M. de Breulh lui prit la main qu'il garda un moment entre les siennes.

--Mon ami André, répondit-il, mon honneur, en cette circonstance, est

aussi bien en cause que le vôtre. Manqueriez-vous de confiance?

Puis, se retournant vers Mme de Bois-d'Ardon:

--Dites-nous le reste... fit-il. Je parlerai après.

--Oh?... le reste, commença la jeune femme, est bien peu de chose, et

c'est de Modeste que je le tiens. Vous étiez à peine sorti de l'hôtel de

Mussidan, que M. de Clinchan est arrivé..

--Clinchan!... un vieux maniaque, n'est-ce pas, qui est l'ami intime du

comte?

--Précisément. Ils ont eu ensemble une... comment dire? une altercation

si terrible, qu'à la fin M. de Clinchan s'est trouvé mal, qu'il a fallu

l'inonder d'eau de mélisse, et qu'à grand'peine il a pu regagner sa

voiture au bras d'un domestique.

--Ah!... c'est déjà un indice, cela.

--Attendez... Le Clinchan parti, Octave et sa femme ont eu une

discussion de la dernière violence. Vous connaissez mon cher cousin. Les

éclats de sa voix faisaient trembler la maison. C'est pendant cette

scène que Sabine est arrivée mourante dans sa chambre. Modeste croit

qu'elle aura entendu quelque chose.

Il n'était pas un mot de ce récit qui ne fortifiât un des soupçons de M.

de Breulh.

--Vous voyez bien, ma chère Clotilde, s'écria-t-il, qu'il y a quelque

chose, et vous direz comme moi quand vous saurez tout.

Et aussitôt, brièvement, clairement, sans omettre un détail important,

il raconta l'histoire de André et de Sabine, et la sienne aussi.

Pendant que parlait M. de Breulh, Mme de Bois-d'Ardon frissonnait un

peu de peur, un peu de plaisir. Elle allait donc pouvoir satisfaire, en

tout bien tout honneur, cette passion d'anxiété qui tourmente les femmes

inoccupées et qui souvent est la cause de leurs pires folies.

Lorsque M. de Breulh eut fini, la vicomtesse lui tendit la main.

--Pardonnez-moi mes injustes reproches, mon bon Gontran, dit-elle.

Maintenant je suis de votre avis. Oui, il y a quelque chose.

--Et quelque chose qui doit être pour notre ami André un obstacle de

plus.

--Oh!... demanda le jeune peintre, pourquoi cela?

--Je ne sais rien. Ce n'est qu'un pressentiment, je n'ai pas de preuves,

et pourtant je ne doute pas. Or, notez bien ceci, ajouta-t-il d'un ton

menaçant, j'ai pu, sur les prières d'une jeune fille sublime, me retirer

devant vous... je ne veux pas avoir ouvert le champ aux prétentions d'un

autre. Mlle de Mussidan ne pouvant être ma femme... il faut qu'elle

soit la vôtre.

--Oui, murmura la vicomtesse; mais comment deviner ce qui s'est passé?

--Nous le découvrirons, ma chère Clotilde... si vous êtes pour nous, si

vous consentez à nous aider.

Il n'est pas de femme, jeune ou vieille, que n'enchante la perspective

d'avoir à s'occuper d'un mariage.

Mme de Bois-d'Ardon fut ravie à la seule idée d'avoir à servir une

passion si noble et si pure, et dont les commencements étaient si

romanesques.

Loin de la décourager, les obstacles qu'elle découvrait irritaient sa

vaillance. Ne lui fourniraient-ils pas l'occasion de prouver une fois de

plus la supériorité de la pénétration et de la diplomatie féminines? Il

lui faudrait lutter, se cacher, négocier, s'entourer de précautions et

de mystères... Quelle joie!

--Je suis absolument à votre disposition, mon cher Gontran, dit-elle.

Avez-vous un projet?

Non, M. de Breulh n'avait pas de projet, mais il cherchait.

--Avec Mlle de Mussidan, commença-t-il, on aurait tort de ne pas agir

franchement. Adressons-nous à elle directement. Notre ami André va lui

écrire pour lui demander une explication, et si demain elle va mieux,

comme il faut l'espérer, vous lui remettrez la lettre.

La proposition était... vive, la commission étrange; mais c'est, certes,

ce dont se préoccupa le moins la vicomtesse.

--Mauvais moyen! fit-elle d'un petit air capable qui lui seyait à

merveille, très mauvais moyen!

--Vous croyez?

--J'en suis sûre. Au surplus, M. André nous écoute; qu'il juge.

André écoutait en effet. Il avait pu paraître brisé par la violence de

ses sensations, mais il n'était pas de ceux qui abdiquent leur libre

arbitre, et qui, aux moments décisifs, s'abandonnent aux inspirations

d'autrui.

Interpellé par Mme de Bois-d'Ardon, il s'avança.

--Je pense, répondit-il, que madame a raison. Apprendre brusquement à

Mlle de Mussidan que nous avons disposé d'un secret qui est le sien

plus que le nôtre, serait une imprudence.

La vicomtesse approuva du geste.

[Illustration:--Attention, voici Modeste.]

--Il est un expédient plus simple et plus sûr, continua le peintre. Si

demain matin, madame la vicomtesse veut bien prier Modeste de se trouver

au coin du la rue et de l'avenue de Matignon, elle m'y trouvera, j'y

serai, et j'aurai par elle les renseignements les plus précis.

--A la bonne heure!... déclara Mme de Bois-d'Ardon, voilà qui est

sage!... Demain, monsieur André, de bon matin, je serai chez Octave et

vos intentions seront fidèlement remplies...

Elle s'arrêta court et laissa échapper un petit cri de jolie femme

effrayée. Son regard venait de tomber sur la pendule qui marquait minuit

moins vingt minutes.

--Ah!... Seigneur!... s'écria-t-elle, en se dressant brusquement, et moi

qui vais à l'ambassade d'Autriche et qui ne suis pas habillée!...

Aussitôt, d'un geste coquet, elle ramena son grand cachemire sur ses

épaules et s'élança dehors en criant:

--A demain, Gontran, je m'arrêterai chez vous en allant au Bois.

Ce fut si prestement fait, que M. de Breulh n'eut le temps ni de sonner

pour qu'on l'éclairât, ni de la reconduire. Il sortit, elle était déjà

loin.

Plus tranquille désormais, André et M. de Breulh restèrent longtemps

encore à causer au coin du feu, expansifs comme des gens qui, ayant

souffert ensemble, poursuivent un but commun.

Au matin, ils ne se connaissaient pas. Lorsqu'ils se séparèrent, ils

étaient comme deux vieux amis dont l'affection, basée sur une estime

inébranlable, ne compte plus les services reçus ou rendus.

M. de Breulh avait offert à André de le faire conduire en voiture, mais

le jeune peintre refusa, demandant seulement une coiffure et un paletot,

qu'il passa sur sa blouse blanche.

--Demain, murmura-t-il en se retirant, demain Modeste me donnera des

détails... Pourvu toutefois que cette femme si excellente et si légère

ne m'oublie pas.

Mais Mme de Bois-d'Ardon--ainsi qu'elle se plaît à l'affirmer--sait

être sérieuse à l'occasion. En rentrant du bal, elle ne se coucha pas,

afin d'être avant dix heures chez M. de Mussidan.

Aussi, lorsqu'à midi André arriva au rendez-vous, il aperçut Modeste qui

déjà l'attendait.

La brave fille avait une mine de déterrée. Ses joues blêmes, ses yeux

rougis disaient qu'elle avait ressenti le contre-coup de toutes les

douleurs de son adorée maîtresse.

Sabine n'avait pas repris connaissance. Le médecin de la maison ne

paraissait pas inquiet, mais il demandait une consultation.

Voilà ce que tout d'abord Modeste apprit à André. Mais à ses pressantes

questions, elle ne put rien répondre; elle avait bien réellement dit à

la vicomtesse tout ce qu'elle savait.

Cependant la conversation entre eux fut longue, et en se quittant ils

convinrent de se rencontrer matin et soir à la même place.

Pendant deux jours encore, la situation de Sabine resta la même. André

menait une existence affreuse. Il passait sa vie à courir de chez lui

rue de Matignon, et de là chez M. de Breulh, où il rencontrait souvent

Mme de Bois-d'Ardon.

Enfin le troisième jour, au matin, il trouva Modeste plus désolée.

La catalepsie avait cessé, mais maintenait Sabine se débattait contre

les convulsions d'une fièvre nerveuse.

La fidèle femme de chambre et André étaient si bien isolés par leur

douleur, qu'ils ne virent pas passer près d'eux un des domestiques de

l'hôtel de Mussidan, le beau Florestan, qui allait jeter à la poste une

lettre à l'adresse de B. Mascarot.

--Écoutez, Modeste, interrompit André d'une voix à peine distincte; elle

est en danger, en grand danger, n'est-ce pas?

--Le médecin a dit qu'une crise pareille ne peut se prolonger. Avant la

fin de la journée, on saura: Revenez à cinq heures.

André s'éloigna de ce pas rapide, particulier aux infortunés qui ont

perdu la raison. Il délirait quand il arriva chez M. de Breulh. L'idée

que Sabine se mourait peut-être, et qu'il ne pouvait recueillir le

dernier soupir de cette âme qui avait été toute à lui, le transportait

jusqu'à la fureur.

Il perdait si bien la tête, que le moment venu d'aller chercher des

nouvelles qui semblaient devoir être fatales, M. de Breulh insista pour

l'accompagner.

Comme ils quittaient la contre-allée de l'avenue, ils virent une femme,

Modeste, qui accourait vers eux.

--Elle dort, cria-t-elle, le médecin dit qu'elle est sauvée.

André chancelait, et M. de Breulh fut obligé de le soutenir jusqu'à un

banc, sur lequel il tomba mourant...

Ils ne se doutaient pas qu'ils étaient observés.

A vingt pas du banc, deux hommes, B. Mascarot et le beau Florestan,

épiaient tous leurs mouvements.

Tiré de sa trompeuse sécurité par le billet trop laconique de Florestan,

l'honorable placeur, en sortant de chez lui, s'était emparé sans façon

du coupé du docteur Hortebize.

Le cheval, un trotteur de premier ordre, n'avait pas mis un quart

d'heure à franchir la distance assez considérable qui sépare la rue

Montorgueil du faubourg Saint-Honoré.

Cependant l'anxiété de B. Mascarot était si pressante, que dix fois le

long de la route, et bien que la voiture brûlât le pavé, il se pencha

hors de la portière, pour crier au cocher:

--Nous ne marchons pas.

C'est devant l'établissement du père Canon, ce protecteur éclairé du cor

de chasse, que le placeur se fit arrêter.

Fait surprenant! C'était l'heure de l'absinthe, et cependant Florestan

n'était pas chez le marchand de vin.

--Il va venir, répondit-on.

Mais B. Mascarot, incapable de supporter une plus longue incertitude,

l'envoya chercher à l'hôtel de Mussidan, et il accourut.

Lorsque le beau domestique l'eut informé de la crise heureuse qui était

survenue, et qui, très probablement, assurait le salut de Sabine, alors

seulement le placeur respira.

Depuis un moment il se demandait si le patient et fragile édifice de

vingt années d'intrigues n'était pas brisé en mille pièces.

Par exemple, il fronça le sourcil lorsque Florestan le mit au fait des

entrevues quotidiennes de Modeste et de ce jeune homme, qu'il appelait

l'amoureux de Mademoiselle.

--Ah! murmura-t-il, que ne puis-je assister, fût-ce de loin, à ces

rendez-vous!

--Mais il me semble que rien n'est plus facile, répondit Florestan.

Et tirant de son gousset une ravissante petite montre d'or qui devait

être un présent de l'amour, il ajouta:

--C'est à cette heure-ci, à peu près, que nos gens se retrouvent,

toujours au même endroit, par conséquent, papa, si le coeur vous en

dit...

--Oui, sortons.

Ils sortirent aussitôt, et craignant d'être aperçus ensemble, pour plus

de sûreté, c'est par la rue du Cirque qu'ils gagnèrent les

Champs-Élysées.

Pour eux, l'endroit était favorable. Non loin du trottoir de l'avenue de

Matignon, du côté du Cirque de l'Impératrice, s'élevait une

demi-douzaine de ces petites boutiques en planches, où, l'été, de

vieilles femmes vendent des jouets et des gâteaux poussiéreux.

--Nous serons divinement derrière une de ces barraques, proposa

Florestan.

La nuit tombait. Déjà des allumeurs de réverbères avec leur petite

lanterne au bout d'une longue perche passaient en courant pour aller

commencer leur besogne en haut de l'avenue. Cependant, on distinguait

encore très nettement les objets et les personnes.

Il y avait environ cinq minutes que l'honorable placeur était à l'affût,

lorsque son digne compagnon le poussa vivement du coude:

--Attention!... disait-il, voici Modeste... pourvu qu'elle ne s'avise

pas de venir de notre côté!... Non... elle prend sa course... Tiens!...

l'amoureux est avec un de ses amis, ce soir. Allons, bon, on dirait

qu'il se trouve mal!... Heureusement l'autre le soutient. Voyez-vous,

papa?...

B. Mascarot ne voyait que trop. Cette scène, qui trahissait la plus

ardente passion, lui causait un vif déplaisir.

S'attaquer au bonheur d'un homme qui aime véritablement et se sait aimé

est toujours périlleux.

--Ainsi, demanda le placeur, c'est bien ce grand brun qui se pâme comme

une carpe sur ce banc qui est l'adorateur de la demoiselle?...

--Vous l'avez dit.

--Décidément, murmura B. Mascarot, il faut savoir au juste qui est ce

gaillard-là!

Florestan prit son air le plus diplomatique, et ricana d'un petit ton

friand:

--Eh! eh!...

--Tu le connais? interrogea vivement le placeur.

--Allons, papa Mascarot, répondit le beau domestique, ne vous emportez

pas, on va tout vous dire sans vous faire languir. Vous êtes un bon

enfant, vous!... Donc, avant-hier, je fumais ma pipe devant la grille de

l'hôtel, quand je vois passer notre jeune coq. Dame! il avait la crête

basse! Mais je comprends ça. Si ma connaissance tombait malade, je

serais tout chose...

Bref, n'ayant rien à faire, je me dis: «Toi, je saurai qui tu es.» Et

là-dessus, je me mets à le suivre, les mains dans mes poches. Il marche,

il marche... moi aussi, naturellement. Enfin, il entre dans une maison.

Bon! J'entre derrière lui une minute après. Je vais droit à la portière,

et lui montrant ma blague que j'avais tirée de ma poche, je lui dis:

«Voici ce que vient de perdre le jeune homme qui monte, le

connaissez-vous?»--Certainement, répond-elle, c'est l'artiste du

quatrième, M. André!...

--Mais cela se passait rue de La Tour-d'Auvergne, nº..., interrompit B.

Mascarot.

--Juste!... répondit le beau domestique abasourdi. Ah!... vous me faites

poser, vous êtes mieux informé que moi.

Non, l'honorable placeur ne faisait pas poser Florestan.

Lui-même, il était confondu de l'étrange insistance du hasard à pousser

ce jeune homme à travers ses combinaisons.

Le lendemain du jour où la cuisinière de Rose--devenue de par le jeune

Gaston de Gandelu la vicomtesse Zora--lui avait parlé d'un artiste

connaissant le passé de Rose et de Paul Violaine, et pouvant le

raconter, il s'était mis sur ses gardes.

Tantaine était allé aux informations et était arrivé jusqu'à Mme

Poileveu, c'est-à-dire jusqu'à André.

Aujourd'hui, cet amoureux de Mlle de Mussidan, si gênant pour le

présent, et qui pouvait devenir si menaçant, se trouvait être ce même

André.

--Au moins, demanda B. Mascarot au beau domestique, as-tu redemandé ta

blague à la concierge?

--Ma foi, non. J'avais dit que je venais de la trouver, je la lui ai

laissée. Je m'en moque; je n'y tenais pas.

--Imprudent! s'écria le placeur, fou!...

--Moi!... pourquoi?

B. Mascarot hésita une minute et finit par répondre:

--Pour rien!...

La vérité, il ne pouvait la dire à Florestan.

La vérité est qu'il était aussi mécontent que possible en songeant que

cette preuve d'investigations qu'il n'avait pas ordonnées resterait

entre les mains de la Poileveu.

Il faut si peu de choses pour mettre un homme habile sur la voie de

l'intrigue la plus compliquée!

N'a-t-il pas suffi à Canler d'un chiffon de papier qui avait enveloppé

une chandelle pour remonter jusqu'à la bande de la rue Saint-Denis?

C'est une pincée de cendre de cigare trouvée sur le marbre d'une

cheminée qui a livré Corvinsi à M. Lecoq.

--Voilà, murmura-t-il, si bas que Florestan ne put l'entendre, de ces

inepties qui ne se réparent pas...

Mais il s'arrêta pour concentrer sur André toute son attention. Le jeune

peintre était revenu à lui, il s'était redressé et il causait avec une

animation singulière. Il devait dire des choses très fortes, car Modeste

en paraissait effrayée et levait les bras au ciel.

--Ah çà! maintenant, reprit B. Mascarot, qui est l'autre, qui a un peu

l'air d'un Anglais?

--Quoi! vous ne connaissez pas M. de Breulh-Faverlay.

--De Breulh!... Celui qui...

--Celui qui devait épouser Mademoiselle... précisément.

L'honorable placeur était de ces redoutables aventuriers que rien

déconcerte ni n'étonne, toujours prêts à tout, qu'un coup de poignard

dans le dos fait à peine retourner; cependant, il ne fut pas maître d'un

mouvement de terreur, et laissa échapper un effroyable juron.

--Tonnerre du ciel!... s'écria-t-il, Breulh et André sont donc amis?...

--Ah!... pour ça, vous n'en savez rien ni moi non plus, papa, vous êtes

trop curieux!

Il fallait que B. Mascarot fût hors de son sang-froid pour demander

cela. Tout dans l'attitude de ces deux hommes décelait une grande

intimité.

Modeste venait de les quitter, et ils s'éloignaient dans la direction de

l'avenue de l'Impératrice, se tenant familièrement par le bras.

--Je vois, reprit le placeur, que M. de Breulh se console d'avoir été

congédié.

--Congédié!... lui!... Je ne vous ai donc pas dit?... Mais, au fait,

non. Eh bien! c'est M. de Breulh qui a écrit pour retirer sa demande.

--Cette fois, B. Mascarot eut la force de garder le secret du coup

terrible qui lui était porté. C'est même d'un air riant, qu'après

quelques questions encore il se sépara de Florestan.

Mais il était affreusement bouleversé. Après avoir cru sa partie gagnée,

il la voyait, non perdue, mais compromise.

--Quoi!... grondait-il, les poings crispés par la colère, lorsque je

touche au but, la sotte passion d'un enfant m'arrêterait!... Non, cela

ne sera pas!... Il faut que j'arrive. Je le trouve en travers de mon

chemin... Tant pis pour lui!

Les esclaves de Paris · 第 62 / 143 题