_Le Roi régnera selon la justice; et les juges présideront en

jugement[175]._ La justice passe du prince dans les magistrats, et du

trône elle se répand sur les tribunaux. C’est dans le règne d’Ézéchias

le modèle de nos jours. Un prince zélé pour la justice nomme un

principal et universel magistrat, capable de contenter ses désirs.

L’infatigable ministre ouvre des yeux attentifs sur tous les tribunaux;

animé des ordres du prince, il y établit la règle, la discipline, le

concert, l’esprit de justice. Il sait que si la prudence du souverain

magistrat est obligée quelquefois, dans les cas extraordinaires, de

suppléer à la prévoyance des lois, c’est toujours en prenant leur

esprit; et enfin qu’on ne doit sortir de la règle qu’en suivant un fil

qui tienne, pour ainsi dire, à la règle même. Consulté de toutes parts,

il donne des réponses courtes, mais décisives, aussi pleines de sagesse

que de dignité; et le langage des lois est dans son discours. Par toute

l’étendue du royaume, chacun peut faire ses plaintes, assuré de la

protection du prince; et la justice ne fut jamais ni si éclairée ni si

secourable. Vous voyez comme ce sage magistrat modère tout le corps de

la justice. Voulez-vous voir ce qu’il fait dans la sphère où il est

attaché, et qu’il doit mouvoir par lui-même? Combien de fois s’est-on

plaint que les affaires n’avaient ni de règle, ni de fin; que la force

des choses jugées n’était presque plus connue; que la compagnie où l’on

renversait avec tant de facilité les jugements de toutes les autres, ne

respectait pas davantage les siens; enfin, que le nom du prince était

employé à rendre tout incertain, et que souvent l’iniquité sortait du

lieu d’où elle devait être foudroyée? Sous le sage Michel le Tellier, le

conseil fit sa véritable fonction; et l’autorité de ses arrêts,

semblable à un juste contre-poids, tenait par tout le royaume la balance

égale. Les juges que leurs coups hardis et leurs artifices faisaient

redouter furent sans crédit: leur nom ne servit qu’à rendre la justice

plus attentive. Au conseil comme au sceau, la multitude, la variété, la

difficulté des affaires, n’étonnèrent jamais ce grand magistrat: il n’y

avait rien de plus difficile, ni aussi de plus hasardeux, que de le

surprendre; et, dès le commencement de son ministère, cette irrévocable

sentence sortit de sa bouche, que le crime de le tromper serait le moins

pardonnable. De quelque belle apparence que l’iniquité se couvrît, il en

pénétrait les détours; et d’abord il savait connaître, même sous les

fleurs, la marche tortueuse de ce serpent. Sans châtiment, sans rigueur,

il couvrait l’injustice de confusion, en lui faisant seulement sentir

qu’il la connaissait; et l’exemple de son inflexible régularité fut

l’inévitable censure de tous les mauvais desseins. Ce fut donc par cet

exemple admirable, plus encore que par ses discours et par ses ordres,

qu’il établit dans le conseil une pureté et un zèle de la justice, qui

attire la vénération des peuples, assure la fortune des particuliers,

affermit l’ordre public, et fait la gloire de ce règne. Sa justice

n’était pas moins prompte qu’elle était exacte. Sans qu’il fallût le

presser, les gémissements des malheureux plaideurs, qu’il croyait

entendre nuit et jour, étaient pour lui une perpétuelle et vive

sollicitation. Ne dites pas à ce zélé magistrat, qu’il travaille plus

que son grand âge ne le peut souffrir: vous irriterez le plus patient de

tous les hommes. Est-on, disait-il, dans les places pour se reposer et

pour vivre? Ne doit-on pas sa vie à Dieu, au prince, et à l’État? Sacrés

autels, vous m’êtes témoins que ce n’est pas aujourd’hui, par ces

artificieuses fictions de l’éloquence que je lui mets en la bouche ces

fortes paroles! Sache la postérité, si le nom d’un si grand ministre

fait aller mon discours jusqu’à elle, que j’ai moi-même souvent entendu

ces saintes réponses. Après de grandes maladies causées par de grands

travaux, on voyait revivre cet ardent désir de reprendre ses exercices

ordinaires, au hasard de retomber dans les mêmes maux; et tout sensible

qu’il était aux tendresses de sa famille, il l’accoutumait à ces

courageux sentiments. C’est, comme nous l’avons dit, qu’il faisait

consister avec son salut le service particulier qu’il devait à Dieu dans

une sainte administration de la justice. Il en faisait son culte

perpétuel, son sacrifice du matin et du soir, selon cette parole du

Sage[176]: _La justice vaut mieux devant Dieu que de lui offrir des

victimes._ Car quelle plus sainte hostie, quel encens plus doux, quelle

prière plus agréable, que de faire entrer devant soi la cause de la

veuve, que d’essuyer les larmes du pauvre oppressé, et de faire taire

l’iniquité par toute la terre. Combien le pieux ministre était touché de

ces vérités, ses paisibles audiences le faisaient paraître. Dans les

audiences vulgaires, l’un, toujours précipité, vous trouble l’esprit;

l’autre, avec un visage inquiet et des regards incertains, vous ferme le

cœur; celui-là se présente à vous par coutume ou par bienséance, et il

laisse vaguer ses pensées sans que vos discours arrêtent son esprit

distrait; celui-ci, plus cruel encore, a les oreilles bouchées par ses

préventions, et, incapable de donner entrée aux raisons des autres, il

n’écoute que ce qu’il a dans son cœur. A la facile audience de ce sage

magistrat, et par la tranquillité de son favorable visage, une âme

agitée se calmait. C’est là qu’on trouvait _ces douces réponses qui

apaisent la colère[177]_, et _ces paroles qu’on préfère aux dons[178]_.

Il connaissait les deux visages de la justice: l’un facile dans le

premier abord; l’autre sévère et impitoyable quand il faut conclure. Là

elle veut plaire aux hommes, et également contenter les deux partis; ici

elle ne craint ni d’offenser le puissant, ni d’affliger le pauvre et le

faible. Ce charitable magistrat était ravi d’avoir à commencer par la

douceur; et, dans toute l’administration de la justice, il nous

paraissait un homme, que sa nature avait fait bienfaisant, et que la

raison rendait inflexible. C’est par où il avait gagné les cœurs. Tout

le royaume faisait des vœux pour la prolongation de ses jours: on se

reposait sur sa prévoyance; ses longues expériences étaient pour l’État

un trésor inépuisable de sages conseils; et sa justice, sa prudence, la

facilité qu’il apportait aux affaires, lui méritaient la vénération et

l’amour de tous les peuples. O Seigneur, vous avez _fait_, comme dit le

Sage[179], _l’œil qui regarde et l’oreille qui entend_. Vous donc, qui

donnez aux juges ces regards bénins, ces oreilles attentives, et ce cœur

toujours ouvert à la vérité, écoutez-nous pour celui qui écoutait tout

le monde. Et vous, doctes interprètes des lois, fidèles dépositaires de

leurs secrets, et implacables vengeurs de leur sainteté méprisée, suivez

ce grand exemple de nos jours. Tout l’univers a les yeux sur vous:

affranchis des intérêts et des passions, sans yeux comme sans mains,

vous marchez sur la terre semblables aux esprits célestes; ou plutôt,

images de Dieu, vous en imitez l’indépendance; comme lui[180], vous

n’avez besoin ni des hommes ni de leurs présents; comme lui, vous faites

justice à la veuve et au pupille; l’étranger n’implore pas en vain votre

secours; et, assurés que vous exercez la puissance du Juge de l’univers,

vous n’épargnez personne dans vos jugements. Puisse-t-il avec ses

lumières et avec son esprit de force vous donner cette patience, cette

attention et cette docilité toujours accessible à la raison, que

Salomon[181] lui demandait pour juger son peuple!

[175] Isa. XXXII, 1.

[176] Prov. XXI, 3.

[177] Prov. XV, 1.

[178] Eccles. XVIII, 16.

[179] Prov. XX, 12.

[180] Deut. X, 17, 18, 19.

[181] 3 Reg. III, 9.

Mais ce que cette chaire, ce que ces autels, ce que l’Évangile que

j’annonce, et l’exemple du grand ministre dont je célèbre les vertus,

m’oblige à recommander plus que toutes choses, c’est les droits sacrés

de l’Église. L’Église ramasse ensemble tous les titres par où l’on peut

espérer le secours de la justice. La justice doit une assistance

particulière aux faibles, aux orphelins, aux épouses délaissées, et aux

étrangers. Qu’elle est forte cette Église, et que redoutable est le

glaive que le Fils de Dieu lui a mis dans la main. Mais c’est un glaive

spirituel, dont les superbes et les incrédules ne ressentent pas le

_double tranchant[182]_. Elle est fille du Tout-Puissant: mais son Père,

qui la soutient au dedans, l’abandonne souvent aux persécuteurs; et à

l’exemple de Jésus-Christ, elle est obligée de crier dans son agonie:

_Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous délaissée[183]_? Son

_époux[184]_ est le plus puissant comme _le plus beau_ et le plus

parfait de tous les enfants des hommes; mais elle n’a _entendu[185] sa

voix_ agréable, elle n’a joui de sa douce et désirable présence qu’un

moment: tout d’un coup il a pris la fuite avec une course rapide, _et

plus vite qu’un faon de biche il s’est élevé au-dessus des plus hautes

montagnes[186]_. Semblable à une épouse désolée, l’Église ne fait que

gémir et le _chant de la tourterelle délaissée[187]_ est dans sa bouche.

Enfin elle est étrangère et comme errante sur la terre, où elle vient

recueillir les enfants de Dieu sous ses ailes; et le monde, qui

s’efforce de les lui ravir, ne cesse de traverser son pèlerinage. Mère

affligée, elle a souvent à se plaindre de ses enfants qui l’oppriment:

on ne cesse d’entreprendre sur ses droits sacrés; sa puissance céleste

est affaiblie, pour ne pas dire tout à fait éteinte. On se venge sur

elle de quelques-uns de ses ministres, trop hardis usurpateurs des

droits temporels: à son tour la puissance temporelle a semblé vouloir

tenir l’Église captive, et se récompenser de ses pertes sur Jésus-Christ

même. Les tribunaux séculiers ne retentissent que des affaires

ecclésiastiques: on ne songe pas au don particulier qu’a reçu l’ordre

apostolique pour les décider; don céleste que nous ne recevons qu’une

fois[188] _par l’imposition des mains_; mais que saint Paul nous ordonne

de ranimer, de renouveler, et de rallumer sans cesse en nous-mêmes comme

un feu divin, afin que la vertu en soit immortelle. Ce don nous est-il

seulement accordé pour annoncer la sainte parole, ou pour sanctifier les

âmes par les sacrements? N’est-ce pas aussi pour policer les églises,

pour y établir la discipline, pour appliquer les canons inspirés de Dieu

à nos saints prédécesseurs, et accomplir tous les devoirs du ministère

ecclésiastique? Autrefois et les canons et les lois, et les évêques et

les empereurs, concouraient ensemble à empêcher les ministres des autels

de paraître, pour les affaires même temporelles, devant les juges de la

terre: on voulait avoir des intercesseurs purs du commerce des hommes,

et on craignait de les rengager dans le siècle d’où ils avaient été

séparés, pour être le partage du Seigneur. Maintenant c’est pour les

affaires ecclésiastiques qu’on les y voit entraînés: tant le siècle a

prévalu, tant l’Église est faible et impuissante! Il est vrai que l’on

commence à l’écouter: l’auguste conseil et le premier parlement donnent

du secours à son autorité blessée; les sources du droit sont révélées;

les saintes maximes revivent. Un roi zélé pour l’Église, et toujours

prêt à lui rendre davantage qu’on ne l’accuse de lui ôter, opère ce

changement heureux; son sage et intelligent chancelier seconde ses

désirs: sous la conduite de ce ministre, nous avons comme un nouveau

code favorable à l’épiscopat; et nous vanterons désormais, à l’exemple

de nos pères, les lois unies aux canons. Quand ce sage magistrat renvoie

les affaires ecclésiastiques aux tribunaux séculiers, ses doctes arrêts

leur marquent la voie qu’ils doivent tenir, et le remède qu’il pourra

donner à leurs entreprises. Ainsi la sainte clôture, protectrice de

l’humilité et de l’innocence, est établie; ainsi la puissance séculière

ne donne plus ce qu’elle n’a pas, et la sainte subordination des

puissances ecclésiastiques, image des célestes hiérarchies, et lien de

notre unité, est conservée; ainsi la cléricature jouit par tout le

royaume de son privilège; ainsi sur le sacrifice des vœux et sur ce

grand sacrement de l’indissoluble union de Jésus-Christ avec son

Église[189], les opinions sont plus saines dans le barreau éclairé et

parmi les magistrats intelligents, que dans les livres de quelques

auteurs qui se disent ecclésiastiques et théologiens. Un grand prélat a

part à ces grands ouvrages; habile autant qu’agréable intercesseur

auprès d’un père porté par lui-même à favoriser l’Église, il sait ce

qu’il faut attendre de la piété éclairée d’un grand ministre, et il

représente les droits de Dieu sans blesser ceux de César. Après ces

commencements, ne pourrons-nous pas enfin espérer que les jaloux de la

France n’auront pas éternellement à lui reprocher les libertés de

l’Église toujours employées contre elle-même? Ame pieuse du sage Michel

le Tellier, après avoir avancé ce grand ouvrage, recevez devant ces

autels ce témoignage sincère de votre foi et de notre reconnaissance de

la bouche d’un évêque trop tôt obligé à changer en sacrifices pour votre

repos ceux qu’il offrait pour une vie si précieuse. Et vous, saints

évêques, interprètes du ciel, juges de la terre, apôtres, docteurs, et

serviteurs des Églises; vous qui sanctifiez cette assemblée par votre

présence, et vous qui, dispersés par tout l’univers, entendrez le bruit

d’un ministère si favorable à l’Église, offrez à jamais de saints

sacrifices pour cette âme pieuse. Ainsi puisse la discipline

ecclésiastique être entièrement rétablie; ainsi puisse être rendue la

majesté à vos tribunaux, l’autorité à vos jugements, la gravité et le

poids à vos censures! Puissiez-vous souvent, assemblés au nom de

Jésus-Christ, l’avoir au milieu de vous, et revoir la beauté des anciens

jours! Qu’il me soit permis du moins de faire des vœux devant ces

autels, de soupirer après les antiquités devant une compagnie si

éclairée, et d’_annoncer la sagesse entre les parfaits[190]_! Mais,

Seigneur, que ce ne soient pas seulement des vœux inutiles! Que ne

pouvons-nous obtenir de votre bonté, si, comme nos prédécesseurs, nous

faisons nos chastes délices de votre Écriture, notre principal exercice

de la prédication de votre parole, et notre félicité de la

sanctification de votre peuple; si, attachés à nos troupeaux par un

saint amour, nous craignons d’en être arrachés; si nous sommes soigneux

de former des prêtres, que Louis puisse choisir pour remplir nos

chaires; si nous lui donnons le moyen de décharger sa conscience de

cette partie la plus périlleuse de ses devoirs; et que, par une règle

inviolable, ceux-là demeurent exclus de l’épiscopat, qui ne veulent pas

y arriver par des travaux apostoliques? Car aussi, comment pourrons-nous

sans ce secours incorporer tout à fait à l’Église de Jésus-Christ tant

de peuples nouvellement convertis, et porter avec confiance un si grand

accroissement de notre fardeau? Ah! si nous ne sommes infatigables à

instruire, à reprendre, à consoler, à donner le lait aux infirmes, et le

pain aux forts, enfin à cultiver ces nouvelles plantes, et à expliquer à

ce nouveau peuple la sainte parole, dont, hélas! on s’est tant servi

pour le séduire, _Le fort armé, chassé de sa demeure, reviendra[191]_

plus furieux que jamais, _avec sept esprits plus malins que lui, et

notre état deviendra pire que le précédent_. Ne laissons pas cependant

de publier ce miracle de nos jours; faisons-en passer le récit aux

siècles futurs. Prenez vos plumes sacrées, vous qui composez les annales

de l’Église; agiles instruments _d’un prompt écrivain et d’une main

diligente[192]_, hâtez-vous de mettre Louis avec les Constantins et les

Théodoses. Ceux qui vous ont précédés dans ce beau travail

racontent[193] _qu’avant qu’il y eût eu des empereurs, dont les lois

eussent ôté les assemblées aux hérétiques, les sectes demeuraient unies,

et s’entretenaient longtemps. Mais_, poursuit Sozomène, _depuis que Dieu

suscita des princes chrétiens, et qu’ils eurent défendu ces

conventicules, la loi ne permettait pas aux hérétiques de s’assembler en

public; et le clergé, qui veillait sur eux, les empêchait de le faire en

particulier. De cette sorte, la plus grande partie se réunissait, et les

opiniâtres mouraient sans laisser de postérité, parce qu’ils ne

pouvaient ni communiquer entre eux, ni enseigner librement leurs

dogmes_. Ainsi tombait l’hérésie avec son venin; et la discorde rentrait

dans les enfers, d’où elle était sortie. Voilà, messieurs, ce que nos

pères ont admiré dans les premiers siècles de l’Église. Mais nos pères

n’avaient pas vu, comme nous, une hérésie invétérée tomber tout à coup;

les troupeaux égarés revenir en foule, et nos églises trop étroites pour

les recevoir; leurs faux pasteurs les abandonner, sans même en attendre

l’ordre, et heureux d’avoir à leur alléguer leur bannissement pour

excuse; tout calme dans un si grand mouvement; l’univers étonné de voir

dans un événement si nouveau la marque la plus assurée comme le plus bel

usage de l’autorité, et le mérite du prince plus reconnu et plus révéré

que son autorité même. Touchés de tant de merveilles, épanchons nos

cœurs sur la piété de Louis; poussons jusqu’au ciel nos acclamations; et

disons à ce nouveau Constantin, à ce nouveau Théodose, à ce nouveau

Marcien, à ce nouveau Charlemagne, ce que les six cents trente Pères

dirent autrefois dans le concile de Chalcédoine[194]: _Vous avez affermi

la foi; vous avez exterminé les hérétiques: c’est le digne ouvrage de

votre règne; c’en est le propre caractère. Par vous, l’hérésie n’est

plus: Dieu seul a pu faire cette merveille. Roi du ciel, conservez le

roi de la terre: c’est le vœu des Églises: c’est le vœu des évêques._

[182] Apoc. I, 16; Heb. IV, 12.

[183] Matt. XXVII, 46.

[184] Ps. XLIV, 3.

[185] Joan. III, 209.

[186] Cant. VIII, 14.

[187] Cant. II, 12.

[188] 2 Tim. I, 6.

[189] Eph. V, 32.

[190] 1 Cor. II, 6.

[191] Luc. XI, 21, 24, 25, 26.

[192] Ps. XLIV, 1.

[193] Sozom., Hist., lib. II, cap. 32.

[194] Concil. Chalced. Act. VI.

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Oraisons funèbres · 第 12 / 18 段