Sulfate de zinc 40 gr.
Noix de galle )
> 20 gr.
Noix de cyprès )
Écorce de grenade )
Feuilles de myrte > 30 gr.
Sumac )
Mélangez ces substances pulvérisées avec quantité suffisante d'onguent
rosat. Cette pommade a la propriété de resserrer le sphyncter ou muscles
constricteurs de la vulve et du vagin trop relâchés.
_Formulaire magistral._
On doit d'ailleurs scrupuleusement observer que tous ces topiques,
lotions ou pommades, ne doivent jamais s'employer pendant le tribut
lunaire, ou toute autre hémorrhagie utérine; et qu'ils ne sont suivis du
succès désiré, qu'en s'imposant la sagesse la plus austère. La femme
déjà trompée, et qui s'exposerait encore à l'être, n'est plus digne de
notre intérêt, et du motif bien pur qui nous anime à consoler son sexe
des injustices du nôtre.
Quant au moyen de s'opposer au développement excessif de la gorge, l'art
offre des procédés certains pour réprimer ce luxe de la nature, de même
qu'il en présente pour la forcer à accorder ses dons à celles envers qui
elle s'est montrée trop avare en ce point; et nous croyons faire plaisir
à nos lectrices, en publiant, en leur faveur, le manuscrit suivant,
trouvé dans les décombres du délicieux château de _Crécy_, bâti pour la
belle _Pompadour_, qui paraît avoir profité de la recette qu'il
contient. On sait qu'elle n'obtint que fort tard, le genre d'attrait
dont il s'agit ici. On pardonnera à l'auteur ses peintures un peu vives
en faveur de son motif.
«Vous m'ordonnez, madame, de consulter l'oracle d'Épidaure, pour ajouter
à vos attraits ce que vous seule y trouvez à désirer: que peut, en
effet, demander aux dieux, celle qui réunit à la majesté, la douceur; à
l'élégance des formes, la régularité des traits; enfin, à l'air imposant
de la reine des dieux, la fraîcheur des bergères du Mont Ida? Heureux
disciple d'Esculape, je suis appelé, par votre confiance dans mon art, à
embellir la beauté même: plus occupé de mon bonheur qu'effrayé de ma
témérité, je vais tenter d'unir à vos attraits des charmes nouveaux; et
j'ose croire au succès, puisque vos beaux yeux m'encouragent d'un
regard.
«Dans ce siècle fortuné, où, renonçant au vain luxe des mots, les
savans s'occupent avec succès des choses, on applaudit au novateur
heureux qui soulève le voile de la nature, pourvu qu'il en obtienne une
réponse.... On veut même que les oracles qu'il surprend à l'antique
déesse soient précis, et l'on pardonne à la nudité de ses expressions,
pourvu que son but soit moral, c'est-à-dire, tende à la perfection, au
bonheur de l'humanité. J'ose donc essayer, madame, de vous apprendre
l'art d'acquérir ce nouvel attrait qui fera de vous le modèle de la
beauté, et donnera à nos jeunes Françaises la confiance de vous imiter;
cet attrait qui anime le poëte, enflamme le peintre, ravit le sculpteur,
inspire le musicien, et fait délirer depuis le simple cultivateur sous
le chaume, jusqu'au grave philosophe au sein de ses livres poudreux; cet
attrait, dont les fières amazones consentaient à sacrifier la moitié
pour gagner en adresse ce qu'elles perdaient en appas; cet attrait, dont
la pomme de Paris n'offrait qu'une imparfaite image, et qui la fit
tomber de ses mains; enfin, cet attrait qui date des premiers jours du
monde, si c'est par lui qu'il faut expliquer cette autre pomme plus
fatale, auquel le genre humain doit, dit-on, la perte du bien et la
connaissance du mal.
«S'il est recherché par les hommes, les femmes s'honorent de l'offrir à
nos yeux, c'est l'aiguillon du plaisir, le prélude du bonheur!... C'est
le secret de ce don charmant que, sans m'arrêter à le depeindre, je
voudrais conquérir pour les femmes qui en sont privées, et quoique ce ne
soit point une fiction, c'est dans la fable que je puiserai la leçon que
je viens vous offrir.