COQUELUCHE ET CHANGEMENT D'AIR.

Depuis longtemps, on le sait, le changement d'air est un des remèdes les

plus en faveur en ce qui concerne la coqueluche. Ce changement, au

reste, n'est utile que s'il assure au malade un air plus pur, plus sain:

le simple changement d'un air médiocre à un autre air médiocre est sans

vertu. D'un autre côté, s'il est utile au malade, il ne peut être que

nuisible à la localité où l'on transporte celui-ci. Dans ces conditions

il n'est pas surprenant que le conseil supérieur d'hygiène, en Autriche,

vienne d'émettre un avis tout à fait défavorable au transport des

coquelucheux, et ont engagé les communes à prendre toutes les mesures

utiles pour empêcher l'introduction de ceux-ci. «Le déplacement des

coquelucheux pendant la période infectieuse, vers d'autres localités, et

spécialement vers les stations balnéaires et lieux de villégiature, est

absolument inadmissible, dit-il, et doit être empêché par tous les

moyens possibles.» Comme le code pénal autrichien punit d'une amende de

deux mille couronnes, ou de six mois de prison, quiconque a, par sa

négligence, provoqué la propagation d'une maladie contagieuse, on est

assez bien armé, en Autriche, contre le déplacement des coquelucheux, et

ses conséquences pour le tiers et le quart.

L'Illustration, No. 3676, 9 Août 1913 · 第 48 / 52 题