Je m'éloignai des groupes, en feignant de lire les épitaphes.
D'ailleurs, j'aime les épitaphes. Elles sont, parmi les civilisés,
l'expression de ce pieux et secret égoïsme qui pousse l'homme à
enlever à la mort un peu de l'ombre dont elle s'entoure. De là vient
sans doute la tristesse de ceux qui savent que leurs morts reposent dans
la fosse commune. Il leur semble que la pourriture anonyme les atteint
eux-mêmes.