«20 janvier 1814.
«Les troupes qui se sont présentées hier à Haudeaumont sont bien
réellement l'avant-garde du corps d'armée d'York qui débouche. Je ne
puis pas douter que ce corps ne marche sur Verdun. Tous mes rapports
s'accordent également à dire que le corps de Sacken est en marche sur
Saint-Mihiel.
«J'ai rapproché mon avant-garde de Verdun, je l'ai renforcée, et, si un
corps ennemi proportionné à mes forces se présente ici, j'espère le bien
recevoir.
«Toutes les dispositions sont prises de manière à bien défendre la
Meuse, et je doute que l'ennemi parvienne à la passer de vive force sur
mon front. Je suis en communication réglée avec le duc de Bellune qui a
fait également, à ce qu'il paraît, de bonnes dispositions sur le point
qu'il est chargé de défendre.
«La Meuse est tellement gonflée et débordée, qu'il n'est plus possible
d'entreprendre de la passer; ainsi les opérations de l'ennemi sont, sur
ce point, nécessairement suspendues.»