interfaces graphiques tels que Windows et Macintosh ont accéléré le processus.
La stratégie de marketing de Microsoft a consisté à présenter son système
d'exploitation comme facile à utiliser par le client moyen. A l'heure actuelle
cette facilité d'utilisation s'est étendue au-delà du PC vers le réseau
Internet, si bien que maintenant même ceux qui ne sont pas programmeurs peuvent
insérer des applets Java dans leurs pages web sans comprendre une seule ligne de
programmation.
b) La compétition des grandes sociétés pour une part de 'marché global'
L'extension de cette popularisation locale est l'exportation de la technologie
de l'information dans le monde entier. La popularisation est maintenant
effective à l'échelon mondial, et l'anglais n'est plus nécessairement la langue
obligée de l'utilisateur. Il n'y a plus vraiment de langue indispensable, mais
seulement les langues personnelles des utilisateurs. Une chose est certaine: il
n'est plus nécessaire de comprendre l'anglais pour utiliser un ordinateur, de
même qu'il n'est plus nécessaire d'avoir un diplôme d'informatique.
La demande des utilisateurs non anglophones et l'effort entrepris par les
sociétés high-tech se faisant concurrence pour obtenir les marchés mondiaux a
fait de la localisation un secteur en expansion rapide dans le développement des
logiciels et du matériel. Le premier pas a été le passage de l'ASCII à l'ASCII
étendu. Ceci signifie que les ordinateurs commençaient à reconnaître les accents
et les symboles utilisés dans les variantes de l'alphabet anglais, symboles qui
appartenaient le plus souvent aux langues européennes. Cependant une page ne
pouvait être affichée qu'en une seule langue à la fois.
c) L'innovation technologique
L'innovation la plus récente est UNICODE. Bien qu'il soit encore en train
d'évoluer et qu'il ait tout juste été incorporé dans les derniers logiciels, ce
nouveau système de codage traduit chaque caractère en 16 octets. Alors que
l'ASCII étendu à 8 octets pouvait prendre en compte un maximum de 256
caractères, UNICODE peut prendre en compte plus de 65.000 caractères uniques et
il a donc la possibilité de traiter informatiquement tous les systèmes
d'écriture du monde.
Les instruments sont maintenant plus ou moins en place. Ils ne sont pas encore
parfaits, mais on peut désormais surfer sur le Web en utilisant le chinois, le
japonais, le coréen, et de nombreuses autres langues qui n'utilisent pas
l'alphabet occidental. Comme Internet s'étend à des parties du monde où
l'anglais est très peu utilisé, par exemple la Chine, il est naturel que ce soit
le chinois et non l'anglais qui soit utilisé. La majorité des usagers en Chine
n'a pas d'autre choix que sa langue maternelle.
Une période intermédiaire précède bien sûr ce changement. Une grande partie de
la terminologie technique disponible sur le Web n'est pas encore traduite dans
d'autres langues. Et, comme nous nous en sommes rendus compte dans NetGlos,
notre glossaire multilingue de la terminologie d'Internet, la traduction de ces
termes n'est pas toujours facile. Avant qu'un nouveau terme ne soit accepté
comme le terme correct, il y a une période d'instabilité avec plusieurs
candidats en compétition. Souvent un terme emprunté à l'anglais est le point de
départ et, dans de nombreux cas, il est aussi le point d'arrivée. Finalement
émerge un vainqueur qui est ensuite utilisé aussi bien dans les dictionnaires
techniques que dans le vocabulaire quotidien de l'usager non spécialiste. La
dernière version de NetGlos est la version russe et elle devrait être disponible
dans deux semaines environ [fin septembre 1998]. Elle sera sans nul doute un
excellent exemple du processus dynamique en cours pour la russification de la
terminologie du Web.
d) La démocratie linguistique
Dans un rapport de l'UNESCO du début des années 50, l'enseignement dispensé dans
sa langue maternelle était considéré comme un droit fondamental de l'enfant. La
possibilité de naviguer sur Internet dans sa langue maternelle pourrait bien
être son équivalent à l'Age de l'information. Si Internet doit vraiment devenir
le réseau mondial qu'on nous promet, tous les usagers devraient y avoir accès
sans problème de langue. Le considérer comme la chasse gardée de ceux qui, par
accident historique, nécessité pratique ou privilège politique, connaissent
l'anglais, est injuste à l'égard de ceux qui ne connaissent pas cette langue.
e) Le commerce électronique
Bien qu'un Web multilingue soit souhaitable sur le plan moral et éthique, un tel
idéal ne suffit pas pour en faire une réalité dépassant les limites actuelles.
De même que l'utilisateur non anglophone peut maintenant avoir accès à la
technologie dans sa propre langue, l'impact du commerce électronique peut
constituer une force majeure qui fasse du multilinguisme la voie la plus
naturelle vers le cyberespace.
Les vendeurs de produits et services dans le marché virtuel mondial que devient
Internet doivent être préparés à faire face à un monde virtuel qui soit aussi
multilingue que le monde physique. S'ils veulent réussir, ils doivent s'assurer
qu'ils parlent bien la langue de leurs clients!"
ML: "Quel a été le bénéfice de l'utilisation du Web dans votre activité?"
BK: "Le principal service que nous offrons est l'enseignement des langues par le
biais du Web. Notre organisme est dans la position unique d'en être venu à
exister du fait d'Internet!"
ML: "Comment voyez-vous l'évolution vers un Internet multilingue?"
BK: "Comme l'existence de notre organisme est liée à l'importance attachée aux
langues, je pense que son avenir sera excitant et stimulant. Mais il est
impossible de pratiquer l'autosuffisance à l'égard de nos réussites et de nos
réalisations. La technologie change à une allure frénétique. L'apprentissage
durant toute la vie est une stratégie que nous devons tous adopter si nous
voulons rester en tête et être compétitifs. C'est une tâche qui est déjà assez
difficile dans un environnement anglophone. Si nous ajoutons à cela la
complexité apportée par la communication dans un cyberespace multilingue et
multiculturel, la tâche devient encore plus astreignante. Probablement plus
encore que par le passé, la coopération est aussi indispensable que la
concurrence.
Les germes d'une coopération par le biais d'Internet existent déjà. Notre projet
NetGlos a dépendu du bon vouloir de traducteurs volontaires de nombreux pays:
Canada, Etats-Unis, Autriche, Norvège, Belgique, Israël, Portugal, Russie,
Grèce, Brésil, Nouvelle-Zélande, etc. Je pense que les centaines de visiteurs
qui consultent quotidiennement les pages de NetGlos constituent un excellent
témoignage du succès de ce type de relations de travail. Les relations de
coopération s'accroîtront encore à l'avenir, mais pas nécessairement sur la base
du volontariat."
3.4. Bases de données textuelles
Des bases de données textuelles sont accessibles par abonnement payant, par
exemple FRANTEXT et l'ARTFL Project pour la langue française.
FRANTEXT, présent sur le Web depuis début 1995, est l'oeuvre de l'Institut
national de la langue française (INaLF), une branche du CNRS (Centre national de
la recherche scientifique, France). La base comprend, en mode interactif, 180
millions de mots-occurrences résultant du traitement informatique d'une
collection représentative de 3.500 unités textuelles en arts, sciences et
techniques couvrant cinq siècles (16e-20e siècles). Début 1998, 82 centres de
recherche et bibliothèques universitaires d'Europe, d'Australie, du Japon et du
Canada étaient abonnés, ce qui représentait 1.250 postes de travail ayant accès
à la base. Le nombre de sessions d'interrogations était d'une cinquantaine par
jour.
Dans son courrier électronique du 11 juin 1998, Arlette Attali indiquait les
changements apportés par Internet dans sa vie professionnelle:
"Etant moi-même plus spécialement affectée au développement des bases textuelles
à l'INaLF, j'ai été amenée à explorer les sites du Web qui proposaient des
textes électroniques et à les 'tester'. Je me suis donc transformée en 'touriste
textuelle' avec les bons et mauvais côtés de la chose. La tendance au zapping et
au survol étant un danger permanent, il faut bien cibler ce que l'on cherche si
l'on ne veut pas perdre son temps. La pratique du Web a totalement changé ma
façon de travailler: mes recherches ne sont plus seulement livresques et donc
d'accès limité, mais elles s'enrichissent de l'apport des textes électroniques
accessibles sur Internet.
[A l'avenir je pense] contribuer à développer des outils linguistiques associés
à la base FRANTEXT et à les faire connaître auprès des enseignants, des
chercheurs, des étudiants et aussi des lycéens."
En janvier 1998, elle a mené une enquête auprès des utilisateurs de FRANTEXT
pour mieux connaître ses utilisateurs. Les résultats de cette enquête sont
disponibles en ligne.
L'ARTFL Project (ARTFL: American and French Research on the Treasury of the
French Language - Recherche franco-américaine sur les trésors de la langue
française) est un projet commun du Centre national de la recherche scientifique
(CNRS, France) et de l'Université de Chicago (Illinois, USA), qui vise à
constituer une base de données de 2.000 textes du 13e au 20e siècle concernant
la littérature, la philosophie, les arts ou les sciences.
L'ARTFL travaille aussi à la version en ligne exhaustive de la première édition
(1751-1772) de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des métiers
et des arts de Diderot et d'Alembert. 72.000 articles écrits par plus de 140
collaborateurs (dont Voltaire, Rousseau, d'Alembert, Marmontel, d'Holbach,
Turgot, etc.) ont fait de cette encyclopédie un monumental ouvrage de référence
pour les arts et les sciences. Destinée à rassembler puis divulguer les
connaissances de l'époque, elle porte la marque des courants intellectuels et
sociaux du 18e siècle, et c'est grâce à elle qu'ont été propagées les idées du
Siècle des Lumières.
Les chiffres sont éloquents quant à l'ampleur du travail: l'Encyclopédie
comprend 17 volumes de texte et 11 volumes de planches, 18.000 pages de texte et
20.736.912 mots. La base de données correspondant au premier volume est
accessible en ligne à titre expérimental. La recherche peut être effectuée par
mot, portion de texte, auteur ou catégorie, ou par la combinaison de ces
critères entre eux. On dispose de renvois d'un article à l'autre, et des liens
permettent d'aller d'une planche au texte, ou du texte au fac-similé des pages
originales. L'automatisation complète des procédures de saisie a entraîné
quelques erreurs typographiques et des erreurs d'identification qui seront
corrigées plus tard. La recherche d'images par mot, portion de texte ou
catégorie sera également possible à l'avenir.
L'ARTFL travaille aussi à un projet de base de données pour le Dictionnaire de
l'Académie française, dont les différentes éditions se sont échelonnées entre
1694 et 1935. Ce projet inclut la saisie et l'édition du texte, ainsi que le
développement d'un moteur de recherche spécifique. Les différentes éditions
pourront être combinées dans une seule base de données qui permettra de
consulter aussi bien une édition particulière que l'ensemble de celles-ci pour
juger de l'évolution d'un terme. Pour le moment, seules deux éditions, la
première (1694) et la cinquième (1798), sont disponibles pour une recherche par
mot. Une fonction de recherche en texte intégral est prévue par la suite.
Une rubrique présente une liste des autres projets de l'ARTFL, notamment la
version image de l'édition de 1740 du Dictionnaire historique et critique de
Philippe Bayle, le Roget's Thesaurus de 1911, le Webster's Revised Unabridged
Dictionary de 1913, le Thresor de la langue française de Jean Nicot (1606), un
projet multilingue sur La Bible comprenant La Bible française de Louis Segond
(1910), etc.
De par la quantité d'oeuvres dactylographiées à cette intention, le Project
Gutenberg est la plus ancienne et la plus grande cyberbibliothèque qui existe.
Créée en 1971 par Michael Hart aux Etats-Unis, elle a pour but de mettre
gratuitement le plus grand nombre possible de textes à la disposition du plus
grand nombre possible de lecteurs, à raison d'environ 45 titres par mois. Ses
objectifs pour 2001 sont un stock de 10.000 textes littéraires et une
transmission de 1.000 milliards de textes électroniques, soit 10.000 livres
numériques vers 100 millions de lecteurs.
Le projet débuta en 1971 quand on donna à Michael Hart un compte de 100 millions
de dollars de "temps machine" au Materials Research Lab de l'Université
d'Illinois (USA). Immédiatement après avoir reçu ce crédit, il décida de le
consacrer à la recherche et au stockage des oeuvres conservées dans les
bibliothèques. Il décida aussi de stocker des textes électroniques de la manière
la plus simple possible, en format ASCII, avec des lettres capitales pour les
termes en italique, gras ou soulignés, afin que ces textes puissent être lus
quels que soient la machine et le logiciel utilisés.
Cinquante heures environ sont nécessaires pour sélectionner, dactylographier,
corriger et mettre en page un texte électronique. La dactylographie des textes
est l'oeuvre de volontaires. Un ouvrage de taille moyenne - par exemple un roman
de Stendhal ou de Jules Verne - est composé de deux fichiers ASCII.
Le Project Gutenberg inclut trois grands secteurs: la littérature de
divertissement (Light Literature), comme Alice au pays des merveilles, Peter Pan
ou les Fables d'Esope, la littérature "sérieuse" (Heavy Literature) comme La
Bible, les oeuvres de Shakespeare ou Moby Dick, et la littérature de référence
(Reference Literature), composée d'encyclopédies et de dictionnaires, par
exemple le Thesaurus de Roget.
Sur le site web, Michael Hart explique que la collection de littérature de
divertissement est destinée à amener devant l'écran aussi bien un enfant d'âge
pré-scolaire qu'une personne du troisième âge. Des enfants ou des grand-parents
vont rechercher le texte électronique de Peter Pan après avoir vu Hook au
cinéma, ou bien ils lisent Alice au pays des merveilles après l'avoir regardé à
la télévision. Pratiquement tous les épisodes de Star Trek ont mentionné des
livres qui ont leur correspondant électronique dans le Project Gutenberg (Moby
Dick, Peter Pan...). L'objectif est que les gens puissent retrouver des
citations qu'ils ont entendues dans des conversations, des films, des musiques,
d'autres livres, et ce à l'aide d'une bibliothèque contenant tous ces éléments
dans un format facile pour la recherche.
En juillet 1997, le Projet Gutenberg fêtait son vingt-sixième anniversaire avec
la mise en ligne des Merry Adventures of Robin Hood de Howard Pyle. En septembre
1997, il fêtait son millième texte électronique avec la version anglaise de la
Divine comédie de Dante. Dans sa lettre d'information d'octobre 1997, Michael
Hart annonçait son intention de compléter la collection d'Oscar Wilde, de
"séparer" les oeuvres complètes de Shakespeare en fichiers individuels pour
chaque oeuvre, et de mettre en ligne des ouvrages non anglophones.
Outre l'anglais, on trouve quelques oeuvres en allemand, espagnol, français,
italien et latin, mais elles ne sont pas encore légion. En janvier 1998, si on
lançait une recherche sur les ouvrages disponibles en langue française, on
trouvait neuf titres, dont six romans de Stendhal (L'Abbesse de Castro, La
Chartreuse de Parme, La Duchesse de Palliano, Le Rouge et le Noir, Les Cenci,
Vittoria Accorambani), deux romans de Jules Verne (De la terre à la lune et Le
tour du monde en 80 jours) et French Cave Paintings, un ouvrage sur les
peintures préhistoriques. A part ce dernier ouvrage, disponible depuis 1995,
tous ces ouvrages n'ont été intégrés à la bibliothèque que début 1997. Si aucun
titre de Stendhal n'était disponible en anglais, il existait trois oeuvres de
Jules Verne dans cete langue: 20,000 Leagues Under the Sea (disponible depuis
septembre 1994), Around the World in 80 Days (disponible depuis janvier 1994) et
From the Earth to the Moon (disponible depuis septembre 1993).
Début septembre 1998, le nombre de titres d'ouvrages en langue française était
monté à onze, avec Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand, disponible depuis mars
1998, et La Révolution française, de Thomas Carlyle, disponible depuis mai 1998.
La lettre d'information d'octobre 1997 annonçait le développement des
collections étrangères du Projet Gutenberg. Dans celle de mars 1998, Michael
Hart indiquait que les volontaires du projet préparaient maintenant des textes
électroniques en allemand, espagnol, français et portugais. Ces prochains mois,
il espérait aussi recevoir des textes dans les langues suivantes: arabe,
catalan, chinois, coréen, danois, espéranto, grec, hébreu, hollandais, hongrois,
italien, japonais, latin, lituanien, polonais, roumain, russe, slovaque et
slovène.
3.5. Bases de données terminologiques
La consultation gratuite sur le Web de bases terminologiques est très appréciée
des linguistes. Voici par exemple quatre bases terminologiques gérées par des
organisations internationales: Eurodicautom, géré par le Service de traduction
de la Commission européenne, ILOTERM, géré par l'Organisation internationale du
Travail (OIT), TERMITE (Base de données terminologique des Télécommunications de
l'UIT), géré par l'Union internationale des télécommunications (UIT) et WHOTERM
(WHO Terminology Information System), géré par l'Organisation mondiale de la
santé (OMS).
Eurodicautom est la base de terminologie multilingue préparée par le Service de
traduction de la Commission européenne. Mise en place à l'origine pour aider les
traducteurs de la Commission, elle est consultée aujourd'hui par un nombre
croissant de fonctionnaires de l'Union européenne autres que des traducteurs,
ainsi que par des professionnels des langues dans le monde entier. Constamment
mise à jour, cette base est disponible dans douze langues: allemand, anglais,
danois, espagnol, finnois, grec, hollandais, italien, latin, portugais et
suédois, et elle couvre de nombreux sujets.
ILOTERM est une base de données terminologique quadrilingue (allemand, anglais,
espagnol et français) qui est gérée par l'Unité de terminologie et de références
du Service des documents officiels (OFFDOC) de l'Organisation internationale du
Travail (OIT). Comme l'indique le site web,
"sa principale finalité est d'apporter des solutions, conformes à l'usage
courant, à des problèmes terminologiques dans le domaine du travail et des
questions sociales. Les termes figurent en anglais avec leurs équivalents en
français, espagnol et/ou allemand. La base de données contient également (dans
une à quatre langues) des articles concernant la structure et les programmes de
l'OIT, les noms officiels d'institutions internationales, d'organismes nationaux
et d'organisations nationales d'employeurs et de travailleurs, ainsi que les
titres de réunions et d'instruments internationaux."
Géré par la section de traduction de l'Union internationale des
télécommunications (UIT), TERMITE (Base de données terminologique des
Télécommunications de l'UIT) est également quadrilingue (anglais, espagnol,
français et russe).
"TERMITE contient tous les termes qui apparaissent dans tous les glossaires de
l'UIT imprimés depuis 1980, ainsi que des termes plus récents en rapport avec
les différentes activités de l'Union (en tout quelques 59.000 entrées).
Normalement les collaborateurs qui s'occupent de l'amélioration et de la mise à
jour de cete base de données sont des traducteurs ou des éditeurs techniques.
TERMITE est surtout visité par les traducteurs internes mais aussi par des
utilisateurs externes, travaillant dans le domaine des télécommunications."
Géré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le système d'information
terminologique WHOTERM (WHO Terminology Information System) est trilingue
(anglais, espagnol et français). Il est constitué à partir des expressions et
concepts des documents de l'OMS afin d'"améliorer la rigueur et la cohérence des
textes rédigés, préparés ou traduits. Il permet également à tous ceux qui
collaborent à des programmes techniques de l'OMS d'enrichir les terminologies
nouvelles, de promouvoir leur normalisation et de garantir leur diffusion."
4. TRADUCTION
[Dans ce chapitre:]
[4.1. Services de traduction / 4.2. Traduction automatique / 4.3. Traduction
assistée par ordinateur]
4.1. Services de traduction
Créé par Vorontsoff, Wesseling & Partners (Amsterdam, Pays-Bas), Aquarius est un
répertoire de traducteurs et interprètes incluant 6.100 traducteurs, 800
sociétés de traduction, 91 domaines d'expertise et 369 combinaisons de langues.
Ce site non commercial permet de localiser et de contacter les meilleurs
traducteurs directement, sans intermédiaire ni agence. La recherche est possible
par lieu, combinaison de langues et spécialité.
Fondé by Bill Dunlap, Euro-Marketing Associates propose Global Reach, une
méthode permettant aux sociétés d'étendre leur présence sur Internet dans un
contexte international, ce qui comprend la traduction de leur site web dans
d'autres langues, le promotion de ce site et l'utilisation de bandeaux
publicitaires nationaux pour augmenter la consultation locale. Bill Dunlap
précise:
"Promouvoir votre site est aussi important que de le créer, sinon plus. Vous
devez être préparé à utiliser au moins autant de temps et d'argent à promouvoir
votre site que vous en avez passé à l'origine à le créer. Le programme Global
Reach vous permettra de promouvoir votre site dans des pays non anglophones,
afin d'atteindre une clientèle plus large... et davantage de ventes. Il existe
de nombreuses bonnes raisons pour considérer sérieusement le marché
international. Global Reach est pour vous le moyen d'étendre votre site web à de
nombreux pays, de le présenter à des visiteurs en ligne dans leur propre langue,
et d'atteindre les marchés en ligne de ces pays."
Dans son courrier électronique du 11 décembre 1998, il expliquait aussi comment
il en était venu à intégrer Internet dans sa vie professionnelle:
"Depuis 1981, début de ma vie professionnelle, j'ai été impliqué dans la venue
de sociétés américaines en Europe. Ceci est pour beaucoup un problème de langue,
puisque leurs informations commerciales doivent être disponibles dans les
langues européennes pour être prises en compte ici, en Europe. Comme le Web est
devenu populaire en 1995, j'ai donné à ces activités une dimension 'en ligne',
et j'en suis venu à promouvoir le cybercommerce européen auprès de mes
compatriotes américains. Récemment, lors de l'Internet World à New York, j'ai
parlé du cybercommerce européen et de la manière d'utiliser un site web pour
toucher les différents marchés d'Europe."
4.2. Traduction automatique
La traduction automatique (TA) analyse le texte dans la langue-source et génère
automatiquement le texte correspondant dans la langue-cible. L'être humain
n'intervient pas au cours du processus, contrairement à la traduction assistée
par ordinateur, qui exige une certaine interaction entre l'homme et la machine.
SYSTRAN, société spécialisée dans les logiciels de traduction, explique sur son
site web:
"Un logiciel de traduction automatique traduit une langue naturelle dans une
autre langue naturelle. La traduction automatique prend en compte la structure
grammaticale de chaque langue et elle utilise des règles pour transférer la
structure grammaticale de la langue-source (texte à traduire) vers la
langue-cible (texte traduit). La traduction automatique ne remplace pas et n'est
pas destinée à remplacer le traducteur humain."