ÉPILOGUE ET MORALE

I

La belle Lendore s’est mariée. Si belle et gentille, véritablement

princière, elle a épousé, avec sa maigre dot, un homme sans fortune.

Une certaine paresse, une certaine inaction peuvent résulter, dans les

jeunes années, d’une surabondance de forces spirituelles, où l’embarras

est de choisir. Ces forces morales et poétiques dont l’être plie

supposent qu’il a beaucoup de générosité, et beaucoup de courage. Ainsi

la belle Lendore. Pour suivre son cœur, elle n’a pas même hésité. Adieu

les songes! Adieu, loisirs! Elle travaille à présent, comme des milliers

de ses sœurs, barbares que nous sommes. Elle enseigne. Avec un sourire

encore surpris que le monde ne soit pas tout entier une idylle. Elle

assure que la _paresse_ de son adolescence lui a beaucoup appris.

Éloge de la paresse · 第 14 / 15 题