--Cocardasse et Passepoil.--
L'un enfourchait un vieux cheval de labour à longs crins mal peignés,
à jambes cagneuses et poilues; l'autre était assis sur un âne, à la
manière des châtelaines voyageant au dos de leur palefroi.
Le premier se portait fièrement, malgré l'humilité de sa monture, dont
la tête triste pendait entre les deux jambes. Il avait un pourpoint de
buffle, lacé, à plastron taillé en coeur, des chausses de tiretaine
piquées et de ces belles bottes en entonnoir si fort à la mode sous
Louis XIII. Il avait, en outre, un feutre rodomont et une énorme
rapière.
C'était maître Cocardasse junior, natif de Toulouse, ancien maître en
fait d'armes de la ville de Paris, présentement établi à Tarbes, où il
faisait maigre chère.
Le second était d'apparence timide et modeste. Son costume eût pu
convenir à un clerc râpé: un long pourpoint noir, coupé droit comme
une soutanelle, couvrait ses chausses noires que l'usage avait rendues
luisantes. Il était coiffé d'un bonnet de laine soigneusement rabattu
sur ses oreilles, et, pour chaussure, malgré la chaleur accablante, il
avait de bons brodequins fourrés.
A la différence de maître Cocardasse junior, qui jouissait d'une riche
chevelure crépue, noire comme une toison de nègre et largement
ébouriffée, son compagnon collait à ses tempes quelques mèches d'un
blond déteint. Même contraste entre les deux terribles crocs qui
servaient de moustaches au maître d'armes et les trois poils
blanchâtres hérissés sous le long nez du prévôt.
Car c'était un prévôt ce paisible voyageur, et nous vous certifions
qu'à l'occasion, il maniait vigoureusement la grande vilaine épée qui
battait les flancs de son âne.
Il se nommait Amable Passepoil. Sa patrie était Villedieu, en basse
Normandie, cité qui le dispute au fameux cru de Condé-sur-Noireau pour
la production des bons drilles.
Ses amis l'appelaient volontiers frère Passepoil, soit à cause de sa
tournure cléricale, soit parce qu'il avait été valet de barbier et rat
d'officine chimique avant de ceindre l'épée.
Il était laid de toutes pièces, malgré l'éclair sentimental qui
s'allumait dans ses petits yeux bleus clignotants quand une jupe de
futaine rouge traversait le sentier. Au contraire, Cocardasse junior
pouvait passer par tous pays pour un très-beau coquin.
Ils allaient tous deux cahin-caha sous le soleil du Midi. Chaque
caillou de la route faisait broncher le bidet de Cocardasse, et tous
les vingt-cinq pas le roussin de Passepoil avait des caprices.
--Eh donc! mon bon, dit Cocardasse avec un redoutable accent gascon,
voilà deux heures que nous apercevons ce diable de château sur sa
montagne maudite... Il me semble qu'il marche aussi vite que nous.
Passepoil répondit, chantant du nez selon la gamme normande:
--Patience! patience! nous arriverons toujours assez tôt pour ce que
nous avons à faire là-bas...
--Capédébiou! frère Passepoil, fit le Gascon avec un gros soupir, si
nous avions eu un peu de conduite, avec nos talents, nous aurions pu
choisir notre besogne...
--Tu as raison, ami Cocardasse, répliqua le Normand; mais nos passions
nous ont perdus.
--Le jeu, caramba! le vin...
--Et les femmes! ajouta Passepoil en levant les yeux au ciel.
Ils longeaient en ce moment les rives de la Clarabide, au milieu du
val de Louron. Le Hachaz, qui soutenait comme un immense piédestal les
constructions massives du château de Caylus, se dressait en face
d'eux.
Il n'y avait point de remparts de ce côté. On découvrait l'antique
édifice, de la base au faîte, et certes, pour les amateurs de
grandioses aspects, c'eût été ici une halte obligée.
Le château de Caylus, en effet, couronnait dignement cette prodigieuse
muraille, fille de quelque grande convulsion du sol dont le souvenir
s'était perdu.
Sous les mousses et les broussailles qui couvraient ses assises, on
pouvait reconnaître les traces de constructions païennes. La robuste
main des soldats de Rome avait dû passer par là. Mais ce n'étaient que
des vestiges, et tout ce qui sortait de terre appartenait au style
lombard des Xe et XIe siècles. Les deux tours principales, qui flanquaient
le corps de logis au sud-est et au nord-est, étaient carrées et plutôt
trapues que hautes. Les fenêtres, toujours placées au-dessus d'une
meurtrière, étaient petites, sans ornement, et leurs cintres reposaient
sur de simples pilastres dépourvus de moulures. Le seul luxe que se fût
permis l'architecte consistait en une sorte de mosaïque. Les pierres,
taillées et disposées avec symétrie, étaient séparées par des briques
saillantes.
C'était le premier plan, et cette ordonnance austère restait en
harmonie avec la nudité du Hachaz. Mais derrière la ligne droite de ce
vieux corps de logis qui semblait bâti par Charlemagne, un fouillis de
pignons et de tourelles suivait le plan ascendant de la colline et se
montrait en amphithéâtre. Le donjon, haute tour octogone, terminée par
une galerie byzantine à arcades tréflées, couronnait cette cohue de
toitures, semblable à un géant debout parmi les nains.
Dans le pays, on disait que le château était bien plus ancien que les
Caylus eux-mêmes.
A droite et à gauche des deux tours lombardes, deux tranchées se
creusaient. C'étaient les deux extrémités des douves, qui étaient
autrefois bouchées par des murailles, afin de contenir l'eau qui les
emplissait.
Au delà des douves du nord, les dernières maisons du hameau de
Tarrides se montraient parmi les hêtres. En dedans, on voyait la
flèche de la chapelle, bâtie au commencement du XIIIe siècle, dans
le style ogival, et qui montrait ses croisées jumelles avec les
vitraux étincelants de leurs quintefeuilles de granit.
Le château de Caylus était la merveille des vallées pyrénéennes.
Mais Cocardasse junior et frère Passepoil n'avaient point le goût des
beaux-arts. Ils continuèrent leur route, et le regard qu'ils jetèrent
à la sombre citadelle ne fut que pour mesurer le restant de la route à
parcourir.
Ils allaient au château de Caylus, et, bien que, à vol d'oiseau, une
demi-lieue à peine les en séparât encore, la nécessité où ils étaient
de tourner le Hachaz les menaçait d'une bonne heure de marche.
Ce Cocardasse devait être un joyeux compagnon quand sa bourse était
ronde; frère Passepoil lui-même avait sur sa figure naïvement futée
tous les indices d'une bonne humeur habituelle; mais, aujourd'hui, ils
étaient tristes, et ils avaient leurs raisons pour cela.
Estomac vide, gousset plat, perspective d'une besogne probablement
dangereuse.
On peut refuser semblable besogne quand on a du pain sur la planche;
malheureusement pour Cocardasse et Passepoil, leurs passions avaient
tout dévoré.
Aussi Cocardasse disait:
--Capédébiou! je ne toucherai plus ni une carte ni un verre.
--Je renonce pour jamais à l'amour! ajoutait le sensible Passepoil.
Et tous deux bâtissaient de beaux rêves bien vertueux sur leurs
futures économies.
--J'achèterai un équipage complet! s'écriait Cocardasse avec
enthousiasme, et je me ferai soldat dans la compagnie de notre petit
Parisien.
--Moi de même, appuyait Passepoil: soldat valet du major chirurgien.
--Ne ferai-je pas un beau chasseur du roi?
--Le régiment où je prendrais du service serait sûr au moins d'être
saigné proprement!
Et tous deux reprenaient:
--Nous verrions le petit Parisien... Nous lui épargnerions bien
quelque horion de temps en temps.
--Il m'appellerait encore son vieux Cocardasse!
--Il se moquerait de frère Passepoil, comme autrefois...
--Tron de l'air! s'écria le Gascon en donnant un grand coup de poing à
son bidet, qui n'en pouvait mais, nous sommes descendus bien bas pour
des gens d'épée, mon bon; mais à tout péché miséricorde! Je sens
qu'avec le petit Parisien je m'amenderais.
Passepoil secoua la tête tristement.
--Qui sait s'il voudra nous reconnaître? demanda-t-il en jetant un
regard découragé sur son accoutrement.
--Eh! mon bon, fit Cocardasse, c'est un coeur que ce garçon-là!
--Quelle garde! soupira Passepoil, et quelle vitesse!
--Quelle tenue sous les armes! et quelle rondeur!
--Te souviens-tu de son coupé de revers en retraite?
--Te rappelles-tu ses trois coups droits annoncés dans l'assaut chez
Dalapalme?
--Un coeur!
--Un vrai coeur! Heureux au jeu, toujours, capédébiou! et qui savait
boire!
--Et qui tournait la tête des femmes!
A chaque réplique ils s'échauffaient. Ils s'arrêtèrent d'un commun
accord pour échanger une poignée de main.
Leur émotion était sincère et profonde.
--Morbioux! fit Cocardasse, nous serons ses domestiques s'il veut, le
petit Parisien, n'est-ce pas, mon bon?
--Et nous ferons de lui un grand seigneur! acheva Passepoil; comme ça,
l'argent du Peyrolles ne nous portera pas male-chance!
C'était donc M. de Peyrolles, l'homme de confiance de Philippe de
Gonzague, qui faisait voyager ainsi maître Cocardasse et frère
Passepoil.
Ils connaissaient bien ce Peyrolles, et mieux encore M. de Gonzague,
son patron. Avant d'enseigner aux hobereaux de Tarbes ce noble et
digne art de l'escrime italienne, ils avaient tenu salle d'armes à
Paris, rue Croix-des-Petits-Champs, à deux pas du Louvre.
Et, sans le trouble que les _passions_ apportaient dans leurs
affaires, peut-être qu'ils eussent fait fortune, car la cour tout
entière venait chez eux.
C'étaient deux bons diables, qui avaient fait sans doute, en un moment
de presse, quelque terrible fredaine. Ils jouaient si bien de l'épée!
Soyons cléments, et ne cherchons pas trop pourquoi, mettant la clef
sous la porte un beau jour, ils avaient quitté Paris comme si le feu
eût été à leurs chausses.
Il est certain qu'à Paris, en ce temps-là, les maîtres en fait d'armes
se frottaient aux plus grands seigneurs. Ils savaient souvent le
dessous des cartes mieux que les gens de cour eux-mêmes.
C'étaient de vivantes gazettes. Jugez si Passepoil, qui, en outre,
avait été barbier, devait en connaître de belles!
En cette circonstance, ils comptaient bien tous deux tirer parti de
leur science.
Passepoil avait dit en partant de Tarbes:
--C'est une affaire où il y a des millions... Nevers est la première
lame du monde après le petit Parisien... S'il s'agit de Nevers, il
faut qu'on soit généreux.
Et Cocardasse n'avait pu qu'approuver chaudement un discours si sage.
Il était deux heures après midi quand ils arrivèrent au hameau de
Tarrides, et le premier paysan qu'ils rencontrèrent leur indiqua
l'auberge de la Pomme-d'Adam.
A leur entrée, la petite salle basse de l'auberge était déjà presque
pleine. Une jeune fille, ayant la jupe éclatante et le corsage lacé
des paysannes de Foix, servait avec empressement, apportant brocs,
gobelets d'étain, feu pour les pipes dans un sabot, et tout ce que
peuvent réclamer six vaillants hommes après une longue traite
accomplie sous le soleil des vallées pyrénéennes.
A la muraille pendaient six fortes rapières avec leur attirail.
Il n'y avait pas là une seule tête qui ne portât le mot spadassin
écrit en lisibles caractères.
C'étaient toutes figures bronzées, tous regards impudents, toutes
effrontées moustaches. Un honnête bourgeois, entrant par hasard en ce
lieu, serait tombé de son haut, rien qu'à voir ces profils de
bravaches.
Ils étaient trois à la première table, auprès de la porte: trois
Espagnols, on pouvait le juger à la mine. A la table suivante, il y
avait un Italien balafré du front au menton, et, vis-à-vis de lui un
coquin sinistre, dont l'accent dénonçait l'origine allemande.
Une troisième table était occupée par une manière de rustre à longue
chevelure inculte qui grasseyait le patois de Bretagne.
Les trois Espagnols avaient nom Saldagne, Pinto et Pépé, dit el
Matador, tous trois _escrimidores_, l'un de Murcie, l'autre de
Séville, le troisième de Pampelune.
L'Italien était un bravo de Spolète; il s'appelait Giuseppe Faënza.
L'Allemand se nommait Staupitz; le bas Breton, Joël de Jugan.
C'était M. de Peyrolles qui avait assemblé toutes ces lames: il s'y
connaissait.
Quand maître Cocardasse et frère Passepoil franchirent le seuil du
cabaret de la Pomme-d'Adam, après avoir mis leurs pauvres montures à
l'étable, ils firent tous deux un mouvement en arrière à la vue de
cette respectable compagnie.
La salle basse n'était éclairée que par une seule fenêtre, et dans ce
demi-jour la fumée des pipes mettait un nuage. Nos deux amis ne virent
d'abord que les moustaches en croc saillant hors des maigres profils,
et les rapières pendues à la muraille.
Mais six voix enrouées crièrent à la fois:
--Maître Cocardasse!
--Frère Passepoil!
Non sans accompagnement de jurons assortis: juron des États du
saint-père, juron des bords du Rhin, juron de Quimper-Corentin, jurons
de Murcie, de Navarre et d'Andalousie.
Cocardasse mit sa main en visière au-dessus de ses yeux.
--A pa pur! s'écria-t-il, _todos camaradas_!...
--Tous des anciens! traduisit Passepoil, qui avait la voix encore un
peu tremblante.
Ce Passepoil était un poltron de naissance que le besoin avait fait
brave. La chair de poule lui venait pour un rien, mais il se battait
mieux qu'un diable.
Il y eut des poignées de main échangées, de bonnes poignées de main
qui broient les phalanges; il y eut grande dépense d'accolades: les
pourpoints de buffle se frottèrent les uns contre les autres; le vieux
drap, le velours pelé entrèrent en communication. On eût trouvé de
tout dans le costume de ces intrépides, excepté du linge blanc.
De nos jours, les maîtres d'armes, ou, pour parler leur langue, MM. les
professeurs d'escrime sont de sages industriels, bons époux, bons pères,
exerçant honnêtement leur état.
Au XVIIe siècle, un virtuose d'estoc et de taille était une manière
de Mondor, favori de la cour et de la ville, ou bien un pauvre diable
obligé de faire pis que pendre pour boire son soûl de mauvais vin à la
gargote. Il n'y avait pas de milieu.
Nos camarades du cabaret de la Pomme-d'Adam avaient eu peut-être leurs
bons jours; mais le soleil de la prospérité s'était éclipsé pour eux
tous. Ils étaient manifestement battus par le même orage.
Avant l'arrivée de Cocardasse et de Passepoil, les trois groupes,
distincts, n'avaient point lié familiarité. Le Breton ne connaissait
personne, l'Allemand ne frayait qu'avec le Spolétan, et les trois Espagnols
se tenaient fièrement à leur écot. Mais Paris était déjà un centre pour les
beaux-arts. Des gens comme Cocardasse junior et Amable Passepoil, qui
avaient tenu table ouverte dans la rue Croix-des-Petits-Champs, au revers
du Palais-Royal, devaient connaître tous les fendants de l'Europe.
Ils servirent de trait d'union entre les trois groupes, si bien faits
pour s'apprécier et s'entendre. La glace fut rompue, les tables se
rapprochèrent, les brocs se mêlèrent, et les présentations eurent lieu
dans les formes.
On connut les titres de chacun. C'était à faire dresser les cheveux!
Ces six rapières accrochées à la muraille avaient taillé plus de chair
chrétienne que les glaives réunis de tous les bourreaux de France et
de Navarre.
Le Quimpérois, s'il eût été Huron, aurait porté deux ou trois
douzaines de perruques à sa ceinture; le Spolétan pouvait voir vingt
et quelques spectres dans ses rêves; l'Allemand avait massacré deux
gaugraves, trois margraves, cinq rhingraves et un landgrave: il
cherchait un burgrave.
Et ce n'était rien auprès des trois Espagnols, qui se fussent noyés
aisément dans le sang de leurs innombrables victimes.
Pépé le Tueur (el Matador) ne parlait jamais que d'embrocher trois
hommes à la fois.
Nous ne saurions rien dire de plus flatteur à la louange de notre
Gascon et de notre Normand: ils jouissaient de la considération
générale dans ce conseil de tranche-montagnes.
Quand on eut bu la première tournée de brocs et que le brouhaha des
vanteries se fut un peu apaisé, Cocardasse dit:
--Maintenant, mes mignons, causons de nos affaires.
On appela la fille d'auberge, tremblante au milieu de ces cannibales,
et on lui demanda d'apporter d'autre vin.
C'était une grosse brune un peu louche, Passepoil avait déjà dirigé
vers elle l'artillerie de ses regards amoureux; il voulut la suivre
pour lui parler, sous prétexte d'avoir du vin plus frais; mais
Cocardasse le saisit au collet.
--Tu as promis de maîtriser tes passions, mon bon, lui dit-il avec
dignité.
Frère Passepoil se rassit en poussant un gros soupir.
Dès que le vin fut apporté, on renvoya la maritorne avec ordre de ne
plus revenir.
--Mes mignons, reprit Cocardasse junior, nous ne nous attendions pas,
frère Passepoil et moi, à rencontrer ici une si chère compagnie... loin
des villes, loin des centres populeux où généralement vous exercez vos
talents...
--Oïmé! interrompit le spadassin de Spolète; connais-tu des villes où
il y ait maintenant de la besogne, toi, Cocardasse, _caro mio_!
Et tous secouèrent la tête en hommes qui pensent que leur vertu n'est
point suffisamment récompensée.
Puis Saldagne demanda:
--Ne sais-tu point pourquoi nous sommes en ce lieu?
Le Gascon ouvrait la bouche pour répondre, lorsque le pied de frère
Passepoil s'appuya sur sa botte.
Cocardasse junior, bien que chef nominal de la communauté, avait
l'habitude de suivre les conseils de son prévôt, qui était un Normand
prudent et sage.
--Je sais, répliqua-t-il, qu'on nous a convoqués...
--C'est moi, interrompit Staupitz.
--Et que, pour les cas ordinaires, acheva le Gascon, frère Passepoil
et moi, nous suffisons pour un coup de main.
--_Carajo!_ s'écria le Tueur, quand je suis là, d'habitude, on n'en
appelle pas d'autre!
Chacun varia ce thème suivant son éloquence ou son degré de vanité;
puis Cocardasse conclut:
--Allons-nous donc avoir affaire à une armée?
--Nous allons avoir affaire, répondit Staupitz, à un seul cavalier.
Staupitz était attaché à la personne de M. de Peyrolles, l'homme de
confiance du prince Philippe de Gonzague.
Un bruyant éclat de rire accueillit cette déclaration.
Cocardasse et Passepoil riaient plus haut que les autres; mais le pied
du Normand était toujours sur la botte du Gascon.