En signalant, dans notre numéro du 15 mars dernier, la grande procession
des suffragettes américaines qui s'est déroulée à Washington le jour de
l'entrée en fonctions du nouveau président M. Woodrow Wilson, nous avions
indiqué que, pour dissoudre cette procession, «on avait eu recours à
l'intervention des troupes de cavalerie, appelées de Fort Myer». Une de
nos lectrices de Washington, Mlle Barbara Kauffmann, nous écrit que,
tout au contraire, on ne dut faire appel à la cavalerie que dans le but
de protéger les suffragettes contre la foule. L'incident a eu son écho,
au Congrès, et l'attitude de la police, insuffisante, paraît-il, pour
assurer le calme de la manifestation, a été assez vivement critiquée dans
certains milieux.