de Chabrillan.

[28] _Mémoires du duc de Luynes_, t. VII, mars 1746.

[29] Déjà les _Mémoires_ de Luynes, annonçant, en avril 1736, la mort

du dernier des fils de Plélo, parlaient d’une «fille de huit à dix ans

qui n’avait pas une bonne santé»: c’était Louise-Félicité.

[30] Les _Nouvelles à la main_ publiées, d’après les manuscrits Anisson

Duperron, par M. le vicomte de Grouchy dans le _Carnet historique_

de 1898 (t. II, p. 683) donnent, à la date du 4 février 1764, une

anecdote sur les couches de Mᵐᵉ d’Aiguillon, la représentant comme un

véritable phénomène: «Elle est très bien de figure, elle a la peau

assez blanche; dans sa première grossesse, elle devint, par degrés,

noire comme une négresse du Sénégal de la tête aux pieds. Après être

accouchée, elle reprit aussi par degrés son teint ordinaire. Elle est

grosse pour la deuxième fois et la même révolution se fait chez elle.

Elle n’est encore que mulâtresse parce qu’elle n’est pas avancée; dans

ses derniers mois, elle sera noire comme du jais. Au reste, l’enfant

qu’elle a mis au monde la première fois n’avait aucune teinte de noir;

il était comme l’enfant d’un blanc...» Mᵐᵉ d’Aiguillon accoucha, en

effet, en 1764, d’un enfant qui vint avant terme. Mais nous n’avons vu

nulle part, excepté dans un autre recueil de _Nouvelles à la main_,

que Mᵐᵉ d’Aiguillon ait présenté, pendant ses couches, les variations

de couleur dont parle le gazetier. Elle était sujette aux coliques

néphrétiques: peut-être eut-elle, comme son mari, des jaunisses.

Elle en parle, mais jamais du phénomène physiologique cité par les

_Nouvelles à la main_. D’ailleurs, sa deuxième grossesse datait de 1747

et non de 1764.

[31] D’Aiguillon n’était encore qu’en très mince faveur à la Cour:

le Roi se souvenait-il toujours des hésitations de la marquise de

la Tournelle? En tout cas d’après le _Journal de Cro _ (t. I, p.

150) d’Aiguillon n’était admis à Choisy qu’à titre «d’externe» ou de

«polisson».

[32] Cette guerre, si désastreuse pour la France, commença en 1756 et

finit en 1763 par le traité de Paris qui nous enleva le Canada, «ces

quelques arpents de neige», disait Voltaire.

[33] Village et baie dans le département des Côtes-du-Nord.

[34] Première lettre d’une correspondance autographe adressée par Mᵐᵉ

de Pompadour au duc d’Aiguillon et conservée au _British Museum_ (fonds

Egerton). Cette correspondance fut publiée pour la première fois en

1856-1857 (t. I, pp. 244 et suiv.), dans la _Correspondance littéraire_

de Ludovic Lalanne et comprend une période de cinq années (1758-1762).

[35] «M. d’Aiguillon, dit Linguet (_Aiguillonana_, 1777, p. 9) avait

toujours eu un ascendant marqué sur les maîtresses du feu roi. La

marquise de Pompadour l’avait protégé hautement: la trop prompte mort

du maréchal de Belle-Isle l’avait seule empêché de le lui donner pour

successeur (au ministère de la Guerre).»

[36] EDMOND et JULES DE GONCOURT. _Mᵐᵉ de Pompadour_ (1878, Paris), p.

147, d’après les _Souvenirs_ de Mᵐᵉ du Hausset.

[37] Lettre du 6 février 1759, _Correspondance_ de Lalanne, t. I, p.

246.

[38] _Journal de Cro _ (du duc) édité par le vicomte de Grouchy et Paul

Cottin (1906, 4 vol.), juillet 1759, pp. 476 et suiv.--Le _Journal de

Barbier_ (t. VII, p. 210) parle d’un imprimé, répandu dans Paris en

décembre 1759, qui énumère les préparatifs du débarquement.--Bertin

avait remplacé Silhouette le 24 novembre 1759 (Barbier, VIII, 119).

[39] Lettre de 1760.--Quel livre à écrire sur les politiciennes!

[40] Lettre du 10 septembre 1760: il est vrai que, le 14, elle le

complimentait d’avoir obtenu du «zèle des Bretons» un don gratuit de

700.000 livres pour le Roi.

[41] Lettre du 26 décembre.

[42] Lettre de Tourny à la duchesse d’Aiguillon, du 24 avril 1751

(d’après MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_, Paris,

1898).

[43] LAUZUN. _Documents inédits relatifs à l’entrée du duc d’Aiguillon

à Agen_, 1885.

[44] Lettre du 26 août 1761.

[45] Déjà, le 7 décembre 1754, le duc de Luynes écrit dans ses

_Mémoires_: «On continue à donner à M. le duc d’Aiguillon toutes les

louanges que méritent son esprit, sa politesse, son application aux

affaires... Mᵐᵉ la duchesse d’Aiguillon a aussi très bien réussi en ce

pays: il paraît que l’on est fort content de l’un et de l’autre.»

[46] _Journal de Cro _, t. II, p. 12.

[47] CARNÉ. _Etats de Bretagne_, t. II.--Cet historien a dû à

l’obligeance de M. le marquis de Chabrillan, possesseur des papiers du

duc d’Aiguillon, de pouvoir consulter le «Journal du Commandement de

Bretagne».

[48] _Journal de Cro _, t. II, p. 48.--Ce même journal signale,

également en 1763, le bruit qui s’était répandu que d’Aiguillon aurait

le commandement de l’Alsace; et il l’eut nominalement.

[49] MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_ (Paris, 1898),

p. 189.

[50] JOBEZ. _Histoire de Louis XV_, t. VI (Paris, 1864-1870, 6 vol.).

[51] JOBEZ. _Histoire de Louis XV_, t. VI. Les hostilités s’ouvrirent

le 1ᵉʳ octobre 1764, entre La Chalotais et d’Aiguillon, sur le refus de

celui-ci d’accepter le fils comme successeur du père.

[52] _Mémoires secrets_ dits _de Bachaumont_, 15 octobre 1764.--M.

POCQUET (_Le Pouvoir absolu et l’esprit provincial. Le duc d’Aiguillon

et La Chalotais_, 3 vol., 1900-1902) affirme que La Chalotais ne fut

pas l’auteur de l’épigramme.

[53] _Mémoires du ministère du duc d’Aiguillon_, p. 5.--M. Marcel

Marion adopte la version de Soulavie.

[54] Soulavie affirme encore que la marquise devint la maîtresse de

Choiseul.

[55] BIBL. NAT. IMPR. Ln²⁷ 41577. H. CARRÉ. _La Chalotais et

d’Aiguillon_ (Paris, 1893), _d’après la Correspondance du chevalier de

Fontette avec de la Noue_: «un forcené républicain» dit Fontette de

Kerguézec.

[56] SOULAVIE. _Mém. du min. du duc d’Aiguillon_, pp. 176 et suiv.

[57] MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_, p. 348.

[58] MARCEL MARION. _Id._, p. 361. Lettre de M. de Robien à M. de

Coniac (partisan d’Aiguillon), 3 décembre 1765.

[59] _Mémoires du minist. du duc d’Aiguillon_, p. 178.

[60] _Journal de Cro _, t. II, p. 192.

[61] Arrivé de Lille en 1771, cet artiste avait été accueilli avec

distinction par les châtelains de Veretz.

[62] Un dessin de Gaignières nous a cependant conservé le croquis du

château de Veretz en 1699.

[63] Bibl. Arsenal Mss. 10016 (Arch. Bastille). Rapport du policier Le

Clerc au lieutenant général de police, 20 août (?) «Etant à Tours, je

fus à Veretz, château situé sur le Cher. S. A. S. Mᵐᵉ la P(rincesse) de

C(onti), deuxième douairière, y était. Par respect, je n’oserai dire

ce que les habitants du pays disent de cette P(rincesse)» et du d(uc)

d’Aiguillon.»

[64] _Bulletin de la Société archéologique de Touraine_, t. X, pp. 247

et suiv. (1895-1896). Bibliothèque de Tours, Mss. 963.

[65] Nous signalons une très complète _Histoire du château de Veretz

et de ses environs_, par l’abbé BOSSEBŒUF (Tours, 1903, in-4º),

histoire dont certains documents, inédits, appartiennent à l’époque

révolutionnaire. Nous en donnons plus loin les intitulés.

[66] _Mémoires du ministère du duc d’Aiguillon_, p. 32.

[67] MARCEL MARION. _La Bretagne et le duc d’Aiguillon_, p. 417.

[68] MOREAU. _Mes Souvenirs_, t. II, pp. 54 et suiv.

[69] «Mais voilà de l’écriture de M. de La Chalotais!» s’était écrié

Calonne, quand Saint-Florentin lui avait présenté les lettres anonymes

(_Mém. du ministère d’Aiguillon_, pp. 5 et suiv.). Honnête prétexte! Le

véritable motif des poursuites, c’était l’assistance que La Chalotais,

agent du roi, prêtait aux revendications du Parlement de Bretagne.

[70] Sa première prison fut le château du Taureau près de Morlaix. Ce

fut à Saint-Malo qu’il écrivit, les 15 janvier et 17 février 1766, ses

deux premiers _Mémoires_. Ceux de Brissot (Paris, 1830, t. I, p. 158)

nous édifient sur la métaphore quelque peu prudhommesque de Voltaire:

«L’histoire de ces pages écrites avec de la suie, au fond d’un cachot,

sur des enveloppes de pain de sucre, m’avait toujours paru bien

romanesque. Mᵐᵉ Lem (attachée au Parlement et qui avait beaucoup vécu

chez M. de La Chalotais) m’a révélé que c’était elle qui avait fait

passer à La Chalotais, dans le château du Taureau, ce fameux _Mémoire_,

qu’il a prétendu avoir composé et écrit avec un cure-dents.»

[71] _Mém. du minist. d’Aiguillon_, p. 347.

[72] LEMOY. _Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal au XVIIIᵉ

siècle._ Angers, 1909, p. 382.

[73] _Mém. du minist. d’Aiguillon_, p. 14.

[74] Le _Journal de Hardy_ (Bibl. Nat. Mss. franç. 6680) en donne le 18

novembre une description terrifiante.

[75] Lenoir, conseiller d’Etat, rapporteur de la Chambre de Saint-Malo.

[76] _Mémoires du ministère d’Aiguillon_, p. 16.

[77] M. Carré établit, dans les premières pages de son livre, que La

Chalotais, toujours irascible et toujours violent, était plutôt le

persécuteur de Fontette, commandant du château de Saint-Malo.

[78] _Mémoires du ministère du duc d’Aiguillon_, p. 20.

[79] VATEL. _Madame Du Barry_ (Paris, 1883, 3 vol.), t. I, p. 385.

[80] AN. H. 439. M. Carré dit, avec raison (pp. 57 et suiv.) et sans

arrière-pensée de réhabilitation, qu’on s’est trop habitué à juger

les affaires de Bretagne et la conduite de d’Aiguillon d’après les

pamphlets contemporains, et que la vérité, comme la justification du

prétendu coupable, apparaît mieux dans les papiers du Contrôle général

et dans les _Bulletins de Bretagne_ adressés à cet égard à Laverdy par

le Commandant de Bretagne.

[81] AN. O¹ 462.

[82] _Journal du Prince de Cro _, t. II, p. 454.

[83] H. CARRÉ. _La Chalotais et d’Aiguillon_, p. 65.

[84] H. CARRÉ. _La Chalotais et d’Aiguillon._ Lettre de La Noue (à

Veretz), à Fontette, 25 septembre 1766.

[85] BELLEVAL. _Souvenirs d’un chevau-léger_ (Paris, 1866), p. 103.

[86] CARRÉ. _La Chalotais et d’Aiguillon. Lettre de La Noue à Fontette_

(Paris, 23 décembre et 23 février 1767).

[87] Dans sa thèse de doctorat, _Le Parlement de Bretagne et le pouvoir

royal au XVIIIᵉ siècle_. M. Le Moy donne (pp. 64 et suiv.) un croquis

intéressant de la _Société parlementaire_, pendant le principat de

d’Aiguillon, d’après les livres autorisés de MM. Carré, Pocquet, Marcel

Marion, Baudry et les papiers d’archives du temps.

[88] _Revue de Bretagne et de Vendée_, 1894. Article de Calan: _Chute

du duc d’Aiguillon_.

[89] H. CARRÉ. _La Chalotais_, etc. Lettres des 7 et 12 mars 1767, de

Fontette à La Noue.

[90] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._, pp. 79 et suiv. Louis XV

pratiquait le même système avec son ministre des Affaires étrangères.

(Voir: LE DUC DE BROGLIE. _Le secret du roi._)

[91] _Archives d’Ille-et-Vilaine_, C. 1780.

[92] _Archives nationales._ Dossier Balleroy, T. 243.

[93] H. CARRÉ. _La Chalotais, etc._.. Lettre du 2 juin, de Fontette à

La Noue.

Une grande dame de la cour de Louis XV: La duchesse d'Aiguillon (1726-1796) · 第 25 / 30 段