Des documents officiels, récemment publiés, permettent d'évaluer à 100
millions d'hectares la surface cultivée en blé dans le monde.
Cette augmentation est due au développement de la culture dans les pays
neufs, car, aux États-Unis, en Angleterre, en Belgique, en Hollande, en
Danemark, en Suisse et même en France, il y a réduction.
L'accroissement de la culture est d'ailleurs doublé de l'augmentation
général du rendement. Celui-ci, très variable selon les pays, va de 27,8
quintaux à l'hectare en Danemark, à 6,7 quintaux en Russie. En France,
le rendement est de 13,6 quintaux.
Depuis vingt-cinq ans, la production du blé s'est élevée de 600 millions
de quintaux à près d'un milliard (979.866.591 quintaux en 1910), soit un
accroissement de 66,66 %, alors que la population des pays intéressés
pissait de 770.738.000 à 993.584.000 habitants, c'est-à-dire augmentait
seulement de 28,90 %. La disponibilité moyenne s'élevait donc de 77
kilos 84 à 100,64.
La production française a été, en 1911, de 87.727.100 quintaux.
Si la production du blé est encore susceptible d'une large augmentation,
on peut noter cependant une transformation dans le mode de son emploi.
La consommation du pain tend à diminuer, même en France, devant l'emploi
des différentes formes de pâtes alimentaires, et aussi devant
l'accroissement de la consommation de la viande et des boissons
alcooliques.