CHAPITRE XXXVII.

_Panacée universelle._

«_Tout le secret de la santé_, dit mon père en recommençant sa phrase,

_dépend évidemment de la rivalité du chaud et de l'humide radical qui se

trouvent en nous.--Ainsi la science la plus légère eût suffi pour

l'entretenir, si les gens de l'école n'avoient pas tout confondu,

surtout (comme Vanhelmont, fameux chimiste, l'a prouvé), en prenant

pendant long-temps la graisse et le suif des animaux pour l'humide

radical._

»_Or, l'humide radical n'est pas la graisse ni le suif des animaux, mais

une substance huileuse et balsamique. Car la graisse et le suif, de même

que le phlegme et les parties aqueuses, sont froids. Au lieu que les

parties huileuses et balsamiques sont pleines de vie, d'esprit et de

feu.--Ce qui se rapporte à l'observation d'Aristote:_ POST COITUM OMNE

ANIMAL TRISTE.»--

»_Il est donc certain que le chaud radical se trouve dans l'humide

radical; mais il n'est pas prouvé que celui-ci se trouve dans l'autre:

cependant quand l'un dépérit, l'autre dépérit aussi; et il en résulte,

ou une chaleur démesurée qui produit une étisie sèche, ou une humidité

surabondante qui amène l'hydropisie.--Donc, pour résumer en deux mots

tout mon système relativement à la santé, si l'on peut apprendre à un

enfant comment il doit éviter les excès de l'eau et du feu, qui tous

deux tendent à sa destruction, on aura obtenu tout ce qui est nécessaire

sur ce point essentiel._»--

Oeuvres complètes, tome 3 · 第 45 / 120 题